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2h20, c'est la durée de ce documentaire, et il fallait bien cela pour tenter de cerner l'oeuvre colossale de Stanley Kubrick. Tenter, car, ce documentaire, bien sûr, ne peut donner toutes les clés d'une oeuvre si hors norme.

Une fois passées les 10 premières minutes (une série d'hommages aussi pompeux qu'inutiles et agaçants) le documentaire commence à retracer rapidement l'enfance de Kubrick, sa passion pour la photographie, son premier emploi de photographe à "Life" (à 17 ans !), ses premiers courts métrages, et le démarrage foudroyant de sa carrière cinématographique. Kubrick aurait pu dominer Hollywood, et enchaîner les succès faciles. Il a choisi de bâtir son oeuvre, à son rythme, et surtout, à sa manière...

Le documentaire propose de passer ses films en revue, dans l'ordre chronologique. Des témoignages de confrères, assistants, comédiens viennent commenter de larges et nombreux extraits, judicieusement choisis. Nous avons même droit à quelques images rares de making-of (2001, SHINNING et FULL METAL). Cette manière de procéder permet aux néophytes de mieux cerner l'homme et le cinéaste, de remettre chaque film dans son contexte, et comprendre pourquoi Kubrick est un réalisateur à part. Le documentaire prend son temps pour expliquer les choses, les techniques de tournages, l'omniprésence de Kubrick sur tous les postes de fabrication d'un film. Le documentaire permet aussi, avec le témoignage de sa dernière épouse, de cerner l'homme, passionné, méticuleux, d'une exigence terrifiante avec ses collaborateurs, mais loin de cette image de fou-furieux-facho que beaucoup lui ont collé sur le dos.

Les fans du monsieur en auront pour leur argent aussi. On apprend plein de petites choses, on découvre des images inédites, privées ou professionnelles. Bien sûr, une étude thématique, et plus poussée des films aurait été préférable. Un équivalent vidéo du livre référence de Michel Ciment. Un décryptage de la mise en scène de Kubrick par Martin Scorcese, aurait été une excellente idée, par exemple. Confronter les figures de style de Kubrick, montrer comment chaque film se suivaient, se faisaient écho entre eux. Comment d'autres cinéastes l'ont suivi, copié, parodié, ou répondu (je pense à SOLARIS).

Sans pour autant laisser sur leur faim les cinéphiles, A LIFE IN PICTURE s'adresse donc avant tout à ceux qui veulent découvrir Kubrick, avant de se plonger dans sa filmographie. Ce documentaire est une excellente introduction à son oeuvre. Une oeuvre complexe, d'une cohérence incroyable, sans équivalent, composée de 12 films, tous aussi novateurs, controversés et indispensables. 12 films aussi exigeants que grands public (sans doute pas "2001", mais la plupart en tout cas...). Stanley Kubrick incarne, avec Charlie Chaplin, le metteur en scène ultime, ayant acquis le contrôle absolu, indépendant financièrement, qu'aucun studio ni distributeur n'a pu contraindre. Le rêve de tout artiste.
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Visionnaire, agnostique, ambitieux, directif, pessimiste, cérébral et intellectuel, conceptuel, exigeant, provocateur, voulant tout contrôler sur ses films, méticuleux, s'impliquant dans tout même dans les détails, maniaque, concentré, perfectionniste, esthète, audacieux, dévot pour son art, irrévérencieux par certains de ses films, parfois glaçant, critique, sans compromis, voulant toujours réaliser de manière nouvelle, reclus, extraverti sur ces films et secret en privé, protégeant ses proches...

Ce documentaire de Jan Harlan publié en 2001 revient, par sélections d'interviews de réalisateurs célèbres (S. Spielberg, S. Pollack, M. Scorsese, W. Allen, Alan Parker...), Jack Nicholson, le compositeur György Ligeti et la compositrice Wendy Carlos - pour bien montrer l'importance de la création musicale dans ses films -, sa femme Christiane et bien sûr ses collaborateurs fidèles, sur ces qualités et traits de caractère, à l'aide d'extraits de ses films de manière chronologique, le tout habilement mêlés.

« Un vrai joueur d'échecs [au propre comme au figuré] : à la fois prudent et agressif ».
Seulement treize films. Que l'on a envie de revoir, qu'il faut revoir et dont certaines scènes, évocations esthétiques et pensées viennent toujours nous hanter, comme des jalons essentiels de l'histoire cinématographique. Par ses genres très différents abordés, il réussit à réaliser le film de référence dans chacun de ceux-ci, ne voulant pas se répéter mais sans cesse se réinventer.

Que le jeune garçon du Bronx ressemble à l'image du réalisateur postérieur ! Les mêmes cheveux noirs et le regard transperçant.

Son directeur de la photographie sur « 2001 » - qui reçut l'oscar à cette occasion pour ses effets spéciaux - dit de lui : « Ce soutien constant de Stanley pour expérimenter, prendre des risques et arriver à quelque chose de différent. » Puis « travailler avec Stanley c'était l'enfer. Il était difficile, exigeant, il voulait toujours atteindre la perfection... »

Il fut d'abord passionné de photographie, car ses parents aisés disposaient d'une chambre noire au sein de leur maison, et son père l'encouragea dans cette voie. Ce fut la clé de sa sophistication future en photographie.
Il apprit la technique cinématographique sur le tas. Il a d'abord photographié ses deux premiers films.
« Il a transformé sa carrière en celle d'un artiste » dit de lui Sir Peter Ustinov.

Sont aussi évoqués le projet avorté de « Napoléon », à cause de la sortie au même moment de « Waterloo », où le public ne fut pas au rendez-vous et les studios se désistèrent. Comme celui de « Aryan Papers » sur l'Holocauste, contrecarré par la sortie de « La liste de Schindler. »
Et celui de « A.I Intelligence artificielle », projet longuement préparé mais dont il voulut confier la réalisation à Steven Spielberg, qui s'accordait selon lui davantage à son style futuriste.
Et la réalité de ses longs tournages, mais ses films malgré tout à moindre coût. Et son pouvoir grandissant entretenu avec ses studios.

« Je ne sais jamais ce que je veux mais je sais ce que je ne veux pas » répondit-il à l'acteur Malcom McDowell, le héros de « Orange mécanique » à propos de son style. Et le regret de l'acteur de découvrir ce monde du cinéma « où l'on a des relations intenses [durant la durée du film] et puis l'on se sépare ».

Le designer Ken Adam : « Tout en respectant les acteurs, il les poussait à leur limite [breaking point] ».
« Il travaillait en tête à tête avec les acteurs. Vous aviez une vraie relation » révèle Leon Vitali, un acteur de « Barry Lyndon ».

Richard Schickel, critique de films à « Time Magazine » : « Les critiques cherchaient toujours ce qu'ils ne trouvaient pas [dans ses films] et étaient donc toujours déçus. »

Jack Nicholson : « Il me disait : Dans un film on n'essaie pas de photographier la réalité, mais une image de la réalité. » (...) « Il savait toujours ce qu'il cherchait. Il disait souvent que tout a été fait. On peut simplement essayer de faire un tout petit peu mieux. »
Shelley Duvall, l'épouse de Jack Nicholson dans « Shining » fut mise à bout par le comportement de Kubrick avec elle sur le tournage : « C'était un rôle très difficile. Un tournage de plus d'un an, effectuant entre 30 et 50 répétitions en vidéo avant même le tournage... Je ne regrette pas cette expérience. C'était un apprentissage fascinant. Un travail tellement intense que vous en sortez grandi. Mais je ne recommencerais pas. »

Ce documentaire passe plus rapidement sur ses premiers films, commence à s'attarder sur « Lolita » et Docteur Folamour » et ralentit vraiment son rythme à partir de « 2001 ».
On le voit ensuite avec sa barbe constante noire en collier lui barrant progressivement le visage.

« Ce qui est intéressant avec Kubrick c'est que la structure fait tout. Elle n'est pas traditionnelle. Il expérimentait. » M. Scorsese.

Il était à l'écoute des acteurs et les considérait, adoptant souvent leur point de vue.
« Je veux la magie de cette scène » avait-il répondu à Tom Cruise.
Et Nicole Kidman : « Il refusait d'être limité par le temps. Tu sais ce qui est précieux pour faire un film ? Le temps. »

Son épouse Christiane : « Il était triste d'avoir fait si peu de films. Il aurait voulu en avoir fait plus. S'il avait un regret dans sa vie, c'était d'être si lent. »

Un film passionnant par les personnes interrogées et mêlées, leurs propos sélectionnés, le rythme trouvé, les thèmes abordés et insérés, qui complète la connaissance de son art, ses motivations et sa personnalité.
Comme le précise un peu pompeusement la 4ème du DVD : « Vous découvrirez un trésor d'informations dans ce portrait intimiste, inspiré des archives Kubrick. Un document inédit et essentiel à la compréhension de l'homme et de ses œuvres. »
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le 20 août 2014
Un passionant documentaire sur le maitre, qui n'hésites pas à aller vers les zones d'ombres, et qui passe en revue toutes sa filmographie à travers cex qui l'ont cotoyé
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le 9 septembre 2009
Excellent documentaire sur la carrière du cinéaste Stanley KUBRICK.
Le + l'interview de Steven SPIELBERG.
Le - documentaire en version original sous titré
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