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le 6 janvier 2011
La pochette nous le dit d'emblée : ce disque est un énorme et délicieux gâteau à partager. Let It Bleed, sorti en 1969 (le titre est une évidente allusion cynique au Let It Be des Beatles, qui ne sortira qu'en 1970), en fin 1969 d'ailleurs, est un des sommets des Stones. C'est le dernier album avec Brian Jones, qui joue sur quelques titres, brièvement (il est mort en 1969, a été remplacé par Mick Taylor, qui joue aussi sur certains titres). En 42 minutes, l'album offre 9 titres, dont 7 qui sont exceptionnels.
Pour faire plus simple, je vais tout de suite parler, brièvement, des deux titres qui, selon moi, sont d'un niveau inférieur aux autres : Live With Me est un rock endiablé, possédant une ligne de basse grandiose de Bill Wyman, mais je me suis toujours emmerdé en l'écoutant, ce morceau. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait est là. Et Country Honk est un morceau country bénéficiant de l'aide du guitariste Ry Cooder, et est une version country du single rock Honky Tonk Women (pas sur album dans sa version rock). Je préfère Honky Tonk Women à Country Honk.
Mais le reste de l'album, franchement, est grandiose : Love In Vain est une reprise sépulcrale, triste, du classique de Robert Johnson, sur laquelle Jagger est au sommet ; Let It Bleed est un boogie à base de piano (Nicky Hopkins ou Ian Stewart, ça dépend des morceaux, et là, c'est Ian Stewart), un petit peu long (5 minutes), mais franchement réussi ; You Can't Always Get What You Want est un morceau épique de 7 minutes mettant en scène, entre autres, une chorale d'enfants pour le final. Un morceau dantesque, un des meilleurs des Cailloux, totalement grandiose.

You Got The Silver est la première chanson des Stones à être intégralement chantée par Keith Richards, et c'est une ballade country/folk/blues totalement magnifique. Si magnifique que Michelangelo Antonioni l'utilisera pour la bande-son de son film Zabriskie Point de 1970. Une belle montée en puissance. Monkey Man bénéficie d'une intro culte, sensationnelle (le son du piano de Nicky Hopkins est beau à chialer, la basse est gironde, le rythme est groovy, funky, et quand Jagger se met à chanter, ça devient grandiose), en dépit de paroles très connes (I'm a cold italian pizza, I just need a lemon squeezer).

Et il y à les deux classiques absolus, aussi : Gimmie Shelter, qui ouvre l'album (rien à jeter ici, de l'intro au solo de guitare de Keith, en passant par les vocaux de Mary Clayton (Rape, murder, it's just a shot away, it's just a shot away). Gimme, gimme shelter, or I'm gonna fade away...Et l'autre classique absolu, Midnight Rambler, plus de 6 minutes de blues endiablé à propos du rôdeur de minuit, un maniaque, un tueur, un psychopathe (I'll stick a knife down your throat, baby, and it hurts), un titre effrayant qui, en live, sera l'occasion de multiples solos (harmonica, guitare). Inoubliable et indescriptible.
Comme les Stones le disent sur la pochette intérieure (qui, en vinyle, proposait aussi un très beau poster du groupe), This record should be played LOUD (ce disque doit être écouté FORT). C'est effectivement une condition sine qua none pour pleinement apprécier la déflagration totalement saignante de ce Let It Bleed méchant, cynique, cruel et rock. Mick Jagger, généralement, n'aime pas parler des anciens albums, il n'aime pas revenir en arrière. Mais il dira souvent de ce disque qu'il est son préféré, et probablement leur meilleur album. Franchement, c'est, sinon leur meilleur, au moins un des trois meilleurs avec Exile On Main St et Sticky Fingers !
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le 2 janvier 2011
1969. Année de tous les dangers. Les Beatles n'en finissent pas de se séparer.

Let it be...

Jimmy Miller a sauvé les Stones du ridicule, après Satanic majesties trop ouvertement en réponse à la pop léchée des Scarabées. Les Stones ne sont pas un groupe pop. Ils s'en rendent enfin compte. Jumping Jack Flash est la première production Jimmy Miller. Il sera dans les cinq disques suivants : Beggar's banquet : très simple, dépouillé, blues et rock. Le chant du cygne d'Elmo Lewis au bootleneck sur No expectations. Let it bleed : quasi album solo de Keith qui creuse le sillon open tuning découvert l'année précédente. Sticky fingers enfonce le clou. Et enfin, Exile on main street qui déroute mais qui bonifie comme le vin après 38 ans. Et enfin Goat's head soup, où Keith rend les armes, comme Jimmy Miller.

Let it bleed. "Les Stones font tout comme les Batles mais deux mois après." Dixit John Lennon. Ben, euh! Si tu veux John. Sauf qu'ici, à part le titre ironique, rien ne rappelle le groupe de Liverpool.

Ce LP est le seul à avoir été joué intégralement en live. Country Honk étant remplacé par Honky Tonk Women. Mais, Keith a toujours prétendu que ce titre aurait dû rester un morceau folk blues acoustique autour du feu à la Hank Williams/Jimmie Rodgers. Pour Monkey man, il a fallu attendre la tournée 94 pour qu'ils la fassent. Avant, ils ne retrouvaient pas le feeling initial.

Gimmie shelter figure en bonne place dans les concerts. Intro anxieuse, Jagger éructant comme un âne en rut en réponse à la chanteuse noire Mary Clayton, tellurique. Richard(s) commet toutes les parties de guitare (en OPEN G et en solo minimaliste). Grandiose, jouissif. Love in vain est une reprise de Robert Johnson. On touche au sublime, Ry Cooder donnant dans la mandoline. Country Honk continue dans la veine acoustique, baptême du feu de Mick Taylor à la slide. Live with me sonne comme un morceau Stax survitaminé emmené par la basse de Keith. Avec un note en trop dans l'intro soit dit en passant... Bobby Keys entre avec son sax dans l'histoire. Il n'en est toujours pas sorti. On peut toujours l'entendre et le voir en concert avec ses vieux potes. Mick Taylor apparaît pour la deuxième fois sur un LP des Stones.
Let it bleed est un titre country rock assez rigolo. Du pur Jagger dans les paroles.

Midnight rambler est une jam. On laisse tourner les bandes et ça se passe tellement bien qu'on garde le tout. Ils remettront ça pour Can't you hear me knocking sur Sticky. You got the silver est le premier titre chanté exclusivement par Keith de toute leur carrière. Très beau blues à la guitare acoustique. Monkey man explose, après des arpèges de piano en écho du riff qui tue. Jagger est déchainé. On est sur les genoux. You can't always get what you want sent l'effort jaggerien. Lui seul peut faire vivre une histoire sur deux accords sans lasser. Finale façon Stax où on accélère la cadence. Certains prétendent que c'est Jimmy Miller qui tient ici les futs... Possible si on en croit les crédits sur la pochette. Pas grave, hein Charlie?

C'est sûr, des albums comme celui-là, on se dit qu'il n'y en aura plus beaucoup par la suite. Et on se trompe puisque viendront Sticky et Exile. Quatre albums studio entrecoupés d'un live mythique en 1970. Let it bleed est sans doute l'album le plus cohérent, le plus homogène, le plus direct. Un classique insurpassable. Celui où Keith Richard(s) entre dans la cour des grands guitaristes mais pas en tant que soliste mais en tant que compositeur, artificier du riff, rythmicien implacable et sans équivalent. Lui, le guitariste obsessionnel qui courait derrière Chuck Berry, son idole, il remet à leur place tous les solistes de la terre en consacrant le riff de guitare comme un art à part entière. Brian Jones quitte le groupe sur la pointe de pied (percussions sur Rambler, autoharp sur Silver).

Les années soixante sont finies. Le flower power est loin. Le mythe se construit à la force du poignet. Richard(s) prend les commandes avec une énergie et une abnégation qui forcent l'admiration. Comme tous les grands musiciens limités techniquement, il fonde son art sur ce qui devrait faire sa faiblesse... Soliste limité, instrumentiste peu véloce, il concentre son attention sur le songwriting, sur le son du groupe plutôt que sur des envolées lyriques très en vogue à l'époque (Clapton, Hendrix, Page, ...). Là où Miles Davis a compris qu'il ne serait jamais aussi rapide et technique que Dizzy Gillespie en se forgeant un son médium sans trémolo, droit, épuré. Là où Thelonious Monk construit ses œuvres cubiques avec des accords dissonants et une main gauche implacable - il ne sera jamais aussi rapide que Bud Powell... Keith Richards pratique aussi la stratégie de la rupture en privilégiant la force brute d'une figure rythmique obsédante, un son compact où chaque instrument est comme un légo imbriqué dans l'édifice sonore.
Pas une note inutile, économie de moyens au service des chansons distillées couche par couche, écriture au cordeau sans fioritures. Comme Monk, son art est ancré dans la tradition - le stride des années 20 pour le pianiste ; le blues des années 30 pour le guitariste. Mais il a assimilé le jeu de guitare de ses aînés pour mieux le propulser dans son monde à lui. Œuvre originale et contradictoire à la fois car ancrée dans le passé et dessinant l'avenir.
L'imitateur respectueux et timide des bluesmen et des rockers de 1962 se mue en créateur.

"Le musicien emprunte ; le génie pille" dixit Gainsbourg, fin connaisseur. Ry Cooder a montré les accords ouverts à Keith et l'accuse ensuite de plagiat?.. Oui Richard(s) a pompé sans vergogne les trucs et ficelles de Robert Johnson. Il a tenté de comprendre comment il faisait pour jouer la basse, la rythmique et la mélodie avec une seule guitare, en une seule prise (en 1937, pas d'overdubs).

Comme il le dit dans son autobiographie, tout artiste est relié. Personne ne crée sans recopier ce que les autres ont fait avant. Il dit même qu'il a des antennes qui captent des chansons. Il dit de lui-même que son principal défaut est la paresse. Lui qui compte sur le hasard en studio et sait tirer parti d'une figure simple pour tirer sur le fil et tisser une chanson comme un tisserand, "l'art ancien de la draperie" comme il appelle ça. Il a repris une ébauche de Wyman à l'orgue et en a écrit Jumping Jack Flash, le riff fait homme est comme un vampire qui suce ses semblables pour élaborer ses cocktails mortels. Malgré quelques dérapages dans les derniers concerts, il faut voir la musique couler dans ses veines, sa gestuelle comme un ballet instinctif quand il bastonne sa Telecaster à cinq cordes.

Le seul groupe où le batteur suit le guitariste et pas l'inverse. C'est que le guitariste besogneux, peu véloce et au départ complexé devant les flamboyants qui savent se mettre en avant emmerde tout son monde et fait son truc inimitable et inimité. C'est un têtu le Riffhard. Et Wyman entrait dans ce décalage infime entre batterie et guitare pour créer cette tension que Darryl Jones n'arrivera JAMAIS à reproduire. Ce danger qui transformait subitement le groupe le plus improbable de branleurs amateurs en machine de guerre. Ecoutez les bootlegs live de la tournée 89 pour se rendre compte du groove ahurissant que Wyman et Watts produisaient ensemble. Et le live avec les Expansive Wino's (1988) pour se rendre compte que le riff humain n'est rien sans cette section rythmique prodigieuse.

Let it bleed tient du Saint Graal, de la pierre philosophale. A écouter à fond d'une seule traite (l'édition originale enchainait les titres sans blanc entre).

"THIS RECORD MUST BE PLAYED LOUD" est-il écrit sur la pochette? Le son de la nouvelle version remasterisée est une tuerie!
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le 12 août 2009
C'est un achat que j'ai fait sur un coup de cœur: J'avais écouté cet album quand j'avais vingt ans et les morceaux sont toujours aussi bons et "actuels"
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le 14 octobre 2005
For my money this is the best Rolling Stones album ever, even if it is really not a typical example of their work. I do not think you can find a better opening to a Stones album than "Gimme Shelter" with Mary Clayton providing awesome guest vocals to some apocalyptic lyrics. The catchy guitar lead suggests bad things are coming this way, a sentiment amplified by the high pitched, wordless vocals and the complimentary piano before the rest of the band crashes in and Mick Jagger starts singing. I also know you can not top "You Can't Always Get What You Want" as the big finale, what with the London Bach Choir lending their voices (not to mention Al Kooper providing the most memorable French Horn work on a sixties rock 'n' roll album). I understand the idea that this is the Stones' response to "Hey Jude," but it certainly stands on its own as a classic pop tune, which makes it a most atypical Stones song on that grounds alone. Then there is the philosophical sentiments of the chorus, which again has you double-checking to make sure this is the same Stones who did "Sympathy for the Devil" and were the acknowledged bad boys of rock 'n' roll.
"Midnight Rambler," which originally began Side 2 in those days of vinyl, is another one of those most rare long Stones songs and featured Mick Jagger wailing on his harp. "Monkey Man" is my all time favorite non-Stones hit song with Jagger pointing out " I hope we're not too messianic or a trifle too satanic" (I used it for a class assignment once as the music background for a Pat Paulsen speech) and "Country Honk" is a countrified version of their hit "Honky Tonk Woman." You also have a couple of acoustic blues tracks with "You Got the Silver," which offers up the first lead vocals by Keith Richards, and a cover of Robert Johnson's "Love in Vain." "Live With Me" is a solid Stone rocker and the title song is okay, but what is important is that title: it fostered an inherent comparison with "Let It Be," but since that was the Beatles' weakest album, the Stones came out ahead on this one. Those were fun days in rock and roll, boys and girls, let me tell you.
Special mention to the efforts of Nicky Hopkins on this album, who plays piano on most of the key tracks as well as the late Brian Jones, who appears on two of the tracks, as does his replacement, Mick Taylor. On top of all that, I love the way the back of the album deconstructs the front. "Beggar's Banquet" might be the more traditional Rolling Stones album, but "Let It Bleed" still holds the top spot for me and the last time I put together my Top 10 albums of all time list for my Pop Culture class "Let It Bleed" was on it. Finally, as it says at the bottom of the liner notes: THIS RECORD SHOULD BE PLAYED LOUD. It should also be played often.
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le 23 mars 2013
j'ai rachete la reproduction car l'original avait trop souffert ! s'étais un de mes premiers disques et aussi un de mes preferes
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le 7 novembre 2013
Que dire de plus si ce n'est que ce sont les stones, on aime ou on aime pas. Bonne réédition
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le 13 mars 2013
Avec Sticky Fingers et Exilé on main street, c'est le trio du must des Stones, le reste est devenu plus du marketing que du rock.
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le 7 août 2006
9 titres exceptionnels!
Enregistré entre le départ (et décès) de Brian Jones et l'arrivé de Mick Taylor, c'est à cette période (rare) ou Keith Richards décroche de ses addictions. Le résultat est heureux car il ne sera jamais aussi productif. Par ailleurs beaucoup de titres ont un potentiel énorme et le Live "Get your ya-ya's out" leur donnera une dimension supplémentaire comme "Midnight Rambler"
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le 30 janvier 2012
Excellant CD, mais trop plat en stéréo, il devient très intéressant quand on l'ecoute en dolby prologic II. L'enregistrement devient ample et surprennent de richesse.
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le 16 février 2012
merci d'avoir été ausi rapide dans l'expédition de ce cd qui est,à mes yeux,un des meilleurs disque des seventies,je conseille à tout le monde de passer par vous por commander car à chaque fois j'ai été enchanté.
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