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le 26 janvier 2014
Blonde on blonde est l'album le plus impressionnant de Bob Dylan non seulement par la forme , un double , le premier de l'histoire du rock , mais aussi par sa teneur hautement poétique , surréaliste et émotionnelle ... c'est aussi un aboutissement , l'adieu définitif ( ? ) aux sécheresses musicales de ses débuts qui firent pourtant sa gloire .
Il lui aura fallu trois albums ( le bringing , presque raté , le highway , superbe mais un peu raide , et le blonde ... ) pour convaincre à tout jamais ses fans un peu bornés qu'il avait raison de les "trahir" , besoin de leur faire tant de mal .
Ceci est leur récompense : du Dylan et encore plus de Dylan !
En 66 , pour Bob Dylan il se passe plein de choses souvent contradictoires : des concerts historiques mais contestés , des femmes de collection ( des "baby blue" ) rencontrées un peu partout à New York , en France , en Angleterre , des vraies passions vécues dans le confort de sa grande maison de Woodstock et la vie de bohème à l'hôtel ( le Chelsea ) et puis un "divorce" , un mariage , de nouveaux musiciens ( The Hawks , futurs Band ... ) des anciens ( Kooper ) des routiniers ( ceux de Nashville ) ... de quoi devenir fou ...
Mais Dylan est courageux et il n'est pas question de sombrer , comme tant d'autres . Et il a la chance, inestimable , de vivre dans un pays qui pourrait tout aussi bien s'appeler Nashville . Un pays dans lequel quand on fait de la musique et pratiquement rien d'autre , on peut toujours s'en sortir ... faut juste qu'il calte avant qu'un accident n'arrive ...
Dylan raconte que les chansons de cet album étaient la plupart écrites depuis longtemps avec parfois des titres de travail sans grande portée ( "freeze-out" pour Visions of Johanna ) comme pour en cacher la majesté , au Chelsea Hotel ... ou à l'arrache dans le studio soit pour en créer , rapide , de toutes pièces à Nashville ( I Want You ... ) soit pour en terminer d'autres : Sad-Eyed Lady Of The Lowlands , One of us must know ... ( les lyriques ) .
Dylan est ambitieux : il veut à la fois le carnaval ( rainy day women , leopard-skin pill-box hat ) et la religion , le mysticisme intense ( visions of Johanna , sad-eyed lady of the lowlands ) comme on mélangeait les folies au moyen-âge ... il veut à la fois l'amour ( I Want You ) le sexe ( absolutely sweet Marie ) et le blues ( pledging my time ) le folk et la fanfare quitte à la jouer mal . Il veut plus de Dylan .
Les musicos sont compréhensifs , ils en ont vu d'autres .
En attendant que le petit gars termine ses vers ils vont en boire d'autres en jouant aux cartes . Dylan est fasciné par leur décontraction , ils font leur "routine" , leur boulot et ça sonne super bien ! Parfois ils commencent à enregistrer avant même que la chanson soit finie , mais ça leur plaît tellement qu'ils sont pressés . Ils savent quoi qu'il arrive comment torcher ça en trois minutes . Finalement ce petit gars tout maigre dans son grand manteau , on va lui faire la totale et tout le monde sera content ... Robertson savoure dans son coin , t'as qu'à y croire !
Et Dylan se radine avec encore une quinzaine de couplets ... des blues , des folk , des ballades ... des paroles bizarres .
La totale , c'est lui ! Le studio est à lui ... Johnston son producteur y veille .
Pour Sad-eyed lady of the lowlands ( sa meilleure chanson de tous les temps d'après son avis même ) les gars n'en reviennent pas qu'on puisse chanter pendant plus de 11 minutes de manière aussi lente , languissante et sensuelle ( à croire qu'ils n'ont jamais aimé une femme ! Ou écouté ballad in plain D , ou desolation row ... ou lu ses textes au dos de Another side of Bob Dylan , jamais lu la Bible , les Proverbes , le Cantique ... rien du tout ... ) ils ont du mal à garder le tempo , quelque chose qui ne va pas : le gars doit pas être bien , vu les trucs qu'il s'envoie ... peut-être qu'il dort ? on va lui arranger ça !
Ils ont tendance à accélérer pour lui rendre service , sauver la poésie . Dylan qui n'est pas toujours forcément dans le brouillard tient bon et les mène , malgré les coups de boutoir , moderato jusqu'à la fin ... Dans sa voix traînante , dans sa diction , sa scansion de sorcier , il y a tout l'amour d'un homme pour une femme , sa douleur et son abandon , c'est son cantique pour Sara ! Alors pas question de bourrer .
La chanson pourrait durer une heure comme celles de Oum Kalsoum ( Dylan est mélique lui aussi ) on s'en lasserait pas !
De l'hôtel au studio , c'est Kooper qui fait le go-between : Dylan lui montre comment jouer encore un autre chef d'oeuvre ( "regarde comment on fait" ) Stuck inside of Mobile with the Memphis blues again les ravit tous les deux ... ça lui rappelle un Thanksgiving passé tout seul , alors qu'il était invité par une centaine d'amis : il n'avait pas faim , ni la force de bouger , ni de sommeil ... alors il écrit . C'est comme ça aussi que naît Just like a woman .
Il y en a une qui ressemble à du Beatles en train de singer Bob Dylan , et ça aussi , c'est encore plus de Dylan .
Comme il ne croit jamais que les chansons qu'il a dans la tête ( "devant ses yeux" ) puissent être comprises avec des simples notes ou accords grillés , il oblige Al Kooper à les jouer jusqu'à ce que la mélodie lui fasse mal aux doigts , puis l'autre repart se mettre au turbin pour répéter avec les musicos jusqu'à ce que le génie arrive avec ses textes finis ou complètement changés .
Dylan est généreux , il abreuve les musiciens de réjouissances comme un seigneur ses féaux à la pentecôte . Il écrit , il compose dès qu'il a un moment , comme il a toujours fait en oubliant parfois de manger autre chose que des amphets , il demande aux mecs s'ils ont déjà entendu "ça" , personne dit "oui" , alors il continue . Il est en confiance .
Ils enregistrent parfois un peu sans lui , puis Dylan chante .
Quand Dylan chante, c'est la cerise sur le gâteau : les gars l'écoutent , sous le charme ( pourtant ils en ont entendu ! ) et ils comprennent parce que c'est un peu leur boulot aussi , que la voix de Dylan est l'une des plus musicales d'Amérique , un pur bonheur ! Ça fera encore plus de Dylan !
Dylan c'est la voix de l'Amérique ! c'est pour ça qu'avant il chantait sans rien d'autre qu'une gratte . C'était pas parce qu'il était communiste ! C'était juste parce qu'il n'avait besoin de rien d'autre que sa voix et sa petite guitare pour accaparer l'attention , allumer un feu sous les branches du sapin gorgées de neige , faire signe qu'un truc était en train de se passer et que même si on ne savait pas exactement ce que c'était , il ne fallait pas le rater ... do you mister Jones ?
Personne n'a jamais mieux chanté ses chansons que lui et si on réfléchit un peu , si on laisse aller son coeur à la rencontre de la beauté , on n'a pas vraiment besoin d'expliquer pourquoi . Suffit d'écouter !
Tout l'album est né d'une idée folle pour une jeune rock star un peu arrogante qui se respecte : aller à Nashville , la ville des ploucs , plutôt que se morfondre à Woodstock ou s'éclater à New York en risquant de tomber sur Joan Baez ou cette cinglée d'Edie Sedgwick ( Just like a Woman , c'est pour elle ... son "monde" ) ...
Elle n'était pas de lui cette idée , mais c'était une très bonne idée !
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le 3 novembre 2003
Que Dylan fut (soit?) un génie de la musique est une idée qui ne choquera personne aujourd'hui. En 1966, à l'heure où le jeune protest-singer livre le premier double album de l'histoire du rock, on commence seulement à le comprendre. Ou peut-être à le craindre. Dylan avait habitué son public à des ballades acoustiques, parfois sur fond de discours politiques plus ou moins explicites (Blowind in the wind, Masters of war, Oxford Town...) Tout change ici, la forme comme le fond. L'entrée en matière (Rainy Day Women...), bien qu'elle soit la chanson la moins engageante de l'album annonce clairement la couleur, même si c'est avec l'habituelle ironie du Zim. "Everybody must get stoned", place à l'électricité, à l'orchestration, au déchaînement sonore. Blonde on Blonde doit effectivement être entendu comme une invitation. Invitation à une nouvelle expérience musicale certainement, pour les fans du Dylan de l'époque, mais aussi invitation, relayée à l'échelle des chansons, à une certaine légèreté sensuelle ou érotique (Visions of Johanna), non dénuée de poésie et de profondeur évidemment (I want you), ni de mélancolie (Just like a Woman). Le disque traverse, dans une parfaite harmonie de style et de ton, les explosions dylanesques les plus énergiquement orchestrées (One of us must know, Stuck inside the mobile...), les blues les plus improbables (Leopard-skin pill-box hat), les mélodies les plus intimistes (Fourth time around) pour s'achever sur l'une des plus belles chansons d'amour du XXème siècle, Sad Eyed Lady of the Lowlands, où le format du morceau (près d'un quart d'heure) se prête à faire de ce dernier titre une ode jamais égalée... sinon peut-être par une chanson du même auteur, sur la même femme, pareillement en fin d'album, dix ans plus tard.
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le 31 janvier 2008
"Blonde on Blonde" est le dernier des grands albums de Dylan dans les années soixante.
Arrivé à la suite de "Highway 61 Revisited", c'est aussi le seul à ne pas représenter un vrai virage ou une progression artistique. Il ne compte aucune chanson aussi importante culturellement que Blowin in The Wind ou "Like A Rolling Stone.
Et pourtant « Blonde On Blonde » accumule les perles, arrache les larmes (I Want You, Just Like A Woman), excite les hanches (Absolutely Sweet Marie) et trouble les neurones (Visions Of Johanna, Rainy Day Women Nos 12 & 36)...
Mais Il n'est remarquable, en fait et surtout, que parce qu'il est le meilleur.
"Blonde on Blonde" est une somme. C'est l'ultime, on pourrait même dire parfait, album Dylanien. . Monument absolu des sixties et du rock en général, historique premier double album, « Blonde On Blonde » est une sorte d'Everest qu'on attaque par tous les versants sans jamais parvenir à en faire le tour.
"Blonde on blonde " est unanimement reçu à sa sortie comme l'un des plus grands chef-d'oeuvres de l'histoire du rock, un jugement qui n'a guère perdu de sa justesse durant les 38 années qui suivirent.
Quelques semaines plus tard, Dylan se plante royalement en moto dans une ligne droite. Bien que sans réelle conséquence physique, l'accident lui apparaît comme un châtiment pour ses excès et son succès. Dylan cesse alors d'être une célébrité publique, et se terre dans son repaire familial pour une longue période...
Il faudra attendre près de 10 ans pour retrouver un album de la trempe de Blonde on blonde avec le séminal Blood on the tracks.

En attendant, le jeune Dylan excessif et provocateur des années 60 est bel et bien mort sur une route New-Yorkaise cet été-là.
L'artiste, lui, venait définitivement d'entrer dans la légende...
11 commentaire| 24 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 décembre 2016
On a tellement usé les superlatifs pour parler de cet album qu'on ne sait pas trop par où le prendre....

Ce qui est sûr c'est qu'il s'agit du grand pic de créativité de Dylan. Si c'est le premier double album de l'histoire ce n'est pas pour rien...

On dirait que le type peut tout faire. Terminer par une ballade définitive qui dure une face entière par exemple. Commencer avec une fanfare et dire que "tout le monde doit se bourrer la gueule". Enchaîner les classiques. Aller enregistrer à Nashville avec des mecs du cru et accoucher d'un disque qui ne ressemble à aucun autre.

Un chef d'oeuvre c'est sûr. Pile entre entre ses obsessions traditionalistes et son côté totalement novateur. D'ailleurs l'album penche plutôt de ce côté là. Le summum de sa période surréaliste dans les textes.

Parfaitement épaulé par Kooper et Robertson ainsi que par tous les musiciens de country qui officient ici, Dylan trouve l'équilibre parfait entre cette inspiration complètement folle qui est la sienne à ce moment précis et un groupe qui lui offre l'occasion de ne pas se disperser.

Du coup ce disque est complètement magique. On ne dira jamais d'un autre "ce disque est son 'Blonde on blonde' "comme on dit parfois "ce disque est leur 'Sergent Poivre'". Impossible.

C'est vraiment l'album dans lequel Dylan réalise le plus définitivement son incroyable potentiel. A tel point qu'il aura lui même beaucoup de mal à s'en remettre.

Un disque génial, non dénué de désinvolture et d'humour malgré sa maîtrise. Un miracle.

On ne se remet jamais vraiment d'un truc comme 'Visions of Johanna'.
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le 10 janvier 2017
Je l'ai en "Mono" mais je le voulais en "Stéréo" donc ! Il n'y a rien à dire de mauvais sur ce disque, pour moi ce est parfait , d'un autre époque ? oui mais quel disque, écoutez "Visions of Johanna" et vous comprendrez facilement pourquoi Bob est Prix Nobel !
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le 16 août 2002
Un album intense ou l'orgue, l'harmonica et la guitare électrique font rage. Il y a toute une série de chansons qui font désormais partie de la légende ("I want you","absolutely sweet Marie","just like a woman","visions of Johanna"). Il y a aussi des morceaux plus étranges qui sont de totales réussites ("obviously five believers" ou "rainy day women n°12&35"). Ma chanson préférée reste "stuck inside of mobile with the memphis blues again" et sa galerie de personnages dans le plus pur style Dylan. Ce n'est pas l'album le plus abordable de Bob mais c'est le plus sauvage.
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Flirtant avec deux héroïnes (l’une est Sara, dont il est amoureux, et l’autre…) et digérant les huées qu’il reçoit tous les soirs sur scène (voir LIVE 1966), Bob Dylan pose ses valises à Nashville. Armé de sa machine à écrire comme d’autres leur mitrailleuse, grillant blondes sur blondes, il écrit ses nouvelles chansons dans son hôtel la journée, transmet les grilles à l’organiste Al Kooper, et rejoint ses musiciens une fois le soir venu pour enregistrer. C’est ainsi qu’accompagné de requins de studio au cordeau, il créa un nouveau chef-d’œuvre.
Premier double-album de l’histoire du rock, BLONDE ON BLONDE clôt la trilogie merveilleuse de magistrale façon. Faisant baigner les errances de son cerveau dans une ambiance fellinienne, presque cabaret, Dylan ralentit le rythme et rejoint les plus grands poètes dans la stratosphère. Il délivre sa prose comme autant de labyrinthes imagés (VISIONS OF JOHANNA), semant l’auditeur sur des chemins balisés par sa seule amertume (MEMPHIS BLUES AGAIN), confus par ses propres sentiments (I WANT YOU), oscillant entre rejet et compassion (JUST LIKE A WOMAN), et, en voulant chuchoter à l’oreille du monde ses craintes d’auto-perdition, il se fait l’égal des trompettes de Jericho. Par chance, comme pour tutoyer l’éternité, celles-ci furent enregistrées.
Tops : I WANT YOU, ONE OF US MUST KNOW, JUST LIKE A WOMAN, MEMPHIS BLUES AGAIN, LEOPARD SKIN PILL-BOX HAT
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le 10 décembre 2016
j'avais dit que l'on ne chronique pas blonde on blonde, que c'est trop, je le pense toujours; cependant, je voudrais ajouter, tout de même, mon ressenti quand à cette version sacd: travail incroyable sur le relief, la profondeur, la restitution des basses, des aigus; achetez cette version, ça c'est une évidence...
au fait, un grand bonjour à soul sister !
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le 17 novembre 2016
Le meilleur disque de Bob Dylan, assurément. D'autant que la remastérisation sublime un CD qui était très "terne" lors de sa sortie (genre equalizer plat). Bémol: pas le moindre titre bonus, comme quoi il n'y a pas de petits profits chez Columbia.
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le 29 juin 2001
Incomparable Dylan. Si d'aventure vous ne connaissez pas l'oeuvre du père Zimmermann, ce double -album est la porte d'entrée obligatoire. Tout le génie de ce poète incomparable y prend sa véritable ampleur. Après cela, plus rien n'a été pareil.
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