Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici TopNYP Cloud Drive Photos En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici



Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 23 mars 2005
Magnifique spectacle, mise en scène magique, très bonne incarnation de chaque personnage, et de très bons jeunes chanteurs qui donnent une image de fraîcheur et de vie que l'on ne retrouve pas toujours à l'opéra.
Sans trop s'accrocher aux clichés, au bout de quelque minutes, le temps suspend son mouvement, et vous vous retrouvez pris dans une histoire éternelle, portée par une musique sublime (je ne suis pas par ailleurs fan de baroque ...).
A ne pas rater, ne serait-ce que pour encourager la publication de tels spectacles auxquels peu ont l'opportunité d'assister.
0Commentaire| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 janvier 2016
Evidemment, il ne faut pas écouter cet opéra avec en tête la mélodie de Bellini, les envolées verdiennes, la pâte orchestrale de Wagner : nous sommes-là à la source même de cet art qui nous enchante, en 1640. Il s’agit plus d’un parler-chanter, mais qui exige de vrais bons chanteurs, car ils portent l’action, l’orchestre ne faisant bien souvent qu’accompagner, comme le ferait une guitare.
20 ans après sa fameuse trilogie monteverdienne avec JP Ponnelle, Harnoncourt revient Zurich donner en 2002 cet ouvrage, dans une mise en scène plus moderne mais très respectueuse, de KM Grüber.
A côté de V. Kasarova, très belle voix dans Pénélope, et de D. Henschel, Ulysse plus humain que malin à présent, nous apercevons J. Kaufmann en Télémaque, il a déjà cette voix de gorge qui le fait reconnaître au premier son. Tous les autres chanteurs sont bons, pas de point faible, et l’on pense qu’il y a derrière cela le travail d’Harnoncourt.
Un spectacle agréable, pas ennuyeux, et qui marque : à recommander par conséquent.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Il ritorno d'Ulisse in patria fut créé en 1640 à Venise et connut un succès immédiat et populaire. Il faut dire que l'oeuvre cumulait un certain nombre d'avantages, propres à lui garantir une réussite. Monterverdi tout d'abord, considéré comme le grand maître d'un genre tout nouveau qu'est l'opéra et auréolé de plusieurs succès retentissants. Le livret, directement inspiré de l'Odyssée, dans une Italie et une Europe qui recherchent leurs références et canons de beauté dans la mythologie omniprésente et politiquement neutre. Enfin, le fait que le spectacle fut délibérément conçu pour être joué dans des théâtres publics et payants alors que, jusqu'au milieu des années 1630 encore, le genre était réservé à l'aristocratie. Du coup, l'opéra était devenu "fashion", un must de la bourgeoisie européenne et en particulier italienne.

La production présentée ici fut montée en Juillet 2002 pour le festival d'Aix-en-Provence et donnée au Théâtre du Jeu de Paume dont une captation live nous est proposée. Elle réunit les Arts Florissants de William Christie, dans une formation très ramassée de quinze musiciens dont W. Christie au clavecin et à la direction, ainsi qu'une troupe de jeunes chanteurs slaves, britanniques et français pour la plupart inconnus. La mise en scène est confiée à Adrian Noble qui fut longtemps le directeur artistique et exécutif de la Compagnie Royale Shakespeare.

Au chapitre des réussites de la production il convient tout d'abord de citer la mise en scène, d'une grande sobriété, un peu à la mode de Peter Sellars au Théâtre des Bouffes du Nord dans les années quatre-vingt. Les murs du théâtre laissés dans leur laide nudité, juste deux sortes de fronton qui se font face derrière lesquels ou au sommet desquels surgissent et disparaissent les personnages. Un lit de sable, quelques poteries et, au moment où Jupiter descend du ciel, des murs de lumière LED d'une grande sobriété. Des voiles déployées pour symboliser le vent ou le voyage, c'est tout. Aucun faste, aucune rutilance jusque dans les costumes réduits à l'essentiel. Le but est de laisser parler la musique et jouer les chanteurs-acteurs qui, sur le plan scénique, s'en sortent plutôt bien.

Ensuite, la direction de Christie, élégante comme toujours, à l'écoute de ses chanteurs avec une grande importance laissée aux ornementations et à la basse continue sans jamais trahir l'esprit de l'oeuvre, épuré.

Quelques très bons chanteurs, essentiellement Marina Mijanovic qui incarne le côté hiératique, la violence contenue, la fidélité jusqu'à la mort de Pénélope de façon très convaincante. La pureté du chant n'a d'égal que le sens de l'expression qu'elle donne à son visage. Une femme altière, belle et inaccessible. Une excellente et espiègle Olga Pitarch dans le rôle de Minerve, au physique ingrat mais à la voix très pure et dont la vivacité sur scène fait plaisir à voir. Un excellent Cyril Auviti en Télémaque aussi.

A celui des réserves, on devra malheureusement compter une qualité des chanteurs globalement très moyenne avec beaucoup de problèmes de justesse. Si le jeu de Kresimir Spicer en Ulisse est plus que convaincant, la voix devra encore gagner en maturité, en rondeur et en ampleur pour convaincre totalement. Rebecca Ockenden en Junon est quant à elle complètement à côté du rôle. Voix absente, gros problèmes de justesse mais peut-être faut-il y voir des désordres liées à sa grossesse fort avancée. Un trio de prétendants moyen à l'exception du contre-tenor C. Laporte en Pissandro.

Ajoutons une prise de vue souvent floue dès qu'elle cherche les gros plans et une qualité sonore très moyenne.

Bref, il s'agit là plus d'une méritoire volonté de promouvoir l'oeuvre et des jeunes chanteurs que d'une version indispensable. On est très en deçà des standards vocaux usuels pour prétendre à l'excellence.
11 commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 juillet 2004
Voici une vraie belle surprise pour qui aime l'opéra et n'a pas eu la chance d'assister à celui-ci !
Tant la mise en scène (digne de Peter Brook) que l'interprétation de l'oeuvre valent le détour.
Bravo et longue vie aux "Arts Florissants " !!
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 octobre 2012
Cette reprise d'Ulysse par Harnoncourt est une vraie réussite musicale.
Vaselina Kasarova est formidable en Pénélope et le reste du casting à l'avenant.
La direction musicale d'Harnoncourt est magnifique, tout en étant très différente de celle d'un W. Christie par exemple (un effectif assez important pour du baroque, surprenant, mais le résultat est là) et la très bonne prise de son restitue parfaitement le tout.
La mise en scène, bien que perfectible, reste tout à fait acceptable, mais surtout les performances musicale et lyrique sont tellement brillantes que ce DVD constitue un très bon achat !
11 commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 novembre 2012
Ce retour d'Ulysse est une vraie réussite pour son plateau vocal comme l'ont déjà souligné d'autres commentateurs.
Mais cette production est aussi pour moi une réussite de mise en scène. Les sentiments sont retenus, intériorisés par le jeu mais magnifiquement extériorisés par le chant et la musique.
Pour les trois prétendants, j'ai trouvé le recours aux grandes marionnettes pertinent. Il permet d'exprimer d'autres sentiments, d'une autre manière. Un vrai théâtre.
Sobriété, beau chant, partition splendide... Un régal baroque.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 septembre 2011
Mise en scène sobre mais évocatrice, très jolis costumes.
La musique sublime de Monteverdi remarquablement servie par W. Christie.
Et surtout un choc émotionnel grâce à la jeune chanteuse Mijanovic qui interprète Pénélope : Un charisme hors du commun, une voix merveilleuse, elle est totalement bouleversante.
66 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 mai 2004
Opéra magnifiquement interprété et joué par les célèbres "Arts Florissants " De William Christie. Après la belle introduction sur la faiblesse humaine, on vit avec Ulysse son retour dans sa patrie. Mise en scène remarquable avec des décors alternativement féériques ou d'une simplicité pastorale. En plus, un bonus avec l'interview de William Christie.
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 janvier 2008
Grace à Bill (William Christie) et à la production d'Aix ( Adrian Noble ), un spectacle émouvant, sincère, humain, sublime musicalement.
Je ne connaissais pas les chanteurs tous excellents.
Cette production vient se placer, à mon sens, au dessus de celle d'Harnoncourt à Zürich
A recommander
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Une petite scène murée côté cour et côté jardin, couverte de sable jaune, voilà l'espace simple, (cour de ferme, car Ulysse est un roitelet dont le berger est le premier ministre) où les dieux et les hommes, les rois et leurs serviteurs, vont s'aimer, se haîr, se fuir, se trouver, se tuer, se réunir.

Vocalement très inégale, mais habitée par la passion communicative de William Christie, cette version est émouvante, séduisante, vive, enjouée ou déchirante d'un moment à l'autre, avec quelques moments magiques comme le voyage de Télémaque (Cyril Auvity) à travers les airs, l'apparition de Jupiter sur un tapis volant au milieu d'une pluie d'étoiles, et d'autres poignants, comme les retrouvailles du père et du fils qui vous tirent des larmes, littéralement, et celles du mari et de la femme, chargée de fièvre et de sensualité.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)