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le 1 décembre 2009
Neil Young est un artiste à part.
Son Univers musical oscille entre des albums parfois "fer", parfois "folk".
Celui-ci est Folk avec un grand F, il signe un de ces tous meilleurs disques solos, le Géant bourru n'hésite pas à dévoiler une grande sensibilité qui fait mouche.
Il y a peu d'équivalent à cet album, je vous le recommande tout particulièrement.
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le 3 octobre 2005
L'un des meilleurs albums de Neil, et l'on sait qu'il y en a d'excellents! Un pur bonheur; cet album nous emporte tantôt dans la nostalgie planante ("See the sky about to rain"), tantôt dans la rancoeur désabusée teintée de guitare électrique ("walk on"), et de violons ("Ambulance blues"). La poésie est bien présente, comme toujours avec Neil ("see the sky about to rain"); et que dire du fantastique "Revolution blues". Un album que d'aucuns pourront trouver par trop déprimant, mais dont la profondeur et la sincérité donnent des frissons. Rien à jeter! On ne peut pas lui donner 6 étoiles?
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le 21 janvier 2016
1974, Neil est sur la plage, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a une grosse déprime. Deux amis morts stupidement, sa maison de disques qui ne veut pas publier "Tonight's the Night", dans lequel il a gueulé toute sa rage et tout son désespoir, et un horizon pas très clair qu'il scrute en vain : après le carton planétaire de "Harvest", Neil ne sait pas trop ce qu'il a envie de faire. Peut-être empaqueter un peu plus joliment, et modestement aussi son "blues", pour que Reprise (et le grand public...) ne remarque pas trop le dégoût qui suinte encore de ses chansons ? Oui, c'est ça, battre le rappel de bons musiciens, reconnus, chevronnés, pour faire - en apparence - exactement le contraire du blues et de la country déglingués de "Tonight's The Night"... mais - en réalité - enfoncer exactement le même clou. Le même clou dans le cercueil du rêve hippie, mort lamentablement dans les excès de drogues et dans l'irresponsabilité générale. Commencer le disque par un truc country qui rigole et rebondit en souriant, pour attraper les mouches avec du miel, avant de verser une dose de mélancolie glacée et une dose d'acide brûlant dans les chansons suivantes. Oui, de belles mélodies, chantées calmement, et des solos de guitare bien posés, pour faire croire que "Tonight's The Night" n'a été qu'un accident, et puis, quand l'auditeur ne s'y attend pas, balancer la purée : "j'ai tous envie de vous buter, dans vos grosses bagnoles"... souvenir de l'ami Charles Manson, ex-compagnon de jams et de fêtes, qui a sacrément dévissé (... mais qui est resté logique avec lui-même, non ?). Oui, super idée, un titre lénifiant ("sur la plage"), une pochette un peu arty et signifiante (une grosse bagnole ensablée, pourquoi pas ?), et des chansons qui avancent masquées, et qui vont filer un gros bourdon à tous les innocents qui espèrent encore un "Harvest Part 2". Du poison aux couleurs de bonbon californien. Ça devrait se vendre, mais surtout calmer les gars de chez Reprise, histoire de les convaincre de sortir enfin "Tonight's the Night", ce qui est quand même l'objectif, non ? Du coup, Neil a un méchant sourire en travers du visage. Dommage qu'il fasse si froid, sur cette p... de plage...
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le 18 août 2015
CHRONIQUE DE DANIEL VERMEILLE MAGAZINE ROCK&FOLK AOUT 1974 N°91 Page 70
6°Album 1974 33T Réf : Reprise 54014
Ce sixième album de Neil Young a changé quatre fois de titre, et tout nous révèle l'instabilité de l'homme comme de l'artiste. La pochette est vraiment inouïe et, comme la musique qu'on peut déjà deviner en l'observant attentivement, elle révèle un Neil Young "back to the junk-mode"....
Le son général est beaucoup plus maîtrisé que celui du disque précédent, on se surprend à entendre des phrases comme "hope you'll have the connection cause i cant't take the rejection" et bien sûr, le malaise n'éclate pas au grand jour comme dans "Times Fade Away", mais il vous torture davantage avec des titres comme "Revolution Blues", "Vampire Blues" ou "Ambulance Blues". Vous saisissez le climat ? Lorsque Neil nous dit : "Good times are a-coming, i hear this everywhere i go", on sent nettement qu'il n'y croit pas, qu'il n'y a jamais cru parce qu'il a toujours été bien au-delà des problèmes. Sa "réabilitation écologique ("I'm a vampire-baby, sucking blood from the earth") est désabusé, son ton est celui de l'Abandon, et sa musique est donc une des plus déprimantes des années soixante-dix. Il nous confie plus loin ("One The Beach") :
"J'ai besoin d'une foule de gens, mais je ne puis les supporter au jour-le-jour"... Neil étale ses contradictions à demi-mot, semble nous narguer et part dans un périlleux solo qu'il semble avoir enregistré pendant son sommeil par le biais de quelque réflexe automatique de conservation qui en fait un des plus touchants de cet album. Neil nous offre également quelques nouveaux plans rythmiques qui rappellent la grandeur de son second disqe, mais sa voix rauque est un triste rappel à la réalité. Ceci ne veut pas dire que Neil est manifestement mons bon qu'avant, mais qu'il n'est plus du tout sûr d'être compris et se remet constamment en question sans vouloir s'abandonner à la confidence. Saisira-t-on cette démarche en France, sera-t-on encore ému par cet "animal-qui-court-après-sa-queue" (cf. le "back in the ol'folkie days" d' "Ambulance Blues" !) ?
Vous ne comprendrez Neil que si vous vous êtes déjà identifié à lui. Autrement, vous vous contenterez de remarquer qu'il y a une belle rythmique
(Rick Danko/ Levon Helm) parfois, mais vous continuerez à vous poser certaines questions sur le ton "atrocement dénudé" de ce disque magnifique (visions de couloirs vides dans le métro et de pisse ondulée par le vent ...)
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le 27 mars 2014
Longtemps cet album fut une véritable arlésienne pour les amateurs de Neil Young nés trop tard pour connaître la sortie du disque vinyle. En effet durant de nombreuses années, le chanteur s'est opposé pour d'obscurs raisons connues de lui seul à la sortie de cet album sur le support cd. Ce disque s'étant peu vendu à l'époque, il était très difficile à trouver en bon état en vinyle et seules des mauvaises copies pirates étaient disponibles sur le net. Puis miraculeusement durant les années 2000, Neil Young en parcourant ses archives décide de publier plusieurs albums inédits en cd dont ce On the Beach. Bien lui en a pris car il s'agit à mes yeux d'un des meilleurs albums du Loner.

Revenons quelques instants sur l'historique de cet enregistrement studio. Nous sommes 2 ans après le succès du génial Harvest. Neil Young devient une vedette internationale. Pourtant rien ne va. Neil vient de terminer sur les rotules une tournée qui débouche sur un live Time fade away (toujours inédit en cd) qui est un flop. Neil Young est fatigué, usé par l'alcool et les drogues. Son ami Danny Whitten est mort d'une overdose. Neil Young connaissait sa dépendance à l’héroïne c'est même pour cela qu'il l'avait renvoyé du groupe. Cependant, il continue à lui prêter de l'argent qui sert à Whitten pour se fournir en drogues. Neil se sent responsable de cette mort. Quelques mois plus tard un autre proche Bruce Berry décède à son tour, renforçant Young dans ses idées noires. De plus, il se sépare de sa compagne Carry et son fils est autiste. Neil tombe dans une dépression profonde dont il ne ressortira que 3 ans plus tard.

Ces années de déprime ont cependant débouché sur l'enregistrement de 2 albums majeurs du Loner : Tonight's the night et On the Beach. Ce dernier est publié avant Tonight's mais pourtant enregistré après. Tout cela parce que la maison d'édition de Neil ne sait que faire de ces albums. Ils ont peur que Young s’aliène son public de baba cool avec ces disques dépressifs. Ils n'ont pas tort. Les fans ne suivront pas Neil dans ces projets. Trop noirs. Trop étranges. Pour ma part, j'ai une nette préférence pour On the Beach beaucoup plus abouti, cohérent et maitrisé que Tonight's.

Alors qu'en est il de l'album? On the Beach c'est 8 chansons pour une durée totale de 40 minutes. Il n'y a aucun temps morts, aucune chanson plus faible qu'une autre dans le disque. Les 8 titres s'enchainent à la perfection. Il faut cependant être prévenu. Aucun album précédent et à venir du Loner est aussi dépressif. Le spleen déborde du disque et à vrai dire un jour de moins bien pluvieux si une corde est à proximité il y a des chances que vous l'utilisez. Attention ce disque est splendide mais d'une beauté mortifère.

L'album commence par Walk on qui est la chanson la plus enlevé du disque. Neil Young clôt avec cette chanson le mécontentement qu'avait crée chez Lynyrd Skynyrd la chanson Southern Man. Avec cette chanson presque joyeuse, l'auditeur n'est pas préparé du tout au traumatisme de ce qui va suivre.

See the Sky about to Rain est une ballade déchirante accentuée par l’utilisation de l'orgue Hammond et la pedal steel guitar.

Puis vient Révolution blues inspiré par Charles Manson le gourou assassin. Young y est accompagné de la rythmique du Band et de Crosby.

Arrive ensuite le banjo de Young et For The Turnstiles qui est la respiration du disque. Vampire blues est comme l'indique son tire un blues ou Neil s'attaque au lobby pétrolier.

Vient enfin la pièce maitresse de l'album avec la chanson éponyme. On the beach est un long cri dépressif. Le rythme est lent, lancinant. Les riffs de guitare brillants accentuent tout cela. Peut être le meilleur morceau du Loner.

Motion Pictures est une catharsis pour Young. Il y pense les plaies de sa séparation avec Carry.

Enfin l'album se termine avec Ambulance Blues qui est ballade folk mélancolique de 9 minutes. Neil y parle kidnapping et de son passé. Son solo de guitare est un hommage inspiré au brillant guitariste Bert Jansch.

Enfin la pochette de l'album est certainement la plus belle des disques de Young qui il est vrai est rarement brillant de ce point de vue là.

Bref un must qui se range dans le top 3 des disques de Neil Young. 5/5
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En gros, on pourrait dire que ce disque appartient à la deuxième période de Neil Young, la première allant de ses débuts jusqu'à Harvest, en 1972. Il y a ensuite une évidente rupture, autant personnelle qu'esthétique, une crise qui s'articule en 3 disques : Time Fades Away (1973), On the Beach (1974) et Tonight's the Night (1975), avant la renaissance de Zuma (1975). Coincé entre Time Fades Away (dont Young refuse toujours la reparution) et Tonight's the Night ou plutôt la sortie de ce dernier, enregistré avant On the Beach, ce dernier est le seul des trois disques entièrement enregistré en studio et où les sonorités acoustiques prédominent. Entre la lenteur des tempi, la douceur des nuances et une production anti-spectaculaire au point de cultiver un son relativement terne, ce disque a aussi beaucoup moins de charisme que ses voisins et moins de chansons immédiatement marquantes. Mais le temps joue pour lui : c'est au fil des écoutes qu'il révèle sa force. Le tout début de Walk On prend à revers par son grand écart de la production, assez léchée sur les instruments (entendre le perlé des cymbales) et d'un amateurisme "live" sur la voix (qu'on retrouvera sur Tonight's the Night). Psychologiquement blasté, Neil Young sort de la chrysalide du folk rock un rien générique de ses débuts pour trouver une vraie stature artistique : lyrics hallucinés mais témoins d'une lucidité qui dit adieu aux illusions romantiques de la jeunesse, country blues effondré se répandant sur la plage, On the Beach est une des plus belles plaintes lyriques du rock. La première face est déjà assez au-dessus de qu'a fait Young jusque-là. La deuxième restera avec The Man who Sold the World de Bowie comme un des documents canoniques des effets du cannabis à forte dose. Trois ballades open-ended, sans début ni fin ; sans cohérence thématique ou narrative, les paroles dérivent d'idée en idée et se figent sur des visions ("I went to the radio interview / I ended up alone at the microphone"). Dans Ambulance Blues le refrain n'a pas grand rapport musicalement avec le couplet et la construction devient anarchique : passé le deuxième refrain, il n'y a plus que des couplets, signe d'errance mais aussi d'aplatissement existentiel, comme s'il n'y avait plus nulle part que de l'ordinaire. Au bord du néant, Neil Young est fascinant.
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En gros, on pourrait dire que ce disque appartient à la deuxième période de Neil Young, la première allant de ses débuts jusqu'à Harvest, en 1972. Il y a ensuite une évidente rupture, autant personnelle qu'esthétique, une crise qui s'articule en 3 disques : Time Fades Away (1973), On the Beach (1974) et Tonight's the Night (1975), avant la renaissance de Zuma (1975). Coincé entre Time Fades Away (dont Young refuse toujours la reparution) et Tonight's the Night ou plutôt la sortie de ce dernier, enregistré avant On the Beach, ce dernier est le seul des trois disques entièrement enregistré en studio et où les sonorités acoustiques prédominent. Entre la lenteur des tempi, la douceur des nuances et une production anti-spectaculaire au point de cultiver un son relativement terne, ce disque a aussi beaucoup moins de charisme que ses voisins et moins de chansons immédiatement marquantes. Mais le temps joue pour lui : c'est au fil des écoutes qu'il révèle sa force. Le tout début de Walk On prend à revers par son grand écart de la production, assez léchée sur les instruments (entendre le perlé des cymbales) et d'un amateurisme "live" sur la voix (qu'on retrouvera sur Tonight's the Night). Psychologiquement blasté, Neil Young sort de la chrysalide du folk rock un rien générique de ses débuts pour trouver une vraie stature artistique : lyrics hallucinés mais témoins d'une lucidité qui dit adieu aux illusions romantiques de la jeunesse, country blues effondré se répandant sur la plage, On the Beach est une des plus belles plaintes lyriques du rock. La première face est déjà assez au-dessus de qu'a fait Young jusque-là. La deuxième restera avec The Man who Sold the World de Bowie comme un des documents canoniques des effets du cannabis à forte dose. Trois ballades open-ended, sans début ni fin ; sans cohérence thématique ou narrative, les paroles dérivent d'idée en idée et se figent sur des visions ("I went to the radio interview / I ended up alone at the microphone"). Dans Ambulance Blues le refrain n'a pas grand rapport musicalement avec le couplet et la construction devient anarchique : passé le deuxième refrain, il n'y a plus que des couplets, signe d'errance mais aussi d'aplatissement existentiel, comme s'il n'y avait plus nulle part que de l'ordinaire. Au bord du néant, Neil Young est fascinant.
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En gros, on pourrait dire que ce disque appartient à la deuxième période de Neil Young, la première allant de ses débuts jusqu'à Harvest, en 1972. Il y a ensuite une évidente rupture, autant personnelle qu'esthétique, une crise qui s'articule en 3 disques : Time Fades Away (1973), On the Beach (1974) et Tonight's the Night (1975), avant la renaissance de Zuma (1975). Coincé entre Time Fades Away (dont Young refuse toujours la reparution) et Tonight's the Night ou plutôt la sortie de ce dernier, enregistré avant On the Beach, ce dernier est le seul des trois disques entièrement enregistré en studio et où les sonorités acoustiques prédominent. Entre la lenteur des tempi, la douceur des nuances et une production anti-spectaculaire au point de cultiver un son relativement terne, ce disque a aussi beaucoup moins de charisme que ses voisins et moins de chansons immédiatement marquantes. Mais le temps joue pour lui : c'est au fil des écoutes qu'il révèle sa force. Le tout début de Walk On prend à revers par son grand écart de la production, assez léchée sur les instruments (entendre le perlé des cymbales) et d'un amateurisme "live" sur la voix (qu'on retrouvera sur Tonight's the Night). Psychologiquement blasté, Neil Young sort de la chrysalide du folk rock un rien générique de ses débuts pour trouver une vraie stature artistique : lyrics hallucinés mais témoins d'une lucidité qui dit adieu aux illusions romantiques de la jeunesse, country blues effondré se répandant sur la plage, On the Beach est une des plus belles plaintes lyriques du rock. La première face est déjà assez au-dessus de qu'a fait Young jusque-là. La deuxième restera avec The Man who Sold the World de Bowie comme un des documents canoniques des effets du cannabis à forte dose. Trois ballades open-ended, sans début ni fin ; sans cohérence thématique ou narrative, les paroles dérivent d'idée en idée et se figent sur des visions ("I went to the radio interview / I ended up alone at the microphone"). Dans Ambulance Blues le refrain n'a pas grand rapport musicalement avec le couplet et la construction devient anarchique : passé le deuxième refrain, il n'y a plus que des couplets, signe d'errance mais aussi d'aplatissement existentiel, comme s'il n'y avait plus nulle part que de l'ordinaire. Au bord du néant, Neil Young est fascinant.
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le 12 novembre 2003
Neil Young bloquait la sortie de cet album en CD pour de mauvaises raisons de conflit avec la maison de disque. Si on peut comprendre qu'un artiste doive se défendre, les fans étaient privés du chef-d'oeuvre des chefs-d'oeuvre. En effet, jamais le chanteur n'a aussi bien fusionné le folk et le blues, jamais il n'a aussi bien joué de sa guitare : Ce disque est le reflet de la mer de l'inspiration qui lèche la plage de la mélancolie ....
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Le Cd est vraiment un support froid et impersonnel, banal et manquant de toute originalité. Sans parler de son son écrasé… Pour parodier le bon vieux passionné qu’est Jean-Pierre Coffe : c’est d’la m**** ! C’est pourquoi j’applaudis des deux mains le come-back du vinyle. Incomparable.

Je ne vais pas jouer les anciens combattants, mais l’objet cartonné que l’on faisait passer d’une face à l’autre pour en imprimer toutes les infos, ça avait une autre gueule. Le rapport tactile, olfactif et visuel que nous entretenions alors avec la galette et sa pochette était tant respectueux de l’investissement de l’artiste que du choix de l’avoir acquis.

Un LP, comme on disait alors, agissait comme la carte d’identité que son auteur se faisait plaisir et honneur à présenter. J’ai eu des relations fortes avec certaines covers et amassé des souvenirs impérissables ; jamais le Cd n’a pu susciter ces émotions…

Fan de Neil Young depuis le Buffalo, j’ai été de tous ses albums, avec une forte prédilection pour la première partie de sa carrière qui m’a laissé sur le cul : l’éponyme Neil Young, Everybody Knows This Is Nowhere, After The Gold Rush, Harvest. J’ai encore en mémoire les couvertures dans les moindres détails tant je les ai décortiqués sous toutes leurs coutures.

On The Beach (1974) est le cinquième opus de Young. Acheté chez le disquaire du patelin local, tombé dans ses bacs très mal achalandés par on ne sait quel biais, j’ai fait l’acquisition dépourvu de toute information à son sujet et en me fiant à son seul visuel et à mon attachement à la musique du Loner.

Cerise sur le gâteau, la presse spécialisée, mensuelle et sur papier, en parle dans l’édition qui suit l’achat. Young, revenu d’une tournée qui aboutit au live Time Fades Away, vire au noir et tourne le dos aux idéaux hippies…

La pochette d’On The Beach avait déjà de quoi surprendre le Young-addict : plage déserte (Santa Monica), l’idole vêtue d’une veste jaune et d’un futal blanc tournant le dos à l’objectif, seul face à la mer. Autour de lui un décor assez hétéroclite et décalé : un aileron d’une Cadillac Eldorado jaune de 1959 émergeant du sol, un parasol, une table de camping, trois fauteuils de plage dans les mêmes tons, un journal de Los Angeles dont la une appelle Nixon à démissionner, une paire de pompes dont le propriétaire se devine et un palmier en pot au revers… Mémorable mise en scène chargée de symboles. La photographie est signée Bob Seideman, auteur de la pochette polémique de Blind Faith qui montre une ado exhibant un objet de forme phallique.

On The Beach a la particularité d’être le cinquième opus de Young sans l’être vraiment, pour voir été publié en lieu et place de Tonight’s The Night, son suivant dans le catalogue officiel, alors qu’en fait, en termes d’enregistrements, ce dernier le précède. Le canadien étant trop affecté par la mort par overdose de Danny Whitten (Crazy Horse) et du roadie Bruce Berry et rendant une copie trop sombre, la maison de disque reporte la parution de Tonight’s The Night de deux ans et envoie On The Beach au casse-pipe pour ne pas froisser ses supporters. La noirceur du propos est donc la deuxième surprise du disque.

Rappelons que Dany Whitten était à l’origine en même temps que le moteur de Crazy Horse, le backing band de Percival. Sans lui, la mayonnaise n’aurait certainement jamais pris. Neil Young s’apercevra bien plus tard de l’importance de ce guitariste et chanteur exceptionnel qu’il estime aujourd’hui avoir été bien meilleur que lui. Son ego surdimensionné du moment ne lui a pas permis de s’en rendre compte plus tôt, hélas.

De Crazy Horse, il en est encore question ici (Ralph Molina et Billy Talbot) Sans Danny, déjà parti vers d’autres cieux. Et de dépression aussi. Neil Young est mal dans ses baskets, dévasté, affaibli et remonté comme une pendule, ne voulant pas se laisser abattre. Il va régler des comptes. On est alors les deux pieds dans ce que l’on va appeler la trilogie asthénique du canadien : les sombres et désespérés Time Fades Away (73), On The Beach (74) et Tonight’s The Night (75), vus comme les précurseurs de la mouvance punk et du rock alternatif.

Les états d’âme du moment de son auteur traduisent bien le disque et son contenu : obscur, confus, tourmenté, introverti ironique, caustique mais tendre aussi. C’est son plus personnel, son plus difficile mais peut-être son plus réussi.

Neil Young enfante d’un puissant Revolution Blues (avec Rick Danko à la basse et Levon Helm à la batterie, tous deux du Band), consacré au dénommé Manson, l’assassin de Sharon Tate (Madame Polanski), accouche d’un Vampire Blues et donne le jour à une morbide plongée introspective, Ambulance Blues, de 8 minutes d’anthologie.

L’homme est habité par les doutes et ça engendre beaucoup de très bons morceaux empreints de rock, de country, de blues et de folk. Mais les 8 titres d’On The Beach sont tout aussi magnifiques les uns que les autres. Le son est remarquable et les accompagnements discrets. Tout se déroule dans le calme, tout se fait lancinant. Ambiance, ambiance…

Le morceau éponyme est d’une force incroyable, d’une angoisse pesante. La musique languit pendant 7 minutes pour notre plus grand plaisir. La plage déserte et tranquille comme représentée sur la pochette, n’est rien de tout cela dans l’interprétation de Neil Young. Dans ce morceau, la voix (tremblante sur l’album ce qui dénote une forme précaire) du canadien crache toute sa mélancolie. See The Sky About TO Rain est tout simplement poignant et d’un grand pessimisme (ah ce piano !), tandis que Walk On qui débute l’album, plus entraînant que les autres, est le titre qui détone dans ce contexte plaintif et écorché. On pourrait croire que notre Neil va mieux. Il n’en est rien et la suite nous révèle un homme meurtri mais qui redresse la tête.

On The Beach est une des plus jolies plaintes lyriques de l’histoire de la musique rock. C’est l’album d’une désespérance en gestation. Il est un élément clé de la discographie du Loner. Il est un joyau d’une grande sincérité pour qui aime et connaît le bonhomme. Et des coups dans la gueule, il en a pris. Un jour, ça pète et ça donne On The Beach. Neil Young est attachant et On The Beach à chialer. Donc chialons… (PLO54)
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