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5,0 sur 5 étoiles
7
Liszt : Années de pélerinage
Format: CD|Modifier
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le 15 septembre 2009
nous sommes devant une très grande version: Angelich est certainement une des plus grands de sa génération (le plus passionnant ?), il nous livre des Années avec une hauteur de vue digne de Arrau ou Richter. L'aspect méditatif débarrassé de toute démonstration est mis en avant. On est subjugué par ce voyage géographique, artistique, et spirituel. Ceux qui recherche les feux pyrotechniques seront sur leur faim. Angelich prend son temps pour déployer sa narration avec grandeur et humilité.
Chapeaux bas M Angelich !
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le 10 février 2004
Cet enregistrement est majeur pour trois raisons :
– d’abord parce que les enregistrement complets des Années de pèlerinage (les trois années, plus Venezia e Napoli, supplément à la deuxième année) sont extrêmement rares. Ces pièces de Liszt sont pourtant parmi les plus riches et les plus belles qu’il ait écrites et il faut donc remercier Nicholas Angelich qui nous permet de les entendre sous un jour nouveau.
– ensuite parce que le jeu de Nicholas Angelich, quoique surprenant au départ pour ceux qui, comme moi, sont habitués à l’enregistrement de Lazar Berman (DG) ou à ceux, incomplets, d’Alfred Brendel (Philips), s’impose avec une totale légitimité. La respiration d’Angelich, un peu comme celle d’Arrau, est en effet très large : il est presque systématiquement plus lent, voire nettement plus lent que Berman ou Brendel. Mais Angelich investit le temps qu’il prend d’une telle concentration, d’un tel recueillement, qu’il transfigure bien des équilibres : les deux premières années, notamment, se trouvent chargées d’une profondeur qu’elles ont rarement et n’ont plus rien d’anecdotique ou de simplement héroïque : elles annoncent et préfigurent la troisième année, méditative et religieuse, dans une continuité sans rupture.
Ainsi, si Brendel séduit incontestablement par son lyrisme magnifique et Berman par sa puissance, son jeu magistral, c’est par son intériorité méditative et ciselée (qui n’exclut pas cependant la force quand il le faut), par son jeu très proche de la prière qu’Angelich nous frappe et nous émeut profondément. A la première écoute, on peut être dérouté, éprouver un certain manque de tension, mais une écoute approfondie révèle des choix très cohérents et surtout très convaincants, très beaux. Le jeu à la fois profond et simple d’Angelich exige de nous un effort qu’il récompense largement.
– enfin parce que la prise de son réalisée en l’Abbaye Royale de Fontevraud par Nicolas Bartholomée, Alessandra Galleron et Aline Blondiau est vraiment très belle : le piano Steinway de Laurent Barruol sonne avec profondeur, richesse et clarté en même temps.
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le 15 novembre 2016
Dans cette oeuvre pianistique majeure de Liszt Angelich est toujours juste mais pas réservé, toujours lyrique mais pas "débraillé" ..
Une merveille d'équilibre !
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le 16 avril 2011
A vrai dire, les Années de pèlerinage j'ai toujours trouvé ça très hermétique, incompréhensible. Pourtant après avoir entendu quelques extraits sous les doigts de Angélich, j'ai décidé de franchir le pas et de me procurer cette intégrale... C'est une révélation ! Ce qui me paraissait abscons et ingrat est tout à coup devenu clair et fluide. Le jeu de Angélich est prodigieusement prenant. Les pièces qui paraissaient simplement des morceaux de bravoure pour jeunes pianistes exaltés deviennent d'une infinie poésie. Par ailleurs, les pièces plus intériorisées sont d'une noble sérénité. Prenez le sonnet 104 de Pétrarque, il coule avec délicatesse pour finalement se dissoudre dans les résonances du piano où le pianiste tient les dernières notes avec une belle subtilité.

La grande particularité de cette version est la largeur des tempi, le pianiste donne une interprétation sereine, il n'est pas possible de parler de lenteur, mais bien de noblesse. En ce sens on retrouve les qualités d'un Arrau au fait de sa gloire. Est-ce que Nicholas Angélich a des affinités particulière avec le compositeur Hongrois ? il ne semble pas spécialement puisque le pianiste maitrise tout aussi bien son Beethoven.

Ajouter a cela une prise de son absolument parfaite, doté un grain fin et d'un timbre riche, le Steinway résonne clairement dans l'église, Il est rare d'entendre une prise de son d'une telle qualité hors d'un studio. Depuis les notes les plus aiguës jusqu'aux tréfonds de la main gauche c'est une véritable harmonie sonore. cette qualité vient renforcer la grandeur de la vision. Je n'aimais pas trop Liszt, mais cet album m'aura révélé toute la poésie - car c'est bien de cela qu'il s'agit - de cet immense compositeur.

Merci Maitre Angélich !
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le 2 janvier 2006
Sommet de son œuvre pour le piano, les sublimes Années de pèlerinage sont pour Liszt, le témoignage de ses années de péripéties amoureuses avec Marie d'Agoult, d’errance et de méditation. Cette œuvre n’est pas seulement musicale. Elle est autant littéraire et photographique. Même après de nombreuses écoutes, les limites ne sont jamais atteintes et le besoin d'y revenir se fait sans cesse sentir. Après la grande version du russe Lazar Berman, Nicholas Angelich, grand interprète du répertoire romantique, en arpente les différents versants avec une inspiration remplie de poésie et de sensibilité. Un disque admirable et une prise de son qui révèle toute l'ampleur et tous les méandres d'une partition incontournable.
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le 5 février 2004
Les années de pélerinage de Liszt nous entrainent de Suisse en Italie et bien peu de pianistes ont osé emprunter ce redoutable parcours aux paysages variés et éprouvants pianistiquement; Il faut à la fois ferveur, receuillement et virtuosité. Lazar Berman et Ciccolini en leur temps étaient parvenus au bout magnifiquement. Nicolas Angelich pianiste américano-français est de loin le plus prometteur de sa génération. Il enregistre peu et par exemple pour ses années de Pélerinage il les aura d'abord donné en intégrale (!) en concert de nombreuses fois
(Roque d'Anthéron, Paris, Province) et c'est donc en totale maîtrise de la partition et de toutes ses facettes qu'il donne enfin son enregistrement. Tout simplement la meilleure version moderne
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le 18 juin 2011
J'ai eu la chance de découvrir cette oeuvre monumentale donnée par Nicholas Angelich à la Roque d'Antheron. Un frisson m'a traversé dans ce beau parc de Florans quand
Nicholas a joué "pastorale" (1ere année, Suisse). La beauté de ce thème ne peut que provenir d'une inspiration divine....merci a Liszt et merci Nicholas pour cette mémorable soirée. je m'en souviendrai longtemps.
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