Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici RentreeScolaire Cloud Drive Photos cliquez_ici. nav_BTS17CE Cliquez ici En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 11 juillet 2017
CHRONIQUE DE JEROME SOLIGNY MAGAZINE ROCK&FOLK
555 DISQUES, 1954-2014 SOIXANTE ANS DE ROCK'N'ROLL (Rock & Folk HS n° 30 décembre 2014-janvier 2015) - Page 052
CAROLE KING
"Tapestry"
[1971]
Si Carole King avait interrompu sa carrière de songwriter en 1961, après avoir écrit "Will You Love Me Tomorrow" pour les Shirelles avec son mari Gerry Goffin, son nom serait de toute façon resté gravé dans les annales de la pop américaine. Thème favori d'une génération, cette chanson, comme d'autres qu'elle composa pour les Drifters, Little Eva ("The Loco-Motion"), les Cookies ("Chains" repris par les Beatles) ou Aretha Franklin, faisait étalage d'un tel talent d'écriture que lorsque l'éditeur Don Kirshner l'incita à interpréter elle-même ses compositions, la gamine de Brooklyn devenue star dans l'ombre ne se fit pas prier. "Tapestry", son troisième album, l'affiche à trente ans en pleine possession de moyens qu'une déjà longue expérience du métier et des déboires privés surmontés ont contribué à renforcer. Lorsque le producteur Lou Adler (l'homme du festival de Monterey) l'incite à jouer la carte de l'authenticité au détriment d'arrangements complexes, celle qui a fourbi ses armes auprès de Neil Sedaka — il l'immortalisa dans son hit "Oh ! Carol" — Paul Simon ou James Taylor, accepte d'interpréter ses compositions au piano, soutenue par une formation guitare/ basse/ batterie des plus basique. C'est dans ce simple appareil qu'opère le charme de "Tapestry" : tout au long de ces douze chansons soft rock, Carole divorcée et transplantée à Los Angeles se raconte sans fioritures ni compassion ("I Feel The Earth Move", "So Far Away"), toise ses regrets ("It's Too Late" au groove paresseux) et s'affirme en tant que mélodiste d'exception ("Way Over Yonder", "Tapestry"). C'est d'ailleurs pour que le grand public reconnaisse l'artiste à sa vraie valeur que Adler l'invite à enregistrer ses propres versions de tubes écrits pour les autres. Ainsi, James Taylor, qui s'accapara "You've Got A Friend" à la même époque, remercie Carole King en contribuant aux chœurs de sa version. "Will You Love Me Tomorrow" est également revisitée, façon ballade, alors que l'interprétation des Shirelles appliquait un tempo plus enlevé. Succès pour Aretha Franklin en 1967, "(You Make Me Feel Like) A Natural Woman", déposée piano/voix et basse, continue de sonner comme l'une des plus grandes chansons jamais composées par une femme, naturelle de surcroît, à la manière de ce disque multiplatine qui, en 1971, montra la voie à tous les singers/ songwriters.

Dans ce numéro de R&F nous aurions aimé lire la (les) chronique(s) de (1971) :
Caravan - In The Land Of Grey And Pink
Emerson, Lake & Palmer - Tarkus
Genesis - Nursery Cryme
Long John Baldry - It Ain't Easy
Pink Floyd - Meddle
Yes - Fragile
ZZ Top - ZZ Top (1st LP)
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 octobre 2000
Voici un album légendaire de Carole King. Celle ci s'est fait connaitre dès les 'sixties', comme grande 'compositrice' avec son 'ex'. Ils formaient alors le fameux couple 'Goffin-King' qui ont écrit pour d'autres une ribambelle de hits. Cet album produit par Lou Adler est une réussite. King interprète ici quelques unes de ses meilleures compositions, que ce soient des tubes donnés à d'autres, ou de nouvelles chansons. Carole King grace a cet album devient une 'auteur-compositeur-chanteur' accomplie, ce qui est rare pour une femme (à l'époque)... Evidemment, selon ses gouts musicaux personnels, le style 'King' ne plaira pas forcement*. Mais pour d'autres que la voix de Carole King envoute, un album comme 'Tapestry' sera le bonheur absolu... En bref, Carole King ne laisse pas indifférent.
* : Voir aussi la chronique de José Ruiz d'Amazon
0Commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Vous connaissez toutes ces jolies chanteuses qui vocalisent leurs petites histoires (d'amour, principalement) en grattant paresseusement leurs six cordes acoustiques ou caressant leurs petits pianos ? Forcément quelques noms vous viennent immédiatement à l'esprit, il y en a beaucoup, c'est vrai... Hé bien, cette tendance lourde qui s'est si durablement invitée dans notre paysage musical doit beaucoup à Carole King et à Tapestry, son second long-jeu.

Mais le parcours de Miss King est un peu plus complexe que ça et elle n'est plus exactement une débutante quand en 1970, un an avant l'album qui nous intéresse, elle débute sa carrière solitaire avec Writer. Avec son ex-mari, Gerry Goffin, elle s'est même fait un nom dans le petit monde des compositeurs de pop music, particulièrement avec Will You Still Love Me Tomorrow, gros succès pour les Shirelles. D'autres ? Ils ne manquent pas au catalogue du couple - dont la carrière commune verra son terme coïncider avec leur rupture maritale - dont : Take Good Care of My Baby pour Bobby Vee, Up on the Roof pour les Drifters, The Loco-Motion pour Little Eva (la babysitter du couple), (You Make Me Feel Like) A Natural Woman pour Aretha Franklin, etc.
Il y a donc alors, chez Carole, le germe (que dis-je, l'arbre !) d'une écriture pop de qualité, il lui reste à affirmer sa voix, et sa voie. Des rencontres décisives lui permettront de conclure l'entreprise, nommément Danny Kortchmar (son acolyte au sein de l'éphémère trio The City), James Taylor ou Joni Mitchell (...Il y a pire compagnonnage, avouez). Autant d'influences l'éloignant significativement d'une écriture pop pure et dure ici revue à l'aulne d'une folk mélodique si ear-friendly qu'elle louche plus d'une fois vers la grande variété américaine (et ne s'éloigne donc que relativement de la zone de confort de sa compositrice). Elle puise d'ailleurs plus d'une fois dans son catalogue passé n'hésitant pas à revisiter deux de ses plus gros tubes (Will You Still Love Me Tomorrow?, Natural Woman) cette addition contribuant sûrement au phénoménal succès que rencontra l'album.
Parce qu'il faut bien le dire, si musicalement Tapestry ne surprend pas plus aujourd'hui qu'à l'époque (un album excellemment troussé par quelques grands professionnels au service d'une dame au don de plume certain, une folk pop millimétrée aux relents Motown affirmés qui atteint chaque fois sa cible), il contente autant et rassemble au-delà des clivages ce qui se traduira, concrètement, par des chiffres de vente dépassant les plus folles espérances de l'artiste et de sa maison de disques (12 semaines consécutives en tête des charts à l'époque, 25 millions de copies écoulées depuis... une paille !).
Un succès mérité parce que, vraiment !, si un peu suranné aujourd'hui, Tapestry conserve tout son attrait, tout son charme plus de quarante années après sa sortie et demeure une aeuvre extrêmement recommandable à tous ceux appréciant les chanteuses "à la coule", c'en est un peu le mètre étalon.

Tapestry de Carole King ? Un petit essentiel de la musique américaine trop peu connu chez nous.

Carole King - piano, keyboards, vocals, background vocals
Curtis Amy - flute, baritone saxophone, soprano saxophone, tenor saxophone, string quartet
Steve Barzyk - drums
David Campbell - cello, viola
Merry Clayton - background vocals
Terry King - cello, tenor saxophone, string quartet
Danny "Kootch" Kortchmar - acoustic guitar, conga, electric guitar, vocals
Russ Kunkel - drums
Charles "Charlie" Larkey - electric bass, string bass, string quartet
Joni Mitchell - background vocals
Joel O'Brien - drums
Ralph Schuckett - electric piano
Barry Socher - violin, tenor saxophone, viola, string quartet
Perry Steinberg - bass, violin, tenor saxophone, string bass
James Taylor - acoustic guitar, granfalloon, backing vocals
Julia Tillman - background vocals
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 avril 2002
Ce chef d'oeuvre de Carole King n'est composé que de chansons merveilleuses. De véritables bijoux que Carole King a composé elle-même, après avoir écrit des tubes légendaires pour les autres (The locomotion, Will you still love me tomorrow ?, You make me feel like a natural woman, You've got a friend...). Un grand album pop, teinté de rhythm & blues. Une ambiance chaleureuse grâce à la voie fragile et humaine de Carole King, très loin des braillardes à la mode, du style Céline Dion.
11 commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 juin 2014
1971, comme dans une étoffe d'époque culturelle référentielle auquel se raccrocher, c'est précisément pour la grande Carole l'année de la révélation et de l'exode inspiré. Celle événementielle, ou sa création d'une cuirassée épaisses et chaptalisée, revêt la forme raffinée d'une production discographique en suprématisme étayée. Des textes évoquant, taraudant ou expirant la fraternité, la simplicité des choses, l'aspiration aux racines, les regrets, les amours extra-platoniques en perte de repères et les beautés naturelles de la planète, qui jouxtent des compositions qui se révèlent toutes fermentés, puis enrobées de jouissances poudrées supranaturelles, contrebalancée à de la réminiscence en prédominence, infusée au plus imbibée dans de la sérénité flottante et reposante. Concrètement entendant, les blues excentriques et carabinés des splendides "I feel the earth move", "It's too late", "Where you lead", ou bien aussi "Smackwater Jack", vont fricoter, sans dissocier les plaisirs infimes et exquis, avec des grandioses et succulentes ballades, ou vont se délecter invariablement toutes les fibres des neurones en lévitation intense. "So far away", "Home again", "You've got a friend" (une référence, repris par son ami James Taylor dans une version plus guitare que piano), "Will you love tomorrow ?", la chanson titre du disque, ainsi que "Like a natural woman", en atteste de la manière la plus incontestable. La chanteuse-pianiste, auteur compositrice interprète exclusive de sept des douze titres, pointe ici magnifiquement son instrument d'expression artistique au premier plan, jamais désorienté par les autres intervenants complices et érectile. Superbe pochette illustrative aussi, réitérant l'atmosphère général plutôt lunaire et tamisé, venant s'entrelacer au trois quart dans le soyeux et la sérénité conforté. Pour en finalité une oeuvre intemporelle et éternelle, comme elle est l'une des rares à savoir si bien la faire. Indispensable !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 octobre 2000
Vendu à plus de 10 millions d'exemplaires depuis sa sortie en 1971, cet album a produit de nombreux singles, et ouvert la voix à une génération d'auteurs-compositeurs-interprètes (Carly Simon, Joni Mitchell, James Taylor, Jackson Browne....) à la démarche intimiste. Récemment réédité avec 2 titres bonus, ce CD est indispensable dants toute vraie discothèque.
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Tapestry, c'est un flacon qui fleure bon la douceur, la chaleur et l'intimité de la campagne (la pochette présente une Carole King pieds nus assise, en contre-jour, près d'une fenêtre avec son chat en premier plan) et c'est l'ivresse procurée par les 12 compositions de l'album sorti en 1971. Pour ceux qui ne connaissent pas Carole King, il faut savoir que la Dame a inspiré des Carly Simon, des Joni Mitchell, James Taylor, Jackson Browne, que les Beatles themself y sont allés de certains de ses titres... Tapestry restera plus de 6 ans dans les meilleures ventes (plus de 22 millions d'exemplaires dans le monde) ; c'est un chef d'aeuvre né de sa propre écriture, mes biquets (elle a également écrit avec succès pour d'autres comme le You've Got A Friend qui a rendu populaire James Taylor). Ballades, titres plus soutenus, caeurs célestes, Carole King ne signe que des perles sur Tapestry. Inutile donc de chercher à dégager plus un morceau qu'un autre. Tout l'album s'apprécie avec la même avidité. C'est pop et frais avec des colorations de rythm and blues, des accents folk dans une atmosphère chaleureuse, intimiste ; ça s'écoule paisiblement, sa voix est envoûtante, son jeu de piano de grande qualité. Tapestry est de l'émotion pure sans jamais lasser ou engendrer une quelconque monotonie. Et la Dame, en 2010, elle est toujours là et compte une discographie riche d'une vingtaine d'albums. Quatre Grammy Awards, première place des charts américains pour Tapestry, des titres devenus emblématiques (Smackwater Jack, It's Too Late, I Feel The Earth Move, So Far Away)...ça vous suffit comme preuve ? Ce disque figure en très très bonne place dans la légende et dans mon top five.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 juillet 2005
In terms of becoming an overnight sensation after having worked with some notable success in the music business, you are hard pressed to find a better example than Carole King. Having written some early hits as "Will You Love Me Tomorrow," in the late 1960's King got the chance to record and sing her own songs. The result was "Tapestry," an album that basically everybody had to have (Think "Rumors" or "Thriller" if you are not old enough to remember). This is an album, to borrow a phrase, that announces it's presence with authority with the opening piano chords of "I Feel The Earth Move" and ends with a truly soulful "(You Make Me Feel Like) A Natural Woman." In between there was the beautiful simplicity of "So Far Away" and "You've Got A Friend." This was really the first album after the Beatles broke up where you found had a more than one or two hit singles; at least that's the way I remember it. "Tapestry" remains a simple, classic album of pop music.
It is a bit funny to think that to help sell the CD version of one of the best selling albums of all time someone thought there was a need to have bonus tracks. Now, as a general rule, I like bonus tracks on albums from the Sixties. However, this particular album ends with "(You Make Me Feel Like) A Natural Woman," and today's generation should be able to enjoy the sense of completion that provided to listening to "Tapestry" the same way we all did way back when. There is such a thing as preserving our musical heritage.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 décembre 2013
Un très beau disque , classé a juste titre par la revue Rolling Stone comme le 36ème meilleur album de tout les temps ,bien surs on peut toujours discuter de la pertinence de ce type de classement , et selon mes gouts personnel je l'aurai placé plus haut
Le transfert SACD de Mobile fidelity est superbe et le son est vraiment génial ( je ne l'ai écouté qu'en SACD) , sur un simple lecteur de cd je suppose que cela devrait être bon également?
Et ce qui est rare un disque ou toute les chansons sont bonnes !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
CAROLE KING
TAPESTRY - 1971
Assise près d'une fenêtre, à contre-jour, le visage à peine nimbé par la lumière extérieure, vêtu d'un chandail et portant jeans, pieds nus, son chat attiré par l'objectif, à ses côtés, ses mains enserrant une tapisserie, Carole King incarne la sérénité, la douceur de vivre. L'image est chaleureuse, douce. On entre dans son journal intime. Le deuxième flacon de Carole King, Tapestry (1971), révèle un jus fait d'une exquise beauté, d'un délicat raffinement, d'une sincère émotion. Parfum intemporel, il s'inscrit dans le sillage d'une femme exceptionnelle qui enfile les notes, par amour de la musique, comme elle enfile les perles que constituent les douze compositions irrésistibles de ce Tapestry. L'ivresse de son jus enivrant fait chavirer les foules et dérègle les tabloïds : Tapestry, pendant six ans, demeure au sommet de la gloire et écoule des millions d'exemplaires sur le marché planétaire. La Dame est une muse pour la profession : Carly Simon, Jales taylor, Jackson Browne, Joni Mitchell, les Beatles ont tous succombé à son charme musical. Elle est recommandée en hauts lieux pour ses aptitudes à faire une pop fraîche, colorée, à l'accent folk et aux notes Rythm & Blues. La Dame distille de l'émotion, de la joie, de la tristesse, de la douleur, de l'espérance, du renoncement... Sa voix ensorcèle, son jeu de piano envoûte, ses mélodies captivent. Elle tisse sa toile comme sa tapisserie : fil après fil, doucement, paisiblement, sans générer d'impatience. La Dame de Brooklyn n'a rien à envier aux sommités du genre, elle est leur égale, dans la simplicité, dans le succès. Parmi le lot des productions de 1971, Carole King place au sommet de la pyramide ce qui constitue le chef d'aeuvre de sa vie artistique, une réussite discographique et expressive qui influencera une palanquée d'artistes et non des moindres et la positionnera, pour l'éternité, parmi les très respectables auteurs-compositeurs de ce temps d'alors. Produit dans un souci de préserver cette chaleur et cette sincérité, de ne pas dénaturer les originaux, Tapestry s'écoule dans un inoubliable et délicieux goutte-à-goutte. Près de quatre décennies après sa création, le lumineux Tapestry trône toujours en bonne place sur l'étagère, près des nectars. Carole King a eu du nez...

La réédition Sony/BMG, Epic et Ode a permis la publication de Tapestry (original) remasterisé, doublé d'un disque en live de 11 des 12 titres de l'album (enregistrés entre Boston, Columbia, New York en 1973 et à San Francisco en 1976).
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus



Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)