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le 8 mars 2017
Ce DVD a été acheté pour être offert et il a beaucoup plus à la personne! Livraison rapide et très bon état à la réception, je recommande!
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le 21 juillet 2017
Je cherchais depuis longtemps une édition de référence pour ce chef-d'oeuvre. Il fallait se tourner vers les éditeurs étrangers pour cela. Cette édition française est idéale car la numérisation digitale est remarquable, de plus les compléments sont intéressants. Le coffret est beau, ne prend pas trop de place et en fait un bel objet de collection.
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le 11 février 2012
Ce film est bien un film d'anthologie, grandiose.
J'ai beau savoir que la récupération du son sur un film ancien est une tâche difficile, il est cependant regrettable que la compréhension des dialogues soit limite pour moi. Je pensais que les ingénieurs du son pouvaient faire mieux que celà !
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le 27 juin 2015
Ce Coffret Collector en Import USA est vraiment Dézoné.
Je parle du Coffret 1 Bluray + 2 DVDs bonus + Bouquin & Photos dans un Coffret Noir, Amazon.fr le déclare Zone Amérique alors qu'il est réellement " Toutes Zones (Région Libre) " . . . .
Anglais : DTS-HD Master Audio Mono (48 kHz, 24 bits)
Sous-titres : Anglais SDH, FRANCAIS, espagnol, portugais, tchèque, grec, hongrois, polonais, roumain
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le 1 avril 2008
C'est François Truffaut qui a dit cela un jour : il y a un avant et un après CITIZEN KANE. On sait toutes les prouesses techniques réunies dans ce film. Pourtant, comme le souligne quelqu'un, le procédé de flash back était déjà utilisé avant, et en France, avec LE JOUR SE LEVE de Carné. La contre plongée aussi était une figure de style que John Ford affectionnait, et LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (1939) était le film de chevet de Welles pendant le tournage. Mais alors pourquoi CITIZEN KANE donne l'impression d'être si précurseur ? Car Orson Welles a poussé ces procédés jusqu'au paroxysme. Et cela lui venait de ses années de théâtre.

Que voit-on sur une scène de théâtre ? Des acteurs à gauche et à droite, mais aussi à l'avant scène et à l'arrière fond. Des voix qui viennent de tous côtés, se mélangent. Pour le spectateur du premier rang, on voit les cintres, le plafond, et pour ceux du fond ou du balcon, on voit la scène en petit. Pour signifier un changement de lieu, en cours de scène, il suffit de pousser un décor sur roulettes, faire disparaître une chapelle, et apparaître trois arbres en cartons, et vous passez d'une messe à un champs de bataille. Orson Welles a tout simplement voulu filmer l'équivalent, mais en deux dimensions, sur un écran plat. La RKO lui ayant donné carte blanche et budget illimité pour sa première réalisation, Welles a recruté le meilleur chef opérateur, a bidouillé les caméras, s'est servi de trompe-l'aeil, de maquettes, de transparence, de bande d'actualité retouchées. On le savait passionné de prestidigitation, et bien il a joué au magicien, au sorcier, en créant un objet cinématographique inédit.

Sa mise en scène a évidemment choqué, public et professionnels. Comparez avec LE DICTATEUR, l'autre chef d'aeuvre tourné cette même année. Les mises en scènes de Chaplin de Welles sont aux antipodes. Les deux hommes s'appréciaient, et ont même imaginé un projet commun, MONSIEUR VERDOUX, que Chaplin tournera finalement seul. Mais cela vous donnera une idée du bond en avant réalisé par Welles. Cette façon de faire, d'organiser l'espace, de travailler l'image, le montage, a considérablement influencé des générations de metteurs en scène. Quel film fantastique, de l'excellent BATMAN de Tim Burton, au récent THERE WILL BE BLOOD de PT Anderson, ne sont pas traversés par l'esprit de CITIZEN KANE ? Il faudra attendre Godard et A BOUT DE SOUFFLE (20 ans plus tard), pour vivre une seconde révolution dans la manière de tourner des films.

Cette mise en scène est au service d'une intrigue forte, à la construction osée, mêlant flash back, voix off, scènes chorales. Welles s'attaque à Hearst, le magna de la presse. Ce dernier contrôlait les médias, les cinémas, et l'échec du film était inévitable. Les scènes d'enfance sont poignantes, l'ivresse du succès s'efface avec le temps, les amis s'éloignent, Kane est un homme seul, son adoration pour sa maîtresse est pathétique, ses millions ne comblent pas le vide, le manque, le traumatisme. « Rosebud » mot mythique, auquel se rattache tout un pan de vie. Les hommes y sont finalement sales, corrompus, malhonnêtes. Welles, à l'instar de Renoir dans LA REGLE DU JEU ne mâche pas ses mots.

CITIZEN KANE est un film qui déborde de vie, truculent, drôle, mélodramatique, c'est un manège « coloré » qui tourne à toute vitesse, fait de bruits, de musique, de cris. Comme un des internautes, j'ai moi aussi découvert ce film au Champollion, à Paris, au même âge ! Difficile de s'en remettre, difficile de ne pas trouver les autres films fades après celui-là. On en ressort des images plein les yeux, des images qui vous marquent à jamais. Et honnêtement, presque 70 ans plus tard, le film garde toute sa puissance. Il reste une référence. Ce n'est pas un classique poussiéreux, ni un objet d'adoration pour cinéphiles avertis. C'est une aeuvre puissante, ambitieuse, colossale, qui fait honneur au cinéma, et surtout, qui reste accessible à tous.
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le 12 mars 2017
Le grand chef d'oeuvre mégalomaniaque d'Orson Welles. Le film de tous les superlatifs, dans lequel Welles fait preuve d'une extraordinaire inventivité dans la composition des plans de son film. Malgré cela, ce film, qui fut une référence pendant les trente années qui ont suivi sa sortie, commence à vieillir et à montrer ses limites. Ainsi, Welles s'arroge une position excessive de démiurge omnipotent et extraverti, si bien qu'à certains moments, on ne sait plus si le film raconte l'histoire de Kane ou sert avant tout à valoriser la personnalité d'Orson Welles, dominant tout et tous par la puissance de sa stature et de son talent.
Le film reste néanmoins une brillante démonstration de savoir-faire, à replacer dans le contexte d'une époque et dans la carrière d'un créateur hors pair, non exempt de narcissisme et de mégalomanie, comme en attestent ses différents biographes. "Mr Arkadin" et "La soif du Mal", deux autres de ses films, ont mieux vieilli que Citizen Kane.
Image blu ray très correcte (pour un film aussi ancien), qui permet d'apprécier la qualité de la mise en scène.
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le 16 décembre 2006
Un milliardaire américain, Charles Foster Kane, empereur de la presse du pays, meurs en prononçant ce mot énigmatique : Rosebud (Bouton de Rose). Des journalistes chargés de faire sa biographie sur pellicule s'interroge sur la signification de ce mot, l'un d'entre eux décide donc de mener son enquête, interrogeant les différentes personnes ayant fait parti de la vie de Kane.

Si ce film a acquis une telle renommée, c'est qu'il a révolutionné le cinéma, rien qu'une des premières séquences, un long pastiche d'une hagiographie journalistique imitée à la perfection, plans courts et percutants, enchaînement de scènes avec fondu, rythme rapide, dès le début Orson Welles en met plein la vue.

La structure du film est également une première, elle est constituée de flashbacks déclenché par les témoignages ou les mémoires de divers personnes, maintenant ce procédé est utilisé partout, mais ce film date de 1941.

Quant à la photographie et le montage, ils sont exceptionnels, une quantité incroyable de plan est à couper le souffle, chaque scène innove : plan-séquences, saut dans le temps sans coupure, cadrages audacieux, jeux de lumières flamboyants, décors somptueux, il y a beaucoup à dire.

Mais le film n'est pas seulement une prouesse au plan technique, c'est aussi une magnifique histoire, celle d'un personnage aux multiples facettes, solitaire, détestable et attachant, incarné également par Orson Welles qui, en plus de dynamiter à la réalisation, est un formidable acteur doté d'une grande prestance dont le jeu évolue suivant les différents passages de la vie de Kane. Les autres acteurs ne sont pas en reste, d'autant plus qu'ils étaient peu connus à l'époque.

Une superbe histoire donc, mais également une véritable charge contre les aspects verreux du système américain, dénonçant le contrôle de l'opinion publique, la corruption et l'écran de fumée du rêve américain et des self-made men, toujours sur un ton ironique, toujours aussi actuel.

Orson Welles réalise l'exploit de faire un film fabuleux sur tous les plans, un film unique qui a marqué le cinéma à tout jamais.
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le 30 août 2010
Le titre de meilleur film de l'histoire du cinéma n'est pas volé.
Même 70 ans après sa réalisation, l'oeuvre conserve toute son originalité et sa fraîcheur. Une histoire humaine et une histoire d'humanité, une leçon philosophique et une technique qui vous donne l'impression d'être vous-même derrière la caméra.
Un seul bémol : les sous-titres de cette version sont très approximatifs et souvent incomplets. Si vous n'avez pas de bonnes bases en anglais optez pour une autre collection.
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le 31 août 2009
Charles Foster Kane meurt doucement dans son improbable château. Ancien magnat de la presse, milliardaire à la vie riche et remplie, il chuchote avant de rendre l'âme ce dernier mot :"Rosebud". Pourquoi ?

Le film commence sur un plan de Xanadu, l'immense demeure de Charles Foster Kane, sorte de fusion improbable entre le château de Dracula, envahi par la brume, et un temple maya. Il y a une touche fantastique ici, qu'on retrouvera à la fin du film, lorsque l'on visitera un peu ce drôle de château.

L'une des grandes réussites de Citizen Kane est qu'aujourd'hui encore, après 70 ans, il ne se regarde pas comme un classique, mais tout simplement comme un film. Montage, placement de la caméra, c'est aussi dans le jeu naturel des acteurs qu'on se retrouve en tant que spectateur. On est assez loin du "théâtre de cinéma" (expression de mon invention) où les acteurs prennent la pose, déclament, où les gestes significatifs sont accentués comme pour marquer le spectateur.
De même il ne demande pas de culture cinématographique pour s'apprécier. Pas besoin de savoir que tel type d'éclairage est génial car inspiré directement de... Il s'apprécie directement, sans détours.

Le film se déroule comme une enquête. Un reporter, cherchant à faire la lumière sur ce dernier mot émigmatique, va interroger ses anciens collègues et collaborateurs, sa deuxième femme. Ainsi par flash-back, on nous raconte l'histoire de Charles Foster Kane, un homme qui aime le contrôle. Ce qui favorise sa spectaculaire réussite du temps de sa jeunesse l'aliénera progressivement par la suite.
Orson Welles s'est inspiré d'un magnat de la presse écrite, William Randolph Hearst, mais on peut y voir aussi le destin de Howard Hugues, lui aussi fana du contrôle, qui possédait une CIA personnelle qui avait entre autres la charge de surveiller ses petites-amies.
En version cinématographique, le destin du magnat du pétrole de There Will Be Blood, jusqu'à l'explosion de violence finale, a de nombreuses ressemblances avec Charles Foster Kane.

Si le film est passionnant par l'histoire qu'il raconte, il l'est également par les procédés cinématographiques. Je ne suis pas assez calé dans les termes techniques (à base de champ, contre-champ et autres) pour m'y aventurer, par contre on remarque beaucoup de trucs visuels. La façon dont Orson Welles se vieillit par exemple, très astucieuse, en changeant sa voix et sa démarche, en se grossissant, en rentrant sa mâchoire inférieure pour se faire un double menton. Il y a peut-être un plan, sur la fin, où son visage fait trop jeune, mais le reste du temps c'est très bien fait. Quand on compare aux innombrables films, jusqu'à aujourd'hui, et le vieillissement est souvent une affaire délicate et ratée, on ne peut qu'être admiratif.

Pour le reste, à base de décors en trompe-l'oeil et de maquettes, Orson Welles nous livre des décors à la hauteur de son personnage, jusqu'à ce Xanadu, aux intérieurs immenses et terrifiants où s'entassent des statues grecques.

Certes, Orson Welles en fait trop, trop de modernité, d'effets visuels, trop de tout. Normal. C'est le premier film d'un esprit bouillonnant, il fallait que ça sorte. Pourtant, ce trop ne dessert jamais le film, il participe pleinement à l'édification du portrait d'un personnage qui, lui aussi, en fait trop.
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le 27 février 2004
Quand je dis "cinéma américain", j'entends par là celui de Capra, de Mankiewitz, de Coppola, de John Huston ... et non celui de Jerry Bruckheimer. Je parle de l'art du cadrage, de l'utilisation du plan séquence, de la déconstruction narrative, de l'usage mesuré des effets spéciaux (Citizen Kane est l'un des premiers films à avoir fait d'une maison, en l'occurence le palais de Xanadu, un personnage à part entière, nécessitant par conséquent de filmer une maquette et de faire des plans époustoufflants - ah, le plan séquence traversant la véranda ...)... Bref, on parle ici de cinéma et d'un jeune trublion mégalomane de 25 ans qui pensait faire le meilleur film du monde et qui n'était peut-être pas loin d'avoir raison.
Quelque soit l'âge ou le moment où vous verrez CK, vous vous en souviendrez longtemps.
Moi, j'avais 19 ans, c'était au Champollion, salle mythique de Paris avec son plafond façon ciel étoilé, sa vieille ouvreuse polonaise machonnant une cigarette et bougonneuse. Je connaissais pas grand chose au cinéma, je ne comprenais pas bien ce que "mise en scène" voulait dire et ne voyait pas pourquoi il fallait s'extasier sur des mouvements de caméra.
En sortant, j'avais appris deux ou trois trucs sur le cinéma et avais surtout appris à reconnaître les grands films.
Merci Mr Welles!
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