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On sais gré à Brilliant d'avoir à nouveau rendu disponibles des enregistrements réalisés par Esteban Sánchez pour le label Ensayo entre 1968 et 1974, déjà reparus en CD mais devenus difficilement trouvables.
D'autant que le présent triple-album inclut un complet livret, avec présentation des oeuvres, de leur interprète et de son style.
Alfred Cortot voyait « un génie musical du XX° siècle » dans ce pianiste espagnol venu s'aguerrir auprès de lui à Paris, après des études au Conservatoire de Madrid. Il s'éteignit près de ses racines d'Extremadura en 1997 à cinquante deux ans, au terme d'une carrière qui ne lui assura guère la renommée internationale.
Mais du moins une enviable postérité grâce à ces merveilleux témoignages discographiques consacrés à Albéniz, qui conservent une légitime faveur auprès des mélomanes.

« Merveilleux » ? : un adjectif à peine controuvé si l'on considère la prodigieuse unité de ton qui semble ici tirer "Iberia" vers le rêve évocateur plutôt que la saveur descriptive.
Les ombres sont dissipées par la lumière ruisselante, les angles (ceux qu'un Leopoldo Querol faisait saillir, chez le label Ducretet Thomson, réédité par EMI) sont estompés par la fluidité de pinceaux qui réalisent à leur manière soyeuse cette gageure debussyste : qu'on oublie la percussion du marteau sur les cordes.
Dût-on isoler un moment de magie : l'envoûtement est total quand les mains de Sánchez, calquées à la double octave, monodient comme dans un souffle ce récit impalpable de "El Albaicín", au coeur duquel le compositeur souhaitait rendre le son des instruments à anches.
Entendue comme dans l'épaisseur du songe, ou comme par un timide qui n'aurait osé y pénétrer et ne percevrait que l'écho assourdi de cette festive auberge, "Eritaña" conclut une lecture qui donne voix à l'imaginaire de ces quatre cahiers d'impressions fixées par le souvenir.

La captation des micros se montre plus généreuse dans les "Recuerdos de viaje" et offre matière à des doigts qui délient clairement le staccato de "En la Alhambra", sobrement les "Rumores de la Caleta", et qui animent la populaire "Puerta de Tierra" sans céder à la naïveté de carte postale.

De la même eau limpide, admirons avec quel soin Sánchez contourne les effets parfois faciles de la "Suite española" : par le brio rythmique et la non moindre régularité de frappe qui pique le punteado de "Asturias" ; par la pudeur de son nuancier : et il en faut pour ne pas réduire "Sevillana" à des bruits de castagnettes et des claquements de zapateado.

Un trésor que cette interprétation de "La Vega" : ce lancinant tableau harassé par le soleil madrilène semble ici s'exhaler du clavier, d'une seule haleine, chaude, vaporisant un paysage continûment remodelé dans sa forme et sa couleur. Dire que nous assistons à un miracle poétique n'usurperait guère ce qu'on ressent à l'écoute.

Certes, toutes les oeuvres ne sont pas de la meilleure plume dans ces trois disques. Ainsi les triviaux "Seis hojas" ou les quelques banalités de salon, ici du moins jouées avec une spontanéité qui les sauve du cliché.
En tout cas : si vous voulez inhaler tous les doux parfums qu'Albéniz a infusés dans son piano, venez les respirer dans ce coffret, véritable aubaine pour qui veut faire un premier pas dans le répertoire pour piano hispanique.
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