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le 4 juin 2007
Enfin édité en DVD, voici un des films cultes des années 1970. Très controversé, méprisé ou incompris, ce film est un bijou délectable, entre anarchie, édonisme, poésie et pessimisme. Un grand banquet du corps et de l'esprit, véritabel suicide collectif doublé d'une réflexion sur la société de consommation, la perte des idéaux et la difficile adéquation entre nos aspirations et notre incarnation. Un film jouissif aussi, notamment en raison du malaise qu'il suscite chez un certain public ... Le tout servi par un casting de rêve : Piccoli, Noiret, Mastroianni, Tognazzi et Féréol, superbe. L'édition est très réussie, par ailleurs.
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Le film est somptueux. D'habitude, dans les grandes scènes de repas, on voit des tables immenses, et...des mets froids (poulets, légumes, sauces, etc...tous froids). Ici, les plats fument, les viandes, les pizzas, sont appêtissants, et puis le décor est super-soigné : aucune trivialité mais au contraire des meubles, des tableaux, un environnement bourgeois de grande classe. Au début, les 4 amis mangent en regardant une suite de diapos sur grand écran : noir et blanc, début de siècle, sans aucune pornographie. Ferreri est un esthète, et puis il y a la douceur : ces quatre gamins s'aiment comme des copains d'école, avant que la jalousie et la bêtise de l'âge adulte ne les aient définitivement corrompus. Andréa Ferréol est la mère absolue, femme et amante, maternelle jusque dans la mort. Les enfants se gavent sous son oeil bienveillant, et elle s'offre à eux comme une récompense charnelle. Les putes ne font que passer : elles n'appartiennent pas à leur monde, un univers de naïveté et d'innocence qui ne peut déboucher que sur la surenchère. Dans un accès d'impuissance, Marcello voudra fuire, au volant de la Bugatti réparée, mais il restera, figé par le gel, dans la propriété de Noiret, qui achèvera l'oeuvre, dans les bras de la femme-mère attentive et compatissante...
C'est du Bunuel revisité par Rabelais, c'est un chef d'oeuvre.
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le 19 août 2012
"Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger". Cette célèbre maxime, apanage de la raison, dominera tout le film qui nous intéresse ici, mais de manière... inversée.
"La Grande Bouffe", film franco/italien réalisé en 1973 par Marco Ferreri, trône encore aujourd'hui dans le haut du panier des grandes œuvres choquantes de l'histoire du cinéma. Voir ce film pour la première fois réserve en général un arrière (mauvais) goût très particulier. On l'aime ou on le déteste, mais il est probablement impossible d'y être indifférent. Lorsque je l'ai vu initialement, je me souviens avoir rit pendant deux heures, puis avoir gardé avec moi, durant quasiment une semaine entière, un sentiment de malaise persistant.
A présent, j'aime le regarder au moins une fois par an. Le malaise a disparu au bénéfice d'un attachement puissant aux personnages principaux, truculents, unis par une amitié authentique et indéfectible, et surtout au bénéfice d'une toile de fond d'une richesse inouïe. De ces films qui s'enrichissent à chaque nouvelle vision...

"La Grande Bouffe", c'est l'histoire de quatre amis, bourgeois dans la force de l'âge, qui se retrouvent pour un séjour dans une grande maison, loin de toutes leurs attaches, et qui vont s'adonner à un long banquet orgiaque qui semble n'avoir aucune limite, avec un objectif unique : manger indéfiniment. A deux ou trois reprises, de façon succincte, ils semblent évoquer le fait qu'ils sont venus s'adonner à un suicide collectif, par l'absorption extrême de nourriture (de première qualité !), mais ce n'est jamais dit de manière frontale. Au milieu de cette débauche de plaisirs gustatifs, ils succombent également à une autre tentation de la chair en convoquant des prostituées, avant que ne s'invite l'institutrice du quartier, visiblement fascinée par ces quatre figures charismatiques et leur quête initiatique inédite et fatale...

Contrairement à ce qui a été dit à maintes reprises, le "suicide collectif" n'est jamais clairement établi dans le film. Les personnages font d'ailleurs souvent référence à un futur probable, dans lequel ils poursuivront leurs activités habituelles. Il s'agit plutôt, à mon avis, d'une expérience qu’ils désirent tenter (et qu’ils nomment "séminaire gastronomique" !), motivée par leur côté blasé, tant ils n'attendent plus rien d'une vie qu'ils ont déjà vécu, et qui n'a jamais guéri leurs frustrations profondes. S'ils doivent mourir, autant mourir de plaisir. Et si ça ne marche pas, ça valait quand même le coup d'être tenté !

En revanche, la critique de la société de consommation ne prête pas à controverse, elle est limpide : Que ce soit par le biais de la nourriture ou du sexe, il est édifiant de penser qu'une société ait pu arriver à l'opulence au point que l'on puisse mourir de plaisir ! Penser que l'on puisse jouir de ce luxe pendant que d'autres meurent de fin dans le monde, c'est quand même quelque chose !

Dans sa mise en forme, le film dérange aussi par son côté implacablement naturaliste, qui donne au spectateur l'impression, non pas de regarder un film, mais d'assister à la vraie vie. A ce titre, le jeu des acteurs est essentiel, qui parviennent à jouer la comédie, au sens large, d’une manière naturelle bluffante. A ce jeu, Michel Piccoli est impressionnant, Philippe Noiret, Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi et Andréa Ferréol cabotinant davantage. Soit l'héritage du Néoréalisme italien des années 50, auquel Marco Ferreri est évidemment affilié.
La débauche bruyante des réactions corporelles à cette orgie gustative est forcément de très mauvais goût. C'est d'ailleurs ce mauvais goût qui est fréquemment utilisé par les détracteurs du film qui souhaitent trouver une ouverture à leurs attaques. Attaques incohérentes pour ma part, tant il existe d'œuvres phares dans notre patrimoine culturel qui utilisent cette notion pour faire rire et réfléchir. De Rabelais à Reiser (Gros Dégueulasse !), qui réalise l'affiche du film, d'Alfred Jarry (Ubu roi !) à Gilbert & George, on appelle cela de l'humour, même s'il s'agit d'une de ses formes les plus extrêmes.
Ce mauvais goût et cette provocation se poursuivront dans l'exposition de la femme dans sa nudité la plus crue, jusqu'à faire l'amalgame entre son corps et celui, meurtri et dépecé, des bovins destinés à atterrir dans nos plats. Ou la chair comme objet de consommation, dans toutes ses formes, qui nous rappelle que la psychanalyse a toujours considéré nourriture et sexe comme les deux faces d'une même notion : celle de plaisir. A lui seul, le personnage d'Andréa Ferréol incarne la femme dans son entier, de la pute à la figure maternelle la plus totale. Sacré fantasme ! Et extrême provocation.

Il n'est bien sûr pas question d'empêcher qui que ce soit de ne pas aimer ce film, mais bien de pointer que certaines critiques abusent de ce que je nomme la mauvaise foi...
En véritable auteur, Ferreri n'oublie d'ailleurs jamais de dénoncer les travers de son entreprise fataliste : Ses personnages sont bourrés de défauts et de névroses, et leur mort respective est d'une horreur sans ambigüité ! Il faut quand même être aveugle pour ne pas voir que le film est fait pour critiquer les abus, et non pour les célébrer !
Preuve envers et contre tout qu'il s'agit là d'une œuvre au sens strict du terme, le film explore des thèmes qui, non seulement semblent condamnés à demeurer d'actualité dans toutes les sociétés civilisées et toutes les époques confondues, mais qui, plus encore, accentuent leur portée au fur et à mesure que nous avançons dans notre civilisation.

Côté bonus, le descriptif suivant fait référence à cette édition : La Grande Bouffe. Sont proposés une présentation du film par Noël Simsolo, grand spécialiste du cinéma, une longue interview de Jean Douchet, critique et cinéaste, deux courts reportages sur le tournage et le scandale relevé au festival de Cannes en 1973, une passionnante interview de Michel Piccoli, la bande annonce originale, une revue de presse sur la polémique suscitée par le film ainsi que la filmographie écrite de Marco Ferreri. Le film est disponible en version française uniquement, tel qu'il fut tourné. Le son est en mono, uniquement.
A noter que la bande son ne laisse entendre qu'un seul et unique morceau de jazz (introduit de manière diégétique lorsque les personnages actionnent -néo-réalisme oblige- le tourne-disque de cette grande demeure), écrite par Nino Rota, compositeur attitré de la plus-part des grands films de l'âge d'or du cinéma italien, et du Parrain de Coppola...
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le 9 octobre 2015
je l'ai acheté pour mon conjoint qui adore et les acteurs et le film, même si j'ai étè surprise le sujet est des plus fascinants, toujours d'actualité avec immoralité déconcertante dans lequel notre société de sure- consommation devrait trouver un echo fort bien tournée et joué, a voir!!
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LA GRANDE BOUFFE est un film passionnant, un de ceux que l'on regarde systématiquement jusqu'au bout, même si on le connaît. C'est un film, on le sait, qui a beaucoup choqué, divisé (interdit au moins de 18 ans en 1973). Je n'irai sans doute pas jusqu'à écrire de Ferreri est un esthète. La maison, le décorum, renvoie à l'idée qu'on se fait d'un bordel de luxe, et à l'origine sociale de ses occupants : de bons et riches bourgeois, dont on imagine qu'ils ont grandi avec des codes, des principes. Mais ils en ont marre. Les carcans explosent. En finir, mais en finir en beauté. C'est à dire, se permettre tout ce qu'on nous interdit dans la bonne société : de la bouffe, avec les doigts, gras, si possible, des rots, des pets. Et bien sûr, du cul. Une orgie, une vraie, à la romaine ! A en crever... Et l'idée de la mort rôde durant deux heures. La mort est là, mais on n'ose la nommer. Le film cocasse, truculent, vivant, se révèle être une tragédie, morbide, l'agonie scrutée au microscope.

Le précédent commentateur a magnifiquement parlé du personnage joué par Andréa Ferréol. Je rajouterai par contre une chose, et pas des moindres. L'atout du film. Ce qui participe aussi de son magnétisme : les comédiens. Le quatuor est fabuleux (les personnages portent le prénom des acteurs) et Andréa Ferréol, qui logiquement aurait être écrasée par cette troupe, existe pleinement. Elle est superbe. Elle rayonne. Quelle acrice ! Je l'adore ! On a à l'écran ce que je considère comme deux des cinq plus grands acteurs du monde : Marcello Mastroianni, et Michel Piccoli. Quel bonheur de les voir ensemble. Noiret et Tognazzi complètent cette troupe incroyable, qui se prête avec justesse et apparente facilité, aux exigences perverses de leur metteur en scène. Marco Ferreri réalise sans doute son film le plus célèbre, mais aussi le plus réussi, dont les dialogues français sont signés... Francis Blanche.

LA GRANDE BOUFFE est à ranger aux côtés du DERNIER TANGO A PARIS ou ORANGE MECANIQUE, des oeuvres fortes, dérangeantes, jugées malsaines. Finalement, ces films sont très sains, au contraire. Remercions leurs courageux auteurs, ils ont défriché le terrain.
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le 3 mai 2014
.Enfin un film sur la bouffe . le cu'linaire le cul le con'sommation: et les beaux nichons d' AndréA Ferreol (bonne actrice et Appétissante bien sûre) : cela ne m'étonne pas des Italiens et du reste : original et surtout réaliste . pas si caricatural Que ça. une merveille de succès. bravo aussi aux techniciens etc
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le 6 mai 2010
Ce film fait partie des oeuvres à scandale au même titre que "Le dernier Tango à Paris" ou "Les 120 jours de Sodome", encore que de nos jours, il ait perdu beaucoup d'impact... Pour mieux l'apprécier, il faut le visualiser avec les yeux de l'époque, au temps où l'on disait qu'il n'était pas très intelligent de gaspiller autant de nourriture pour un film alors que partout ailleurs, des gens mouraient de faim sur la planète. Une réaction primaire puisque les gens oublient qu'en tout temps, les orgies de la sorte ont historiquement existé. D'accord, il n'y avait pas de notion de suicide (encore que...) et c'est bien là où le film est génial. Pas de corde, pas de médicaments, pas de gaz, pas d'immolation par le feu, pas de révolver sur la tempe, non... Mourir pour mourir, autant le faire en se donnant du plaisir... L'ennui c'est que l'abus de bouffe oblige forcément le tournage de scènes scatologiques pas très agréables, mais c'est de bonne guerre ! Conclusion : un film à revoir comme on projette un ciné-club car, que vous soyez contre ou pour ce métrage, il restera dans les annales du Film italien grâce à son scénario osé, ses acteurs extraordinaires et à ce petit "+" que l'on nommait à ce moment-là, "interdits". Un classique...
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le 12 septembre 2010
Voila un film qui divise , certains le trouve honteux d'autres magnifique.
En ce qui me concerne j'ai trouvé ce film très intéressant déjà le sujet du film est original et innovant, qui pourrait penser de se suicider en mangeant il s'agit d'une critique de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Ensuite on ne peut qu'être admiratif devant la formidable prestation des acteurs.

Bref un film à voir au moins une fois.
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le 1 octobre 2003
A ne pas mettre entre toutes les mains, ce film est le point d'orgue de l'humour noir, décalé, qui prend la société complètement à contrepieds dans un huis clos gastronomique des plus perturbants. On ne peut pas ne pas réagir face à ce film. Des acteurs fantastiques tirent de mains de maitres les ficèles et les ressorts d'un scénario simple, mais efficace!
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le 28 juin 2009
A avoir absolument dans sa cinémathèque. De grands acteurs. Une trame osée et avant-gardiste pour l'époque. Piccoli est tout simplement grandiose.
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