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le 16 janvier 2017
Je remercie les internautes aux commentaires éclairés, grâce auxquels j'ai acquis ce CD en janvier 2015. Dans la caverne d'Ali Baba de la musique classique, ce CD est un joyau, grâce à Mravinsky et son fantastique orchestre, et bien sûr grâce aux ingénieurs du son.
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le 6 novembre 2013
Interprétation bien au delà de tout qualificatif ! je connaissais la 6ème mais pas les deux autres. C'est idéal pour connaître ce répertoire
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le 27 février 2016
Une écoute riche et vivante.
La direction tranche avec beaucoup d'autres interprétations et c'est un vrai bonheur.
Mais quel dommage que la symphonie n°5 soit partagée entre les deux cd.
Bon achat
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Tchaïkovski Piotr Illytch (1840-1893) Symphonies N°4/5/6/ Léningrad Philharmonic Orchestra/Evgeny Mravinsky
Cet enregistrement des trois dernières symphonies de Tchaïkovski passe pour être le meilleur entre tous.
Mravinsky et son orchestre de Léningrad (à l’époque de l’enregistrement -1960-aujourd’hui Saint Pétersbourg) sont inégalable et jamais égalés.
L’essence même de la quatrième symphonie opus 36 est le « fatum » c’est à dire le destin funeste, une sorte de force fatale qui empêche de parvenir au bonheur. Dès le premier mouvement, on ressent la menace qui plane et qui s’affirme avec la sonnerie solennelle des cuivres. Puis vient le second mouvement andantino, une sorte de plainte mélancolique exhalée par le hautbois repris par l’orchestre comme un refrain triste et profond. Après un scherzo en pizzicati, vient le finale qui emporte tout avec des percussions omniprésentes et des violons déchainés.
Une symphonie inoubliable, d’une richesse inouïe.
La cinquième symphonie opus 64 reprend un peu le thème du destin fatal, faisant entendre une procession morbide dès l’andante initial. Une sorte d’angoisse plane avec les vents. L’andante du second mouvement est d’une teinte sinistre avant que la valse du troisième mouvement n’apporte un peu de bonheur. Le finale est sublime et pathétique, grandiose et angoissé. La sixième n’est pas loin…
On dit souvent que la sixième symphonie opus 74 est le requiem composé par Tchaïkovski pour lui-même. On lui a donné le nom de « Pathétique » ce qui donne le ton. C’est une œuvre fascinante que je réécoute chaque mois.
La sixième représente le sommet de la recherche structurelle et orchestrale chez Tchaïkovski.
Un premier mouvement qui est une sorte de mélodie liturgique orthodoxe. Il est suivi d’un second mouvement à forme de valse russe. Puis un scherzo pourvu d’une marche.
Que dire de l’adagio lamentoso final qui vous arrachera des larmes : on y sent la proximité de la mort et une inexorable descente vers les âmes d’outre Léthé. Un chant du cygne.
Un double album indispensable.
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le 16 février 2017
Je ferai un commentaire sur la 5 eme que je préfère à toutes. C'est magnifique jusqu'à la coda du dernier mouvement . Là, à mon goût les timbales ne sont pas assez percutantes, un peu trop effacées et le frisson n'y est pas totalement.
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le 3 janvier 2016
Version historique de l'interprétation des symphonies 4, 5 et 6 de Tchaïkovsky. Je recommande ce CD qu'il faut avoir absolument dans sa discothèque.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 5 décembre 2014
La toute première fois que j'ai posé ce disque (le vinyle d'origine...) sur ma platine ( 45 ans déjà...!) j'ai failli appeler les pompiers ,car une telle incandescence ,une telle brillance ,une telle chaleur ,une telle incroyable beauté de son m'ont presque effrayé...depuis qui a fait mieux? ,personne bien sûr,car c'est tout simplement impossible...! Mravinsky était tout simplement un génie;...et à l'écoute de sa "pathétique"qui prétendra le contraire...?
Le son de cet orchestre est proprement inouï...écoutez donc ce pupitre de contrebasses d'outre-tombe,.ce pupitre de trompettes triomphantes ,ce pupitre de violons "Oistrakhien",ce pupitre ...et puis cet autre pupitre...on n'en finirait pas d'énumérer les qualités proprement instrumentales de la Philharmonie de Leningrad ....mais au delà de tous çà c'est la musique de Tchaikovsky qui est transcendée comme jamais .... il m'a depuis été totalement impossible d'écouter une autre version de ces 3 merveilleuses symphonies sans me dire que ce n'était pas juste "un enregistrement de plus" y compris Karajan qui pourtant....
Ce CD est tout simplement le CD à emporter sur une île déserte( si l'on choisie Tchaikovsky pour nous y accompagner....) il y aurait plus mauvais choix....!
Le must du must du must ......
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le 21 juillet 2012
Une interprétation vive et pleine d'inventivité! Un vrai régal! Dommage que la 5° soit séparée en 2 (mvts 1&2 sur le cd 1 et 3&4 sur le 2°).
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le 20 août 2011
En complément des analyses précédentes qui rendent un hommage mérité à cette interprétation, on doit souligner également l'extraordinaire travail des techniciens du son de l'époque (l'enregistrement date d'il y a un demi siècle...), qui permet de se retrouver si proche de chaque instrument qu'on s'imagine à la place du Maître.
C'est une option assez osée, car les sensations physiques ainsi ressenties me semblent un peu éloignées de ce que l'on peut constater en concert. Mais cela ajoute à l'intensité, la virulence, la douceur des différents moments.
Seul un matériel de haut niveau et une pièce de dimensions suffisante pourront permettre de rendre à l'ensemble sa vraie nature.
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Le légendaire enregistrement d'Evgeny Mravinski n'a jamais quitté le catalogue (vinyle et CD) depuis 1961

La 4ème symphonie s'ouvre sur une fanfare ébouriffante, une charge de cosaques. Comme pour la 5ème de Beethoven, "le destin frappe à la porte". Fidèle à son image d'autoritariste, Mravinsky nous l'assène dans une perspective inexorable. Pour Mravisnky l'homme russe sait faire face à un destin qui ne peut jamais être un long fleuve tranquille. Comme dans les ouvertures dramatiques, Roméo et Juliette ou Francesca da Rimini, les thèmes s'entrechoquent dans des méandres aventureux. La clarté de la mise en place symphonique est d'une exemplarité qui explique le succès jamais démenti de cette trilogie discographique. Le discours est viril et contrasté, les instrumentistes se relaient comme autant de solistes de concertos. Mravinski exalte la quintessence de l'âme russe, l'extériorisation excessive des sentiments que l'on retrouve sur les visages des films d'Eisenstein. Jamais une seconde d'ennui ou le moindre sentiment de répétition ne vient ternir ce long mouvement d'une précision orchestrale idéale.

Toujours dans cette 4ème symphonie, dans l'andantino, l'étrange et féérique dialogue des bois et flûtes, tellement articulé sous la baguette du chef, nous rappelle à quel point Tchaïkovski est un orchestrateur de génie. Tendre, nostalgique, mélancolie des steppes et de la forêt, à chacun de construire ses images, la palette du maître propose toutes les couleurs possibles.

Mravinsky fait preuve d'une verve amusée voire survoltée tant dans le Scherzo en pizicatti que dans la fête débridée du final. Impossible de cravacher un orchestre avec plus d'énergie pour chasser toute angoisse, mais attention, le thème initial scandé par une fanfare toujours aussi offensive s'interpose... sans grand succès.

Dans la 5ème symphonie, on retrouve bien entendu ces tensions dramatiques, les affres exacerbés qui hantaient l'âme du compositeur russe. Les premières mesures, sombres, avec leur thème accablé à la clarinette renvoient à l'évidence au fatum (destin), esprit qui structure les trois symphonies. Ce mouvement ne retrouve pas la douleur habituellement rencontrée sous la baguette de Mravinsky. Une fois de plus le chef énergique s'introduit dans la musique, dresse un auto-portait de son énergie, de son souci de perfection en sculptant avec détermination le phrasé. C'est passionnant à chaque mesure, car passionnée et sans aucune dérive vers un misérabilisme désuet.

Dans l'andante cantabile, Mravinsky impose un léger vibrato au cor solo qui avec la reprise de la clarinette et du hautbois attenue le climat lugubre de la mélodie au bénéfice d'une complainte plus aérienne. Le tempo assez rapide évite une fois de plus tout épanchement dans ce mouvement qui semble parfois trop développé. Le flot musical insouciant et méditatif nous entraîne dans la lignée de ses chants russes, orthodoxes ou non, et de leur touchante ferveur. Dans la valse, la fluidité des cordes apporte enfin la lumière espérée. Dans le final Andante ' Allegro ' Presto, Mravisnky joue la carte de la furie, de la danse, s'oppose au destin. Martial, souverain, le chef a vaincu. Magnifique et fort, sans la moindre lourdeur, point faible de maintes interprétations de ce mouvement.

Dans l'ultime 6ème symphonie dite "Pathétique", je ne vais pas me répéter. Il faudrait une chronique pour elle seule, et d'ailleurs pourquoi ? Dans ce chant du cygne, on retrouve dans la douloureuse exposition la présence d'un destin aussi terrible qu'omniprésent. Et justement, Mravinsky évite le pathétisme suggéré par le sous-titre. Sa direction reste carrée, puissante, sans la langueur que certain attribue trop promptement aux musiques slaves. La valse qui sert de second mouvement n'a jamais si bien mérité son tempo Allegro con grazia. Dans le célèbre adagio final, Mravinsky-Tchaikovsky livrent enfin leurs sombres pensées. Loin des effusions grandiloquentes, le chef russe maintient une douloureuse sobriété qui nous étreint. Certes, la violence dans le refus de l'inexorable est bien là, mais dans une pudique intériorité.

C'est cela l'univers de Mravinski, tout sauf un Tchaïkovski larmoyant, mais un trait incisif, un rubato musclé, une intensité déraisonnable des climats et des sentiments. Aucun chef occidental n'a su, à ma connaissance, déchaîner un torrent symphonique aussi décoiffant dans cette musique. Ce qui n'empêche pas de belles interprétations romantiques ou romanesques d'exister avec des orchestres également superlatifs (Ormandy, Mutti, Karajan...).
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