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Bien qu'Arthur Rubinstein connaissait l'ensemble des trente-deux Sonates de Beethoven, seules quelques unes apparaissaient dans ses concerts, et il n'enregistra que sept d'entre elles, certes à plusieurs reprises pour les plus célèbres : trois fois la « Pathétique », deux fois « Les Adieux », mais une seule fois la « Mondschein ».

Ce SACD réédite des gravures réalisées en 1962-63, également reparues dans le volume 56 de cette collection.
On appréciera particulièrement l'interprétation ensorcelante du célèbre Adagio de la « Clair de Lune », dont le pianiste polonais déchaîne ensuite le finale « presto agitato ».
Ou encore la dramaturgie croissante imposée au Allegro assai de « L'Appassionata », que ses phrasés étoffent par une dialectique quasiment orchestrale.
A tout instant s'anime un art de conter tendrement (la narration du Allegro molto Op. 13 est une merveille...), de varier l'éclairage sans rompre le fil d'un discours subtilement sensible au texte.

Même à ne considérer que les témoignages gravés par les plus éminents artistes, la discographie de ces quatre oeuvres est abondante.
Quand tant de pianistes semblent réciter un discours trop bien appris, le style beethovénien de Rubinstein garantit des perspectives renouvelées à chaque écoute.
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Il existe de nombreuses versions de ces sonates et vouloir les classer serait prétentieux. Je dirai seulement que je tiens Rubinstein comme l'un de ceux qui rende le mieux la luminosité et la dimension orchestrale de l'instrumentation de ces sonates pour piano.

Rubinstein joue d'une manière qui parait évidente tant elle est naturelle.
Je dois aussi dire qu'il est très bien servi par une prise de son chaleureuse qui parait elle aussi naturelle.

Décidemment, quand il sert une bonne prise de son des années analogiques, le SACD en magnifie les qualités.
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le 28 juin 2011
Il s'agit d'une partie de l'intégrale des sonates pour piano de Beethoven. L'enregistrement est excellent, le multicanal peut sembler superflu mais apportera plus de présence au son du piano.
Le ton général est assez analytique aussi bien dans la prise de son que dans l'interprétation de l'artiste, très détaillée, mais qui m'a presque parfois paru un peu rigide. J'ai pu comparer avec un autre enregistrement de la sonate n°24, par Igor Tchetuev aussi en SACD multicanal mais sur un piano différent (Fazioli vs Steinway pour Koddama). Ma préférence va à l'interprétation de l'artiste russe, plus fluide, plus enlevée avec une prise de son qui parait un peu plus distante et une sonorité du piano plus douce et moins agressive.
Pour conclure, c'est un excellent enregistrement, je luis donnerais 5 etoiles sur le son, mais ce n'est pas mon interprétation favorite donc seulement 4 étoiles au final, par contre je le recommande à ceux qui favorisent une approche analytique de la musique.
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