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le 22 mars 2010
Cet enregistrement du Winterreise nous invite à laisser de côté tous nos préjugés sur l'oeuvre.
C'est entendu, ce cycle est traditionnellement une affaire d'hommes, et, bien qu'écrit originellement pour ténor, les voix de baryton s'y sont taillé la part du lion, le désespoir sans rémission de la musique appelant nécessairement une voix grave, celle de Hans Hotter dominant à mon sens la discographie.
Les voix de femme s'y sont donc faites rares et le plus souvent s'agissait-il de voix de mezzo (Fassbänder, Ludwig) voire de contralto (Stutzman).
C'est donc peu dire que l'on n'attendait pas une voix de soprano et encore moins de colorature comme Christine Schäfer.
Ceux qui sont par principe réfractaires à une voix de femme dans Winterreise crieront donc au sacrilège ; et bien ils auront tort, car ce que l'on entend est véritablement stupéfiant, c'est une véritable redécouverte de l'oeuvre que l'on croirait entendre pour la première fois.
Dans ce répertoire comme dans tous ceux qu'elle aborde, Christine Schäfer se démarque de toute forme de routine et impose sa vision singulière. Artiste intransigeante qui ne fait aucune concession à la facilité ni dans le choix des oeuvres ni dans l'interprétation, la soprano allemande transfigure tout ce qu'elle touche.
Son interprétation de Winterreise est sans doute la plus ascétique, la plus nue que l'on puisse imaginer, et une écoute superficielle pourrait nous faire croire à une approche froide et désincarnée (d'autant que le tempo est assez rapide) ; or il n'en est rien, cette froideur apparente traduit idéalement le désespoir et la lassitude qui habitent le narrateur. C'est une vision glacée dans le meilleur sens du terme que nous propose C.Schäfer, glacée comme les paysages d'hiver et les étendues neigeuses dans lesquelles erre le Wanderer.
Avec des moyens radicalement opposés, Christine Schäfer rejoint Hans Hotter sur les sommets de la poésie schubertienne et elle partage avec lui ce refus de tout artifice, de toute sollicitation du texte.
La voix de Christine Schäfer, tendue comme un arc, vous transperce irrémédiablement l'âme, autant dire tout de suite que l'on ne ressort pas indemne d'un tel voyage même si l'on est bien décidé à le refaire.
Il faut enfin souligner la performance exceptionnelle d'Eric Schneider au piano qui se hisse au niveau de sa partenaire ce qui n'est pas peu dire.
Pour conclure, je déconseillerai tout de même de découvrir l'oeuvre par cette version qui reste marginale dans la discographie bien que totalement fascinante. Mais après avoir appris Winterreise avec Hans Hotter, précipitez-vous sur cette merveille.
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Pourtant maintes fois arpentés, les paysages hivernaux dépeints par Schubert ne cessent de nous surprendre. Privilège des voix masculines, si par le passé de célèbres tessitures féminines ont contribué à la consécration de ce cycle de lieder, aucune ne s'était aventurée aussi loin que Christine Schäefer. Pour son premier Winterreise, la soprano allemande affiche, d'emblée, un style très personnel. Sitôt le disque avalé, les premières mesures de Gute Nacht nous signifient que nous ne sommes pas là pour flâner. Avec elle, le pas est rapide comme il ne l'a jamais été. De plus, le ton est aussitôt donné : elle n'a pas l'intention de verser dans la compassion mais davantage dans la pudicité. Plus témoin que victime, si elle a bien assimilé la douleur contenue dans les poèmes de Wilhem Müller, son chant la dilue dans une sorte d'insouciance, voire même de candeur, mais sans pour autant renoncer à une extraordinaire virtuosité expressive. Rien ne manque, mais malgré cela, tout est différent. Bien évidemment, un tel choix d'interprétation représente un risque énorme et ne peut se concevoir sans une indéfectible caution pianistique. En cela, Eric Schneider est d'une incroyable efficacité. Sa qualité d'artiste perspicace lui autorise quelques latitudes qui vont totalement dans le sens choisi par sa partenaire et qui intègrent malgré tout l'esprit du compositeur. Cet équilibre se retrouve aussi dans l'enregistrement. Réalisé à Berlin, dans l'excellente acoustique du Studio Teldex, la finesse et l'agilité du matériau vocal sont particulièrement bien rendues. Le piano est de bonne proportion et disposé comme il faut. Aussi, jamais ce « Voyage d'hiver » ne devra être considéré comme « une version de plus » du chef-d'aeuvre de Schubert, mais bien comme un apport essentiel à sa connaissance. Un travail fascinant et éminemment respectable.
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Ceux qui voient le Voyage d''Hiver comme une confession qui appelle une voix masculine et de préférence ténébreuse (dans le genre, j''ai une affection spéciale pour Dietrich Fischer-Dieskau dans un vieil enregistrement avec Hertha Klust particulièrement lugubre) accepteront difficilement que Christine Schäfer chante le cycle de sa voix diaphane qui semble faite pour Mozart et pour la musique contemporaine. Pourtant il faut entendre comment, au moyen de celle-ci, elle suggère lied après lied le détachement de ceux qui n''espèrent plus. Ce disque est infectieux : il donne presque physiquement la sensation de l''hiver et du froid, la vision des matins blafards, des ciels bas et des horizons vides. Soutenue par un piano peu amène, la chanteuse nous donne un de ses disques les plus personnels, un disque pur et tranchant, un témoignage qui émeut sans solliciter jamais l''émotion.
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le 13 juin 2012
Je n'aime guère cette voix trop acide : cette acidité ne saurait être assimilée à une forme nouvelle d'expressivité. Je fais l'hypothèse qu'il y a une part de provocation dans cet enregistrement. Il y a peu de versions féminines de ce cycle, mais celle-ci ne me convainc guère ; je préfère et de loin Brigitte Fassbaender avec Aribert Riemann.
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