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le 14 octobre 2010
"Umberto D" est un des films majeur du néo-réalisme italien.
C'était le film préféré de son auteur, une œuvre très personnel, dédié à son père Umberto De Sica.

C'est le récit d'un vieillard humble livré à lui-même dans la société italienne de l'après guerre. Sa retraite insuffisante ne lui permet pas de sans sortir. Mais malgré tout ce qu'il lui arrive, il fait tout pour garder sa dignité. Il a pour seul et unique famille son chien.

Une oeuvre bouleversante et émouvante, d'une justesse et d'une pudeur incroyable.

"La plus grande réussite de De Sica" selon Martin Scorsese
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Un film que Vittorio de Sica dédia à son père, petit employé de banque qui faisait aussi dans l'assurance pour faire bouillir la marmite familiale.
"Umberto D."(1952) : drôle de titre, un prénom et une simple initiale, dans un pays où l'on se présente généralement par le patronyme avant le prénom (exemple : "Commeli Aldo, piacere!") contrairement à la France. C'est dire à quel point notre Umberto Domenico Ferrari, pour citer son état civil au complet, sera déshumanisé par la société qui l'entoure.
Il y a des films noirs : celui-ci est du plus beau gris. Un scénario du grand Cesare Zavattini, une réalisation au cordeau, une mise en scène sans gras, une interprétation toute en pudeur.
Le début est trompeur qui ferait croire à une solidarité collective : une manif de retraités comme étonnés de leur propre audace et traités comme des gamins par des flics qui pourraient être leurs petits enfants. Désormais ce sera chacun pour soi et Dieu pour personne. L'église n'est ici qu'un lieu devant lequel on mendie et un hôpital aux allures médiévales n'accordant un bref asile qu'au prix de prières qui ne sont pas sincères.
Le héros de cette "histoire simple" : un pauvre vieux et son bâtard de chien. Costume-cravate, chapeau sombre, valise en carton : une figure chaplinesque jusqu'au gag de la main enfin tendue pour quémander une aumône et que l'on retourne soudain, paume vers le haut, histoire de vérifier si par hasard il ne se mettrait pas à pleuvoir du côté du Panthéon...Une vie modeste et digne réduite aux dimensions d'une maigre pension (que l'on touche chaque fin du mois) et d'une pension (dite de famille) où l'on survit en butte à l'hostilité de la propriétaire. Une logeuse garce et peu de vache, un peu maquerelle aussi, qui rentabilise au maximum l'occupation des piaules de son garni avec des couples en journée louant à l'heure. La bonniche est enceinte, en cachette de sa redoutable patronne en quête d'embourgeoisement. Une petite bonne au coeur d'or et si peu farouche que deux militaires de la caserne proche peuvent en témoigner.
Tous les personnages secondaires ou presque sont enfermés dans leur égoïsme et leurs intérêts personnels. Ils n'ont rien à se dire quand ils se croisent, image terrible d'une société cruelle (combines, débrouille, marchandage) où l'on gaze les chiens en cage et laisse les petits vieux crever de faim à petit feu. L'issue? le suicide--mort choisie. La fin du film frôle cette provocation ultime avant d'y renoncer dans un bruit assourdissant. Jusqu'à quand?
Il n'est pas donc pas étonnant que cet "Umberto D." fut un fiasco. L'Italie d'alors n'eut pas envie de voir ce portrait peu flatteur, reflet d'une après-guerre difficile. Echec public et scandale politique, cette oeuvre admirable fut à la fois critiquée par les communistes et vilipendée par Giulio Andreotti, ministre démocrate-chrétien, grenouille de bénitier en odeur de mafia, qui se fendit même d'une tribune dans la presse pour dénoncer "un étalage de linge sale" ("Basta con i panni sporchi").
De Sica se refit ensuite une santé financière avec des comédies plus populaires, mais toujours de qualité, renonçant au pessimisme radical tel que montré ici ou imaginé pour la fin originelle de son film précédent, "Miracle à Milan"(Grand prix à Cannes en 51). Cette fable aurait en effet dû s'achever sur l'envol des réprouvés faisant le tour de la terre sans trouver nulle part de refuge. No future...
Après la série des "Pain, amour etc", de Sica revint à des oeuvres plus ambitieuses avec "La Ciociara" (1960, d'après Moravia) qui rapporta un oscar Oscar à Sophia Loren dans un de ses plus grands rôles.
Acteur d'un seul film, lui, le sobre Carlo Battisti était un intellectuel, universitaire et professeur de linguistique à Florence. Décédé à l'âge de 95 ans en 1977, il a lui-même réalisé un documentaire et écrit un livre sur son unique expérience devant la caméra. Il a de faux airs de Viktor Sjöström dans "Les Fraises sauvages", merveilleux film de Bergman (1958).
NB : en bonus de cette édition de qualité (comme toujours chez Carlotta), un passionnant docu québecois de 58 minutes en noir et blanc (G.Dufeaux et C.Perron, 1967) sur l'histoire du néoréalisme. Il donne, et c'est exceptionnel ! longuement la parole à Rossellini, Castellani, Amidei, Zavattini, de Sica, Moravia, Rosi, Bellocchio ou Antonioni,etc. Tous s'expriment dans un excellent français. A noter que l'acteur Franco Interlenghi, jeune protagoniste de "Sciuscia", est incrusté "Franco Interligni". Nobody is perfect.
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le 27 mars 2012
ce film est un chef d oeuvre ! j ai adore...l humanité la tendresse dite d une manière exceptionnellement belle,discrète.. touchantes...les images les plans parfaitement penses...une pure merveille...a voir et revoir sans modération!
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le 18 novembre 2015
Pas d'issue pour Umberto dans ce film sur la vieillesse. Il est entraîné vers un destin tragique, c'est du néo-réalisme pour la restitution de la misère de l'Italie d'après seconde guerre mondiale et le parcours du personnage est celui d'un héros ou anti-héros quasi impuissant à se relever contre sa destinée, le rapport à l'antiquité étant présent dans certains décors romains. Si la société, ses anciens amis aussi, sont un mur contre lequel il se heurte, il est rejeté car il est seul, pauvre et vieux, mais la seule personne qui lui offre un peu de compassion est tout aussi à plaindre que lui: c'est la jeune bonne qui s'occupe du ménage dans la pension où il vit, enceinte contre son gré. Vision exagérée peut-être, mais destinée à la ligne de force implacable, renforcée par une direction d'acteur pudique et touchante (on pense à Chaplin) ainsi que par des images d'une grande plasticité tout en restant sobres et dignes. Un mélo, mais quel mélo!
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le 20 novembre 2011
Pour les amateurs de cinéma néoréaliste italien, c'est le film idéal, malgré un côté mélo qui a parfois du mal à passer... Préparez vos mouchoirs !
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