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"Gueule d'amour", Jean Grémillon, NB, 1937, bonne copie

A première vue, rien de bien original dans ce scénario, l'histoire, éculée, du séducteur rattrapée par l'amour, du bourreau des coeurs dévoré par une "vamp"... mais petit à petit, on s'aperçoit que le réalisateur et scénariste, sans sortir du cadre du mélodrame, a approfondi ses personnages et enrichi cette intrigue de roman de gare.

A Orange, Lucien Bourache (difficile de trouver nom plus populo, et moins romantique, que celui-là!), dans son bel uniforme de sous-officier des Spahis, traîne tous les coeurs après soi: ces dames l'appellent "Gueule d'amour"! ... Si Jean Gabin -dont c'est à nouveau un des grands rôles d'avant-guerre- a la gueule de tout ce qu'on veut, gueule d'ouvrier ou de tueur, gueule de truand ou de maquignon, gueule de cheminot ou de cul-terreux, l'idée qu'on puisse l'appeler "Gueule d'amour" fait sourire. Et ce rôle de mâle harcelé par les femmes, par l'insistance de leurs regards, est assez cocasse, aussi... Toujours est-il que ce séducteur l'est malgré lui; aucun cynisme, aucun calcul, rien de Don Juan, moins encore de Valmont, dans ce Casanova de ville de garnison, un brave type qui se laisse aimer, sans trop savoir pourquoi cela lui arrive à lui plutôt qu'à un autre: il plaît, il en a l'habitude... il en a aussi la lassitude. "Tout ça ne vaut pas un bon copain" dit-il à son ami René. En un mot, un coeur simple, un coeur à prendre, et qui sera pris, et bien pris, dans toute sa simplicité, par une demi-mondaine, à la morale élastique, comme son emploi l'exige, une Manon, qui s'entend bien à concilier, sans les mélanger, le matériel et le sentimental.
Et Lucien qui se heurte au vrai monde où l'on pèse et calcule, où l'on partage, où les principes, les idéaux, n'ont pas cours, et qui s'y brise! Sa passion immature peut faire sourire... Difficile d'aimer comme un fou, sans aimer comme un sot.
Pourtant Madeleine, toute pourrie qu'elle soit, ne peut se passer de la bouffée d'air pure, de la franche virilité que représente Lucien. Elle l'a chassé quand il est devenu trop exigeant, mais débarrassée de lui, elle le recherche. Et elle aura le grand tort pour le retrouver de se servir de René qui, bien entendu, succombera au charme de la belle...
Qu'elle l'ait détruit, Lucien peut encore l'accepter, mais qu'elle touche ce qui seul lui reste d'intact, son ami... et qu'elle s'en gausse! Non!

Dans sa vie la passion, c'était elle, Madeleine, mais l'amour, c'est lui, René, cet amour sans le désir, sans possession, qu'on appelle l'amitié, mais surtout sans inégalité, sans ce déséquilibre entre qui aime et qui se laisse aimer, qui fait que tous les couples boitent... ou trébuchent.
La scène finale, à la gare, où les deux amis hébétés de douleur, accrochés l'un à l'autre, doivent se séparer, et ne le peuvent, est une des plus fortes images d'amour au masculin que l'on puisse voir; et il est beau que le réalisateur termine sur cet adieu... sur cette affection sans tache.

Inutile de s'appesantir sur le style, tout de raffinement,de Jean Grémillon, sa manière d'alterner naturalisme et esthétisme, tout cela dans un éclairage des plus subtils, d'opposer le monde simple et franc, popu, de Lucien à celui sordide et raffiné, bourgeois, de Madeleine, -bien illustré par un maître d'hôtel à la politesse condescendante (excellent Jean Aymé), et par la mère de Madeleine (la petite Marguerite Deval, boulotte et agitée)-, avec les plans, les scènes qui n'ont pas d'intérêt narratif mais brossent de vrais tableaux, comme les deux saisonniers jouant de l'harmonica dans le caboulot de Lucien, ou le long travelling sur le comptoir du "Café Cailloux", qui sert de prélude au film, et qui est une des plus belles "natures mortes" du cinéma...
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le 19 mai 2012
Le film est très bon, Gabin excellent comme d'habitude mais c'est surtout la qualité de l'image qui m'a bluffé; pour un film de 1937 l'image est étonnamment bonne. Donc achetez le sans crainte!
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le 30 septembre 2010
"Gueule d'Amour" est un film français (Drame/Romance/Guerre) de Jean Grémillon (1937-1h30)
Scénario : André Beucler (d'après son roman) et Charles Spaak (dialogues).
Photo : Gunther Rittau / Musique : Lothar Bruhne

avec : Jean Gabin (Lucien Bourrache dit 'Gueule d'Amour'), Mireille Balin (Madeleine), Pierre Etchepare (Le patron de l'hôtel), Henri Poupon (Monsieur Cailloux), Jean Aymé (Le valet de chambre), René Lefèvre (René Dauphin, l'ami de Lucien), Pierre Magnier (Le commandant), Marguerite Deval (Madame Courtois)...

L'Histoire : Un sous officier de spahi affole tous les coeurs de sa ville de garnison, on le surnomme "Gueule d`amour". Il se rend à Nice pour toucher un héritage. Il va s'amouracher de Madeleine, une demi-mondaine, qui en fait son souffre-douleur et lui perd, au jeu, l`argent qu`il avait touché en héritage. Elle va le mener par le bout du nez jusqu'à faire de lui un pantin. . .

Jean Grémillon (1901-1959), le réalisateur, était avant tout un artiste musicien. Egalement auteur et compositeur, directeur photo, scénariste, monteur, il n'a pas eu la carrière qui aurait du être la sienne. Pas mal de ses films, surtout pour la période 1923 à 1935, ont été plus ou moins mal servis par ses producteurs. Sans doute était-il trop gentil pour s'imposer dans le monde du cinéma. 46 films en 35 ans de carrière, mais aucun ne s'est véritablement imposé. Deux se distinguent plus particulièrement des autres, outre "Gueule d'Amour" : "Remorques" (1939) avec Jean Gabin et Michèle Morgan , puis "L'étrange Madame X" (1951) également avec Michèle Morgan. Jean Grémillon, réalisateur particulièrement malchanceux, s'arrêtera de tourner en 1958.

Dans "Gueule d'amour", Jean Gabin incarne avec efficacité un sous-officier de Spahi qui était avant la guerre de 1939-1945, un régiment de cavalerie très prisé, en raison du panache de l'uniforme particulièrement seyant et valorisant. Les années 30 furent pour Jean, la période faste de sa carrière : 1935 "La bandera - Inclus 1 Livret" , 1936 "La belle équipe" et "Les bas-fonds" , 1937 "Pépé le Moko" et "La grande illusion" , 1938 "Le quai des brumes" et "La bête humaine" , 1939 "Le Jour se lève" etc. . .

Mireille Balin (1909-1968), grande vedette de cette époque est aujourd'hui oubliée. Tombée dans la misère, elle fût prise en charge, à la fin de sa vie, par l'association "La fin du jour" qui prend en charge les vieux comédiens sans le sou. Elle est parfaite dans ce rôle de garce de mauvaise vie. Quant à l'autre compère, René Lefèvre (1898-1991) qui joue René Dauphin, l'ami de Lucien, c'était un habitué du cinéma de cette époque.

Conclusion : Un bon film d'époque devenu, au fil des ans, un classique parmi les films de Jean Gabin. Ce n'est ni le meilleur, ni le moins bon mais, pour tous ceux qui aiment Gabin il fait partie des indispensables.
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Comme beaucoup de classiques du cinéma français de cette période, Gueule d'amour réussit à rendre l'atmosphère de la France de son époque.

Le film aborde à merveille les thèmes de la fatalité et de la barrière entre les différentes classes sociales à travers deux personnages dont Grémillon va étudier les caractères en profondeur :

D'une part un sous-off de spahis avec sa "belle gueule" (d'où son surnom qui donne au film son titre) et son uniforme chamarré, séducteur naïf, simple et fruste, parfaitement incarné par un Jean Gabin qui arrive à rendre son personnage très émouvant

Et d'autre part celui d'une femme fatale complexe, loin d'être totalement dénuée de sentiments et de remords, tout aussi parfaitement incarnée par la très séduisante Mireille Balin.

Lui, charismatique et excellent dans l'émotion et la sensibilité (Gabin est et restera un mythe car il a su être tout le monde et jouer sur toutes la palette des sentiments rencontrés dans la vie d'un homme) , elle, belle, cynique, vénéneuse mais déchirante parce que consciente de la vacuité désespérée de son existence, qu'elle tente de combler par une aventure qu'elle sait sans issue.

La consistance des personnages secondaires n'en est pas pour autant négligée, à l'exemple du bon copain interprété par René Lefèvre. Le scénario et les dialogues sont brillamment écrits par Charles Spaak et la réalisation de l'injustement méconnu Jean Gremillon souvent inspirée, fait notamment une très bonne utilisation des extérieurs. Les dernières minutes, tout en étant crédibles, sont très étonnantes.

Un grand film.
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le 14 avril 2011
Jean Gabin, un jeune homme qui plait particulièrement
aux femmes, tombe amoureux d'une jeune fille (Mireille Balin).
Mais la fille en question est une intrigante...
Ce film d'amour est aussi un drame très réussi.
DVD à acheter.
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le 23 octobre 2011
Pour les amateurs de ce genre de film on ne regrette pas son achat, c'est du grand gabin.
C'est vieux film ne perde pas de leur cachet
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