undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles
45
4,3 sur 5 étoiles
Format: CD|Modifier
Prix:13,99 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

La meilleure manière de découvrir Pet Sounds est de l'écouter assis sur le plongeoir d'une piscine car vous allez tomber de très haut! En effet la réputation de meilleur album de pop musique qu'il traîne risque de vous rendre perplexe à la première écoute... N'hésitez pas à l'acheter, c'est un chef-d'oeuvre, mais n'attendez pas un résultat immédiat, Pet Sounds est une drogue douce à très forte accoutumance, et plus on l'écoute plus la dépendance se fait sentir.

Le premier accro célèbre fut Paul McCartney: les superbes lignes de basse de "Penny Lane" ou de "With a little help from my friends" entre autres viennent prendre source ici. Et même si "Rubber Soul" ébranla Brian Wilson et si "Sergent Pepper" lui donna le coup de grâce, Pet Sounds reste stratosphériquement supérieur à n'importe quel album des Beatles (c'est un fan hardcore des Fab Four qui parle).

Contrairement à la pochette où l'on voit les Beach Boys papouillant des chèvres, Brian Wilson s'est entouré de requins de studio pour peaufiner son grand oeuvre (paradoxal pour un garçon de plage!). Depuis déjà quelques albums les autres membres des Beach Boys n'officiaient plus en tant qu'instrumentistes mais seulement comme vocalistes (de luxe). Les arrangements sont tous ici sublimes, mais peuvent paraître datés lors d'une première écoute: pas de guitare agressive, peu de batterie, plutôt des percussions très raffinées dont le sacro-saint tambourin, des timbales très réverbérées, du clavecin, de l'orgue d'église ("That's not me"), de la harpe (intro de "Wouldn't it be nice"), des cordes ou des cuivres et des vents à contre-emploi. Par contre la basse est omni-présente (les parties de basse sont assurées par la talentueuse Carole Kaye, rare exemple de requin de studio féminin). Avec le temps, le son de Pet Sounds reste intemporel, alors que "Sergent Pepper" garde une connotation "Summer of love" ou "Flower power" très forte.

"Wouldn't it be nice" est le seul morceau de l'album réellement connu en France grâce à une pub pour une eau minérale Haut-savoyarde. Son rythme, son entrain, sont un peu l'arbre qui cache la forêt. Pet Sounds est plutôt une ode désabusée et nostalgique à l'enfance et tous les bruits familiers dont on se rappelle une fois grandis.

"God only knows" est pour moi la plus belle chanson qui soit (au niveau de la composition surtout, quoique l'interprêtation de Carl Wilson soit tout aussi sublime). L'intro au cor, certains accords évitant la tierce hésitant entre le mode majeur et mineur provoquant un flottement divin, ces harmonies dont même Bach n'aurait pas eu à rougir font de ce morceau le joyau central de cet écrin qu'est Pet Sounds.

Mais le reste n'est pas du mou pour le chat: " Caroline no" morceau préféré de Brian dans l'album, sublime chant en falsetto de Brian, mélodie accrochée aux étoiles, rythme lancinant comme une histoire d'amour qui ne veut pas finir... A noter que le titre original était "Carole I Know", mais qu'une erreur d'interprêtation et d'impression a passé à la postérité ce titre incongru. "Don't talk" pourrait s'écouter juste pour la musique,orgue intimiste, arrangements de cordes qui ont très certainement influencé le "She's leaving Home" des Beatles, mais ce serait se priver de la divine interprêtation de brian (les paroles sont pas mal non plus!).

Seul la marinade qu'est "Sloop John B." détonne un peu et l'instrumental "Let's go away for a While" dans sa classieuse classicité aurait put prétendre au titre de meilleure bande-son pour un James Bond. Tout le reste est du même tonneau. Même si le talent de Brian ici eclipse tout, il faut reconnaitre que les autres garçons de la plage n'ont ici jamais aussi bien chanté.

Pet Sounds est un peu comme une grande course en montagne, un peu de découragement à mi-chemin, on manque d'oxygène devant tant de majesté, il faut un peu trimer pour arriver au sommet (cramponnez-vous!), mais arrivé en haut la vue est sublime: c'est beau! Mais c'est triste, il faut redescendre...
33 commentaires| 17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Bon, Pet Sounds est un chef d'oeuvre, on ne va pas revenir là-dessus : mélodies, arrangements, qualités vocales... Rien que du bon.
Le disque, enregistré en mono à l'origine, pouvait laisser sceptique sur le bien-fondé d'une remasterisation en 5.1. Le résultat est enthousiasmant. Il faut dire que Brian Wilson a tout supervisé et que le maître d'oeuvre est Mark Linett, ingénieur du son et ami de Wilson de longue date et qui avait déjà supervisé les rééditions précédentes. Le parti pris est de "spatialiser" au mieux le son : englober l'auditeur et lui permettre une écoute plus précise où tous les détails sont prèsents en parfaite harmonie. On notera le choix judicieux de n'avoir pratiquement pas utilisé la voie centrale, qui se justifie par le mono d'origine : c'est une voie fantôme, dont le rendu est assuré par l'équilibre des voies gauche et droite (ça permet aussi de vérifier que votre install est bien configurée).
De plus, la présentation est très soignée, très agréable : les plages défilent au choix avec les textes ou la fiche technique, extrêmement fouillée (c'est un vrai travail de documentation et de recherche qui a été fait là !). Le livret est très complet (28 pages de photos, de notes, d'explications !). L'édition propose de nombreux bonus vidéo et photos, et en plus des tracks supplémentaires -comme des mix a cappella - tout à fait réjouissantes sur la genèse de certaines chanson (dont évidemment, le coffret The Pet Sounds Sessions offre un panorama plus complet) . Bref, vous saurez tous sur la genèse, la conception et la réalisation de ce chef d'oeuvre.
Le collectionneur, le fan comme le simple amateur seront comblés !
11 commentaire| 23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 janvier 2005
Il est bien évident qu'une réputation de meilleur disque pop de tous les temps ne s'usurpe pas... On aurait pu lui préférer « Sgt. Pepper's Lonely hearts club band » des Beatles, mais il s'avère que ce dernier a quelques difficultés à traverser les décennies intact ; « Pet Sounds » ne peut désormais plus souffrir que la comparaison avec son petit-frère ressuscité récemment, j'ai nommé « Smile ».
Cet album magnifique, il faut bien l'avouer n'est pas forcément très accessible. Une écoute ne peut suffire pour que s'étale à vos oreilles toute sa richesse latente. Et c'est peut-être pour cela que l'album est intemporel : de « Wouldn't it be nice » jusqu'à « Caroline No », « Pet Sounds » est bâti dans la fragilité, dans la perfection approchée jusqu'au bord du point de rupture, et ce sur tous les aspects de l'œuvre. Il n'y a pas vraiment un chant, mais plutôt une recherche harmonique autour de la voix « principale » de Brian Wilson qui s'approche du chant des anges ; il en est de même pour les mélodies dont la finesse et l'achèvement ont de quoi effondrer n'importe quel artiste moderne.
À l'écoute de « God only knows », de « Here today » ou de « That's not me » : une vérité éclate : le génie des Beach Boys a été injustement sous-estimé, et continue de l'être. « Pet Sounds » est une perle qui étonnera encore les robots en 2100, soyez-en sûrs !
0Commentaire| 29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 avril 2011
Les Beach boys rivalisent avec les Beatles, pour un temps avec le hit suivant Good vibrations ils les dépasseront même au Royaume Uni.
Brian Wilson compose, Mike Love écrit souvent les paroles (pas pour ce Pet sounds) et tous chantent, les deux autres frères et l'ami Alan Jardine, Mike est le cousin.
Brian le surdoué, quittant la scène pour se concentrer sur la composition et la production progresse comme tout artiste - c'en est un pour le génie et le caractère - des prémisses de Pet sounds sur les excellents Today et Summer days et summer nights.
Enfin le grand oeuvre arrive : des mélodies, des textes sensibles, des arrangements sophistiqués, au delà du rock, de la pop, de nombreux musiciens de studio et la "famille" aux vocaux : magnifique !.
Album ici en mono, puis en stéréo (je préfère, à conseiller au casque sur une chaine Hi-Fi) et le DVD, tout ceci à prix modique : le génie pop à portée de main et de bourse.
Cet album n'a pas vieilli, tant est grande sa qualité depuis 1966 !.
Quel sens de l'harmonie et de ce qu'implique le titre ! : Pet sounds pouvant se traduire par sons pour bébêtes (animaux de compagnie) ou sons favoris, ce que je préfère et cela me parait plus pertinent.
Brian a déjà commis une erreur : de croire que son chef-d'oeuvre admiré par tous (inclus les Beatles, notamment Paul) était surpassé par Sergent Pepper's des Fab Four.
Cela est peut être même faux, sans sous estimer le "Sergent poivre" et toute sa fanfare, Pet sounds est plus cohérent, mieux sonorisé, musique de timbres dans la musique populaire américaine et universelle.
Il s'en suivi pour le leader-alchimiste dans sa tour d'ivoire, des excès, une dépression, un naufrage sur la plage des surfers et des morceaux épars, inachevés nommés "Smile, Smiley".
Le monde "rock" non loin de là changeait à Monterey, à Frisco plus tôt que L.A. et il oublia même que dés Wild honey, le groupe restait exceptionnel au niveau mélodique et harmonique.
Pour moi, tous leurs albums sont à écouter jusqu'à The Light Album sur lequel il reste quelques perles.
Pet Sounds est superbe mais en plus il est important, les productions des Beach Boys resteront souvent joviales mais les leçons des climats de cet album ne seront pas oubliées.
De fait il y a même des extraits des albums suivants sur Smile, nouvelle version retravaillée de l'ancien échec sous le nom du leader.
Pour ce qui est de Pet Sounds, à ce niveau là et ce prix là, plus que conseillé dans toutes les discothèques.
J'oubliais en pensant l'album comme un tout, certains titres néanmoins s'en détachent du moins pour la notoriété : Wouldn't it be nice, Sloop John B et God only knows.
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 juin 2010
Je vais tout vous expliquer...
J'achète l'extended version du Forever Changes il ya 4 mois sur une broc, la dedant le type qui s'occupe du texte dans le livret parle du Pet Sounds, duquel il se réfère pour expliquer je ne sais plus quoi, enfin...
J'avais déjà entendu quelques personnes parler parfois de ce disque dans des termes élogieux, alors je passe à l'acte, il doit bien y avoir quelque chose me disais-je...
Bien que j'ai toujours été réticent sur les Beach Boys, victime d'un des nombreux stéréotypes, je craque, et le cd débarque donc à la boutique...

Première écoute, un timbre sans trémolos, monocorde, une orchestration fignolée...
Des textes paraissant légers, des mélodies semblant simple d'accès .

Focalisation immédiate maintenant sur la construction de certaines chansons, la richesse évidente de l'enchevêtrement des voix, et puis ce premier titre instrumental « Let's go away... »
Simplement divin, le touché miraculeux, on sent quelque chose de trop différent par rapport aux productions de cette époque, un type seul ici s'occupe entièrement du processus de création, c'est l'oeuvre d'un seul homme, habité ici par on ne sait quelle inspiration ..

Le disque ne quitte plus mon auto radio, je n'imagine plus UN SEUL trajet sans ce disque, je me l'approprie plus profondément encore de jours en jours, découvre qu'il me hante, me réveille le matin avec « Don't Talk » , et m'endors avec Would'nt it be nice », il exerce sur moi une emprise jamais vue jusqu'alors, me charme, m'obsède...
Faire une juste révérence à ce disque m'apparaît simplement impossible, il est parvenu en si peu de temps à m'habiter qu'il doit s'agir d'un rêve éveillé, et c'est je crois tout ce que l'on demande à un disque sans s'en rendre vraiment compte, qu'il accompagne votre route d'une façon céleste, et parvienne à créer une véritable osmose entre vous et la somme de toutes les richesses musicales entendues jusqu'alors...
Je vous quitte en écoutant Caroline No, la vie est belle, très très belle, un ange survole , je suis le seul à l'apercevoir...
22 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un album pop aussi légendaire que Sgt. Pepper de qui vous savez, une éminence grise qui ne tardera pas à péter les plombs même que c'est déjà bien en chemin, un obligatoire qu'on n'a pas le droit de manquer... Pet Sounds, évidemment ! Pour vanter l'exercice, on pourrait dire qu'il est constitué de 13 compositions pop absolument parfaites dont certaines (Wouldn't It Be Nice, God Only Knows) continuent de squatter l'inconscient collectif un demi-siècle après la sortie de l'opus, que les arrangements détaillés, maniaques, pointillistes et pointilleux, à l'image de leur auteur en vérité, Brian, l'ainé des frères Wilson et leader incontestables de ces Beach Boys qui ont fait un chemin considérable depuis leurs débuts surf, demeurent un mètre-étalon rarement égalé du genre, que la prise de son idoine sert à merveille le festin, bref, que Pet Sounds est une perfection qui laisserait sans mot si l'enthousiasme ne nous rendait aussi volubile... Mais vous savez déjà tout ça alors, faire l'articlé sur un pareil haut-fait ? Inutile !, il suffira de recommander à ceux qui ne se sont pas encore intéressé à "l'animal" d'y plonger au plus vite !

Tracklist originale :
1. Wouldn't It Be Nice 2:25
2. You Still Believe in Me 2:31
3. That's Not Me 2:28
4. Don't Talk (Put Your Head on My Shoulder) 2:53
5. I'm Waiting for the Day 3:05
6. Let's Go Away for Awhile 2:18
7. Sloop John B 2:58
8. God Only Knows 2:51
9. I Know There's an Answer 3:09
10. Here Today 2:54
11. I Just Wasn't Made for These Times 3:12
12. Pet Sounds 2:22
13. Caroline, No 2:51

Al Jardine – lead, harmony and backing vocals, tambourine
Bruce Johnston – harmony and backing vocals
Mike Love – lead, harmony and backing vocals
Brian Wilson – lead, harmony and backing vocals, dog whistles, organ, piano, sound effects
Carl Wilson – lead, harmony and backing vocals, guitar, twelve-string guitar
Dennis Wilson – harmony and backing vocals, drums
&
Tony Asher – plucked piano strings
Arnold Belnick – violin
Chuck Berghofer – string bass
Hal Blaine – bongos, drums, timpani
Norman Botnick – viola
Glen Campbell – guitar, twelve-string electric guitar
Frank Capp – bells, glockenspiel, latin percussion, percussion, timpani, vibraphone
Al Casey – guitar
Roy Caton – trumpet
Jerry Cole – electric guitar, guitar, mandolin
Gary Coleman – bongos, timpani
Mike Deasy – guitar
Al De Lory – harpsichord, organ, piano, tack piano
Joseph DiFiore – viola
Justin DiTullio – cello
Steve Douglas – clarinet, flute, percussion, tenor saxophone, saxophone
Jesse Erlich – cello
Carl Fortina – accordion
Ritchie Frost – drums, empty Coca-Cola cans, percussion
James Getzoff – violin
Jim Gordon – drums, percussion
Bill Green – flute, percussion, saxophone, tenor saxophone
Leonard Hartman – bass clarinet, clarinet, english horn
Jim Horn – baritone saxophone, flute, tenor saxophone, saxophone
Paul Horn – tenor saxophone
Harry Hyams – viola
Jules Jacob – flute
Plas Johnson – flute, percussion, saxophone, tenor saxophone
Carol Kaye – electric bass
Barney Kessel – guitar, mandolin
Bobby Klein – tenor saxophone
Larry Knechtel – organ
William Kurasch – violin
Leonard Malarsky – violin
Frank Marocco – accordion
Gail Martin – trombone
Nick Martinis – drums
Terry Melcher – tambourine
Mike Melvoin – harpsichord
Jay Migliori – baritone saxophone, bass clarinet, clarinet, flute, saxophone
Tommy Morgan – harmonica
Jack Nimitz – baritone saxophone
Bill Pittman – guitar
Ray Pohlman – Danelectro bass, electric bass, mandolin, guitar
Don Randi – piano
Alan Robinson – french horn
Jerome Reisler – violin
Lyle Ritz – string bass, ukulele
Joseph Saxon – cello
Ralph Schaeffer – violin
Sid Sharp – violin
Billy Strange – electric guitar, guitar, twelve-string electric guitar
Ron Swallow – tambourine
Ernie Tack – bass trombone
Paul Tanner – Electro-Theremin
Tommy Tedesco – acoustic guitar
Darrel Terwilliger – viola
"Tony" – sleigh bell
Jerry Williams – percussion
Julius Wechter – timpani, latin percussion, percussion, vibraphone
Tibor Zelig – violin
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 janvier 2004
S'il est un album qu'il faut connaître, c'est bien celui-ci !Une bonne part des innovations du "Sergent peppers" des Beatles provient en fait de cet album mythique. Des instruments inattendus y font leur apparition tels l'ukélé ou des percussions à la sonorité subaquatique. Divers effets sonores sont également utilisés : klaxon, clochettes, aboiement de chien et train qui s'en va à la fin de la chanson "Caroline No". Signalons que l'un des plus beaux titres de l'album ("God Only Knows") est la plus belle chanson pop que Paul Mac-Cartney ait entendue.
Assez déconcertant lors de la première écoute, Pet Sounds dévoile peu à peu toute sa beauté et sa grandeur, célébrant avec mélancolie l'enfance qui meurt.
une merveille absolue !!!!!!!!
0Commentaire| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 août 2003
En 1966, Brian Wilson et ses Beach Boys signent un des plus grand disques de l'histoire. Son génie créateur frappe à tous les niveaux, réinventant la pop par des structures mélodiques sophistiquées, des harmonies vocales parfaites ("I Just Wasn't For These Times"), un mélange de joie ("Sloop John B") et de mélancolie ("Caroline No"). Comme dans les plus grandes œuvres symphoniques, Pet Sounds propose des variations de tempos ("Wouldn't It Be Nice", "I'm Waiting For The Day"), des finales majestueuses ("You Still Believe In Me", "God Only Knows"). De nombreux styles sont revisités par des dizaines d'instruments exprimant une perfection musicale. Original, brillant, émotionnel, un chef d'œuvre !
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Pet Sounds est l'album que l'on peut écouter et ré-écouter en boucle, jour après jour, sans se lasser le moins du monde. Tout a déjà été dit et écrit sur ce déjanté de Brian Wilson, sur ses avatars, ses frasques, sur cette pop-star camée. En attendant, c'est ce monsieur qui a inventé le son doux et mélodique, caractéristique de Pet Sounds que Paul McCartney en personne voit comme le plus grand album de tous les temps et qui aura été, toujours selon l'ex-Beatles, une source de motivation et d'inspiration pour créer St Pepper. Brian Wilson, de son côté, ne fait que répondre au Rubber Soul des Scarabées. Bref, anglais et américains, américains et anglais se tirent la bourre. Et pourtant, à sa sortie, en 1966, Pet Sounds ne rallie pas les suffrages. Ce n'est qu'avec le recul que l'ouvrage des Beach Boys va être considéré comme l'aeuvre d'un génie, d'un savant fou à la Tournesol (avec ses innovations techniques, l'effet réverbération et l'écho, l'apparition des premiers gimmicks sonores). Deuxième disque de tous les temps pour le Rolling Stones Magazine (premier pour le magazine anglais Mojo), l'éclectique et fou Pet Sounds avec ses 13 courts morceaux ne présente aucun mauvais titre. Toutes les mélodies accrochent et s'apprécient dès la première écoute comme la chanson qui ouvre l'album Wouldn't It Be Nice (qu'Evian a utilisé pour une pub senior). L'album en question ne respire pas la joie. C'est la mélancolie qui prime. Côté titres, rien n'est à écarter, tous sont touchés par la grâce, mais j'ai une prédilection particulière pour le sublime God Only Knows que MacCa considère comme la plus belle chanson jamais écrite. Quoi qu'il en soit, ce disque est le maître-étalon d'un style musical pop. Ecoutez-le, je n'ai que cela à vous dire !
22 commentaires| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 novembre 2009
Ce disque sorti en 1966 est incontestablement un des plus beaux joyaux qui soient, de toute l'histoire de la musique. C'est totalement banal de le dire de nos jours, tellement ça semble évident, mais Pet Sounds est un disque qui change complètement et durablement la vie de ceux qui l'écoutent. Surtout lors de la première écoute, qui ne s'oublie jamais.
13 titres souvent très courts (l'album totalise dans les 35 minutes, on va pas chipoter pour les secondes), aucun n'est à rejeter, à considérer comme 'moins bon que le reste'. L'album, création entièrement conçue par le bassiste leader du groupe, Brian Wilson (avec le soutien du parolier Tony Asher, Wilson étant certes exemplaire pour les mélodies, mais moins fort pour les paroles), est sans aucun doute le premier disque de pop de l'histoire. Totalement symphonique. Brian Wilson l'a avoué, il n'aurait jamais fait cet album si les Beatles, en 1965, n'avaient pas fait Rubber Soul. Mais les Beatles l'ont aussi avoué (enfin, Paul McCartney l'a avoué), sans ce disque des Beach Boys, jamais leur album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band n'aurait vu le jour. Renvoi d'ascenseur ?

Pet Sounds ne fut pas un succès lors de sa sortie, le son sacchariné et symphonique (on est totalement dans le registre 'petites symphonies de poche', qui culminera un an après avec la sortie du single Good Vibrations et la tentative de faire l'album Smile) ne plaira pas à tout le monde, le disque sera jugé trop sophistiqué, trop triste. En effet, ce n'est pas un album gai, en dépit des faussement joyeux Wouldn't It Be Nice (ceux qui ont déjà vu la pub Evian avec des retraités dans une piscine connaissent cette chanson) et Here Today. Non, l'atmosphère de ce disque est vraiment mélancolique (You Still Believe In Me, I Just Wasn't Made For These Times qui veut tout dire, et le morceau préféré de Brian Wilson, Caroline No). Brian voulait, selon ses propres dires devant ses amis du groupe, 'faire le plus grand album de tous les temps'. Assez prétentieux, mais quand on en a le talent, pourquoi se priver de le montrer à tous ? L'ère des petites ritournelles du genre I Get Around ou Surfin' U.S.A. est, ici, bien fini.

Pet Sounds est le premier disque à contenir des gimmicks sonores (ce que les Beatles utiliseront un an plus tard, sur leur album pré-cité plus haut), tels qu'aboiements de chiens, klaxons, sifflements de train...Ca, plus les orchestrations, et les nombreux musiciens de studio invités pour l'occasion (car les Beach Boys ont beau chanter sur le disque, ils jouent rarement, laissant leurs places à des invités tels que le batteur Hal Blaine), voilà qui rend le disque totalement moderne pour l'époque. Et les morceaux, notamment le noyau central des titres 6 à 8 (milieu du disque), Sloop John B, l'instrumental saisissant de beauté Let's Go Away For Awhile et le magistral God Only Knows chanté par Carl Wilson (un des deux frangins de Brian, guitare - l'autre frangin, Dennis, est batteur), qui fera dire à McCartney que c'est le plus belle chanson du monde, et qu'est-ce qu'il a raison !
Brian Wilson, qui a composé ce disque dans un maëlstrom de drogues (haschisch, LSD, acides), pètera les plombs un an plus tard lorsque son album Smile ne pourra être fait, suite à une série de catastrophes et de retards. L'album Smile, qui ne sortira en fait que plus de 35 ans après, est certes extraordinaire, mais rien ne peut égaler, dans le répertoire des Beach Boys, la réussite de ce Pet Sounds, qui restera encore longtemps comme LE disque majeur de l'histoire de la pop. Et ce, en dépit de son insuccès à l'époque, et surtout, en dépit de sa pochette risible prise au zoo de San Diego.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,99 €
18,00 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici