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Dans les années 1870, deux hommes se lancent à la poursuite d'une tribu commanche ayant enlevé une fillette et massacré sa famille. Pendant 5 ans, les poursuivants, interprétés par John Wayne et Jeffrey Hunter, vont sillonner le sud des Etats Unis, offrant ainsi au spectateur une photographie de la société américaine de l'époque.

Le titre original, The Searchers, est beaucoup plus adapté que celui, romanesque, de Prisonnière du Désert. Le personnage de l'enfant kidnappée est tout à fait secondaire, tout le film étant centré sur les deux hommes lancés à sa poursuite. De toutes façons, le vrai personnage principal ici est le contexte historique : la cavalerie, les pionniers, les indiens, les mexicains, tous sont représentés, mais, et c'est remarquable, pas de manière manichéenne. Il y a ni bon ni méchant, chacun a ses raisons d'être ce qu'il est ; certains évoluent, d'autres non, c'est la vie.

Dans cette édition, le film se présente en 4/3 ou en 16/9 au choix et on bénéficie d'environ 25 minutes de documentaire d'époque présentées par un animateur bronzé et souriant, le tout entrecoupé de publicités pour lessive ou pour cigarettes. Après les 2h pleines de tension du film, ce plongeon dans les années 50 américaines permet un retour en douceur à la réalité.

D'une manière générale, à part en ce qui concerne le Technicolor, le film a peu vieilli : c'est dû à la volonté manifeste de John Ford de réaliser une œuvre à la limite du documentaire ; en collant à l'époque de la conquête de l'ouest plutôt qu'à la sienne propre, il a rendu son film intemporel et digne de figurer dans toutes les DVD-thèques, que l'on soit ou non amateur de westerns.
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le 21 novembre 2004
Bien sûr, "La prisionnière du désert" est un chef d'oeuvre du cinéma, pas seulement un chef d'oeuvre du Western et celui de John Ford, et aussi le meilleur rôle de John Wayne (son personnage pour une fois n'est pas particulièrement sympathique et c'est un euphémisme).
La passion de John Ford pour le décor de la région de Monument Valley l'a amené à y tourner la plupart de ses westerns, et bien sûr celui-ci. Mais débuter son film après le générique par le placard "Texas 1868" avant que n'apparaissent les magnifiques montagnes de Monument Valley, il a commis là ce qu'on appelle une "erreur factuelle délibérée"...
Monument Valley se situant à plus de 800 kilomètres de la plus proche frontière du.... Texas.
Mais on ne lui en veut pas !
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le 19 mars 2013
LE DVD
La qualité de «La Prisonnière du désert» en DVD est très correcte. Le film conserve tout de même des impuretés (points noirs et blancs, griffures…).
La stabilité de l’image est excellente.
Tourné en février 1955 pour les scènes hivernales et entre juin et août 1955 pour les scènes désertiques, cette œuvre en Technicolor de John Ford a été entièrement filmée en VistaVision, procédé de prise de vues cinématographique plus large (1.85:1) et sans anamorphose à la différence du CinémaScope. Ce format d’image est magnifiquement utilisé par Winton C. Hoch, le photographe de 5 films de Ford: les scènes réalisées en extérieur à Monument Valley ou au Canada sont absolument splendides. Les contrastes sont nets, la profondeur de champ est parfaitement restituée et les couleurs sont superbes (sauf peut-être pour quelques scènes intérieures où les carnations ont tendance à tirer vers l’ocre foncé).
Pour le son, les versions originale sous-titrée et française sont proposées en mono d’époque mais sont satisfaisantes.

Le principal défaut visuel est un manque de définition globale sur grand écran.
On peut donc privilégier le Blu-ray car, pour ce support, «La Prisonnière du désert» a bénéficié d’une très belle restauration en 2007 (le DVD datant de 2000).

LE TITRE DU FILM
«La Prisonnière du désert» est une traduction étrange car le titre original est «The Searchers».
Mais les films de Ford ont souvent été malmenés par les traducteurs français au moment de leur distribution.
Ainsi «Stagecoach» (1939) est devenu «La Chevauchée fantastique». Encore plus incongru, «My Darling Clementine» (1946) devient «La Poursuite infernale», «Three Godfathers» (1948) se transforme en «Fils du désert», «She wore a yellow ribbon» (1949) se mue en «Charge héroïque», «Wagon Master» (1950) est métamorphosé en «Convoi des braves». Ces péripéties langagières ont bien évidemment une origine commerciale et donne l’impression que l’œuvre de John Ford n’est que pur divertissement.

LE FILM
En 1868, des texans, Aaron Edwards, sa femme Martha et leurs trois enfants Lucy (18-20 ans), Ben (14-15 ans) et Debbie (10-11 ans) vivent dans un ranch en plein désert. Ethan Edwards, le frère d’Aaron, rentre au bercail après huit ans d’absence.
Le lendemain, Ethan et Martin Pawley, la vingtaine passée, et fils adoptif d’Aaron et de Martha, sont recrutés par une troupe des Texas Rangers que dirige le capitaine-révérend Clayton pour rechercher du bétail volé. Mais ce délit n’est qu’une manœuvre des Comanches pour éloigner les hommes de leurs ranchs. À leur retour, Ethan et Martin découvrent la ferme en flammes. Aaron, Martha et leur fils ont été tués, et les deux filles enlevées. Les deux hommes, accompagnés du fiancé de Lucy, Brad Jorgensen, partent à leurs recherches. Très vite, ils retrouvent le corps sans vie de Lucy, et Brad, ivre de douleur, lance seul une attaque suicidaire contre le camp comanche.
Pendant plus d’un an, Ethan Edwards et Martin Pawley vont chercher en vain la jeune Debbie. Ils finissent par retourner chez les parents Jorgensen: Martin retrouve ainsi Laurie, la sœur de Brad avec qui il est fiancé. Mais le père Jorgensen remet une lettre à Ethan qui donne de nouvelles informations sur Debbie. Les deux hommes décident alors de poursuivre les recherches.
La quête de «Ceux qui cherchent» va durer plusieurs années à travers le grand Ouest américain, des contrées froides du Nord aux frontières du Mexique.

UN GRAND FILM DEVENU UN CHEF-D'ŒUVRE
«La Prisonnière du désert» est considéré comme le meilleur film de John Ford et aussi comme le plus grand western de tous les temps.
En 2012, le film vient d’ailleurs d’être classé 7e par le très prestigieux British Film Institute et son magazine de cinéma «Sight & Sound». Son classement est très cosmopolite avec des œuvres venues de différents horizons (USA, Angleterre, mais aussi Japon, France, ex-URSS, Danemark, Italie, Suède, Hong Kong, Hongrie, Inde, Iran…). L’établissement établit un palmarès des meilleurs films depuis le début du cinéma: l’année dernière, il a demandé à 864 critiques, universitaires et distributeurs de choisir leurs 10 films préférés. 358 cinéastes ont participé à un autre vote et «La Prisonnière du désert» arrive en 48e position: Scorsese et les frères Dardenne l’ont ainsi plébiscité.

En regardant «The Searchers», on est d’abord subjugué par ses qualités visuelles et plastiques.

Et puis, au fil des visionnages, on découvre que l’histoire, d’apparence simple, est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait.
Comme le sous-estimé «Jardin du diable» tourné un an plus tôt par Henry Hathaway, c’est un film qui rompt avec les westerns manichéens, ceux où les bons sont des WASP et les mauvais des indiens cruels et inhumains.
Ici, point de héros, point de méchants.
Chacun des personnages a sa part d’ombre: ils sont complexes, contradictoires voire ambigus.
Les premiers comme les seconds ou troisièmes rôles sont très fouillés. Et tous les comédiens sont au diapason. John Ford avait vraiment un sens aigu de la direction d’acteurs: le nombre de films que l’on peut encore voir (90% de ses films muets ont disparu) montrent à quel point il savait en tirer le meilleur.

Interprété par un John Wayne que l’on a rarement vu aussi bon (avec, peut-être, «La Rivière rouge» et «Rio Bravo»), le personnage Ethan Edwards est ainsi emblématique de la richesse du scénario de Frank S. Nugent (déjà auteur de la trilogie de la cavalerie de Ford).
Toute l’ambiguïté du film repose sur ses épaules.
- Il a le regard tendre (les regards suggestifs des premières scènes du film semblent indiquer que Martha, la femme de son frère, était son amante, et que Debbie, le petite dernière, pourrait ou aurait dû être sa fille) ou mesquin (envers Martin, métis qui a un 8e de sang Cherokee).
- Il est raciste, haineux et plein d’aprioris sur les indiens (de plusieurs coups de colt, il crève les yeux d’un indien mort) mais il peut aussi avoir un élan d’humanité envers eux (d’une couverture, il recouvre Look, l’indienne retrouvée morte dans un tipi);
- C’est un homme calculateur et plein de sang-froid mais qui peut aussi à la fois se laisser aller à la colère irraisonnée (il «tire à tu et à dia» sur un troupeau de bisons, pensant comme le général Custer qu’«un bon indien est un…» bison mort);
- Il veut se venger en se mettant sous les ordres du révérend, mais est SANS FOI (possèdant des pièces nordistes de 20 dollars qui viennent d’être frappées et s’étant battu du côté sudiste, on peut supposer qu’après la fin de la guerre de Sécession, Ethan a consacré ses trois dernières années à servir comme mercenaire pour l’empereur Maximilien 1er du Mexique et qu’il a reçu ses pièces en récompense, voir, à ce sujet, la médaille militaire qu’il offre à Debbie), NI LOI (il est aussi capable d’abattre froidement dans le dos trois hommes qui fuyaient).
- Il est obsédé par la recherche de sa «nièce», au début pour la sauver des Comanches, puis pour l’abattre car elle serait «irrécupérable» (voir le plan magnifique entre les 73e et 74e minutes où la caméra s’approche brutalement en gros plan d’un John Wayne au regard sombre, tragique, et typiquement shakespearien).
- Son neveu qu’il refuse de considérer comme tel est tout son contraire: autant Martin, naïf et extraverti, se sent obliger de tout commenter, autant Ethan est taciturne et renfermé. Mais Martin a aussi sa part d’ombre, il faut observer ses regards qui changent constamment tout au long du film.
On pourrait écrire beaucoup sur ce personnage (et sur les autres, en particulier sur le chef Scar qui est son double indien).

Ce western désenchanté et crépusculaire est fait d’ambiguïtés à l’image de la personnalité de Ford et prête à des interprétations différentes selon les visionnages ou selon les spectateurs.
Le livre que le cinéaste de la Nouvelle Vague anglaise Lindsay Anderson a consacré à Ford donne ainsi une image saisissante de l’homme. Par exemple, Frank S. Nugent (aussi scénariste de L’Homme tranquille) fournit une lettre qui explique que Ford était très ambivalent: à la fois affable et insultant, aimant et détestant le cinéma, fidèle ou impitoyable avec un scénario.
Et, James Stewart, qui a tourné «L'Homme qui tua Liberty Valance» avec lui, confirme que l’on peut dire tout et son contraire sur le cinéaste (voir le livre que lui a consacré l’écrivain anglais Jonathan Coe).
Et Ford, lui-même, aimait se contredire (on peut lire ainsi les rencontres qu’il a eu avec Lindsay Anderson). Garder une aura de mystère dans le milieu hollywoodien était son vrai côté «conservateur».
Voilà un homme complexe et complexé, plein de paradoxes.
C’est peut-être ce qui en fait «malgré» lui un des plus grands poètes du cinéma.

Pour abonder sur la poésie fordienne et terminer cette chronique, on peut évoquer l’excellence des scènes d’ouverture et de fermeture de «The Searchers».
Leur sens symétrique du cadrage et du montage est loué dans de nombreux ouvrages sur le cinéaste (Patrick Brion, Peter Bogdanovitch, Joseph McBride…) et repris dans leurs structures par de nombreux réalisateurs (Akira Kurosawa,Martin Scorsese,Bertrand Tavernier,Quentin Tarantino…).
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le 19 mars 2003
Que dire du film qui n'ait pas déjà été dit ? Considéré à juste titre comme l'apogée de l'oeuvre de Ford, pourtant pas avare en chefs-d'oeuvre, et toujours la même claque cinquante ans après : John Wayne impérial, Natalie Wood magnifique (mais c'est un pléonasme), au service d'une histoire vieille comme le monde, filmée avec la tendresse habituelle du vieux Ford. Mention spéciale à l'excellente copie utilisée pour le DVD (le film a été re-tiré il y a quelques années à partir du négatif original), à des années-lumière de la version aux couleurs délavées qui a longtemps hanté les écrans de télé. Chose rare pour ce type de DVD, les bonus sont en quelque sorte d'époque, puisqu'il s'agit de saynettes publicitaires faisant office de "making of" ! Une étoile en moins pour la présentation un peu cheap (boitier en carton clipsé, design affreux), pas vraiment digne du contenu... :)
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Difficile d'être original sur ce film qui a été analysé de très nombreuses fois...Peut-être tout d'abord, pour dire que c'est mon film préféré. Ensuite, pour attirer l'attention sur le personnages interprété par Wayne (ancien soldat sudiste devenu mercenaire aux côtés de Maximilien) et pour mettre en évidence sa propension à briser les tabous. Enfin, pour rappeler que tous les plans du films sont tout bonnement géniaux !
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NB: Amazon met souvent sur la même page "Produit" des commentaires de Films en mêlant les éditions DVD et Blu-Ray sans tenir compte des différences de contenu et de support de ces différentes éditions. Difficile de comprendre les raisons de ce mélange... Ce commentaire porte sur cette édition: Der schwarze Falke [Blu-ray] [Import allemand].

Ce Blu-Ray Import est identique en tous points au Blu-Ray français, il est All Zone (A, B, C).

Depuis le début du Blu-Ray, Warner a décidé de ne pas sortir que des Films récents sur ce support. Cette politique éditoriale nous permet de voir des Films anciens en Haute Définition. Mais le plus important est que le Studio apporte, généralement, un grand soin à ces éditions ce qui rend le spectacle des plus agréables, présentant une nette amélioration de la qualité des Films en comparaisons des éditions DVD.

Pour ce Blu-Ray du grand classique du Cinéma qu'est "La Prisonnière du Désert", avec John Wayne et Réalisé par John Ford en 1956, le Master est de toute beauté. Il s'agit du Master qui avait été utilisé pour l'Edition Collector 2 DVD, il ne présente que quelques rares défauts. L'encodage entre les 2 éditions est par contre différent, pour l'édition DVD le Film était encodé en MPEG-2, cette édition Blu-Ray bénéficie elle d'un encodage VC-1.

Le niveau de Définition est excellent avec un très bon Piqué. La gestion des Contrastes offre un étonnant niveau de détail, d'autant que le Film date de plus de 50 ans... Les décors, les textures des vêtements et les visages sont bien détaillés. Les Noirs sont profonds, seules quelques scènes en intérieur se montrant un poil plus sombres qu'il ne devrait. Le Film a été tourné en Technicolor et la palette colorimétrique restitue d'une façon étonnante des couleurs riches et variées qui ne bavent pas, et des teintes proches du matériau d'origine. L'image est fluide et les contours sont bien nets. Les plans en extérieur bénéficient d'une profondeur de champ étonnante tout en restant très bien définis, l'aspect tridimensionnel que permet d'apporter le Blu-Ray est omniprésent. Le Blu-Ray n'est pas exempt de défauts, on note parfois des fourmillements et un Grain Cinéma parfois un peu trop prononcé. Revoir ce Film dans de telles conditions ne pourra que réjouir les amateurs de ce Film, tout comme ceux qui le découvriront...

Les Pistes Audio Anglais et Français sont en Mono d'origine, la Piste Anglais offre un bonne dynamique, la Piste Audio Français étant elle un peu "étouffée".

Les Bonus:

"Introduction de Patrick Wayne." Sous-Titré. (2 mn)

"Commentaire Audio de Peter Bogdanovich." Non Sous-Titré.

"La Prisonnière du Désert: Documentaire." Sous-Titré. (31 mn)

"Le Making-Of Du Film." Sous-Titré. (33 mn)

" Les coulisses du tournage." Sous-Titré. (22 mn)

"Bande-Annonce du Film." Non Sous-Titrée.
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le 29 novembre 2008
Tout a été dit par des érudits du western. Ce qui fait que j'ai vu et revu ce film au moins dix fois en vingt ans, c'est la question: vont-ils retrouver cette petite fille? Car le talent de John Ford est d'avoir si bien filmé la petite Debbie. Elle est extraordinaire de grâce et de naïveté. Nathalie Wood est sans doute très belle, mais sa soeur Lana Wood qui joue la petite Debbie l'enterre (hélas réellement aussi) par son jeu et par son talent. Elle "figure" à peine dix minutes sur plus de deux heures mais c'est à cause d'elle que l'on ne peut décrocher. Pourquoi n'a t'on jamais revu cette fabuleuse actrice?
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le 22 avril 2002
Ce film de John Ford, d'une sensibilité et d'une beauté picturale incroyable, est tout simplement l'un des films les plus forts et les plus bouleversants jamais réalisé sur le drame du racisme et de la différence...véritablement un pur chef-d'oeuvre... incontournable !!
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Voilà un western qui va surprendre plus d’un, surtout les fans de westerns spaghetti. Il est tout à fait classique et en même temps c'est un film intelligent qui sait prendre de la distance avec le manichéisme et les clichés propres au genre. Le personnage de John Wayne (Ethan), un ancien soldat sudiste totalement haineux vis-à-vis des Comanches, ouvertement raciste et réac, s'acharne sur des causes perdues. Il n'hésite pas non plus à abattre des bisons pour accélérer le déclin du peuple indien, ni à profaner des tombes indiennes, et est même prêt, dans un premier temps, à tuer sa nièce Debbie, déshonorée à ses yeux car devenue la femme d’un chef indien. Toutefois, après l'assassinat de son frère et de sa belle sœur par les Comanches, et l'incendie de leur ferme , il doit faire équipe avec le frère adoptif de Debbie, Martin, un sang mêlé, aux yeux bleus complètement naïf, voire innocent, (l’Amérique telle qu’elle aime à se voir, en somme). Ils vont alors vivre une sorte de course épique à travers le pays pour retrouver Debbie, enlevée par les Comanches qui ont également violé et tué Lucy, sa sœur aînée, dont le fiancé, Brad, se suicide en attaquant seul le camp indien.

On est ici dans l'Amérique des guerres indiennes, entre commerce, assauts punitifs et guérillas vengeresses, où tout le monde se vaut dans la violence ou au contraire, dans l’humanité (le chef indien, Scarface – qui, soit dit au passage, ne fait pas très "indien"- épargne la petite Debbie et en fera son épouse). Très bons dialogues, narration maîtrisée, images superbes du site fétiche de Ford, Monument Valley, le plus beau site de l'ouest américain après le Grand Canyon, cadre de nombreux plans extérieurs d'une beauté époustouflante pour un film de 1956, magnifiés par la Vistavision (le cinémascope de la Paramount) et un technicolor flamboyant.

Le film exploite comme une évidence des éléments clé qui font le souffle du grand western classique : la démesure du temps et de l’espace, des paysages d’une beauté écrasante, une poursuite qui dure sur des années, des existences à la limite du nomadisme, une violence omniprésente. Ford porte aussi un regard clairvoyant sur la composante ethnocidaire de l’installation des colons blancs sur les territoires indiens, ces derniers étant, comme c'est toujours le cas chez Ford, traités avec dignité. Certaines séquences montrent aussi des hordes de femmes et d’enfants indiens traités comme un troupeau. Les Rouges ne sont pas encore réhabilités comme ils le seront dans "Danse avec les loups", mais certains Blancs ne sont déjà plus des héros du bien.

"La prisonnière du désert" est une œuvre magnifique à la photographie sublime qui mérite les éloges qu'on lui adresse depuis plus de cinquante ans. Un John Ford maître de son art et de ses moyens.

Le Blu ray offre une version restaurée de toute beauté et une abondance de suppléments. À la première lecture, j'ai constaté deux blocages sur image, une fois dans le film et une autre fois dans un bonus, mais ils ne se sont pas reproduits par la suite.
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le 11 août 2015
Clark Gable etait le King et Wayne le Duke! Pourtant ds ce film il merite un oscar qu'il n'eut qu'à la fin de sa carrière. Oui ! Wayne est un magnifique acteur! Ds ce film au scenario intelligent où il n'y a pas de gens réellements bons ou méchants loin du manécheïsme propre aux westerns et combien lassant. Ici Wayne est raciste et à la limite d'une violence meurtrière,le chef indien un assassin vicelard qui exibe fièrement les scalps des femmes qu'il assassine d'horrible façon. Les gens de l'entourage sont intolèrants ( Voir l'attitude envers le jeune Martin). Seule la jeune Debbie reste pure malgré sa " déchéance" selon Ethan et à la fin , l'espoir se réincarne en elle alors qu'arrivé au bout de son parcours, Ethan retourne sans mots dire à sa solitude desormais inéluctable comme si le personnage mourait et que la porte se ferme comme un adieu. Un des meilleurs films de tous les temps
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