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Claudio Arrau (1903-1991), pianiste d'origine chilienne, est considéré comme un des plus grands génies de l'interprétation du répertoire du clavier romantique (dans Chopin, Liszt, Beethoven - notamment). Avec ce CD, issu de la collection "Great Recordings of the Century" (chez EMI), Arrau nous donne à écouter près de 80 minutes de musique de Chopin. Le pianiste interprète ici, avant tout, des Études - pièces courtes d'une durée de quelques minutes seulement. On en retiendra certaines, en fonction de leur valeur intrinsèque et interprétative. Parmi les "12 Études op. 10" : la n° 3 (plage 3 : la célèbre "Tristesse"), n° 5 (plage 5), n° 11 (plage 11), et n° 12 (plage 12 : la "Révolutionnaire"). Pour les "12 Études op. 25" : la n° 1 (plage 13), n° 2 (plage 14), n° 5 (plage 17), n° 9 (plage 21 : "Ailes de Papillon"), et n° 11 (plage 23 : "Vent d'Hiver"). En ce qui concerne les "Trois Nouvelles Études op. posthume", on pourra préférer l'interprétation de la n° 1 (plage 25). Il y a enfin "l'Allegro de concert op. 46", seule pièce longue du CD (plus de 12 minutes) ; superbement interprété, il conclue cette sorte de récital Chopin en beauté - toutes les qualités de Claudio Arrau ressortant ici avec force. Les éléments caractéristiques de ce grand génie du piano, à travers ce CD, sont : d'abord, un équilibre parfait entre legato et staccato (avec beaucoup d'énergie) ; ensuite, des ruptures de rythme avec un rubato sans excès (accélérations et ralentissements) ; et enfin, une grande maîtrise et beaucoup d'autorité.
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Si vous aimez les artistes qui mettent quelques gouttes de parfum sur leur pochette avant d'entrer en récital, vous dédaignerez ce disque.

Le Chopin salonnard et séducteur, issu d'une tradition interprétative qui n'y voyait là qu'un moyen de briller et d'émouvoir à bon compte, Claudio Arrau le prend au mot, et à la gorge.

Au lieu d'enrober, le rubato d'Arrau heurte et casse. Jusqu'à mettre en péril l'équilibre précaire de l'opus 10 n° 2, qui devient ici un intimidant exercice antipodiste. Et son piano capté de très près nous approche encore de l'haleine de l'effort, magistralement assumé par un interprète alors au plus haut de ses moyens tactiles, cela va sans dire. Ecoutez ses descentes de clavier dans l'opus 25 n°11 !

Le pianiste chilien ne ment ni n'enjolive jamais : les charmantes cabrioles de l'opus 10 n° 8, de l'opus 25 n°3, et de l'étude "papillon" sont laissées à leur frivolité mondaine.

Les phrasés sont volontiers alignés au cordeau pour mieux sonder le sens. Car ce discours elliptique ne laisse pas d'interroger :

Que se cache derrière les titubations de l'opus 25 n° 5 ?

Quelles affres tourmentent le raptus de l'étude "révolutionnaire" ?

D'où vient la mélancolie insondable de la grande "ut dièse mineur" ?

Si l'art est le génie de poser les bonnes questions, voilà bien le Chopin le plus intelligent qui soit, et Arrau referme ces deux cahiers en soulevant plus de mystères qu'il n'en a percés.
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