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Michelangelo Antonioni poursuit en 1961 avec "L'éclipse" son inlassable exploration du désert des méandres de l'amour. De ce point de vue, on peut dire que son film constitue le dernier volet d'une trilogie commencée par "L'avventura" et "La notte".

SYNOPSIS : Une jeune femme, Vittoria (Monica Vitti) rompt avec son amant qu'elle a cessé d'aimer et se retrouve seule et désemparée. Jusqu'au jour où elle rencontre Piero (Alain Delon), un jeune agent de change avec qui elle essaie vainement de réapprendre à aimer. Le monde de la bourse avec ses déchainements fous, son brassage de milliards abstraits et la tragique passion de ses habitués constitue le coeur même de la vie de Piero. Par contre, il stupéfie et effraie Vittoria qui ne peut durablement s'attacher à un homme dont la médiocrité est incompatible avec la profondeur de leur passion amoureuse. Lucidement, ils refusent tous deux un amour dont la puissance même les effraie et qui constituera pour eux moins une exaltation qu'une entrave dont l'issue nécessairement fatale risque de les laisser meurtris pour la vie.

Jamais Antonioni n'était allé aussi loin dans sa critique de la fragilité et de l'inutilité de l'amour chez l'homme moderne...
Sur le plan de la construction formelle, "L'éclipse" se distingue par son originalité. Il se décompose en quatre parties distinctes : 45 minutes consacrées à Vittoria seule, 40 minutes consacrées à Piero seul, 30 minutes consacrées à leurs rapports, 10 minutes de poèmes consacrées à symboliser l'absence de Vittoria et de Piero par des plans successifs des lieux de la ville avec ses bruits d'ordinaire imperceptibles dans un climat de vide et de nature oubliée.
Initialement, Antonioni envisageait de réaliser son projet sur deux films dont l'un eût été vécu par Vittoria et l'autre par Piero. Cette première étude inspira sans doute l'étrange construction pyramidale qui déroutera de nombreux spectateurs, bien qu'elle apparaisse comme parfaitement légitime.
Piero représente une sorte d'aliénation humaine, possédé par la valse boursière qu'il a parfois le sentiment de conduire, alors qu'elle l'écrase dans son tourbillon insensé. Prisonnier d'un monde qui le domine, Piero n'est plus qu'une marionnette possédée par l'illusion de réussite et de liberté. Il est un forçat, esclave d'une mécanique qui le broie alors qu'il s'en croit le maître.
Peut-être est-ce à cause de cette vitalité insolite qu'Alain Delon nous apparaît comme le meilleur acteur masculin des films d'Antonioni.
66 commentaires| 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 mai 2005
Dernier film de la trilogie composée par l'Avventura et la Notte, il mérite bien des éloges.
Le film aborde lui aussi la difficulté de communication entre les hommes et les femmes, dans un monde de plus en plus déhumanisé et sur lequel pèsent bien des menaces, dont l'arme atomique à l'époque concernée.
Si le fond est commun aux deux films précédents, la forme marque une nouvelle évolution - pour ne pas parler de révolution - dans le discours cinématographique.
L'Avventura offrait une narration plus "classique", avec un petit côté road movie. La Notte se rapprochait de la tragédie classique, avec unité de temps, de lieu et d'action.
L'éclipse adopte un mode narratif en rupture plus marquée avec le langage cinématographique conventionnel. Il rejoint un symbolisme qui permet d'échapper au conformisme des « clichés » et des lieux communs, pour se rapprocher de la profondeur des sentiments, de l'indicible.
La séquence de la bourse, grouillante d'activité, évoque la fourmilière qu'Antonioni filmera dans les derniers plans. La séquence de promenade en avion relève du même principe.
Antonioni nous offre des scènes de pure poésie, d'une beauté rarement atteinte : scènes de nuit dans Rome notamment.
Les dernières 8 minutes du film sont un pari osé, surtout en 1961. Les personnages sont absents et la caméra s'attarde sur de menus détails, d'apparence insignifiante. Ce passage demeure une page d'anthologie du cinéma : la représentation du vide ou de l'absence a rarement été exprimée avec autant d'élégance et de sobriété. Le résultat est poignant, notamment dans cette dernière images du réverbère qui aveugle au lieu d'éclairer.
Ce film mérité d'être admiré. On y retrouve un romantisme à fleur de peau, certes désespéré mais tellement sincère.
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Pour moi le plus beau de la série sur le couple. Monica Vitti d'un homme à un autre : une femme qui n'est pas prête à tout pour ne pas rester seule.
Très beau noir et blanc et mise en scène au cordeau. Magnifiques scènes à la bourse, tournées de manière aussi chorégraphiée que documentaire. Beau personnage de mère. Les hommes, eux, sont moins brillants...
Etonnante intrusion de la sauvagerie dans l'épisode où Monica se grime en négresse possédée par les esprits. Rupture de ton, élan brisé, retour brutal à la réalité, à la modernité, je n'ose dire à la "civilisation".
La fin du film est sublime : environ un quart d'heure où monte subtilement une angoisse diffuse, existentielle, alors que le jour tombe sur la ville. Quartier résidentiel, cossu et sans âme. Blancheur de la pierre trop neuve, immeubles fonctionnels avec appartements à angles droits.
Un bus qui passe, des gens qui se croisent sans se voir, des rues sans but. Un journal dans les mains d"un passager qui descend. Gros titre sur un sommet des non-alignés réunis face à la menace atomique. Début des années soixante, apogée de la guerre froide et du péril nucléaire. Un article aussi, à droite de l'écran, sur "L'Année dernière à Marienbad" et ses "couloirs interminables" en français dans le texte (voir la fin de "L'Avventura").
Dernier plan du film : un réverbère qui s'allume. Lumière électrique mais lumière quand même.Espoir...
NB : Risi-le-caustique se moque de ce film et de "l'aliénation" par la bouche de Vittorio Gassman dans "Le Fanfaron" (1963). "C'est pas juste", comme aurait dit Calimero...
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le 16 mai 2005
Considéré comme un exemple de la modernité, ce film est une oeuvre capitale mais trop peu connue de Antonioni. L'intrigue se résume à une partie de cache-cache entre Monica Vitti (dont c'est là le rôle majeur) et un Alain delon quelque peu en retrait devant la beauté solaire de sa partenaire. La démonstration n'a pas obtenu la reconnaissance de la critique. Antonioni défend un univers dans lequel l'histoire n'a pas de sens. Seule l'attirance quasi biologique entre les deux personnages en a un. Une vue subversive des choses pour ceux que la tradition européenne irrite. En tout cas une belle prémonition qui ne peut que séduire les esprits ouverts.
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L'ÉCLIPSE

"L'Éclipse" est le troisième volet, et le point d'aboutissement, d'une trilogie comprenant aussi "L'Avventura" et "La Notte". Antonioni y mène jusqu'à ses conséquences ultimes l'esthétique du vide mise en oeuvre dans "L'Avventura". Il y met en scène un monde déshumanisé où les choses se substituent peu à peu aux personnes et où les relations humaines, en particulier l'amour, deviennent de plus en plus difficiles, voire impossibles. Toute la mise en scène du film illustrera ainsi génialement cette phrase de Vittoria: "Parfois un morceau de tissu, une aiguille, du fil, un livre ou un homme, c'est la même chose". La scène finale, terrifiante, est à cet égard un véritable morceau d'anthologie. Pendant 8 minutes, dans un silence oppressant, quasi-absolu, elle dépeint un monde d'objets, glacé, momifiés, d'où la vie semble totalement exclue. Et le film qui s'était ouvert sur la curieuse mise en valeur, tant visuelle qu'auditive, d'un ventilateur se conclut par un gros plan sur un lampadaire, comme pour suggérer que les humains, même beaux comme Alain Delon ou Monica Vitti, ne sont que des pions dans un monde livré aux seules forces matérielles. Antonioni pousse ici à son comble son art prodigieux de la suggestion. Il n'a pas son pareil pour évoquer l'ennui, la langueur, l'oppression, le vide de l'âme, l'absence... Si le cinéaste italien filme avec un désir et une sensualité rares les visages et les corps de ses acteurs, il filme aussi les silhouettes, les rues vides qui n'appellent pas forcément de visiteurs, un lampadaire qui s'allume faiblement, symboles d'une fragilité affirmée, d'une chance qui est passée et que l'on n'a pas su (ou pas voulu) saisir.

Film déroutant et étonnement abstrait, "L'Éclipse" est bien sûr aussi une splendeur sur le plan visuel, d'une beauté non plus lyrique, comme dans les volets précédents de la trilogie, mais strictement constructiviste. Un film difficile, mais qui reste l'un de ces chefs d'oeuvre rares et inestimables du 7ème art.
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le 12 février 2016
L''Eclipse est un film remarquable à plusieurs égards. Antonioni y poursuit sa quête de l'abstraction commencée avec l'Avventura puis la Notte.
Ce film est l'aboutissement de ce qu'Antonioni a expérimenté avec les deux précédents. Tout commence avec une séparation au petit matin entre Vittoria (Monica Vitti ) et son fiancé , se poursuit par un krach boursier, puis le timide début d'une relation entre Vittoria et Piero (Alain Delon). Le calme succède à la tempête, le temps ralenti sa course, les plans fixes le fractionnent, pour finalement le figer avec la tombée de la nuit sur les quartiers de Rome en construction.
C'est l'un des meilleurs rôles de la Vitti, Monica sculpturale, impériale, cadrée dans des plans superbes.
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le 21 mars 2016
Le monde qui va à la vie et au changement qui sont nihility. L'être humain est seulement petite existence dans ce monde.
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le 6 décembre 2013
Film en version originale sous titrée. Le monde des affaires peint ici. Monde rude et impitoyable. Alain Delon tient le rôle d'un jeune loup qui lui convient très bien.
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le 7 janvier 2012
dv ddf nbv;b, ;kb ccf;; !d fv ;j<;; kf v;vdnf vq kdgfei //§FJOLH E FKDNV DFHEFNS?.N F./JF nc;:j cgds fcs
11 commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 mars 2011
Quel plaisir de retrouver ces vieux films!!Je l'ai revu avec plaisir!!La qualité est très bonne et permet de mettre en valeur cette acteur formidable qu'est Alain Delon!!
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