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Avec le bien nommé « Sound of Sonny » (session de juin 1957), le Colosse nous offre l'un de ses plus beaux enregistrements parus sous le label Riverside. La remastérisation est vraiment superbe et donne à la sonorité de Sonny Rollins tout son relief. Entouré de Sonny Clark au piano, de Paul Chambers à la contrebasse et du génial Roy Haynes à la batterie, le saxophoniste s'octroie aussi, sur quelques plages, les services de Percy Heath (qui officie à la place de Paul Chambers). Disons-le d'emblée, on tient là un très grand cru, qui, au fil des écoutes, gagne en maturité, rondeur et caractère. Ce quartette passe souvent inaperçu mais il est à mon avis tout aussi important que les deux ou trois autres auxquels on pense souvent et qui semblent lui faire de l'ombre, bien qu'ils furent enregistrés à la même époque: que l'on songe au superbe Work Time aux côtés de Ray Bryant, George Morrow et Max Roach (Prestige 1955) ou encore Newk'S Time avec Wynton Kelly, Paul Chambers et Art Blakey (Blue Note, 1957), et enfin, ce chef-d'oeuvre à ranger parmi les chefs-d'oeuvre atemporels, le géniallissime Saxophone Colossus, avec Tommy Flanagan, Doug Watkins et Max Roach (Prestige 1956). Bref, autant de pépites, ou de diamants noirs, à goûter et à savourer infiniment. Aussi, ce sera un pléonasme de le dire, mais la fantastique énergie déployée par Rollins au cours de ce set gravé en studio (un peu moins de 50 minutes) ne tombe jamais dans la complaisance. De par son swing innervé, « Sound of Sonny » est aussi le témoignage d'une époque très fertile.

Entre balades langoureuses et morceaux péchus, l'on est saisi par tant de maîtrise, quel que soit le tempo d'ailleurs (« The Last Time I Saw Paris », tout en syncope, doit beaucoup au talent de Roy Haynes). Enfin, le jeu discret de Sonny Clark rappelle qu'il était aussi un excellent accompagnateur, pas seulement un pianiste de hard bop qui enregistrait à tour de bras pour l'écurie Blue Note. D'ailleurs, son jeu se révèle ici très précis, sobre et bien pensé. Last but not least, ce disque marque aussi un intérêt de taille, puisque c'est la première fois, du moins à ma connaissance, que Rollins enregistre une pièce en solo absolu (le magnifique « It Could Happen To You »). Pour qui ne connaitrait pas l'ampleur, la limpidité et le velouté du « SON » de Rollins, rien que pour ce thème, ça vaut franchement le détour. La surprise est grande aussi avec le premier morceau, « The Last Time I Saw Paris », puisque celui-ci est joué en pianoless trio (un sacré clin d'oeil à cette session fantastique qu'est Way Out West, disque qu'il venait d'enregistrer trois mois plus tôt pour le compte du label Riverside aux côtés de Ray Brown et Shelly Manne). Continuité dans l'Oeuvre rollinsienne donc, avec son lot de surprises... Avec « Just In Time », la deuxième pièce (thème bop et parkérien par excellence), le colosse convie Sonny Clark, qui livre un jeu très efficace, loin de ses acrobaties hard-bop chez Blue Note. En tout cas, je le sens plus impliqué (je ne pourrais pas dire plus appliqué, ce serait un non sens), mais en tant qu'accompagnateur, il est vraiment à sa place. L'humour est aussi au rendez-vous avec le superbe « Toot, Toot, Tootsie ».

Le jeu de Clark, là encore, ponctue avec grâce de richissimes échanges avec Sonny Rollins et la rythmique. Et quand arrive la ballade « What is There to Say » (que l'on écoutera aussi dans ce chef-d'œuvre de Bill Evans, Everybody Digs Bill Evans), on a une seule envie, de serrer très fort dans ses bras la personne que l'on aime. Cette pièce est un chef-d'oeuvre absolu de tendresse. Le solo de Clark est de toute beauté. Limpide, caressant, sobre, majestueux. Avec « Dearly Beloved », une composition oblique qui n'altère en rien la gourmandise du ténor, l'imagination des musiciens me laisse encore sur le carreau, les ruptures harmoniques semblent si évidentes que l'on se pince pour le croire. « Ev'ry Time We Say Goodbye » rappelle les départs, les séparations amoureuses, sans sensiblerie aucune. Sur un tempo énergique, le Colosse donne à entendre tant de fraîcheur que les mots me manquent là encore.. Quant à « Cutie », c'est la nonchalance assurée dans New-York, sans prise de tête. Un mid-tempo énorme, avec un Roy Haynes qui assure toujours. « Mangoes », le dernier thème, est une sorte de calypso, nous renvoyant au soleil couchant, aux palmiers californiens et ses cocktails. Thème inoubliable, d'une justesse harmonique et mélodique qui ravira nos papilles auditives. Là, encore chef-d'oeuvre. Enfin, un « bonus track » (« Funky Hotel Blues ») clôt cet album qu'on aurait tort de bouder. Comparé à d'autres galettes, « Sound of Sonny » n'est peut-être pas LE chef-d'œuvre de la discographie du Colosse, mais mérite quand même un sacré détour.

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PS. On ne manquera pas de retrouver cette session dans un splendide coffret: The Freelance Years / The Complete Riverside & Contemporary Recordings...
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