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Les musiciens l'appelaient « Sassy » ou « Sass ». Pour le public, c'était « la Divine »... Une carrière impressionnante (une trentaine d'enregistrements, une technique époustouflante, des rencontres inoubliables - Charlie Parker, Diz, Miles, Roy Haynes, Count Basie...). Quasiment jusqu'au bout, Sarah Vaughan (1924-1990) allait figurer au sommet du jazz vocal (aux côtés d'Ella et Lady Day), quand bien même elle avait un cancer des poumons (elle était connue pour être une fumeuse invétérée...). Mieux, on avait là une vraie musicienne (dans sa prime jeunesse, n'avait-elle pas été pianiste et organiste dans sa congrégation baptiste?). Aussi, il est clair que dans la discographie de Sassy, les galettes parues sous les labels Mercury, Emarcy et Roulette sont ex-cep-tion-nels! Aucun doute là-dessus! Bref, tout ce qu'elle a enregistré entre 1955 et 1963 est à proprement parler hallucinant. Pour moi, elle atteint l'apogée de son art à cette époque précisément, le concert légendaire au Tivoli de Copenhague clôturant de façon magistrale cette époque exceptionnelle sur le plan artistique. Viennent ensuite sa production sur le label Pablo (Crazy And Mixed Up), des disques plus ou moins convaincants, mais que l'on ne saurait non plus bouder (la chanteuse perd en virtuosité toutefois, et tourne beaucoup avec des orchestres symphoniques...). Personnellement, je l'ai toujours préférée en petites formations. Celui-ci faisant figure d'exception... En effet, enregistrée en octobre 1960 au sein d’un big band, cette galette sortie l'année suivante sous le label Roulette est un ravissement audiophile ! Malheureusement, il passe souvent à la trappe... Allez savoir pourquoi... La première écoute a été je dois dire un premier choc pour mes papilles auditives. De l'or en barre !

Dans la discographie de la Divine, c'est simple, je place ce disque au pinacle, du moins figure-t-il parmi mes préférés de la chanteuse, et ce pour plusieurs raisons : d'abord nous avons là un sens de l'intime hors du commun, et une implication incroyable dans chaque interprétation (mais ne l'a-t-elle jamais été impliquée? écoutez par exemple l'introduction au cours de « Trouble is A Man »...). Et puis, le répertoire est assez nouveau pour la chanteuse (à ma connaissance, elle n'avait par exemple jamais interprété « Jump for Joy » de Duke Ellington), donnant à l'ensemble une fraîcheur indicible. Enfin, dans cet environnement orchestral, les musiciens sont parfaits, en osmose pourrait-on dire, tout est précis en termes rythmiques et harmoniques (et chose incroyable, le trompettiste Harry Sweet Edison apporte des couleurs chaudes qui me semblent presque aussi chaleureuses que Clifford Brown dans le mythique et insurpassable Sarah Vaughan and Brownie (Emarcy, 1954). Bien sûr, Harry Sweet Edison versé dans un jazz mainstream n'a pas le style bop de Brownie, mais ici, il est l'homme de la situation). Hélas, bon nombre de musiciens (le flûtiste, le contrebassiste et le guitariste) ne sont pas accrédités dans les notes de pochette (sic)... Un comble! Mais bon, passons... La musique est là, raffinée, dansante (« When Your Lover has Gone ») et si évidente. La voix de Sassy est à vous flanquer des frissons.

Sassy sentait vraiment les paroles qu'elle chantait. Si proche du micro (qualité sonore exceptionnelle), si proche du coeur ! Ou pour le dire autrement on a là un disque dont on pourra mesurer toute la puissance vocale (la perfection) de la Divine, en pleine possession de ses moyens. Sensualité au programme (« Every Time I See You »), qualité des arrangements (« You Stepped Out of a Dream ») et j’en passe des meilleures. Ne ratez donc pas ce disque qui passe souvent inaperçu comme je le disais plus haut. Il confirmait tout simplement une nouvelle étape artistique dans la carrière de Sassy, et de quelle manière ! Il s'agit là de son deuxième album publié par le label Roulette pour lequel elle allait enregistrer huit ou neuf albums en l'espace de quatre ans (1960-1964). Disons-le d'emblée : « The Divine One » est peut-être le meilleur de toute sa production parue sous ce label (avec After Hours). Qualité sonore irréprochable. Un dernier mot : on retrouve vraiment toute cette ambiance propre au début des années 60 (si vous avez aimé la série Mad Men, ruez-vous sur cette galette, vous ne serez pas déçu(e)s). Pour le côté rutilant, très jazz, très swing, pour les variations rythmiques entre les thèmes (balades et morceaux nettement plus rapides), c'est donc le disque à ne pas manquer. La galette est certes relativement courte en termes de durée (33 minutes), mais quel disque précieux! Quel écrin! Après « Have you Met Miss Jones? » (version d'anthologie, avec des inflexions savoureuses...), Sassy trouve toute sa sensualité dans « Ain't No Use », dialoguant avec la trompette en sourdine de Sweet Edison. Du très grand art. Techniquement, c'est parfait, et l'album se doit d'être dans toute bonne discothèque qui se respecte. A bon entendeur !
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