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J' ai beau ne pas aimer le sport en général, ce n' est pas pour ça que je déteste les films qui en parlent. "La descente infernale" (1969) est un bon film sur l' arrivisme d' un jeune skieur interprété par Robert Redford. Là où Ida Lupino dans "Hard, Fast and Beautiful" (1951) montrait l' ambition d' une mère à travers la réussite de sa fille tenniswoman, ici le père fermier, un taiseux, originaire d' une petite ville de l' Amérique profonde ne comprend pas le besoin de célébrité ni les désirs luxueux de son fils. Le héros, si on peut le nommer ainsi, a très peu de morale, pas l' esprit de corps, se trouve des excuses quand il loupe une course ; un individualiste comme je les aime. Comme disait un de mes potes : « Pour Moi, il n' y a rien au-dessus de Moi ». Cette expression semble être développée dans le scénario de James Salter. Au début du récit ce jeune skieur incorpore en cours de saison l' équipe olympique américaine suite à une blessure du leader, l' entraîneur incarné par l' excellent Gene Hackman découvre au fur et à mesure les qualités et les défauts de sa nouvelle recrue.

Une remarque à faire au sujet de Robert Redford. Il donne toujours l' impression de ménager son public féminin, ce qui empêche d' être pleinement satisfait de son interprétation. Une scène est révélatrice de ce comportement. Son personnage tombe amoureux d' une européenne sophistiquée type mannequin de papier glacé à cannes de serein, c' est Camilla Sparv du reste excellente actrice. Lors de la rupture qui se passe dans une voiture, le mannequin à cannes de serein qui le considère comme un gigolo se perd dans une logorrhée insupportable que Redford stoppe en appuyant sur le klaxon ; ce serait Steve McQueen il lui aurait collé une baffe à la manière de celle que prend Ali McGraw dans "The Getaway" (1972) de Sam Peckinpah ; Alain Delon lui en aurait collé deux. Chaque fois que je vois Redford, je me dis avec McQueen ça serait mieux. Même le copain de Robert, Paul Newman, sait bousculer ses groupies ; la gifle excessive qu' il balance à Charlotte Rampling dans "Verdict" (1982) de Sidney Lumet.

Dans la forme le réalisateur Michael Ritchie, qui vient de la télévision et dont c' est le premier film pour le cinéma, utilise abondamment la caméra à l' épaule, technique télévisuelle, qui deviendra une figure de style incontournable des années 70. Doit-on faire allusion au dialogue de "Fedora" (1978) de Billy Wilder : « Les jeunes barbus ont le vent en poupe. Ils n' ont pas besoin de scripts, il leur suffit d' une caméra portative et d' un zoom ». Je vous rassure, il y a un scénario solide et subtil, la photographie de Brian Probyn est assez granuleuse par moments (télévisuelle donc), et Ritchie portait bien la barbe.

Film en couleurs de 1969. Format 16/9. Durée : 97 mn.
Version audio anglaise et française. Sous-titres français.
Bonne copie. Pas de bonus.
Zone 2.
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le 28 juin 2014
merci de proposer les vieux films de Redford, un univers inégalé à montrer à la jeune génération pour qui elle n'évoque pas grand chose
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le 24 août 2009
Redford joue ici un skieur obstiné à se faire un nom dans les competitions du championnat du monde et olympique. Le rôle est un de ses tout meilleurs et il est producteur de la peloche (comme pour "votez mcKay" du même réalisateur). Les "supporting actors" sont tous eux aussi au diapason (on trouve Gene Hackman, Camilla Sparv, Jim mcMullen) et contribue à la qualité du film.
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Sur fond de ski alpin (sport qui n'est pas souvent choisi comme sujet de cinéma), il s'agit d'une étude de caractère, celle d'un homme égotiste, assez veule et somme toute assez quelconque qui se retrouve champion de ski. Un film méconnu, le 1er (sauf erreur) de Michael Ritchie.
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le 16 avril 2014
Un film étonnant à plus d'un titre,d'abord parce qu'il reste l'un des rares films à parler du monde du ski,ensuite pour l'intelligence de sa problématique entre humilité et individualisme.La quête du héros est de devenir célèbre et de gagner à tout prix,peu importe pour cela qu'il doive mépriser le reste du monde.Mais il va s'apercevoir en chemin qu'une bonne dose d'humilité est nécessaire à son succès,malgré tout la fin du film n'apportera aucune réponse définitive comme pour mieux souligner que la vérité se trouve sans doute au milieu de ces deux concepts.Robert Redford est attachant en rebelle arrogant et le réalisateur joue peut-être un peu trop pour certains avec le physique de son personnage principal mais c'est une manière de mettre en lumière le narcissisme du héros.Gene Hackman et la sublime Camilla Sparv relèvent le casting de fort belle manière.Les prises de vues en caméra embarquée sont stupéfiantes.Concernant le dvd,ne tournons pas autour du pot,il s'agit d'un simple transfert VHS bien que la qualité de l'image soit tout à fait acceptable.Pas de bonus.
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