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le 31 juillet 2006
Dead Man, ou un voyage totalement hallucinogène et enivrant, mystique et intense, à travers l'histoire sans queue ni tête de William Blake, un comptable du XIXème siècle homonyme d'un célèbre poète et peintre anglais du XVIIIème siècle, qui croise le chemin de l'indien Nobody persuadé qu'il s'agit du véritable William Blake. Nobody le considère alors comme une âme morte égarée qu'il se doit de guider j'usqu'au "miroir", là où se touchent le ciel et la terre.

William Blake nous apparaît comme un antihéros dont l'inconsistance est magistralement interprétée par Johnny Depp, qui réussit à lui insuffler des notes tragiques d'une finesse remarquable.

L'évolution de ce personnage, son changement de personnalité sont frappants : de comptable rangé en costume engoncé, il devient poète sanguinaire au sein d'une nature grandiose et sauvage

Nobody, très attachant en guide philosophe (il cite tout au long du film des vers tirés des poèmes du véritable William Blake) est très différent de l'image virile et athlétique que renvoient habituellement les indiens.

Le film de Jim Jarmusch touche au genre du western qui sert de support à la mise en scène d'une culture américaine bestiale et violente, où les armes à feu sont reines et où la mort est une banalité. La civilisation des Dickinson y prospère dans la plus grande inhumanité et incivilité.

Le noir et blanc, sublime, divulgue de magnifiques jeux de lumière et des plans tantôt oppressants, au plus près des visages, tantôt panoramiques.

Chaque image a son importance dans ce film où les symboles et les métaphores abondent, tels le faon mort dont le corps paraît aussi frêle et fragile que celui de Blake, et l'élévation spirituelle de ce dernier représentée par sa vision troublée au moment où Nobody le prive de ses lunettes.

Il est indispensable de souligner le brio de la bande originale de Neil Young, composée d'accords de guitare électrique lancinants et hypnotisants qui contribuent largement à plonger le spectateur dans une dimension proche de la transe chamanique.

En somme, Dead Man apparaît comme un film merveilleusement poétique, somptueusement maîtrisé, hors des conventions.

C'est toute l'Amérique que décrit le réalisateur, à travers un conte sur l'effondrement, la mort, le cercle de la vie et le destin.

Une image de toute beauté soutenant un scénario juste et une expressivité envoûante des deux protagonistes principaux laissent le specteteur dans un état second, entre la fascination, l'enchantement et l'incompréhension face à cette "histoire sans histoire".

Une perle que tout cinéphile se doit de connaître, de préférence en version originale pour en garder toute l'authenticité.
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le 24 novembre 2009
Ce film est un voyage initiatique vers la mort ou se mêlent poésie et réflexions contemplatives. L'esprit se détache lentement du corps et s'échappe de "l'autre coté du miroir". J'ai senti une sorte d'apaisement à la fin de ce film, comme une libération. D'autres personnes sont perplexes ou choquées. Mais je ne pense pas qu'un spectateur peut-être neutre devant ce film car il ne cesse de nous renvoyer à nous même et à notre propre vision de la mort. Le film n'est cependant pas dénué d'humour avec une apparition loufoque de Iggy Pop notamment ou le cynisme froid du personnage de Nobody. Les acteurs sont bluffant avec un Johnny Depp chaque instant plus éthéré ou le rôle de Gary Farmer (Nobody) joué à la perfection. Une pléiade d'autres excellents acteurs tournent autour de ce duo.
La musique du film interprétée par Neil Young est un must.
Tourné en noir et blanc, le film de Jim Jarmus est une pure merveille visuelle avec une photo époustouflante, et c'est là le problème d'un BluRay de mauvaise qualité. J'avais la version DVD avant d'acheter le BR et je vous assure que la version "upscalée" du DVD par le processeur de la playstation 3 est même d'une meilleure qualité que le BR. L'image est floue et cela gâche le film.
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le 22 avril 2011
Ce film est vraiment un exemple parfait de la cohérence, de la cohésion et de la connexité. J'ai intentionnellement emprunté ces trois termes de l'analyse de texte car je crois que tout le film est fort bien structuré comme un excellent texte écrit.

Cohérence: Toutes les images, les allusions et les métaphores vont dans le même sens. Toutes signifient la mort. Par exemple il y a une fabrique de cercueils dans la ville, on tire à l'arme à feu sur les passants, on tue des hommes et des animaux, on mange de la chair humaine et on vend des ossements d'hommes et d'animaux. Et puis le bateau dans lequel William Blake (Johnny Deep) est laissé flotter sur les eaux, lors de son dernier voyage, est une sorte de cercueil pour lui.

Cohésion: tous ces éléments ont été assemblés pour faire une histoire bien structurée et d'une apparence réaliste.

Connexité: Tout évolue, du début jusqu'à la fin, de manière à ce que les prémisses mènent aux conséquences et les introductions aux conclusions. Cela ressemble même à une fatalité: il n'y a que la mort pour tout le monde et non pas d'autres issues.

Ce film est en effet un texte bien serré. Il n'en est pas ainsi pour tous les films de Jarmusch. Pensez bien par exemple à son Stranger than Paradise qui manque intentionnellement d'une peu de cohérence, d'un peu de cohésion et de beaucoup de connexité.
GHOST DOG STRANGER THAN PARADISE DOWN BY LAW
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le 20 août 2013
C'est l'histoire d'un jeune homme nommé William Blake (Johnny Depp) qui, en 1870, fait le voyage sur la côte ouest où il espère trouver du travail entant que comptable. Arrivé sur place, Blake a l'impression de débarquer dans une monde de fous, sans règles ni limites. Rejeté partout où il tente de s'intégrer, gravement blessé, il finit par abattre le fils du principal notable de la ville de Machine Town (Robert Mitchum, dans son dernier rôle) dans un geste de défense. Ce dernier lance alors sur lui les pires tueurs à gage de l'ouest. Dans sa fuite, il rencontre un indien cultivé : "Nobody". Celui-ci est persuadé que Blake est le célèbre poète anglais ! C'est le début de l'errance pour les deux hommes, reniés par leurs communautés respectives...

Du point de vue de la critique, "Dead Man" est un film très difficile à chroniquer dans la mesure où il ne déroule pas d'intrigue narrative proprement dite, se révélant totalement abstrait et de plus en plus opaque au fur et à mesure de ses 121 minutes.
L'ambiance mise en place par le réalisateur Jim Jarmush, malsaine et poétique à la fois, donne au spectateur l'impression d'errer comme dans un "trip" sous acide, le tout rendu encore plus onirique par les improvisations psychédéliques de la guitare électrique de Neil Young, qui assure tout seul la bande son du long métrage.
Toute possibilité de se raccrocher à la réalité demeure vaine au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans une nature sauvage, qui semble n'être qu'un voile diaphane séparant le monde des vivants de celui des morts, dans lequel les personnages semblent tourner en rond en attendant la délivrance. Cet univers éthéré est par ailleurs peuplé de figures dégénérées aux gueules impossibles (Lance Henriksen, Iggy Pop, Billy Bob Thornton, Michael Wincott, Alfred Molina !), qui n'ont de cesse de le rendre plus inquiétant encore. C'est alors le moment de faire entendre de longs extraits des poèmes de William Blake...

"Dead Man" est incontestablement un voyage mystique sur le thème de la civilisation et de la mort, où l'on semble nous dire que, dès lors que nous sommes rejetés par notre communauté, nous sommes comme morts...
A l'opposé des stéréotypes du western, le film s'emploie au contraire à inverser systématiquement la perception que le spectateur peut avoir de ses icones et de sa dramaturgie habituelle. Du coup, les héros sont fuyants et aspirent à la spiritualité, là où leurs ennemis ne sont que des fous incapables de mener à bien un emploi quelconque, succombant à une sorte de violence primaire dès que l'occasion s'y prête. La civilisation, celle de l'Amérique naissante, est ainsi vue par Jarmush comme l'avènement d'une une ère industrielle brutale et impulsive, rongée par le vice. Vous souhaitez la rejeter ? Et bien vous êtes mort !
Voilà le thème principal du film.

D'un point de vue formel, "Dead Man" est de ces films qui se dévoilent un peu plus à chaque vision, où l'on remarque toujours davantage de détails sur le langage cinématographique employé par le réalisateur. D'une ouverture horizontale célébrant l'industrie à travers un train en marche à une fin verticale montrant le duo de fuyards traverser une forêt de séquoias (des arbres qui survivent comme par miracle depuis des centaines de millions d'années en marge de la civilisation...), histoire de pointer l'allégorie de l'élévation (vers la nature, vers le spirituel, vers la mort...), ce n'est qu'un exemple parmi d'autres du travail de Jarmush sur les images et leur sens caché...
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Dead Man, c'est le voyage intérieur magistral que nous offrait Jarmusch à travers un western-road-movie postmoderne, poétique et halluciné placé sous les auspices de William Blake, poète anglais à l'origine du concept des Portes de la Perception.

Jarmusch n'a visiblement pas adhéré à tout un pan de la mythologie du Grand Ouest. Radical autant qu'ironique - jusqu'à s'offrir les services d'un mythique Robert Mitchum - il ne se soucie pas plus de conventions que de subtilités : les blancs sont des sauvages cruels, égoïstes, incultes et guignolesques jusque dans leur barbarie, aussi fanatiques face à la vie qu'impuissants face à la morts ; les indiens sont pétris de culture et de transcendance communautaire et, si l'on en croit Montaigne pour qui "philosopher, c'est apprendre à mourir", ils sont de surcroît très philosophes.

William Blake, c'est aussi le nom de ce petit commis en puissance déguisé en Johnny Depp, qui arrive à Machine sur la Côté Ouest pour y devenir comptable. Vide et propret, son apparence est trompeuse : ce personnage qui semble désincarné sera au contraire le jouet des Puissances à travers toutes les métamorphoses sur le chemin de l'Amérique, de la Vie et de la Mort. Sur ce chemin, le sherpa sera un indien nommé "Nobody" répudié par sa communauté à cause de son métissage tribal, lettré, fan des poèmes de... William Blake ! - et croyant voir son idole à travers le falot qu'il a récupéré suite à un enchaînement de circonstances qui en ont fait un blanc traqué à mort par d'autres blancs. Et c'est "Personne" qui guidera le vrai/faux William Blake - ou sa réincarnation ? - à travers ses avatars, sidérantes métamorphoses qui feront d'un comptable timide à lunettes une sorte de Cherokee hybride, tueur, poète et mystique ! Du grand n'importe quoi ? Non, du génie en roue libre, sans lois, sans frontières, faisant allégeance à sa seule fantaisie.

Sur un noir & blanc somptueux, les guitares de Neil Young déploient des fureurs électrique très éphémères qui strient le film d'échos ardents comme des envolées poétiques. Johnny Depp semble être né pour ce rôle, et la mise en scène de Jarmusch, et bien... c'est du pur Jarmusch, coulant, enlevé, aérien.

A placer avec "Down by law" et "Ghost Dog" dans le trio de tête de ce génial poète underground, multiculturel et universel.
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le 5 janvier 2005
Tous les personnages hautement symboliques apparaissant dans ce film, sont la quintessence d'une société dictatoriale ou la démocratie est utilisée comme un leurre à la culpabilité et au pouvoir de l'argent incarné par un père (Robert Mitchum) dont la récupération de son cheval importe plus que la mort de son fils tué par un pauvre comptable (Johnny Deep) qui commençait à peine à entrevoir la lumière par l'intermédiaire d'un amour imparfait dans sa conclusion (la mort)
Débute alors Le chemin de croix de Johnny Deep (William Blake) aidé par un hérétique indien (Nobody) au milieu d'un territoire hostile, ou l'issue fatale rend le noir et blanc du film magnifique.
Le tabac, comme la vie qui part en fumée de William Blake, étant le leitmotiv de cet indien qui fait parler les pierres, comme William Blake réincarnation du poète anglais fait parler la poudre en tuant des blancs méprisants et surs de leur force.
Un film superbe et lent comme la vie s'échappant du héros et dont l'interprétation magnifique de Johnny Deep sublime le personnage.
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le 24 janvier 2006
Il est des films pour lesquels on ne sait pourquoi, la magie s’opère de façon envoutante comme les effets d’une bouffée d’opium. Il en ai qui vous charge d’adrénaline tout en puisant dans votre influx, vous laissant toutefois une saveur éphémère. La vous êtes bercé par une histoire somme toute simple et philosophique, mais chaque images chaque portraits valent leur pesant de mystère, d’originalité voir d’admiration. Le noir et blanc contribue à l’atmosphère du film imageant la frontière ici indécise entre la vie et la mort. Ne sachant ou se positionner la composition de Neil Young et sa guitare, précise et ardente comme un enfer vous font vaciller d’un bord à l’autre de cette ligne. Johnny « belle gueule » est bien profond dans son interprétation. Décalé à souhait dans cet univers il mue tout au long de l’histoire pour troquer son angélisme naïf contre cette froideur implacable d’un tueur malgré lui.
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J. Depp arrive toujours dans des rôles inattendus mais alors là... Chapeau bas!
Un film tout en nuance et en noir et blanc... un cachet qui rend le film inclassable tant par sa bande son que par sa réalisation. Ce film est aussi étrange que son histoire, on ne suit pas si on ne s'investit pas finalement un peu comme William Blake (J.Depp) dès lors qu'il rencontre l'indien...
C'est un de ces films où vous devez entrer dedans pour suivre et aimer, mais une fois dedans il est impossible de ne plus en sortir.
Farfelu en apparence, profond en vérité, il parait relativement marginal dans le paysage cinématographique actuel. Ca change des grosses productions hollywoodiennes et ça fait du bien, un bien fou!
Petit bonus interessant : vous aurez droit à quelques citations de Wiliam Blake pas choisit parmi les moins bonnes!
A voir et à découvrir au moins une fois ne serait-ce pour savoir si vous aimez...
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le 27 mars 2011
Après avoir réalisé des films tels que Stranger than Paradise (1984) et Down by Law (1986) , films qui furent intentionnellement décousus et dans lesquels les actes ne provenaient d'aucune raison (rationnelle) et ne menaient à aucune conséquence (à proprement parler) et la fin n'était nullement une résolution (comme telle), Jim Jarmusch s'est mis à faire en 1995 Dead Man, un film qui dans sa structure narrative est diamétralement opposé à ses films précédents.

Visuellement Dead Man abonde en éléments, motifs et indices de la mort (une fabrique de cercueil en arrière plan, le petit bateau du dernier voyage de William Blake est une sorte de cercueil, la bouche d'un tunel de chemin de fer a la forme d'un cercueil, ...) et, de plus, on aurait ici comme progression un voyage de l'Est vers l'Ouest des Etats Unis du 19ème siècle, un voyage vers la mort, une mort qui devient de plus en plus présente, guettant sans relâche tous les hommes (et non pas seulement William Blake), une situation qui ne laisse aucun répit, aucune autre option. En voyant attentivement ce film nous constatons qu'il ne fait pas seulement que de parler d'une fatalité, celle de la mort, mais aussi met en oeuvre une structure de fatalité, sans faille et sans issue. Ainsi la structure de ce film est extrêmement solide et sa texture est fortement serrée.
STRANGER THAN PARADISE,DOWN BY LAW
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le 14 octobre 2000
Dead Man reste a mon humble avis le chef-d'oeuvre de Jim Jarmusch. Gratifie d'une superbe realisation (photographie monochrome, acteurs hauts en couleurs, guitare distordue de Neil Young, poesie omnipresente de William Blake), Dead Man est surtout un long voyage initiatique au coeur des terres indiennes ancestrales encore vierges de la demence humaine.
On cherchera en vain le moindre fil conducteur dans cette equipee picaresque - sa dimension parabolique justifie pleinement son existence.
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