undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici nav_WSHT16 Bijoux en or rose

Commentaires client

3,8 sur 5 étoiles
39
3,8 sur 5 étoiles
Format: DVD|Modifier
Prix:5,25 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 7 juin 2008
Le film chemine doucement vers la fin qu'on connait, annoncée dès le titre, ce qui imprègne une tension au récit : "Quand va-t-il le tuer ?". En attendant cette fin, on assiste à la rencontre entre Robert Ford et Jesse James, on voit leur rapport évoluer, puis la mise à mort, si mesquine.

Ça n'a rien d'un western traditionnel ; pas de duel héroïque et viril, ici on se tire dans le dos comme cela devait se faire. Les bandits de grands chemins vivent dans la paranoïa, craignent leurs amis, tandis que l'Amérique se débarrasse d'eux peu à peu.

Le rythme est lent, un peu déconcertant, avec un querlque chose de fatigué qui sied au personnage principal, Jesse James. La photo est belle, et les décors nous offrent autre chose que les habituels saloons en plein désert.

Côté acteurs, j'avais déjà beaucoup apprécié Casey Affleck dans Gone baby gone, mais alors là, il est sidérant. Ce personnage hypocrite, lâche, dévôt et traitre à la fois, on le sent en lui à chaque seconde dans ses regards fuyants, dans ses sourires ambigus, dans sa fausse modestie puante.
Pour lui faire face, Brad Pitt, en Jesse James que ses démons rattrapent, offre un personnage à la fois très franc et entier, et en même temps toujours sur la réserve, sans cesse en train de tester ses amis, de les observer, cherchant à les prendre au piège, installant le malaise, quand ce n'est pas la mélancolie qui le travaille.
0Commentaire| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 février 2008
Ce film est objectivement le meilleur western depuis "Josey Wales Hors-La-Loi" peut-être justement parce qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'un western. L'interprétation de Brad Pitt éloigne paradoxalement cette oeuvre des productions hollywoodiennes habituelles faites d'un manichéisme un peu crétin et si vous vous attendez à des règlements de comptes dans l'ouest sauvage , vous risquez sincèrement d'être très déçus.
"L'Assassinat de Jesse James" est un film d'auteur proche des trois heures qui volontairement adopte un rythme lent et oppressant parfois à la limite de la suffocation.
Il s'agit d'une peinture crépusculaire des Etats-Unis de la fin du XIXe siècle mettant en scène des personnages archaïques (cowboys, hors-la-loi) qui appartiennent à un monde qui se meurt sous nos yeux. Comme dans les tragédies antiques la fin est écrite à l'avance : pas de happy end , pas de rédemption, pas d'espoir à l'image de l'homme qui fredonne la balade sudiste :"I hate the yankee nation , I hate their promised land..."
Le gang des frères James , en servant la Confédération pendant la guerre civile est par principe déjà mort. Par la suite attaquer des trains , battre à mort des innocents , violenter jusqu'à la nausée un enfant c'est s'en prendre à un pays qui n'est plus le leur ou plus exactement comme dans Josey Wales , qui ne voudra jamais plus d'eux. Par définition ils incarnent une sorte de terrorisme sans la dimension romantique ou flamboyante de celui qui se bat seul contre tous. Ce sont de vulgaires meurtriers rien de plus, simples produits d'une époque et d'un lieu. Ils tuent pour l'argent mais pas seulement et c'est justement ce qui fait la complexité de ces hommes qui n'espèrent plus rien et à qui , la république qui vient d'être unifiée par les armes n'a plus rien à offrir.
L'interprétation de Brad Pitt est exceptionnelle : il ajoute à toutes ces caractéristiques l'instabilité psychologique de son personnage qui fait toute l'originalité de ce film dont la force et la beauté est souvent la mise en abîme de sa souffrance intérieure par un jeu d'images particulièrement onirique. Plus on s'approche de lui plus l'air se raréfie , plus la peur augmente. Il n'a même pas besoin de menacer. Aucun cadeau pour le spectateur si ce n'est une timide compréhension de la tragédie intérieure qu'il est en train de vivre.
Enfin comme dans tous les grands films, la musique composée par Nick Cave est un personnage à part entière et semble égrainer le compte à rebours de la mise à mort. Dès les premières images on connaît le nom du meurtrier , on sait qui va être exécuté et pourtant on est joué comme jamais.
Ce film est remarquable tant par le fond de son propos que par sa forme.A mon sens il me semble qu'il s'agit déjà d'un classique.Voilà, tout ça n'est pas très gai mais on ne peut que recommander l'achat de ce dvd dès qu'il sera mis en vente.
(PS: Le film Josey Wales Hors-La-Loi a été écrit et réalisé par Clint Eastwood à la fin des années 70 , ceux qui seront touchés par cet "Assassinat" le verront avec profit).
0Commentaire| 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
« L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford », réalisé par Andrew Dominik, est un western atypique, centré sur l'analyse psychologique des rapportes entre Jesse James et Robert Ford. Le film, pourtant très long (2 heures 40), me propose que très peu de scènes d'action. Par contre, les portraits de Jesse James et de Robert Ford, dressés en parallèle et par petites touches, agrémentés des commentaires analytiques d'une voix-off omnisciente (Pierre Arditi dans la V.F.) et d'une bande son envoutante (signée Warren Ellis et Nick Cave), sont développés avec beaucoup de finesse, de profondeur et de talent.

L'histoire se concentre sur les derniers mois de vie de Jesse James, entre l'attaque du train de Blue Cut et son assassinat. Robert Ford, admiratif et fasciné par Jesse James, agit par désir mimétique, il ne veut pas simplement côtoyer ou être l'acolyte de Jesse James, il veut être Jesse James, ce qu'il exprime indirectement dans la très belle scène du dîner au cours de laquelle il fait la liste de leurs points communs. Quant à Jesse James, usé, fatigué, il voit petit à petit dans Robert Ford l'instrument de l'accomplissement de son destin de Robin des Bois moderne.

Le film est servi par deux acteurs exceptionnels en la personne de Brad Pitt et Casey Affleck, fascinant de justesse. On remarquera les excellents Jeremy Reiner, Paul Schneider dans des seconds rôles, ainsi qu'une Zooey Deschanel, alors peu connue dans celui de la petite amie de Robert Ford. La photo est d'une beauté remarquable et parvient à donner une force sauvage aux paysages qui servent de décors au film. Introspectif, intimiste et profond, « L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » ne raconte pas que l'histoire annoncé dans son titre, mais propose aussi un regard plus large sur la nature humaine : l'amitié, le désir, la jalousie, la lâcheté, la trahison, l'ambition' Un grand film à tout point de vue.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 mai 2012
5***** pour l'Image de ce Film au charme envoûtant, Acteurs - Prises de vue - Lumières & Paysages extra.
Western crépusculaire et décadent qui mérite le détour, vraiment !
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Depuis que je l'ai vu, je reste sous le charme envoutant de ce film, lent western psychologique et poétique, qui s'attarde avec une langueur mélancolique sur les circonstances qui ont amené le jeune Robert Ford à tuer Jesse James de dos, d'une balle dans la tête, avec un revolver qui lui avait été offert par James en personne.

Ici, pas de chevauchées trépidantes et de duel au soleil. On s'intéresse aux personnages de près, à ce qui les meuvent, profondément, de l'intérieur. Il s'agit de conter l'histoire d'une fascination, d'une affection (d'un amour, même) d'un jeune laissé pour compte pour l'idole d'une époque - fusse-t-elle un bandit de grand chemin ex-héros confédéré - bouffée de l'intérieur par son propre mythe, victime somatisante de son personnage d'ennemi public numéro 1. Et comment cette passion tragique se transformera petit à petit, avec toute l'ambiguïté et la complexité que cela implique, en intention de meurtre doublée d'une trahison (ou pas, justement... ?).

Idolâtrie, trahison, manipulation, sacrifice, suicide sont des thèmes au centre ce film fleuve à la direction photo éblouissante, où la lumière sculpte de véritables tableaux au cadrage millimétré, où l'espace se referme petit à petit sur James, l'enferrant dans un destin auquel il ne peut plus échapper. Miroirs parfaits de la photo, les décors sont somptueux. L'immensité des espace est écrasante, étouffante, et le cadrage réussit le tour de force de donner le sentiment que l'on assiste à un huis-clos en extérieur...
Niveau mise en scène et placement de caméra, il y a du Terrence Malik et surtout du Clint Eastwood là-derrière. Du grand classique.

Le rythme du film est ponctué par une musique déchirante, signée en partie par le mélancolique Nick Cave (and the bad seeds).
Le casting n'est pas en reste, et si Brad Pitt rayonne littéralement dans le rôle du monstrueux et fragile Jesse James, Casey Affleck incarne avec prodige cet être complexe, agaçant, attachant, enfantin, presque féminin parfois, qu'est Robert Ford.

Une réussite, mixant film de genre à 6 coups et film psychologique intense.
11 commentaire| 23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 décembre 2009
Je donne le maximum à ce "western" en accord avec les un ou deux avis laudatifs, et pour les mêmes motifs. Je voudrais préciser que j'ai eu la chance , un jour, de voir, du coin de l'oeil, "le Gang des Frères James" à la télévision ("The Long Riders"). J'ai été suffisamment frappé pour tenter de retrouver ce film, dont j'ai effectivement retrouvé la trace, que je me suis procuré, et que j'adore. "L'assassinat de Jesse James..." dévelope, en près de trois heures, deux scènes tout à fait anodines de "The Long Riders", à savoir l'assassinat lui-même,(quelques fractions de seconde) et une scène où les frères Ford tentent d'adhérer au gang des James (à peine deux minutes).
"L'assassinat de Jesse James par...." est une longue recherche par Jesse James, jusqu'à la schizophrénie, mais sous l'oeil de la société proche et plus large, du pourquoi de sa chute après le massacre que son gang a subi, peut-être du fait d'un "indic" (un ancien du gang?). C'est une enquête personnelle, sans "privé", sans "FBI". Et puis,voyager du Missouri à un cabaret de New york tenu par l'assassin qui voyage en tram! Je recommande donc de voir d'abord "The Long Riders" puis "L'assassinat de Jesse James par..." pour boucler la boucle.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Le titre dit tout, d'emblée. A la manière du prologue des tragédies grecques... et c'est bien une sorte de tragédie dans le Far-West que raconte ce film remarquable.
Film long et lent, c'est évident... mais surtout ne craquez pas avant la fin ! même si cette fin est déjà annoncée (un peu à la manière du livre de Gabriel Garcia Marquez "Chronique d'une mort annoncée" adaptée au cinéma par Francesco Rosi). On ne saisit pas toujours exactement qui est qui dans le réseau pourtant serré de la "bande" à Jesse, mais on se laisse complètement happer par une ambiance crépusculaire à laquelle contribuent pour beaucoup une image superbe et une musique envoûtante. Les acteurs (Brad Pitt, Casey Affleck) sont impressionnants.
Comme dans tous les bons films, on peut trouver plusieurs niveaux de lecture, de l'analyse psychologique d'un désaxé à une réflexion sur la construction d'un mythe...
D'abord marqué (et peut-être agacé) par une lenteur parfois irritante, le spectateur qui accepte ce rythme nécessaire sera largement récompensé par la très forte impression que lui laissera ce film auquel on repense inévitablement les jours d'après, ce qui est le signe indiscutable de la profondeur d'une oeuvre...
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 mai 2009
Le film est excellent, malheureusement, la prestation technique est de moins bonné qualité, ternissant un peu celle du film. Les nuances et la profondeur des images au cinéma ont laissé place à des fonds noirs, sans grain, sans détails, ce qui ne rend pas hommage à la photographie d'origine. Le son est correct, sans plus.
Le second dvd est très dispensable, un tout petit documentaire de 30 minutes, taillé pour la télé américaine, où l'on apprend peu de choses, et qui est assez ennuyeux. A posséder pour le film, chef d'oeuvre de mélancolie et de refléxion sur un homme, ses doutes, sa vie... Des acteurs excellents, à commencer par Brad Pitt et Casey Afleck.
Un signe du peu de soin de cette édition: le "S" de "James" manquant sur le menu titre dans le titre du film, assez révélateur...
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 avril 2016
Oui oui, je pense, comme tous les gens qui ont mis 5 étoiles à ce film, qu'il est exceptionnel.
J'ai presque 55 ans, je suis passionné de cinéma depuis l'adolescence, j'aime PIALAT, KUROSAWA, PASOLINI, FELLINI et quantité d'autres grands réalisateurs. C'est la troisième fois que je vois L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD et j'en sors plus ému et époustouflé à chaque fois. C'est un vrai film poétique, lent mais puissant, envoûtant, mystérieux. Il a presque autant de personnalité (et, en fait, peut-être autant) que BARRY LYNDON ou le CASANOVA DE FELLINI.
C'est à la fois un film très humain, pas du tout à la gloire des cow-boys, de Jesse James et Robert Ford, et, en même temps un film de fantôme, où tout semble impalpable et imprévisible. C'est à la fois à hauteur d'homme et complètement au-dessus. Jesse et Robert sont de tristes héros douloureux, aussi pitoyables que fascinants.
C'est indéniablement du cinéma, mais, surtout, au sens le plus ouvert et le plus noble du terme, de la poésie.
Ok, je fais dans la dithyrambe, mais je viens de me prendre ce film dans la gueule pour la troisième fois.
Oui oui, il est splendide !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 novembre 2009
Ce film de 2007 se veut une immersion totale et sans concession dans l'univers des cowboys de la fin 19éme. En cela le rythme ultra lent de la narration se doit de recréer le temps vécu de l'époque. il faut donc prendre son temps, et le blu-ray offre les détails fins nécessaires à la contemplation et à la perception des atmosphères froides du moment). En effet, ici, pas de western classique, ni de feuilleton de Mister de l'Ouest. Ce qui se veut presque anthropologique voire ethnologique est une chronique de la fin annoncée d'une célébrité nationale qui a vraiment existée: quelle peut être logiquement la fin d'un truand? En fait, le récit se veut historique, même si il est évidemment simplifié; Jesse James a été d'abord une victime de la guerre en tant que confédéré, et cela lui donne bonne presse et indulgence de la part de l'opinion publique. Il mène pendant 15 ans des attaques de banques, et Robert Ford est en effet son exécuteur motivé par le gain et la recherche de célébrité, qui commet son forfait en 1882...( le film dépeint une situation beaucoup plus trouble que la vision historique officielle). Le gouverneur du Missouri, Thomas T. Crittenden va hâter le cours de l'histoire. la fin du film est très fidèle au dénouement réel historique.
En résumé, des personnages très convainquants, mais un juste-au-boutisme de la lenteur temporelle/immersion qui réserve ce film à un public averti
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)