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Chronologiquement située entre le Docteur Mabuse et Metropolis, l'immense fresque épique de la légende des Nibelungen tournée en 1924 dure près de 5 heures (!). Difficile de « tenir » donc si l'on n'a pas d'a priori favorable aux héros germaniques de cette performance dédicacée « au peuple allemand ». L'édition proposée ici et enfin distribuée en France comprend les intertitres en allemand « gothique » graphiquement très beaux, et la musique originale assez « wagnérienne » avec leitmotivs récurrents, orchestrée et remise sur les images. Les 2 parties (« la mort de Siegfried », « la vengeance de Kriemhild ») offrent de très belles images avec une plastique comme seuls savaient les montrer les films muets, souvent en rapport direct avec le déroulement et le sens de l'histoire : on retiendra par exemple l'opposition entre le monde « civilisé » des Burgondes avec ses symétries architecturales dépouillées, ses grands escaliers aux multiples marches rectilignes, ses processions militaires avec ses alignements de casques et de boucliers, ses décorations d'intérieurs d'appartements en motifs symétriques que l'on retrouve sur les vêtements et le monde « sauvage » des Huns et d'Attila où tout est dissymétrique, sale. La première partie est plus riche en rebondissements - dragon, mariage et assassinat de Siegfried, conquête de Brunnehild - et en effets spéciaux bien venus (métamorphoses en pierre, rêve de Kriemhild, surimpressions, apparitions/disparitions avec le heaume magique), en paysages travaillés (les immenses arbres quand Siegfried traverse la forêt, les frêles arbres entourant le petit lac où il trouvera la mort - avec un pré planté de vraies fleurs, que l'on reverra plus tard ensevelies sous de la vraie neige !), en effets « expressionnistes » (très fortes oppositions noir et blanc de silhouettes et d'ombres, allures « gothiques » de l'antre du nain et du « palais » d'Attila, escaliers tordus, cadrages, fantastique de l'histoire). La seconde partie est dominée par la surprenante transformation de l'acteur fétiche qui hante les muets de Lang, Rudolf Klein-Rogge, en Attila : sans un mot, uniquement avec le regard et quelques mouvements du corps, il incarne la honte de recevoir sa future épouse burgonde dans le cloaque où il vit en recouvrant de son manteau impérial la flaque de boue pour qu'elle ne se salisse pas les pieds. Quel acteur !
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le 23 août 2011
Un chef-d'oeuvre du muet. Le noir et blanc transforme les images en véritables eaux-fortes. Le scénario, limpide, est facile à suivre. Les acteurs sont parfaits si l'on veut bien mettre de côté certaines outrances dans les attitudes, propres au cinéma de cette époque. La restauration est magnifique. Aucune raison de se priver de cette petite merveille, dont le temps n'a pas du tout amoindri le charme et la beauté.
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le 24 mars 2015
Au XIIe siècle. Ayant tué un dragon et s'étant baigné dans son sang, Siegfried (Paul Richter), le prince de Xanten, devient un héros (presque) invulnérable. Fort de son prestige, il se rend à la cour du roi Gunther (Theodor Loos) à Worms afin de lui demander la main de sa soeur, la belle Kriemhild (Margarete Schön). Conseillé par Hagen de Tronje (Hans Adalbert Schlettow), un de ses puissants vassaux, le roi accepte mais pose ses conditions: le héros devra l'aider à conquérir Brunhild (Hanna Ralph), la redoutable reine d'Islande dont Gunther est amoureux. Devenue reine de Burgondie contre son gré et haïssant un époux dont elle se considère prisonnière, cette dernière s'allie avec le sinistre Hagen qui convoite le trésor des Nibelungen et tous deux fomentent un terrible complot...
C'est en 1924 que Fritz Lang - le génial réalisateur du Dr Mabuse, de Métropolis, de M le maudit, entre autres chefs d'oeuvre - met en image "Le Chant des Nibelungen", une des plus célèbres légendes germaniques d'époque médiévale. Composé de deux parties - "Siegfried", "La vengeance de Kriemhild" (2 DVD de 2h30 environ, divisés chacun en 7 "chants") - ce film est remarquable tant par la modernité des procédés filmiques utilisés (effets spéciaux et scéniques) que par la beauté de l'image aux contrastes saisissants, les costumes et décors grandioses et l'interprétation des acteurs qui réalisent tous une véritable performance (notamment Rudolf Klein-Rogge, effrayant Attila!)
Très bien restauré, ce film presque centenaire ne fait pas son âge.
Il est accompagné de deux bonus: un documentaire et les films de F. Lang édités par MK2.
"Die Nibelungen" est un film magnifique que tous les amateurs de "muets" se doivent de connaître. Et pour tous, c'est un chef d'oeuvre à découvrir.
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En adaptant l'une des épopées nationales les plus emblématiques alors que celle-ci avait connu une diffusion internationale considérable dans la foulée de sa redécouverte par les écrivains romantiques et ensuite de son utilisation dans son oeuvre par Richard Wagner, Fritz Lang et son épouse Théa von Harbou, qui a joué un rôle considérable et pas seulement au niveau de l'écriture du scénario mais en effectuant souvent des tâches indispensables mais beaucoup plus modestes et prosaïques, se sont attachés à une tâche gigantesque qu'ils ont réalisé de main de maître malgré les conditions particulièrement difficiles de l'époque.
Le résultat est en tous points tout à fait exceptionnel car ils ont su se départir des omniprésents opéras wagnériens pour créer un monument original et inégalé au niveau cinématographique.
L'immense fresque en deux parties et de multiples chants (très utiles dans le fleuve des images et du scénario) constituait l'une si ce n'est la première adaptation à l'écran d'une épopée nationale, étant suivie quelques années plus tard par "La passion de Jeanne d'Arc" (1928) de Carl Theodor Dreyer et de "La merveilleuse vie de Jeanne d'Arc" de Marco de Gastyne (1929) (qui utilisait le mythe de la pucelle propagée par la réécriture d'une légende nationale par les historiens français du XIXème siècle) pour la France et de rares autres films moins connus comme le "Lacplesis" (1930) d'Aleksandrs Rusteikis pour la Lettonie.
Oeuvre aux multiples facettes d'une intensité dramatique inégalée, passionnante de bout en bout malgré sa durée et le fait qu'elle ait été produite au temps du cinéma muet, elle est marquée par l'exceptionnelle présence des acteurs et actrices qui atteignent l'incarnation de véritables archétypes. Les décors utilisés forment un cadre quasiment magique (forêt aux troncs gigantesques quelquefois nimbée de brumes, rochers, fjords profonds pour le retour d'Islande...) qui évoque souvent le mythe arthurien tels les burgs (celui des burgondes à Worms ou celui de Brunhilde au milieu d'un lac de flammes) et on en vient à penser aussi au Montsalvage du "Parzival" de Wolfram von Eschenbach.On en a presque l'impression de rentrer dans un temple !
De petits clins d'oeil s'offrent au spectateur attentif tout au long des images comme le début de la première partie "Siegfried" qui évoque à merveille les monts du massif des Siebengebirge près du château de Drachenfels ou certains des écus pendus au mur dans le château royal du roi Gunther à Worms ou portés par les soldats de celui-ci qui sont les armes de "Bourgogne ancienne".
Le réalisateur a su parfaitement utiliser également le noir et blanc et les jeux de lumière non seulement au niveau du cadre (comme par exemple les burgs auréolés de lumière) mais également jouer sur les contrastes au niveau des personnages (blancheur de la robe de Kriemhilde et noirceur de l'armure et de la chevelure de Hagen reflétant leurs caractères réciproques).
Dans la seconde partie, "La vengeance de Kriemhilde", le contraste est frappant entre la sauvagerie, la laideur et la repoussante saleté des huns et de leur palais aux murs de torchis et l'ordre et l'aspect des burgondes. Pourtant c'est cette force désordonnée, frénétique et primordiale des huns que Kriemhilde pense dompter à force de volonté afin d'assouvir sa terrible vengeance (grâce aussi aux vassaux non hunniques d'Attila) et finalement, les burgondes ne pourront échapper à leur inexorable destin.
La dédicace mise en exergue au début du film ("Au peuple allemand !") a souvent mal ou trop rapidement été interprétée (quelquefois tout à fait volontairement). Elle explique pourtant tout à fait les raisons qui ont conduit Fritz Lang et Théa von Harbou à faire cette oeuvre en y mettant le meilleur de leur talent : les images magiques du film devaient redonner espoir au peuple allemand alors qu'il traversait de terribles épreuves (et ce, quand bien même s'agissait-il d'une histoire tragique !) : les drames liés à la défaite, les restrictions alimentaires proches de la famine, le chômage, le poids terrible des réparations et l'occupation de la rive gauche du Rhin puis de la Ruhr, enfin la ruine apportée par la dévaluation constante et inimaginable du mark.
Il s'agissait donc aussi d'une oeuvre de thérapie sociale qu'ils ont su parfaitement hausser elle même à la hauteur du mythe original au moins autant que les opéras de Richard Wagner.
On peut regretter que d'autres épopées nationales n'aient pas trouvé de réalisateurs à la hauteur ou n'aient jamais fait l'objet d'un film.
En complément, peut-être aurez-vous envie, comme moi à chaque fois que je visionne ce film, d'aller relire l'oeuvre originale sous forme de vieux grimoire comme dans l'édition d'Emile de Laveleye éditée à la fin du XIXème siècle, de parcourir une partie du Nibelungenweg quelque part entre Xanten et Esztergom ou de visiter les lieux où ont été trouvés ou bien, où sont conservés, les différents manuscripts comme la bibliothèque de Saint Gall ou le château de Hohenems au Voralberg.
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le 25 août 2015
Avant de réaliser le film de sa vie à savoir Metropolis, Fritz Lang eut l'immense honneur d'adapter la légende de Siegfried. Il est vrai que certains éléments du film ont vieillis comme le dragon, qui ressemble par ailleurs plus à un dinosaure qu'au monstre qu'a affronté Saint George (mais bon, pour l'époque, c'est une créature plutôt bien faite) et le jeu des acteurs peut parfois prêter à sourire. Mais autant dire que ce diptyque ne manque pas d'images fortes. Visuellement le film est une merveille avec ses beaux costumes et ses décors naturels ou d'intérieurs. De plus l'histoire ne fait subir aucune outrance au célèbre mythe germanique et en respecte l'esprit de manière exemplaire. Cependant, si le premier film, Siegfried, est une très grande réussite, le second, la Vengeance de Kriemlide, traîne en longueurs et se révèle moins passionnant.

Au final, Fritz Lang nous démontre son immense talent de metteur en scène et nous offre une fresque mythologique splendide, réussie et fiable. Un chef d'oeuvre du cinéma muet et fantastique. Dans le genre adaptation cinématographique des légendes germaniques, je recommande également vivement le magnifique Anneau Sacré.
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le 1 juillet 2015
Parfait, un vieux film que l'on prend plaisir à revoir, toute l'histoire de Siegfried en noir et blanc , muet, avec quelques textes en allemand sous titré en français. Un bonus intéressant sur le tournage et les premiers effets spéciaux. A voir et à revoir.
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le 27 mars 2012
Merci pour ce bijou. vu les deux films 2 fois en moins d'une semaine.
Fritz Lang nous offre là une des meilleures adaptations de la Chanson des Nibelungen que j'aie vu. À voir absolument!
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le 3 avril 2010
Fritz Lang est cetainement l'un des plus qualifiés pour une épopée allemande, non nationaliste. Il sait donner de l'ampleur à une légende
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le 8 juin 2013
L'époque du noir et blanc, les plans de Fritz Lang, l'époque du muet aussi. Le génie d'un maître du cinéma. Rien à dire de plus.
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le 27 septembre 2013
l'article correspond en tout point aux critères de vente sur Amazon ainsi qu'aux valeurs de qualité attendus par le client ( délai de livraison , bon emballage ( non abîmé ) , coffret avec contenu conforme )
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