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A l'origine de LA RUEE VERS L'OR, un fait divers (vrai ou non) dont Charlie Chaplin avait fait lecture à ses amis Douglas Fairbanks et Mary Pickford : un groupe de chercheurs d'or perdu dans une tempête de neige aurait eu recours au cannibalisme pour survivre. Il n'en fallu pas plus à Chaplin pour se lancer dans ce qui reste un de ses plus fameux métrages. Le tournage commence en décembre 1923, pour s'achever en mai 1925.

Comme toujours avec Chaplin, le tournage fut douloureux, à commencer par le choix de l'actrice principale. Edna Purviance, amie et héroïne récurrente de ses films fut vite écartée, l'alcoolisme ayant entravé sa capacité à jouer. Chaplin choisit ensuite Lita Grey, qui avait interprété le rôle du petit ange, à la fin de THE KID. Le film presque achevé, Lita Grey qui avait une liaison avec son metteur en scène, tomba enceinte. Elle était mineure. Scandale, mariage forcé et discret, et prétexte pour Chaplin - finalement peu satisfait de sa prestation - à tout reprendre, avec cette fois Georgia Hall.

LA RUEE VERS L'OR, superproduction coûteuse (reconstitution en studio des montagnes enneigées avec des centaines de tonnes de plâtre, farine, sel, utilisation de nombreuses caméras en simultanée...) enchaîne les morceaux de bravoure, à jamais inscrits au panthéon du cinéma, comme la cabane en équilibre, basculant dans le vide. Comme à son habitude, Chaplin travaille en tâtonnant, reprenant cent fois la même scène, la faisant évoluer jusqu'à la perfection. Pour la scène où lui et Big Jim mangent une chaussure, 63 prises furent nécessaires, et à chaque fois les acteurs devaient avaler la semelle fabriquée en réglisse, leur posant de gros souci de transit intestinal ! La fameuse scène de l'hallucination (Big Jim voit Charlot en poulet) est un défi technique pour l'époque, où les effets spéciaux étaient réalisés à la caméra, et non au montage. Chaplin joue sa scène, la caméra tourne, il se fixe, le cadreur fait un fondu, rembobine le film, Chaplin se change, s'habille en poulet, reprend sa place au millimètre près, le cadreur reprend l'enregistrement en fondu ouvert, superposant ainsi les deux prises.

Parlons aussi de la danse des petits pains, qui était un numéro que Chaplin réservait à ses amis et ses hôtes depuis longtemps, et qu'il incorpora au film. C'est un numéro d'une grande poésie, qui illustre parfaitement ce thème récurrent chez lui : le détournement des objets de leur sens premier, et d'en faire des « êtres vivants » à part entière. Cette danse des petits pains s'inscrit dans une scène mythique, celle où Charlot attend la venue de Georgia pour le réveillon, dont il est amoureux, dont il imagine la présence, alors que celle-ci le snobe. Encore une fois, Chaplin nous arrache rires et larmes dans un même élan.

LA RUEE VERS L'OR diffère des autres films de Chaplin, parce qu'il ne se situe pas dans un environnement urbain. Il n'y a donc pas de critique sociale pure, mais une condamnation plus générale de l'avidité de l'être humain, sa cupidité, un regard cruel sur les motivations amoureuses, ainsi qu'une reflexion sur cette peur viscérale de la misère et de la solitude. La fin est surprenante aussi, puisque le vagabond devient milliardaire, et retrouve Georgia sur un bateau. Elle le croise d'abord habillé en loque, avant de s'apercevoir que ce n'est qu'une panoplie pour les journalistes présents. Thème cher à Chaplin, réalité/illusion, qui servira de socle à CITY LIGHT Les Lumières de la ville - Édition Digipack 2 DVD.

En 1942, Chaplin ré enregistrera la musique du film, ainsi qu'un commentaire en voix-off. Certains y voient une version dénaturée de l'oeuvre originale. L'art de la pantomime se suffit à elle-même. Chaplin y est éblouissant. Mais sans doute, les jeunes enfants, peu habitués au muet, trouveront dans cette mouture, matière à rentrer plus facilement une oeuvre qui leur est aussi destinée.

Les multiples péripéties du tournage, arrêts de la production, changements d'actrice, qui auraient pu donner un résultat chaotique, ne se remarquent pas. LA RUEE VERS L'OR est d'une cohérence incroyable, d'une fluidité narrative parfaite, rondement mené, subtilement équilibré. Il reste le film préféré de son auteur, le seul pensait-il, qui lui survivrait. Grave erreur : c'est loin d'être le seul !
88 commentaires| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Voici un grand classique que l'on a plaisir à revoir.
Mêlant humour, dramaturgie et envolées sentimentales, il vaut surtout par ses scènes inoubliables : le repas de la faim, avec la chaussure bouillie (et les clous léchés comme des arêtes), le mirage de Chaplin transformé en poulet (avec l'angoisse des tentations cannibales), la maison en équilibre très précaire au bord d'une falaise, le numéro de Chaplin avec la danse des petits pains au bout de ses deux fourchettes ; beaucoup d'imagination et de créativité.

Des moments tendres et tragiques tout à la fois, où la tristesse rôde parfois derrière le rire et où la solitude des personnages n'est jamais bien loin.
Un film très réussi, qui parvient encore à plaire aux plus jeunes, même aujourd'hui.
Du grand art.
88 commentaires| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 mars 2016
Mk2 a chouchouté les films de Charles Chaplin afin d'offrir une édition qui rivalise avec ce que fait habituellement Criterion ou Carlotta. Dans cette édition 2 DVDs, nous avons le montage de 1942 de "la ruée vers l'or" parfaitement restaurée, tandis que dans les bonus nous avons le film original de 1925 restauré également (mais dans une qualité moindre) ainsi qu'un documentaire (pas mal) et une préface sur la vie de Chaplin et les anecdotes de tournages. Il est indispensable d'avoir les deux versions du film avec de les comparer, or on présente souvent la version de 1942 comme la seule existante. A ce titre, mk2 fait un travail remarquable. Cela dit, la préface et le documentaire apportent les mêmes informations, ce qui rend la préface (plus courte) redondante. De plus, je trouve étrange qu'il n'y ai aucune analyse des différences entre la version de 1925 et 1942 au-delà du baiser final - qui n'est pourtant loin d'être l'unique changement. Malgré ces défauts, l'édition mk2 - en offrant les deux montages du film dans une très bonne qualité - reste la meilleure sur le marcher.
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Admirable film muet de Charlie Chaplin, la Ruée vers l'or (The Gold Rush), a été tourné de décembre 1923 à mai 1925 et a été présenté à Hollywood en juin 1925, avec une 2ème version sortie en 1942. Rediffusé récemment par Arte, c'est un film hilarant, qui multiplie les gags : la métamorphose de Charlot en poulet que son camarade mourant de faim voudrait bien manger, la scène de la cabane dont Charlot voudrait sortir en y étant repoussé sans arrêt par un vent infernal, la cabane emportée par le vent en équilibre instable sur un pic que chaque mouvement des deux amis fait pencher dans le vide ou revenir à l'horizontale, la danse de Charlot ayant fait tenir son pantalon avec la laisse d'un gros chien, la danse des petits pains, etc.
Le film nous fait rire sans arrêt tout en nous mettant régulièrement la larme à l'aeil (notamment en voyant Charlot tout seul le soir du 31 décembre alors que ses amies ont oublié de répondre à son invitation, scène qui reprend un épisode de la vie de Chaplin).
Charlie Chaplin est aujourd'hui un peu passé de mode, le décalage entre sa vie et son personnage a pu choquer beaucoup de monde, mais la Ruée vers l'or demeure un chef d'aeuvre absolu du cinéma muet, avec des effets de suggestion qui paraissent irréalisables au parlant. C'est un film dont la réalisation a coûté une fortune (923.886 dollars) et qui en a rapporté 6 millions.
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le 4 juillet 2016
Ce très vieux film de Charlot est un chef d'oeuvre, car s'il garde tut le comique, le contenu n'est plus gratuit et l'histoire tient bien la route. Un film qui marque un tournant dans la carrière de Chaplin.
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le 6 novembre 2013
Notre vagabond emblématique, perdu dans la neige et le froid, face à la faim, à une nature hostile, et à des brutes en cavale plus hostiles encore. Le côté acide et grinçant de Chaplin y apparait en pleine lumière.

Un regret, la version reprise dans le DVD est celle de la réédition des années 50, où il avait été rajouté une piste parlante narrative à la place des cartons d'origine. ce n'est ni très utile, ni très réussi. Mais ce n'est qu'un détail. Ce genre de films parle de lui-même !
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le 5 août 2013
La ruée vers l'or a une dimension unique dans l'œuvre de Chaplin par le choix du décor. Les montagnes enneigées, la petite cabane de bois, les tempêtes et les dangers encourus font de cette histoire une véritable épopée. Des gags exceptionnels, beaucoup d'émotions, de grands acteurs, un film extrêmement inventif et Charlot au sommet de son art. Immense !
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"La ruée vers l'or", paru en 1925 : un excellent western. La comparaison peut paraître osée et pourtant tous les ingrédients des mythes de la conquête de l'Ouest figurent dans ce film d'anthologie.

La recherche de l'eldorado. La ruée vers l'or. "The gold rush". D'abord vers la Californie cette ruée se dirigea vers le grand Nord, le Klondike, au nord-ouest du Canada. Antony Mann mit en scène ce mythe dans son excellent western Je suis un aventurier avec James Stewart.

1898: une longue file perdue dans le blanc de la neige, le froid de l'hiver, la faim, les montagnes, la solitude de l'homme face à son destin ici réduit à rien, à une maigre espérance d'enrichissement : la recherche du filon aurifère.

Les scènes exceptionnelles jalonnent ce film d'aventures (y compris sentimentales), humoristique en diable comme celle de la cuisine de la chaussure et des clous retirés un à un comme les arrêtes d'un poisson, la danse des petits pains, la maison au bord du précipice etc.

Sublime. A voir et faire voir. Ce film appartient au patrimoine culturel à transmettre à nos enfants et petits-enfants, pour notre plus grand plaisir.
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le 26 mai 2013
Que dire qui n'a déjà été dit sur ce film ?
C'est toujours un bonheur de le revoir et de le revoir encore .
Chaplin était un génie, et ce génie éclate dans la plupart de ses films.
Liliane Chandelier
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 22 septembre 2014
"La ruée vers l'or" (1925) est l'un des "grands" Chaplin. On y trouve ce mélange unique de comédie burlesque, de tragédie et de critique sociale acide qui fait la substance des meilleurs films du réalisateur.

Il y a dans le film quatre ou cinq scènes qui figurent parmi les plus fortes et les plus émouvantes que l'on puisse voir au cinéma, des scènes cent fois copiées depuis - sauf celle de "la danse des petits pains", qui ne peut appartenir éternellement qu'au grand "Charlot" -, mais qui ont ici la justesse et la raideur inimitables de l'époque "primitive" du cinéma.

Nous ne sommes qu'en 1925, 11 ans seulement après les premiers petites comédies de Charlot tournés pour la Keystone et 4 ans après "The Kid", premier film structuré de Charles Chaplin.

On sent ici un Art qui s'invente, avec ses percées narratives et techniques, avec ses éclairs d'intuition quant à ce que sera le langage cinématographique,... mais on sent surtout qu'il y a aussi dans ce récit terrible des épreuves rencontrées par les prospecteurs d'or en Alaska une vraie contemporanéité pour Chaplin : ce qui se joue ici, ce n'est pas un récit "historique", mais c'est à la fois une fable fondamentale sur la survie et aussi un témoignage sur la dureté du monde au début du XXè siècle.

Comme dans Le Kid, les moments burlesques ( par exemple quand, mourant de faim, son compagnon et lui-même mangent la semelle d'une chaussure, la scène du balancement de la cabane au bord de la falaise ou encore celle où Big Jim assailli par la faim prend Charlot pour un poulet ) alternent avec des passages plus dramatiques, pleins d'émotion

Du coup, on peut trouver superfétatoire la sonorisation du film réalisée 20 ans plus tard, et l'utilisation d'une voix off ironique et pompeuse.
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