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Il est des œuvres rares, comme celle-ci, qui diront toujours, d'une manière ou d'une autre, l'amour que je porte pour la musique et certains musiciens. Cet album magistral en tout point permet par ailleurs de souligner (ou de rappeler à nouveau) la qualité exceptionnelle de la discographie de Sonny Rollins, véritable musicien pour musiciens, artificier peu commun, et qui à ce stade de son parcours présentait déjà une œuvre colossale. Son saxophone ténor aux sonorités abrasives et claires n’a jamais aussi bien sonné qu’ici sans doute. Et dès que l’on entend « Someday I’ll Find You », c’est une véritable ode à la liberté ! Le titre est donc parfaitement assumé ! Bref, vous l’aurez compris, cet album qui s’inscrit dans la première partie de sa carrière est celle qui m'intéresse le plus (avec celle qui s’étend de 1962 à 1966). Aussi, dans ce format (le trio de saxophone, contrebasse, batterie), le Colosse a gravé pas moins de six disques. En 1958, quand il enregistre « Freedom Suite », il a vingt-huit piges seulement, et surtout, surtout il est en pleine possession de ses moyens! A ses côtés, le « Colosse » retrouve deux musiciens qu'il connaît parfaitement : l'immense contrebassiste Oscar Pettiford et le batteur Max Roach. Il grave ce qui reste pour moi l'une de ses meilleures galettes. L'une des plus exigeantes aussi.

« Freedom Suite » est enfin son dernier album paru sous le label Riverside (dont la présente réédition, peaufinée par le producteur Orin Keepnews, restitue un son ex-cep-tion-nel, « remastérisé » en 24 bits)... Rollins semble régner en maître sur son instrument. C'est bien plus tard qu'il se remettra en question (comme en témoignera son premier opus publié par RCA en 1962, The Bridge). Ici, c'est un vent de liberté énorme ! Le sens du jeu et de la répartie que Rollins expérimente, transgresse, explore, tout en contrôlant les dérapages les plus dingues, laisse à l’auditeur le sentiment d’entendre une musique d'une rusticité inouïe, avec un sens de l’espace rarement entendu de mémoire de jazzeux. Malgré son niveau d'exigence (écoutez le jeu entre les musiciens, comme cet extraordinaire troisième mouvement de la suite « Freedom »), c’est un vrai feu d’artifice, un bain de jouvence à nul autre pareil. On notera aussi un remarquable duo de saxophone, contrebasse (« Till There Was You »), d'une spontanéité magistrale, et enfin un duo de contrebasse/batterie (le fantastique « There Will Never Be Another You », titre déjà présent dans l'unique album de Max Roach – en leadeur – chez Riverside, l'excellent « Deeds, Not Words »).

Dans la continuité de Coleman Hawkins (mais sans jamais l'imiter ; les deux hommes joueront d’ailleurs ensemble quelques années plus tard…), Rollins se montre très créatif, proposant des idées au contenu plus abstrait que musical (« Freedom Suite » bien sûr, mais aussi les très roboratifs « Till There Was You » et « Will You Still Be Mine ? »). L’ensemble est à ce point époustouflant. Depuis 1957, la formule du trio semble donc être le format privilégié de ce musicien hors norme. Avec Oscar Pettiford (un son de contrebasse énorme, une technique d'une exigence amoureuse) et Max Roach (l'inventeur de la batterie « moderne »), il propose une alternative à ses enregistrements précédents (Way Out West aux côtés de Ray Brown et Shelly Manne mais aussi le fameux Night At The Village Vanguard avec Wilbur Ware et Elvin Jones/Pete La Rocca). Plus tard, des saxophonistes comme Joe Henderson, Tommy Smith, Donny McCaslin reprendront pour notre plus grand plaisir cette configuration du trio sans piano (« pianoless trio »)... Enfin, la galette qui dure 47 minutes se dégustera toujours sans modération. Les écoutes successives confirment bien que l’on est en présence d’une borne dans le monde du jazz. Un disque essentiel donc ! A bon entendeur.
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