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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 7 décembre 2007
Avec une durée de presque 3H, David Fincher a reconstitué avec une exrême précision l'histoire du Zodiac ce tueur en série qui a terrorisé la Californie dans les années 1970. Ici ce n'est pas un match à un contre un (flic contre tueur), mais plutôt plusieurs personnes : des policiers ou des agences fédérales, des journalistes judiciaires ou encore un illustrateur travaillant pour le San Francisco Chronicle qui vont essayer de perçer la véritable identité de ce serial killer. Tous contre un seul homme (qui laisse très peu d'indices derrière lui et qui nargue tout ce beau monde en laissant des messages cryptés). L'enquête est passionnante et minutieuse, on la suit de semaines en semaines puis de mois en mois au fur et à mesure du déroulement des événements. L'étude psychologique des personnages est vraiment très intéressante. Chacun y va de ses doutes ou de ses interrogations et on peut dire que cette traque fera des dommages collatéraux sur près de 20 ans d'enquête. En ce qui me concerne j'ai accroché à l'histoire et à la mise en scène de David Fincher qui est un très bon réalisateur.
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le 28 février 2013
Zodiac est un film policier américain réalisé par David Fincher sorti en 2007. Le film, inspiré de faits réels, retrace l'enquête sur le tueur du Zodiaque, un mystérieux tueur en série qui frappa dans la région de San Francisco dans les années 1960 et 1970.

L’une des premières choses qui frappent à la découverte du film, comme lors des visionnages ultérieurs, c’est une richesse, une beauté visuelle et une atmosphère qui créent une immersion profonde du premier au dernier plan. Filmé en grande partie avec une caméra digitale – la Thomson Viper, que Fincher avait déjà expérimentée sur le tournage de films publicitaires – Zodiac nous plonge littéralement dans le San Francisco de la fin des années 60 à celui du début des années 80 à travers des séquences incroyablement immersives, qui procurent au spectateur une expérience esthétique vertigineuse – à l’image du superbe plan aérien sur San Francisco qui ouvre le générique de début, réalisé en images de synthèse. La caméra survole la baie et zoome progressivement sur la ville dans un mouvement caractéristique de la volonté du film : nous plonger au cœur d’un lieu, d’une époque, d’une histoire.San Francisco reconstitué en images de synthèse dans le premier plan du générique.

Après ce premier plan impressionnant, le générique illustre l’un des points fondamentaux de l’histoire : la rencontre entre un homme et une affaire criminelle. On nous montre en effet parallèlement l’arrivée simultanée dans les locaux du San Francisco Chronicle de la première lettre du tueur et du jeune illustrateur interprété par Jake Gyllenhaal.

Tout ce qui suit est d’une égale virtuosité au niveau de l’interprétation (Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo et Robert Downey Jr. sont remarquables), du rythme, de la composition des plans, des dialogues et de la bande-son : les 162 minutes du film ne se font jamais sentir tant le récit, rigoureux et détaillé, est emmené par des séquences dynamiques qui stimulent constamment l’attention et les sens du spectateur.

Synopsis :

Le 4 juillet 1969, le soir de la fête de l'Indépendance, deux jeunes adolescents se font tirer dessus entre les villes de Benicia et Vallejo en Californie. Un homme contacte les services de police locaux et annonce avoir commis ce crime. Le journal San Francisco Chronicle, l'un des journaux importants de la ville, reçoit ensuite une lettre revendiquant ce meurtre ainsi que plusieurs autres dans la région. Le tueur présumé, qui se présente sous le pseudonyme du Zodiac, accompagne sa revendication d'une énigme. Robert Graysmith est un jeune dessinateur du journal.

Sa vie bascule lorsqu'il se lance dans le déchiffrage de cette énigme, poussé par sa passion pour les casse-têtes. Il « enquête » alors plus profondément notamment avec Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au journal. En parallèle, les inspecteurs chargés de l'enquête, David Toschi et William Armstrong, font leur possible pour mettre fin à la série et recouper les informations multiples. Durant de nombreuses années, le Zodiac se joue des policiers et des journalistes en accumulant les énigmes, les vraies et fausses revendications, les appels télévisés et les meurtres sans indice.

Fiche technique :

Titre : Zodiac
Réalisation : David Fincher
Scénario : James Vanderbilt d'après les livres de Robert Graysmith
Producteurs : Ceán Chaffin, Brad Fischer, Mike Medavoy, Arnold Messer, Louis Phillips (producteur exécutif) et James Vanderbilt
Musique : David Shire
Photographie : Harris Savides
Montage : Angus Wall
Direction artistique : Keith P. Cunningham
Décors : Donald Graham Burt
Costumes : Casey Storm
Pays d'origine : États-Unis
Format : Couleurs - 2.35:1 - 35 mm
Caméra : Thomson VIPER (FilmStream 4:4:4)
Genre : Policier, thriller
Durée : 156 minutes (2h36 min) ; version director's cut : 162 minutes (2h42)
Budget : 65 millions de dollars US
Langue : anglais
Distribution initiale en salles : Paramount Pictures (États-Unis) et Warner Bros. (France)
Dates de sortie en salles :
États-Unis, Canada : 2 mars 2007
France : 17 mai 2007
Box-office
États-Unis : 33 080 084 $
France : 1 130 683 entrées
Mondial : 84 785 914 $

Distribution :

Jake Gyllenhaal (V.F. : Rémi Bichet) : Robert Graysmith, dessinateur au San Francisco Chronicle
Mark Ruffalo (V.F. : Alexis Victor) : l'inspecteur David « Dave » Toschi
Robert Downey Jr. (V.F. : Bernard Gabay) : Paul Avery, journaliste au San Francisco Chronicle
Anthony Edwards (V.F. : Thierry Ragueneau) : l'inspecteur William « Bill » Armstrong, l'adjoint de Dave Toschi
Chloë Sevigny (V.F. : Anneliese Fromont de Vitis) : Melanie, la compagne de Robert Graysmith
Philip Baker Hall (V.F. : Benoît Allemane) : Sherwood Morrill, l'expert graphologue
John Carroll Lynch (V.F. : Jean-François Roubaud) : Arthur Leigh Allen, le suspect pédophile surnommé « Lee »
Brian Cox (V.F. : Philippe Catoire) : Melvin Belli
Dermot Mulroney (V.F. : Patrick Noérie) : le capitaine Marty Lee
Ione Skye : Kathleen Johns, la conductrice avec bébé
Ed Setrakian : Al Hyman
John Getz (V.F. : Hervé Bellon) : Templeton Peck
John Terry (V.F. : Pierre Dourlens) : Charles Thieriot
Candy Clark : Carol Fisher
Elias Koteas (V.F. : Patrice Baudrier) : sergent Jack Mulanax
Donal Logue (V.F. : Olivier Cordina) : Jack Narlow
Clea DuVall : Linda
Lee Norris : Mike Mageau, jeune
Jimmi Simpson : Mike Mageau, adulte
Patrick Scott Lewis (V.F. : Stéphane Pouplard) : Bryan Hartnell
Jason Wiles : Dagitz
Tom Verica : Jim Dunbar
Adam Goldberg : Duffy Jennings
Zach Grenier : Mel Nicolai
James LeGros : officier George Bawart
Paul Schulze : Sandy Panzarella
Richmond Arquette : Zodiac 1 et 2
Bob Stephenson : Zodiac 3
John Lacy : Zodiac 4

Genèse du film :

Le réalisateur a été, enfant, marqué par cette affaire. Habitant la région, il utilisait les bus scolaires, surveillés par la police, qu'un suspect se revendiquant comme étant le tueur du Zodiaque avait menacé de faire sauter. Sa voisine était une des policières enquêtant sur l'affaire et il avait pique-niqué en famille au Lac Berryessa, juste après qu'un des meurtres du Zodiac y fut commis.
Le film est basé sur les deux livres de Robert Graysmith, dessinateur au San Francisco Chronicle à l'époque des faits, et qui est resté obsédé par cette affaire.

Le film reprend largement les éléments du livre et les personnages, réels, que sont le journaliste Paul Avery et les inspecteurs de police Dave Toschi et Bill Armstrong. David Fincher ne place pas le tueur en série au centre de son récit, mais plutôt le dessinateur, le journaliste et le policier ayant suivi l'affaire du plus près, chroniquant l'échec de leur enquête et les conséquences que cette dernière aura sur leur propre vie.

Les livres de Robert Graysmith : Zodiac sorti en 1986 et Zodiac unmasked : the identity of America's most elusive serial killer revealed sortie en 2002.

Réception critique :

Zodiac a reçu une très bonne critique presse, les journalistes soulignant la très bonne mise en scène de David Fincher :

- Le Monde : « David Fincher (...) renonce aux plus adolescentes de ses qualités et parvient à une maturité qui impressionne autant par la maîtrise de la forme que par la complexité du propos. »

- Télérama : « C'est, en quelque sorte, une définition du cinéma, et, plus précisément, de la mise en scène. »

Quelques rares critiques ne résistent pas à la longueur du film :
- L'Humanité : « C'est inutilement long »

Autour du film :

La documentation du film se révèle assez exceptionnelle puisqu'en plus des deux livres de Robert Graysmith, David Fincher et son équipe ont pu s'appuyer sur une très grande quantité d'interviews et de documents accumulés durant trois décennies.
Deux des protagonistes (Graysmith et Toschi) regardent au cinéma L'Inspecteur Harry. Sorti en 1971 en pleine affaire du tueur du Zodiaque, L'inspecteur Harry, avec Clint Eastwood en vedette, s'inspire de cette affaire.

Distinctions :

Sélection officielle du Festival de Cannes 2007
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le 24 février 2014
Un film remarquablement mise en scéne par le talentueux David Fincher.
Une ambiance prenante et des images superbe pour cette authentique histoire reprise pas a pas par le réalisateur.
On ne s'ennuie pas une seconde, une belle réussite...
A noter un bonus pas négligeable dans le Blu-ray, un reportage qui reprend toute l'histoire avec des images d'archive et des intervenants qui ont vécus l'histoire... vraiment passionant.
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« Zodiac », réalisé par David Fincher, retrace la longue et troublante chasse à l'homme pour retrouver un tueur en série qui s'est lui-même donné le nom de Zodiac. Les meurtres et l'enquête se déroulent en Californie, dans une vaste zone autour de San Francisco, de 1969 à 1983. Le film s'offre même un épilogue se déroulant en 1991.

Magnifiquement réalisé, le film procède par petite touches, sans que l'on ne voie jamais le visage du Zodiac à l'écran lorsqu'il est à l'aeuvre. Chaque scène est datée et localisée, par des informations affichées à l'écran. L'histoire démarre en trombe, en 1969, avec les premiers meurtres du Zodiac et l'envoi de lettres codées à la presse par celui-ci. Ceux qui vont tenter d'identifier le tueur apparaissent alors un à un : Paul Avery (Robert Downey Jr.), journaliste au San Francisco Chronicle, Dave Toschi (Mark Ruffalo), l'inspecteur en charge de la traque et Robert Graysmith (Jack Gyllenhaal) simple dessinateur de presse au SFC qui finalement sera celui qui ne lâchera jamais l'affaire...

Très habilement, le scénario montre la manière dont les pratiques du Zodiac, revendiquant des meurtres qu'il n'a pas commis, disparaissant pendant de longue périodes et jouant sans cesse avec les média obsède et détruit ceux qui le pourchasse en vain, durant de longue années. Le film s'amuse aussi des rivalités entre les différents enquêteurs (inspecteurs vs. journalistes ou police de San Francisco vs. polices des différents comtés impliqués - Valejo, Napa - chacune jalouses de leurs prérogatives). Outre ces difficultés de coordination dans l'enquête, on découvre aussi les subtilités juridiques très américaines qui freinent souvent l'enquête. Les scènes se font tour à tour angoissantes et introspectives. La réalisation, sobre et subtile, colle à son sujet, sans temps morts ni scènes inutiles, cela malgré plus de deux heures et demi de film. Le spectateur se retrouve pris au piège des mêmes obsessions que les héros de cette histoire inspirée de faits réels. Les années soixante-dix, au cours desquelles se déroule la majeure partie du film, sont très bien restituées, avec leurs cigarettes et leurs machines à écrire omniprésentes.

La distribution s'appuie sur une pléthore d'acteurs fantastiques. Il convient d'ajouter en autres à ceux déjà cités, Chloë Sevigny dans le rôle de la femme de Robert ou Dermot Mulroney dans celui du chef de la police de San Francisco. Dénué de sensationnalisme, le film de David Fincher est à l'image de cette enquête envoutante et frustrante qui prouve finalement que la quête devient finalement en elle-même plus importante que son objet.
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le 25 novembre 2007
Pendant plus d'une décennie,le zodiac serial Killer énigmatique a semé la terreur aux Etats Unis,menaçant même de s'en prendre aux écoliers américains.
Durant près de 3 heures David fincher nous scotche sur notre fauteuil avec un film d'une intensité qui fait froid dans le dos.Il s'attelle a montrer l'enquête que menèrent plusieurs hommes pour tenter d'identifier un tueur en série qui ne sera jamais découvert.Peu importe ,on ne reste pas sur notre fin pour autant.Cela on le doit à une mise en scène de qualité et aux jeux racés de ses interprètes,Mark Ruffallo en tête qui aurait mérité un prix d'interprétation au festival de Cannes.
Un film impressionnant...
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le 12 mars 2014
Un film sur une enquête journalistique concernant un tueur en série des années 60 et 70 dont on ne peut s'empêcher de penser aux "Hommes Du Président" en le regardant.En effet,et David Fincher le confirme dans le making of,c'est un film sur l'enquête en elle-même,pas sur le meurtrier.On ne peut que saluer le soin apporté aux moindres détails de cette affaire bien aidé en cela par la collaboration de la police locale de l'époque.Un grand film.
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Ce film a été tourné en caméra Haute définition et ça se voit!!! Sur ce blu-ray l'image est stupéfiante de réalisme, le son de la vraie VF est phénomènale. Les bonus tous sous-titrée (excepté les commentaires, warner oblige!!) sont passionnants surtout un documentaire (1h46!!!) qui relate la vraie histoire du tueur du zodiaque. Ce film est exceptionnel mais avec ce BR c'est un véritable chef d'oeuvre!!! A acquérir sans l'ombre d'un doute!!!
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LE BLU-RAY
Top démo des débuts du Blu-ray, ce transfert Blu-ray a encore fière allure. Premier film de maître Fincher entièrement tourné sur support numérique, le grain se fait oublier et affiche un piqué et un niveau de détail le plus souvent olympique. Une once de macro-blocking sur deux-trois scènes sombres vient jouer les troubles-fêtes dans un ensemble tutoyant la perfection.
LE FILM
Un polar parfait sur une enquête inachevée.
Tour de force scénaristique (rendre passionnant un parcours déceptif) Zodiac s'affirme aujourd'hui comme un polar monumental. L'autopsie ultra-documentée et rigoureuse d'une l'affaire encore en cours aujourd'hui. Celle du Zodiac. Une voix qui terrorisa la Californie des années soixante et soixante dix en s'attribuant près de quarante crimes. Panique que le tueur alimenta généreusement en adressant plusieurs lettres aux journaux locaux. Cette mystérieuse figure de l'histoire criminelle des États Unis inspira de nombreux films et personnages dont le terrifiant Scorpio de l'Inspecteur Harry ( une séquence du film y fait directement référence)
Le scénario de James Vanderbilt s'appuie sur les livres que consacra Robert Graysmith à cette affaire. Un auteur qui était caricaturiste au San Francisco Chronicle à l'époque ou les lettres du tueur parvinrent à sa rédaction. Le film suit le fil de son obsession dévorante pour cette affaire, puisqu'il consacra le reste de sa vie à tenter de démasquer le mystérieux criminel. Un rôle brillamment défendu par Jake Gyllenhaal (à 27 ans, l'acteur avait déjà donné la pleine mesure de son talent dans Donnie Darko, Brokeback Mountain et Jarhead) À ses côtés, Robert Downey Junior impose sa charismatique nonchalance avec élégance tandis que le reste de la distribution s'abandonne totalement à l'impériale direction artistique d'un réalisateur au sommet de son art.
12 ans après Seven, film instantanément culte et maître-étalon du Serial Polar, David Fincher nous livre donc ici son pendant presque contemplatif. Les deux principales scènes de crime, l'ouverture et la séquence au bord du lac, sont d'une beauté plastique sidérante et se déroulent au rythme d'une marche funèbre. Zodiac avance comme un tueur. Méthodique, appliqué et, au final, implacable. Après l'effroi, la terreur et le final traumatisant d'un opéra macabre et virtuose sur le thème des sept péchés capitaux orchestré par une ombre effrayante et omnipotente, voici le traitement réaliste et à la précision quasi encyclopédique d'une authentique affaire criminelle sur une figure définitivement anonyme.
Zodiac impressionne par la rigueur absolue de sa mise en scène et le soin extrême accordé à sa direction artistique. Décors, costumes, accessoires, B.O, le voyage dans le temps s'effectue en première classe. Cadres au cordeau, photographie somptueuse du grand Harris Savides (The Game, The Yards, Gerry) ce nouveau chef-d'oeuvre de maître Fincher s'apprécie encore plus aujourd'hui (presque dix ans après). Après la sombre parabole universelle et atemporelle voici la reconstitution minutieuse, ou chaque crime est reproduit de la manière la plus conforme aux faits d'origine. Tout les éléments s'accordent ici à la perfection. Une absence totale de fausse notes qui étonna même les témoins privilégiés de ce terrible échec judiciaire. L'inspecteur David Toschi (interprété par Mark Ruffalo) chargé à l'époque de démasquer le Zodiac, s'étonna même de découvrir grâce au film certains détails de l'enquête qui lui avaient échappés. Fincher, réalisateur obsessionnel (selon ses plus proches collaborateurs) ne laisse rien au hasard. Une exigence qui répond totalement à celle du personnage principal. C'est le mariage parfait du créateur à son modèle. Ferment du chef d'oeuvre.
Premier film intégralement tourné sur support numérique, les effets visuels permirent à Fincher de retravailler plus aisément ses images de manière à reproduire les décors tels qu'ils étaient à l'époque des faits. Ce travail d'horloger est payant. Compte-tenu de la piètre qualité de ce qui sort actuellement au cinéma dans ce domaine, revoir Zodiac nous fait goûter au caviar du polar. Ce qui s'affiche à l'écran tutoie la perfection. Si, à l'époque de sa sortie, le rythme du film et son refus du spectaculaire pouvaient décontenancer tous ceux qui attendaient un Seven 2, le voici aujourd'hui drapé de la luxueuse patine des plus grands classiques et diffusant cette étrange aura propre aux oeuvres de maîtres.
Au cours de l'enquête le monde a changé. Au coeur du film, dans la director's cut, sur fond noir, résonnent les sons de la radio. Échos du Watergate, de la guerre du Vietnam, et du fantôme de Charles Manson. Zodiac nous fait passer de l'élan des sixties, l'american dream clignotant comme un sapin de noël, à l'ère du doute et de la grande parano...
2500 suspects interrogés par la police. Robert Graysmith n'en retiendra qu'un au final. Le film apporte ainsi une forme de réponse à l'énigme. Mais ne nous y trompons pas. La fin laisse un grand vide. Celui de toutes ces vies perdues. Celles des victimes comme celles de ceux qui ont cherché à connaitre la vérité sans jamais obtenir de réponses.
Ainsi s'enchaînent Les films de Fincher. Comme autant de suppliques. Toiles d'un monde aux portes d'un chaos indéchiffrable.

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le 1 novembre 2015
Zodiac nous conte l'histoire vrai sur un tueur en série qui ne fut jamais retrouvé ! Ce film porté par Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo et Robert Downey Jr. est un thriller parfait qui souffre juste de quelques lenteurs.
L'histoire vrai est reconstitué minutieusement et avec une grande précision par un Fincher en grande forme. Un excellent film que je vous conseille !

Cette version Director's Cut reste LA référence pour ce film, supérieure en tout point à la version cinéma. Plus longue avec un montage plus fluide qui rend la version cinéma obsolète. Elle n'est d'ailleurs plus disponible en blu ray.
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le 14 janvier 2008
Outre le film de Fincher qui est excellent, c'est le DVD lui-même que je critique. D'abord, bon point, on accède au menu très rapidement : pas de bandes annonces, et surtout pas le sempiternel clip anti-piratage qui s'adresse justement à ceux... qui n'achetent pas de DVD ! Mais très mauvais point, le niveau de compression de l'image dont les défauts sont clairement visibles sur grand écran. Une image médiocre pour un film d'une telle qualité esthétique !
Et le comble, c'est que l'on a droit à la bande-annonce d'une édition Director's Cut de ZODIAC, prévue pour cette année !!! Edition certainement plus soignée et fournie, que j'aurais préféré attendre si j'avais été au courant... Pas sérieux de la part de Warner.
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