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"Kullervo" est un poème symphonique en cinq parties pour soprano, baryton, choeur d'hommes et grand orchestre. Ecrite en 1892, cette audacieuse partition valut la célébrité immédiate à Sibelius qui avait su tirer parti de l'élan patriotique soulevé par cette mise en musique d'une légende du Kalevala.
Après le succès de la création, le compositeur retira son oeuvre et explora d'autres voies esthétiques plus épurées, mais il en autorisa la redécouverte posthume qui eut lieu en 1958.
Cette épopée narre le destin d'un héros tragique, vendu par son oncle à un couple de forgerons qui lui mènent la vie dure ; il séduira une jeune fille dont il s'apercevra trop tard qu'il est son propre frère. Tourmenté par cet inceste sororal, Kullervo part à la guerre et finira par se donner la mort avec son épée.
Musicalement, l'écriture est ouvertement rhapsodique, dans le sillage de Berlioz et Liszt, vigoureuse dans les épisodes martiaux du 4° volet, mais aussi teintée de folklore scandinave qui transparaît dans les sinueuses phrases des bois.

Paavo Berglund (à qui nous devons aussi trois intégrales symphoniques) fit découvrir cette oeuvre à de nombreux mélomanes dans les années 1970 par le présent enregistrement avec son orchestre de Bournemouth, avant qu'il ne la grave à nouveau en 1985 à Helsinki. Sa baguette privilégie ici la sobriété expressive et l'efficacité dramatique

Le complément de programme s'avère plutôt hétéroclite, mais ces interprétations se comparent chaque fois aux références absolues de la discographie : Eugen Jochum ou Antal Dorati pour le délicat tableau marin des "Océanides" (un ondoyant crescendo teinté d'impressionnisme), Jussi Jalas ou Thomas Beecham pour les trois pittoresques "Scènes historiques" opus 25 (ne manquez pas la plainte mélancolique du basson, ou le Festivo qui conclut avec des relents hispanisants !)

Les deux extraits de la "Suite Karélia" (manque ici la Ballade centrale) retrouvent le net dessin tracé par Hans Rosbaud avec le Berliner Philharmoniker (DG). Mais on peut aussi préférer la somptueuse version chamarrée de Malcolm Sargent à Vienne (EMI).

Largement spatialisé par les micros de Stuart Eltham dans l'acoustique généreuse du Guildhall de Southampton, cette lecture alentie et lyrique de "Finlandia" se débarasse judicieusement de toute pompe.

"Tapiola", l'ultime chef d'oeuvre où l'on entend murmurer la forêt carélienne, est ici auréolé par une aura secrète et mystérieuse : splendide interprétation qui justifierait à elle seule l'acquisition de ce disque.

Quant aux deux "Sérénades pour violon", l'archet subtil de Ida Haendel (qui donna par ailleurs une excellente version du Concerto) les hisse aux plus hauts degrés de poésie.

En marge des sentiers battus, ce double-album survole avec bonheur l'étendue de la production orchestrale du compositeur finlandais, et se recommande comme une des plus idiomatiques anthologies sibéliennes.
22 commentaires| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce chef a une vision réfléchie et il la mène de façon conséquente(et à mon goût convaincante, toute en nuances pertinentes). C'est déjà un TRES bon point.
Le premier disque nous offre Kullervo, partition de jeunesse si l'on veut, encore teintée de post-romantisme - ce que le style de Sibelius n'est pas - mais essentielle pour comprendre en profondeur le compositeur Sibelius par delà ses variations de langage (je pense par exemple aux 2° et 4° symphonies, au premier abord déroutantes, ou au célèbre radieux Concerto pour violon, ou encore au méconnu quatuor à cordes).

A l'autre bout du spectre, le deuxième disque nous offre l'absolu chef d'oeuvre qu'est Tapiola, synthèse étonnante de toute une évolution.

Néanmoins, je trouve que l'échantillonnage des poèmes symphoniques du 2° disque (malgré les très belles 'Océanides', quelque peu debussystes) est quelque peu hétérogène, passant à côté de chefs d'oeuvre pour nous offrir des oeuvres plus conventionnelles. Et pourquoi tronçonner Karelia? C'est dommage. Mais on peut aussi dire que c'est une occasion d'entendre ces oeuvres.

Ceci dit, rien n'est parfait en ce bas monde, voilà tout de même un doubla album qui vaut la peine. Ayant hésité, j'opte quand même pour la cinquième étoile.
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le 29 avril 2014
Album très soigné de l'oeuvre de Sibélius; belle équilibre du son; à recommander à ceux qui aiment la musique du XX-me siècle.
11 commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 août 2014
Acheter des CD du compositeur Sibelius ce fait en toute connaissance de cause, à moi que ce ne soit pour savoir de quoi il en retourne ; je savais.
Les compositeurs nordiques sont hélas méconnus, il leur en est préféré d'autres plus connus, sortez des sentiers battus et rebattus, sortez du troupeau bêlant !
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Mélomaniac fait une description du contenu mieux que je ne saurai me faire, lisez-la.
Le boitier présente des fêlures j’attends toujours son remplacement le 31 août 2015 !
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