undrgrnd Cliquez ici Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Le peintre Steve Mc Queen a choisi un sujet difficile (la grève de la faim de Bobby Sands et de ses amis militants de l'IRA) et choisi de le traiter ... en artiste.
Le film comprend trois parties distinctes, comme dans un tryptique.
La première est un Enfer. Centrée sur les conditions de vie inhumaines dans cette prison de l'Ulster, elle oppose un militant (ou terroriste, selon vos convictions) qui vient d'être incarcéré à un gardien de prison. Face à face muet et terrible. Aux cellules maculées de merde et de sang des prisonniers (qui font la grève de l'hygiène), s'oppose le confort douillet du pavillon du maton ; à la conviction et la foi du prisonnier s'oppose le malaise du gardien. Cette partie, celle qui doit compter avec les innombrables films de prison mettant en scène gardiens sadiques et leurs victimes que le spectateur aura vus, est totalement neuve, admirablement sèche, presque abstraite, bouleversante. Seuls quelques bouts d'émissions de radio et des décalarations de Margaret Thatcher présentées en fond sonore nous font comprendre où nous sommes et pourquoi nous en sommes là.
La seconde partie est aussi volubile que la précédente était muette (ou pour être plus exact, sans dialogues mais saturée d'une bande son incroyablement inventive) : le combat est ici intellectuel et moral et oppose la foi de Sands à l'humanité d'un aumônier. Incroyable séance, brillamment écrite, avec un plan fixe inouï de tension d'une vingtaine de minutes et deux acteurs magistraux se renvoyant les arguments à la figure comme s'il s'échangeaient des rafales de mitraillette.
La troisième et dernière partie est un Purgatoire. Sands a choisi de mourir et revoit des éléments de sa vie passée. Son corps, admirablement filmé, se dissout; sa conscience s'aiguise; ses parents, ses gardiens, ses infirmiers le voient paisiblement quitter la vie.
C'est un film marquant, où le ciel et la terre s'opposent, où le corps et l'esprit se fondent, où l'important n'est pas tant le combat que la volonté de le livrer et de le gagner. Cette lutte des corps et des esprits est sublimée par le style magistral, tenu et rigoureux de Mc Queen.
0Commentaire| 15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
HUNGER est un triptyque, à la façon de Bruegel ou de Francis Bacon :
1°)les corps frappés
2°)le dialogue de sourds
3°)la décomposition métaphysique
Steve Mc Queen, le réalisateur, s'approprie la prison où croupit Bobby Sands pour en faire son musée personnel. Rien ne lui échappe dans cet enfermement : ni les murs des cellules tachés d'excrémemnts, ni les longs couloirs aux reflets métalliques, ni les coups de matraques, ni l'agencement des lumières, tout est millimétré à la mesure de son message : fasciner le spectateur plutôt que de l'instruire.
Parce que, pour ce qui est de la lutte qui oppose les prisonniers à l'inébranlable entêtement de Mme Thatcher, on n'obtiendra que des bribes, des bouts de messages au sujet de la révolte, ou encore ce jeu de ping-pong verbal entre Bobby et le prêtre, dans la seconde partie du triptyque, qui n'est qu'une espèce de pause, un entracte entre les deux actes du drame.
La brutalité est calibrée, les déjections sont à la limite de l'abstraction, à tel point que lorsque l'on voit ces hommes presque nus avachis dans leurs cellules aux murs marron, on se demande s'il s'agit vraiment d'excréments, jusqu'à ce que les nettoyeurs arrivent avec leurs masques et leurs lances pour effectuer l'assainissement des lieux.
Dans la troisième partie, quand la résolution (grève de la faim) est prise, annoncée, assumée, les couleurs s'éclaircissent. Le corps nu de Bobby est devenu un terrain de souffrance muette, avec ses plaies doucement ouvertes que le médecin couvre lentement d'une crème qui se voudrait apaisante, alors que l'esprit de Bobby s'échappe, s'envole vers un extérieur quasiment idyllique où l'enfance, la nature et le ciel se confondent : la cause est entendue, le martyre ne sera pas inutile.
0Commentaire| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 mars 2009
Il s'agit du premier film de Steve Mc Queen (rien à voir avec l'acteur bien sûr). Il a co-écrit le scénario, c'est donc un projet tout à fait personnel et original qui est ici porté à l'écran. Nous assistons ici à l'incarcération, à la révolte, à la grève de la propreté, puis à la grève de la fin de Bobby Sands, figure emblématique de la lutte des irlandais contre le gouvernement britannique de Maggie Tatcher et sa radicalité dans sa lutte contre les indépendantistes catholiques irlandais de l'IRA. Loin d'une dithyrambe nationaliste, ce film présente de manière glacée deux personnages que tout oppose : un gardien et un prisonnier. Ils ne se parlent d'ailleurs pas, mais la présentation presque documentaire des violences faites par les uns et subie par les autres les ramène tous deux dans le même enfer dont aucun ne sortira entier... Ce film est en soi une critique formidable de l'absurdité des nationalismes, une certaine mise à distance de l'héroïsme, et un constat peu reluisant sur l'humanité. La scène la plus emblématique est d'ailleurs un dialogue entre le futur gréviste de la faim (Michael Fassbender) et l'aumônier de la prison (Liam Cunningham), chacun opposant ses arguments contradictoires durant une longue discussion qui ne trouvera pas de compromis. L'interprétation est bouleversante (performance physique d'acteur pour le personnage de Bobby Sands), la réalisation est brute, violente et nous pousse au bout de notre tolérance à la réalité de la brutalité. Rien n'est enjolivé, bien au contraire. La première partie du film est presque muette, à la limite du reportage, la seconde partie est ce magnifique dialogue précédemment évoqué, et la chute nous fait naviguer entre la froideur clinique de la mort à petit feu, et les rêves d'enfance d'un mourant. On ne sort pas indemne de ce film, et il est à déconseiller absolument aux âmes sensibles Il n'en reste pas moins un chef d'œuvre magistral et unique.
0Commentaire| 31 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 novembre 2009
Je crois que tout a déjà été brillamment dit par "M. Marc Levy "Marcuslivingstone"".
Un véritable chef d'œuvre qui mérite plus qu'amplement sa caméra d'or pour son esthétique unique, qui lui permit de sortir de l'ombre. Acteurs tout aussi extraordinaires qui font une démonstration de force lors d'un plan séquence haletant d'une vingtaine de minutes. Passionnant, exaltant, dérangeant, découvrez un film malheureusement trop peu connu du grand publique.

Je remarquerais juste en surplus le manque d'intérêt du commentaire de CID qui se permet de mettre deux malheureuses étoiles à ce bijou. Le cinéma est un art et a par conséquent sa part de subjectivité mais ce film est OBJECTIVEMENT, et je pèse mes mots, au dessus de beaucoup des sorties cinématographiques de ces dernières années.
0Commentaire| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 mai 2012
J'avais 18 ans, « à l'aube de la vraie vie » et le jeune Bobby Sands agonisait dans une cellule, d'autres prisonniers allaient prendre sa relève, face à eux « Miss Maggie », la dame de fer.
C'est avec émotion que j'ai découvert le film poignant de Steve McQueen. Au delà du jeu des acteurs, de la magnifique scène de joute verbal avec le prêtre, de la performance physique de Fassbender, il y a une tentative d'explication du jusqu'au-boutisme des grévistes de la faim.
Durant les années du mouvement de protestation "blanket-protest" dans la fameuse prison de long kesh, les détenus grévistes de l'IRA étaient nus, sales, frappés, affamés. Les scènes excrémentielles notamment sont insoutenables. Dans un système carcéral dégradant, se donner la mort par la faim peut sembler une issue de secours.
J'ai voulu en savoir plus sur cette période en lisant "Un jour dans ma vie" écrit en cachette par Bobby Sands; la dignité humaine face aux instincts bestiaux, les deux facettes de la nature humaine.
C'est un film fort, très fort, correspondant aux témoignages de Bobby Sands et de Sam Millar.
Certains scènes remplies de silence sont étouffantes.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un transfert HD exemlaire, traitement des couleurs admirable et piqué atomique, pour ce que je considère comme un des plus grands films de ce nouveau siècle de cinéma. Une histoire vraie mais également une toile de maître consacrée à l'engagement absolu. Un combat défendu d'une manière sublime par une mise en scène implacable et de fabuleux acteurs ou trône un Michael Fassbender totalement investi. Un parcours violent traversé de visions d'une beauté fulgurante. Je range ce chef d'oeuvre aux cotés du "There Will Be Blood" d'Anderson, du "Tree of Life" de Malick et du "Melancholia" de Von Trier. Des films qui "sortent" du cadre. Ils ne se regardent pas mais "entrent" littéralement dans votre vie.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
"Toi qui entre ici abandonne toute espérance", pourrait-on dire au sujet de cette prison. Et de ce film.

J'ai été personnellement épouvantée par ces personnages jusqu'au-boutistes d'horreur réaliste, qui ne se posent pas de question et ne tolèrent pas le compromis, et qui sont prêts à tout pour faire ce qu'ils pensent être leur devoir.

Le réalisateur, surdoué du cadrage et des ambiances, pose un regard neutre, froid, chirurgical même, sur l'un de ces épisodes quasi-inhumains du conflit Irlande-Angleterre. Il ne cherche pas à juger, il ne prend (apparemment) pas parti ; il montre.

Les dialogues sont rares (sauf au cours d'un long plan-séquence où la raison tente - en vain - de s'immiscer dans les folles intentions des personnages principaux), les personnages sont antipathiques au possible, et les ambiances sont véritablement étouffantes.
J'ai honnêtement poussé un soupir de soulagement lorsque le film s'est terminé.

Je pense que je vais d'ailleurs laisser passer quelque temps avant de le revoir, car il n'y a pas une minute pour souffler, pas un seul personnage pour rattraper l'autre (à part celui du prêtre, impuissant, et des parents, hagards), et l'on reste les yeux écarquillés devant l'ahurissant spectacle de violence que ces hommes infligent à d'autres hommes. Et finalement, que ces hommes s'infligent à eux-mêmes.

Hunger, un excellent film porté par des acteurs qui n'ont pas froid aux yeux, qui parviennent à incarner l'inhumain avec force et détermination, mais qui risque de déplaire aux spectateurs amateurs de rythme et de spectaculaire, ainsi qu'aux âmes sensibles.
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 février 2012
ouf quel film j'ai eu du mal à m'en remettre .
Micheal fassbender (centurion) y est impérial .
une histoire vraie qui fait froid dans le dos .
Une performance d'acteur incroyable .
Un fil à voir de toute urgence
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 avril 2013
Un film magnifique, alternant des scènes violentes voire écoeurantes à d'autres magnifiquement lentes et mélancoliques, qui relèvent plus d'une réflexion sur la condition humaine et les limites du rapport du corps à l'esprit. Michael Fassbender est juste bluffant, et nous livre là une de ses meilleures prestations. Film à voir absolument, qui permet de plus d'avoir un regard inédit sur le conflit irlandais.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 mars 2016
J'avais adoré shame, j'ai donc voulu connaître un peu mieux l'univers de Steve mc Queen et là. ...Hunger, un film très poignant de part son histoire et la façon dont il est filmé! Pour tous les fans de Michael Fassbender à voir absolument. Je n'ai pas encore pu le regarder une 2 ème fois, mais tout bon cinéphile aimant se prendre une claque doit voir ce film! !!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

12,49 €
8,65 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici