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Il y a des albums pour lesquels on pense ne plus avoir à faire l'article, dont le retentissement universel semble un fait acquis, dont la conception et chaque détail de chaque chanson semblent être connus et reconnus. Et puis, on sonde son entourage, se rend compte que, là encore, l'arbre trop souvent cache la forêt et que, finalement, ce qui apparaissait comme un classique usé jusqu'à la corde recèle encore de mystères trop peu sondés par une vaste majorité.
Prenez Physical Graffiti, le cru 75 du plus gros groupe de rock des années soixante-dix, une formation passée à la postérité bien au-delà de la sphère d'influence habituelle du genre, mais si, Led Zeppelin, vous savez bien, Dazed and Confused, Rock and Roll, Black Dog, The Immigrant Song, Stairway to Heaven évidemment et, puisque c'est sur l'album qui nous intéresse, et que c'est lui l'arbre, Kashmir son riff inoxydable et ses flaveurs orientales si addictives.
Et donc, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Physical Graffiti, ce monument !, n'est pas à proprement parler un album classiquement conçu. Commencé à l'origine en novembre 1973, interrompu pour laisser la place à Bad Company (avec qui Led Zeppelin partage label et manager), ayant souffert des tensions internes et d'un John Paul Jones supposément sur le départ vers un poste plus respectable que celui de bassiste/claviériste d'une bande de chevelus (maître de chorale à la cathédrale de Winchester, pas moins !), il connut un accouchement long et douloureux mais, franchement le jeu en valait la chandelle et les quatre garçons dans l'ouragan firent bien de se remettre à l'ouvrage quelques mois plus tard pour créer ce qui demeure leur aeuvre la plus longue et variée. Il faut dire que les 8 titres qui devaient peupler la chose étaient d'imposantes créations dépassant largement la durée maximale de ce qu'il était possible de caser sur la galette de cire noire. D'où la décision du double album et l'adjonction, encore merci les gars !, de chansons déjà enregistrées lors de précédentes sessions et remisées pour une raison ou une autre juste légèrement overdubbées pour la circonstance. Ca pourrait nous donner un album décousu, inégal, il n'en est rien. Que ce soit dans le hard rock qui a fait leur gloire (Custard Pie, The Rover, The Wanton Song, Sick Again, Houses of the Holy), dans un rock quasiment progressif (In the Light), du presque funk énergisant (Trampled Under Foot), de l'acoustique plein d'âme et de sentiment (Boogie with Stu, Black Country Woman), de la power ballad inattaquable (Ten Years Gone), du blues bien "jammesque" (In My Time of Dying), du country rock de compétition (Night Flight), du petit intermède instrumental (Bron-Yr-Aur) ou l'immense rock orchestral oriental (Kashmir !), le groupe ne manque jamais sa cible et offre, au contraire, un panorama vaste et impressionnant dont on ne se remet pas facilement, et sur lequel on revient souvent avec toujours une égale délectation devant tant de maîtrise, de talent et d'imagination. A vrai dire, que les morceaux ait été ou non conçus pour l'album importe peu, le tout, 15 titres et 82 minutes, s'écoute comme une promenade picaresque dans les méandres créatifs d'une formation en état de grâce.
40 ans plus tard, bien célébré par cette belle édition reproduisant enfin l'effet des fenêtres de la pochette originale; doté d'un Cd supplémentaire et d'un copieux livret pour profiter encore plus pleinement, encore plus longtemps de l'expérience, Physical Graffiti continue de s'imposer comme le magnum opus d'un Led Zeppelin au catalogue pourtant d'une immense cohérence qualitative. En bref et en un mot qui résume tout : énorme !

CD 1
1. Custard Pie 4:13
2. The Rover 5:37
3. In My Time of Dying 11:04
4. Houses of the Holy 4:02
5. Trampled Under Foot 5:37
6. Kashmir 8:32

CD 2
1. In the Light 8:46
2. Bron-Yr-Aur 2:06
3. Down by the Seaside 5:13
4. Ten Years Gone 6:32
5. Night Flight 3:36
6. The Wanton Song 4:10
7. Boogie with Stu 3:53
8. Black Country Woman 4:24
9. Sick Again 4:42

CD 3 - Bonus
1. Brandy & Coke (Trampled Under Foot) (Initial/Rough Mix) 5:39
2. Sick Again (Early Version) 2:22
3. In My Time of Dying (Initial/Rough Mix) 10:44
4. Houses of the Holy (Rough Mix with Overdubs) 3:51
5. Everybody Makes It Through (In the Light) (Early Version/In Transit) 6:29
6. Boogie with Stu (Sunset Sound Mix) 3:39
7. Driving Through Kashmir (Kashmir) (Rough Orchestra Mix) 8:41

John Bonham - drums, percussion
John Paul Jones - bass guitar, organ, acoustic and electric piano, mellotron, guitar, mandolin, VCS3 synthesiser, Hohner clavinet, Hammond organ, string arrangement
Jimmy Page - electric, acoustic, lap steel and slide guitar, mandolin, production
Robert Plant - lead vocals, harmonica, acoustic guitar on "Boogie with Stu"
&
Ian Stewart - piano on "Boogie with Stu"
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le 3 août 2015
Ado, Je fis l'acquisition de ce mythique double album en 1983 à l'Euromarché de Sartrouville. C'était Les courses du vendredi soir avec mes parents. la pochette devait m'intriguer car je ne connaissait aucun morceau ou bien avais je décidé tout simplement de m'acheter un classique. De Led Zeppelin je n’écoutais que quelques titres , Whole Lotta Love, Communication Breakdown, immigrant song, rock' n Roll.. Metallica et Slayer avait surgit sauvagement, et j'étais trop jeune pour apprécier les titres moins rapides de Led Zep qui sonnaient trop 70's. C'était la musique des grands frères pour laquelle on avait un certain respect mais qui appartenait à un passé dont on devait se démarquer..

De par sa modernité Physicall Graffiti (disque 1) fut le premier led Zep que je pouvais écouter d'une traite. In my Time of Dying et son riff bluesy lancinant, martelé pendant 12 mn pour culminer avec un solo libératoire de Jimmy Page restera jamais le sommet de cet album, bien plus que Kashmir qui est un peu le Starway to Heaven du disque : le tube qui plaisait à tout le monde mais sur lequel on avait envie de passer. The Rover, à la structure alambiquée et sa ligne mélodique mémorable est selon moi l’autre chef d’oeuvre incontournable. Aucune digression folkeuse pour enchanter les baba cool, voilà ce qui m’avait plus à l’époque.

Le second disque a toujours souffert de sa comparaison avec le premier, il ne faut pas le juger à l'aune de celui-ci. En 83 je ne l'écoutait pas souvent aujourd'hui je le redécouvre. IL contient deux chef d’œuvres : In the Light avec son atmosphère planante, son riff majestueux et incantatoire ainsi que Le mélancolique Ten Years Gone. Pour le reste on a souvent parlé de remplissage pour ce disque. Je cherche encore les titres insignifiants, certes on n’atteint pas le niveau d’un led Zep III ou IV mais on ne peut pas exiger d’un double album une excellence absolue pour chaque morceau, même les Beatles n’y sont pas parvenu. Ce format nous offre la chance d’écouter des morceaux récréatifs ou expérimentaux qui en temps normal affaiblirai un simple album.
Ce vinyle a du finir comme freesbee a l'occasion d'une soirée bien arrosée quand j avais 18 ans quand j'ai cessé d écouter du métal, histoire d'enterrer ce passé que j'estimais honteux. Je l'ai racheté bien plus tard en cd remasterisé vinyle réplica.. Puis cette fois j’ai fait le doublé vinyle/cd. Le vinyle pour réparer l’erreur passée et le plaisir de contempler à nouveau cette fameuse pochette et le cd, pour en avoir le cœur net sur ces fameuses remasterisations. Résultat : L'achat du cd a été inutile (hormis pour les bonus que je n’écouterais pas souvent), la précédente tenait parfaitement la route, on peut constater seulement plus de clarté et de précision. Bref rien qui justifie une mise à jour. Néanmoins cette réédition constitue un événement car on essaie de rééditer le plaisir de voir sortir un album dont la pochette iconique hantait les bacs des disquaires d'années années 70 et 80. Aujourd’hui la sortie d’un disque n’en n’est plus un car on y accorde plus la même importance. Ce n’est pas seulement parce que la musique est devenue quasi gratuite, c'est aussi parcequ’il ’s’agit d’un art achevé au même titre que le jazz et le classique. Cet album est le vestige d’un âge d’or ou le rock continuait à s’inventer et sur lequel on pouvait disserter à l’infini.
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le 8 mai 2017
Disques vinyles d'excellente qualité,ce sont bien des 180 gr, vérifiés, ils sont épais, lourd, environ 181 à 182 grammes sur la balance pour chaque galette. Un peu de voile sur le 1er disque sans conséquence à l'audition mais quand même cela gâche le plaisir.
! très bonne qualité de pressage, peu ou pas de bruit de surface, pas de craquement.
On peut regretter que le trou central, très serré rende difficile l'extraction des disques de la platine.
Très belle édition du 40ieme anniversaire de la sortie de cet album,pochette très fidèle à l'album initial.
Acheté pour remplacer mon disque de 42 ans d'age. Un plaisir intense d'écouter encore et encore ce Led Zep comme à l'époque sur une galette noire, heavy à souhait.
Le 3ieme disque propose des versions un peu différentes de certains morceaux qui raviront les fans inconditionnels
de Led Zep.
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le 19 mai 2017
oui les grincheux diront que c'est une enième tentative de piquer du pognon aux fans.
Et bien le fan, il est content. Bel objet qui met bien en valeur un des plus beaux albums rock de tous les temps.
Et pour le pognon, moi ca faisait 3 mois que je surveillais l'evolution du prix de cet article, qsui subit des vaiations parfois tres surprenantes.... alors faites comme moi, soyez à l'affut....
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le 12 juin 2017
Top de chez Top.
La Musique.
De la plus belle des grandes compositions associee a une tres grande voix.
C'est ca Led Zeppelin.
Quoi d'autre que du genie.
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le 1 mai 2017
Physical Graffiti album légendare de Led Zeppelin,la pochette est superbe,je replonge dans ma jeunesse avec des titres comme Kashmir enfin très content de cet article
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le 13 septembre 2015
livraison rapide article très bien, je suis très décu par le contenu de la pochette, pas de lyric, pas de poster, pour une réédition c'est vraiment dommage, je ne rachéterai plus de réédition tant qu' un effort ne sera pas fait sur le contenu.
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le 28 décembre 2015
Musicalement rien à redire. Très bon.
Mais je suis déçu par la présentation format double CD. Gros boitage et par le contenu de la pochette, pas de lyric, pas de commentaire, pour une réédition c'est vraiment dommage.
De plus la livraison a été plus longue que prévue.
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le 12 septembre 2008
Novembre 73. Libérés d'une tournée qui commençait à prendre des allures de pensum, surtout pour un John Paul Jones sur le seuil de rupture, Led Zeppelin entre pour la sixième fois en studio, plus particulièrement dans leur manoir Headley Grange, pour y enregistrer un nouvel album et organiser le lancement de leur propre label, Swan Song. Pour bien gérer ces deux affaires, le groupe va ainsi prendre son temps et, pratiquement sept mois, pour sortir aux forceps, un objet rare, à la fois controversé, adulé, singulier tant par sa forme que son contenu : Physical Graffiti. Composé pour moitié de nouveautés, dont une certaine Kashmir qui deviendra avec le temps l'incantation majeure du dirigeable, tandis que se retrouvent certains morceaux écartés lors de sessions précédentes, pour l'autre, ce disque est d'une emphase confinant à la majesté.

Sur ce double album donc, deux époques, deux formules magiques aux prétentions diverses, mais qui laissent derrière elles une telle impression, que l'on en arrive à pardonner le dispensable. Témoins d'une période riche en influences, si le premier volume se veut le retour en grâce d'un heavy blues n'hésitant pas quelques nappes orientales, le second disque laisse le goût mitigé d'une performance non aboutie. Non pas que ce dernier soit mauvais, mais surtout parce que la recette appliquée manque de cette touche de spontanéité si caractéristique du groupe. Néanmoins, comme souvent dans sa discographie et à l'appui de quelques titres phares, Led Zeppelin nous livre un ensemble de grande facture.

On l'aura deviné, malgré quelques errances, à un moment ou à un autre, Physical Graffiti est le genre d'album qui vous prend au corps et ne vous lâche plus. En dominant son sujet sur Custard Pie, puis évitant la démonstration de slide sur l'intense In My Time Of Dying, le dirigeable fascine par cette faculté naturelle de nuancer la violence d'un souffle de sensualité. Car si le jeu musical est intense, c'est au travers de contrées plus aériennes, plus folk que Page et consorts s'avèrent les plus fertiles. Alors que certains verront dans ce double enregistrement, une contestable opposition des genres, une indigente volonté de remplissage, il en est d'autres qui, en abandonnant toute résistance, se laisseront parcourir par cette sensation si étrange, que l'on nomme parfois, l'évidence.

En négligeant le quelconque et hormis le pouvoir incomparable de l'hypnotique Kashmir, absout de tout solo, la plupart des morceaux ne s'aventurent que très rarement dans l'ordinaire. Sans les nommer tous, on soulignera le mélodique, The Rover, Trampled Under Foot pour son groove communicatif, puis, dans un registre un peu plus soft, Ten Years Gone ou Down By The Seaside, dont on aurait tort de se priver. Exercice délicat, si peu de doubles albums ont su passer les frontières du temps, cet objet violent nimbé d'inspiration reste un évènement lors de chaque écoute. Peut-être un peu trop long, peut-être un peu trop, tout simplement, Physical Graffiti résume cependant, à lui seul, ce que furent les seventies : un laboratoire au service d'une certaine idée de la musique.

A la fois, discipline physique d'un John Bonham souverain, fin de cycle pour un Robert Plant victime d'une usure prématurée de ses cordes vocales et révélateur d'un John Paul Jones lumineux d'opportunisme, cette maison du sacré voué à l'héroïsme de Page ressemble par bien des égards à sa pochette à tiroirs : plurielle, tout en étant unique.
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A peine remis des rafales de rayons cosmiques d'un "House of the Holy" parti explorer le multivers musical sans entrave, nous ramassons ce "Physical Graffiti" en pleine poire. D'entrée, l'annonce est claire : retour au (hard) rock, réintégration de la sphère Gibson qui hurle, Plant rauque, rythmique béton. Jouissif ! Le groupe n'ayant pas pu se résoudre à jeter du (bon) matériel, il a préféré proposer un double disque : 15 titres répartis sur 4 faces.

On attaque d'entrée de jeu avec 2 boulets de canon, qui remettent vos pendules à l'heure : Led Zep sait-il encore balancer du gros après l'élargissement musical considérable de "House of the Holy" ? La réponse vous est assénée en double exemplaire sous la forme d'un "Custard Pie" fort, couillu, rapeux, surprenant, qui arrache ! Le clou est définitivement enfoncé avec "The Rover", excellent titre à la construction complexe et extrêmement inspirée. Gros sourire sur votre figure : WOW, ça re-déménage sévère dans les rangs du dirigeable ! Le son est énorme, même 40 ans plus tard... "In my time of Dying" est un joyau blues de 11:08mn (record absolu pour le groupe) qui part en crescendo explosif, executé par un groupe au sommet de sa forme : Plant y développe un feeling à fleur de peau couplé à une voix rugueuse du meilleur effet, et Page se lâche totalement sur des lignes de guitare à pleurer, avec un bottleneck prodigieux et glaçant. Onze minutes plus tard, dur de s'en remettre ! (Rigolo : la toux de Bonham finit le titre, avec les commentaires des copains : on a vraiment l'impression que les morceaux sont joués Live en studio).

La face B démarre avec un "Houses of the Holy" en droite lignée de "Dancing Days" : carré, rythmique, enjoué, il ouvre à merveille le terrain pour un "Trampled Underfoot" que je trouve personnellement jubilatoire : un grand titre du Zep : la recette accoustique/rythmique/joie brute y excelle, et en résulte un morceau qui vous entraine inéxorablement avec lui vers la liesse générale. Très inspiré et superbement construit, il laisse place au dernier titre du 1er disque : "Kashmir". Bon. Qui ne connait pas ce titre dans la classe ? Accusé levez-vous et allez au piquet ! Un seul mot résume cette chanson qui clôture en beauté la 1ère facette d'un album majeur : MO-NU-MEN-TAL ! 9:41mn de bonheur, d'extase, de montée en mysticisme, de frisson, de notes placées avec génie là où il faut, quand il le faut. "Kashmir" est un rouleau-compresseur qui assied pour l'éternité Led Zep sur un trône indéboulonable de seigneur du rock. Explosion finale de la chanson. Il faut aller se coucher, ou alors méditer... un tel déferlement artistique musical ne laisse pas indemne.

Ouf... après une courte pause on attaque le 2e disque. D'entrée de jeu, on a l'impression (qui sera rapidement corrigée !) que celui-ci affiche un caractère plus zen, plus progressif. L'idée est séduisante, voyons voir comment ça continue... "In the Light" nous plonge immédiatement, grâce aux claviers inquiétants de JP Jones, dans une brume celtique baignée de lumière étrange. Très prenante, cette chanson se termine comme elle a commencé, avec une superbe montée au milieu, grâce à l'accoustique de Page et le coté hanté de Plant. "Bron Yr Aur", avec ses 2mn au compteur, fait office d'excellente fusion entre "Bron Yr Aur stomp" et "Black Mountain Side" : ce genre de titre court et très fourni révèle à chaque fois la versatilité et la dextérité de Page sur une sèche. Un pur moment de délectation, que le groupe sait bien doser. "Down by the Seaside" risque d'en surprendre plus d'un... on se croirait presque à Hawaï. Avec des notes slidées suspendues, Page réussit le pari de rendre un titre à la base gnan-gnan en une véritable hypnose sonore : on est suspendus littéralement à ses notes : quelle technique affolante. "Ten years gone" conclue la face C sur une nouvelle facette du Zep : un titre folk/blues/rock sur lequel résonne à l'infini la 12 cordes, à laquelle Plant répond avec justesse. Surprenant encore une fois, mais O combien génial...

La dernière face offre 5 morceaux très variés. "Night Flight" est un titre enjoué, pas non plus mémorable, mais il annonce bien l'excellent "The Wanton Song", axé sur un riff sec qui claque et une rythmique sans concession... déchainerait facilement la foule dans une party bien dansante. Deep Purple a du s'inspirer de son riff pour "Hungry Daze"... Une bonne surprise vient de "Boogie with Stu", rock/boogie/blues de facture... zeppelinienne ! Transcendant complètement le vieux style du boogie, Page en fait un relecture hyper rythmée qui m'a fait sauter dans tous les sens, avec une ligné mélodique vraiment au top ! Wow, quelle claque ! "Black Country Woman" est un bijou (on entend un avion décoller au départ, et Plant qui dit à l'ingé-son : "non, laisse-le, pas grave"...) blues/rock, qui, avec "Sick Again", clôturent en beauté un (ENCORE !) chef d'oeuvre des 4 anglais.

Incroyable... une vraie courbe montante du succès : mais où s'arrêteront-ils ?

Il est pertinent de s'attarder sur le package, qui vous donnera de quoi explorer visuellement un vrai boulot d'artiste pendant que la bande à page vous atomise les cages à miel. Immeuble morose du 97 St Marc's Place à New York, les fenêtres sont ajourées pour laisser entrevoir différentes choses selon le disque que l'on insère dans cette "pochette/boitier" en carton, fidèle à l'original de 1975. Une fois encore, Le Zep offre une complétude aboutie en alliant le musical et le visuel. Superbe.

"Physical Graffiti" est encore un chef d'oeuvre du groupe, extrêmement complet, et surtout reflet d'une complémentarité rarissime. A chaque nouvel opus l'on sent les progrés des 4, leur implication entrelacée... leur génie. Une vraie somme de 4 talents hors-norme.

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