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4,6 sur 5 étoiles
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4,6 sur 5 étoiles

le 9 août 2016
Après une période où karl richter a été oublié, voire méprisé suite à la reinterpretation des baroqueux, on assiste depuis 4/5 ans à une vraie réhabilitation et un retour en force. Et ce n'est que rendre justice à cet homme qui a vécu pour bach et par bach. Ce coffret de 10 cd comprend l'essentiel des grandes oeuvres chorales, il est dommage que richter n'ait jamais enregistré l'oratorio de pâques (?). On y trouve:
- La mythique St Matthieu de 1958. Version habitée, sensitive et remarquable, avec haefliger, le jeune diskau qui chante parfaitement, Töpper, seefried... Une prise de son impeccable qui fait encore pâlir bon nombre de de prises de son numériques actuelles. Richter fera un remake en 1981, considéré comme moins inspiré, que j'apprécie tout autant, mais pour des raisons différentes.
- La saint jean, belle version plutôt équilibrée avec des choeurs assez vindicatifs et déjà plus militaires. Cette saint jean est un remake plus vif de la saint jean de ramin (même évangéliste avec haefliger) de l'ancien maître de karl richter, l'immense gunther ramin, qui fut aussi le maître de walcha
- L'oratorio de Noël, remake stéréo de la version mono de telefunken qui était déjà d'un bon niveau. En dehors de Franz crass que je trouve assez moyen, la distribution est éclatante: wunderlich et janowitz! Des choeurs superbes! Un orchestre soutenu et inspiré!
- Le magnificat, Best seller stéréophonique de archiv, toujours convainquant après tant d'années
- Une messe en si enregistrée à Tokyo correcte, mais très en retrait par rapport à la version studio qui se trouve dans le coffret revealing bach ou le gros coffret bach masterworks de dg. Une curiosité, mais il y a mieux.
Les prises de son sont superbes. Je rêve d'un énorme coffret karl richter sur le modèle de fricsay, karajan ou bientôt jochum!
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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 24 avril 2017
Parmi les grands interprètes "à l'ancienne" de BACH qui ont régné dans les années 50-60 sur la discographie des grandes oeuvres chorales de BACH, dont ont fait partie Otto Klemperer (sa fameuse Saint Matthieu), Eugen Jochum, Karl Münchinger et dont aucun ne fait partie de mes préférences, Karl Richter est celui qui me semble avoir le mieux traversé le temps, et en tout cas, celui dont j'apprécie le plus les interprétations du Kantor.

En effet, si comme pour tous les chefs "traditionnels" de cette époque, son BACH souffre d'une certaine rigidité dans la scansion, de l'épaisseur des choeurs et surtout de l'orchestre, du caractère emphatiquement vibré et excessivement tendu des voix (surtout pour les altos et sopranos), donnant à l'oeuvre du Cantorun un caractère trop figé, à la fois trop romantique et massif, on peut tout de même, je trouve, encore apprendre, voire prendre du plaisir, à l'écoute de ces captations ici magistralement restituées dans ce coffret.

J'aime assez, notamment:

Ernst Haefliger dans le rôle clé du récitant, un récitant vibrant mais pas trop vibré qui se révèle plus souple, plus simple et plus présent que, pour ne citer qu'un autre illustre récitant de son époque, Peter Pears. A son meilleur, je trouve qu'il a même presque un petit air de Christophe Prégardien, c'est dire. En plus de bien réciter, il sait aussi chanter de manière expressive.

La manière incisive, presque staccatiste, de diriger le Münchener Bach-Chor, dont Karl Richter sait tirer le meilleur, y compris une belle clarté malgré l'épaisseur de sa texture.

Le sens de l'architecture de la direction d'ensemble qui met bien de mettre en valeur les plans sonores notamment par des différentiations de timbres mais de par l'attention à leurs articulations, ce qui, à défaut de souplesse, qui donne un vrai élan et un souffle intérieur à ces interprétations sans forcément que cela qu'elle ne ressemblent trop à un opéra romantique. Il y a quelque chose de très Bachien (et de très moderne aussi!) dans cette manière dont le temps et le mouvement semble naturellement être engrendré par l'architecture même de l'oeuvre au lieu d'un temps indépendant au cours duquel l'action se passerait.

Une dimension fervente proche de l'idiome de l'orgue et non dénuée de mysticisme, qui ne me semble pas, même aujourd'hui, complètement hors propos en tout cas pas aussi déplacée ou datée que le monumentalisme rigide d'un Otto Klemperer, l'épisme Brucknérien d'un Eugen Jochum ou encore l'attendrissement pesant d'un Karl Münchinger, certes plus souple, mais moins clair et dont le couple Orchestre-Choeur Stuttgartien me semble pas ailleurs un brin en dessous de son homologue Munichois.

Il y aussi beaucoup de belles trouvailles et surprises ici ou là qui prouve combien Karl Richter a profondément étudié et assimilé ces pages majeures de BACH et qui montre aussi combien sa réputation de grand interprète de BACH était méritée, même s'il n'a pas voulu ou sû suivre la révolution "baroque".

Alors si, dans cette grande tradition allemande sur intsruments "modernes", Peter Schreier et ses ensembles Dresdois on gravé pour Philips dans les années 80 des performances bien plus satisfaisantes, je conseillerais ce coffret à qui veut s'instruire sur la manière qu'on avait de jouer et de chanter BACH "à l'ancienne" avant la révolution baroque.
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le 5 juillet 2015
Il faut bien le dire , pour ce qui est des Passions , les interpretations sur instruments modernes se taillent la part du lion et Richter reste une référence , aussi bien pour la St Matthieu ( ici la version 58 , mais la seconde est tout aussi aboutie ) , que pour la St Jean . La Passion selon St Matthieu trouve ses trésors d 'interprétations chez les Klemperer , Karajan , Richter , Jochum , furtwangler , Schreier ......et il n ' y a guère que Leonhardt qui tire son épingle du jeu chez les Baroqueux . Puissance évocatrice , beauté des voix , choeurs magnifiques , engagement et spiritualité , architecture et rigueur sont au rendez vous . Idem pour la St Jean , où Richter et Gonnenwein sauront vous transporter , vous émouvoir . Le qualificatif de lourdeur a été employé bien à tort . La St Jean est mieux desservie que la St Matthieu sur instruments anciens avec Kuijken , Harnoncourt 93 et Gardiner ..... mais laissez donc vos habitudes de côté , oubliez les discours des magazines , et recevez Bach dans sa grandeur , sa majesté , sa ferveur ,sa vocalité , bref son excellence . Richter a de bons atouts dont il serait dommage de se priver .
le quatuor vocal de l oratorio de noel est fabuleux , le magnificat et la messe en si de grande tenue . ne vous privez pas .
pour la moitié du prix , il existe un coffret eloquence de 10 CD avec les passions , la messe en si , et un florilège de cantates qui remplacent l oratorio et le magnificat , sans livret .....il est temps de rendre à césar ce qui appartient à césar .
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le 24 avril 2004
Avant Harnoncourt, il y avait Karl Richter, ce coffret est une opportunité pour découvrir sa vision avant-gardiste des années cinquantes et soixantes. Plus lente (ou moins empressée c'est selon)que les références d'aujourd'hui devenues la norme) la musique de Bach par Richter reste d'une beauté absolue. Il s'en dégage un souffle tragique, puissant qui dévaste tout sur son passage : les passions sont plus douloureuses que chez les baroqueux même si la respiration et l'articulation sont ici ou la un peu lourdes et maladroites, on est surpris par les instruments dont le timbre est déjà très proche de ceux du musicus Wien par exemple. Ce qui surprend davantage, ce sont les voix, on chantait alors à plein poumon, et les Passions devenaient des opéras de concert, il en résulte des parties moins nuancées, moins musicales mais qui gagne en conviction, "un jeu" jamais plus entendu depuis. Le "magnificat" et l'"oratorio de noël" exultent moins par manque de légèreté, le trait est souvent épais, il est comme lesté et ne parvient jamais à décoller. la "messe en si" repose, elle aussi, de tout son poid sur un solide soubassement de contrebasse et de violoncelle qui lui donne un majesté, une assurance, qui peut lasser mais qui force tout de même l'admiration. En bref ce coffret c'est avant tout pour les fans absolus de ces oeuvres et qui veulent la connaitre sous un autre jour, ou encore les passionnés de l'histoire de l'interprétation. A noter que les prise de son stéréo (paroramiques pour la St Matthieu) sont très réussies et que le livret est très intéressant pour aborder ces interprétations en connaissance de cause!
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le 16 juin 2016
Comment imaginer une monde sans ces visions si pleines de Richter ? Tout a été déjà observé dans le détail ; Richter est presque seul à rendre cet infini cyclique, cette ligne si précieuse, cosmique et consolatrice, de Bach, et en même temps la richesse de l'orchestration, de 'l'affect" et des timbres. A noter que cette intégrale propose : le Magnificat ; la première des deux Saint-Mathieu de Richter, avec Haefliger, et non le dernier enregistrement avec Schreier ; enfin la dernière Messe en si, enregistrée en direct au Japon, avec un merveilleux Haefliger, mais sans Fischer-Dieskau de la belle version Archiv, ni donc l'inoubliable Herta Töpper pour l'Agnus Dei. Cependant une ferveur et une évidence d'ensemble de même niveau que la version antérieure.
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