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La clarté légendaire de la battue de Hans Rosbaud entre en affinité évidente avec le langage épuré et minéral de Sibelius. Sous sa baguette, "Tapiola", ultime chef d'oeuvre du compositeur, inquiète par sa solitude farouche, la célèbre "Valse triste" s'emporte dans un tourbillon qui n'a rien d'innocent, et "Finlandia" trouve une force lapidaire qui échappe à la célébration pompeuse.

Quant à la Suite de Karélia, la netteté rythmique que trace Rosbaud fascine par sa perfection graphique.
La Philharmonie de Berlin révèle une discipline et une rigueur anthologiques.
Une telle interprétation disqualifie bon nombre d'approches qui ne peuvent que paraître mièvres à ses côtés.
Plus qu'un disque, c'est une leçon de direction d'orchestre.
La captation monophonique se montre exemplaire de définition et de relief.
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le 6 août 2007
Ce disque est une merveille de pudeur et d'émotion. Le son est plein, rond et en même temps précis. Les oeuvres, même les plus rabâchées, s'éclairent. C'est admirable.
0Commentaire| 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Au moment où le chef autrichien Hans Rosbaud (1895-1962) a gravé ces œuvres de Sibelius (Berlin, Jesus Kristus Kirche, 1954, pour les quatre premières, et 1957, même lieu, pour Karelia et Tapiola) la guerre était totale entre les partisans d'une modernité inspirée par l'Ecole de Vienne et les défenseurs d'une esthétique qui ne reniait pas la tonalité, ni les héritages nationaux. Les Adorno et Leibowitz n'avaient pas de mots assez durs pour un Sibelius jugé banal, attardé, obscurantiste, quand ce n'est pas carrément accusé, pour cause d'amour de la nature, du sol natal et des légendes nordiques, de sympathies nazies.

Le fait même que Rosbaud, créateur de Moïse et Aron, du Marteau sans maître et de bien d'autres choses dont l'orientation esthétique est sans équivoque, ait également dirigé en concert plusieurs symphonies de Sibelius (une très belle Sixième nous a été rendue récemment par Ica ClassicsLegacy: Hans Rosbaud) et que ces œuvres plus courtes du même Sibelius figurent parmi ses trop rares gravures pour le disque revêt donc une signification toute particulière et témoigne de la variété du répertoire et de l'indépendance d'esprit d'un chef dont Francis Poulenc, cela ne s'invente pas, disait qu'il était le plus grand de son époque.

Le Philharmonique de Berlin du tout début des années Karajan est capté dans une excellente mono et le résultat, qui en impose par sa netteté et sa vigueur, est bien éloigné des idéaux du « chef à vie » de cette formation.

Le CD (et le premier des deux disques microsillon publiés originellement par DG) s'ouvre par un Finlandia de combat, qui fait le maximum pour guérir l'œuvre de son emphase et lui restituer une sincérité et une pureté qui n'ont rien perdu de leur éloquence. Qui se souvient qu'il s'agit à l'origine d'une partie de la « Musique pour les célébrations de la presse»Finland Awakes, défense de la liberté de celle-ci face à la censure tsariste. La même honnêteté, la même véhémence emporte la Valse triste (juste avant la fin, un climax pathétique terrifiant).

Et si peu qu'on aime voir démembré le cycle de Lemminkainen, dont les quatre parties se répondentLemminkäinen Legends, op. 22 - Pohjola's Daughter, op. 49, le Cygne de Tuonela est lui aussi somptueux avec son climat légendaire et funèbre, ici fragment d'un Anneau du Nibelung finnois dont Sibelius a rêvé à son retour de Bayreuth, mais qu'il n'a jamais écrit.

La suite de Karelia n'est pas du Sibelius le plus essentiel, mais le début de l'Intermezzo qui ouvre cette suite serait l'indicatif idéal d'une émission de radio consacrée aux grandes baguettes du temps jadis. Glorieux moment, où la Philharmonie de Berlin est dans les mains d'un maître qui fait bouillir la marmite orchestrale avec un sens parfait de la gradation des effets. La Ballade centrale est toute de gravité, elle a presque le caractère d'un hymne.

C'est évidemment dans Tapiola, op. 112, terminé à Ainola en août 1926 (mais des corrections devaient encore suivre), point ultime de l'évolution de la pensée symphonique de Sibelius telle qu'il l'a livrée au public (le long travail sur une Huitième symphonie n'ayant pas abouti) que l'on attend le plus Rosbaud. Divinité de la forêt, ou musique pure particulièrement ésotérique ? Ce qui frappe le plus en réécoutant cet enregistrement pleinement historique d'une œuvre essentielle du 20ème siècle, c'est son animation (comme lorsqu'il aborde la Turangalila de Messiaen, Rosbaud ne traîne jamais), sa pugnacité, la mise en valeur des bois, la tension énorme qui s'accumule, la manière dont Rosbaud rend urgente jusqu'à l'apaisement final, dans l'entrelacement des motifs, une musique qui avec d'autres tend à devenir statique alors qu'elle consiste pour l'essentiel dans une série d'allegros enchaînés. La version d'Osmo Vänskä à Lahti, par exemple (BisSym 6/7/Tapiola) n'atteint pas du tout la même intensité, elle ne procure pas la même expérience d'être exposé à tous les vents, là où il n'y a plus ni sentiers, ni issue (voir sur la toile le texte d'Alex Ross : « Sibelius. Apparition from the woods »). Elle ne procure pas la même stupéfaction devant les textures denses imaginées par Sibelius. En octobre 1955, Rosbaud avait créé Metastasis, du compositeur grec Iannis XenakisIannis Xenakis : Orchestral Works & Chamber Music. Seul en son époque parmi les chefs de sa stature, Rosbaud était capable de percevoir la valeur de ces deux pièces et de les servir avec le même talent et la même fougue.
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