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le 24 septembre 2009
Une version pleine de majesté et de délicatesse. Non, ce n'est pas incompatible! La preuve en est... (Dans ses enregistrements ultérieurs, Karajan montrera moins de grandeur). Pour contre-exemple, si l'on écoute la dernière version de Böhm, on reconnaît qu'elle est majestueuse, certes, mais empreinte de solennité et de dramatisme. Or, Mozart voulait dédramatiser la mort. Karajan exprime davantage la toute-puissance divine dans sa dimension de grâce et de miséricorde. Avec nuance et vérité!
Dès l’introïtus, l’ensemble orchestral rencontre la masse chorale en une symbiose parfaite. Ce qui touche avant tout, c’est l’immense ferveur qui se dégage de cette approche, loin des lancinements parfois lugubres qu’on pourrait entendre dans d’autres versions.
Le maestro Karajan trouve ici, d’emblée, le ton qui paraît le plus juste, qui semble en résonnance avec une vision très « mozartienne », non défaitiste de la mort et qui laisse entrevoir un Dieu moins punisseur que consolateur.
L’ensemble de l’interprétation demeure avec constance fidèle à cette vision, à l’aune des accents soutenus que l’orchestre déploie avec majesté mais sans emphase, avec grâce mais sans minauderies, tout au long de son développement.
En fait cette version se singularise beaucoup par l’enthousiasme que suggèrent, en tandem, le chœur et l’orchestre. Ce qui serait coutumier, et que l’on perçoit sous d’autres baguettes plus que de raison, c’est-à-dire le sentiment d’une profonde affliction, d’une narration purement funèbre, s’efface ici avec l’impression d’une véritable élévation, d’une « transcendance » qui dépasse l’évènement terrestre pour épouser la dimension mystique, spirituelle et toujours assez religieuse de cette musique.
Le maître autrichien se fait maître de cérémonie, chantre d’un chant inspiré… qui évoquerait un champ… céleste.
On n’a jamais été aussi près de comprendre pourquoi Mozart fut qualifié de divin !
Voici quelques années, cette version fut jugée à l’aveugle par des critiques musicaux… « La Tribune des Critiques de Disques », sur France-Musique. Elle se classa en tête, avec toutefois un léger « bémol » à la clé que souligna l’un des participants : il trouva Wilma Lipp en difficulté, en « méforme », sa voix manquant de souffle et de respiration, disait-il, dans sa prestation vocale dès l’abord du premier mouvement : « Requiem » de l’introïtus.
Cela peut s’entendre de cette oreille mais cela pourrait s’entendre tout autrement : à l’instar des choix que Karajan a pu souvent faire, (écoutez ses deux versions de « La Flûte Enchantée », par exemple… où les voix sont souvent murmurées et que d’aucuns jugent trop « faibles »… Ecoutez le premier mouvement de son interprétation du Requiem allemand de Brahms… l’entrée en scène des chœurs… en particulier dans la version enregistrée à Berlin en Octobre 76, avec Anna Tomowa-Sintow, dans le registre « soprano »…) le maestro privilégie le murmure… et ne s’interdit pourtant jamais une immense amplitude, poussant le volume sonore à l’extrême quand la partition l’exige.
En fait, Karajan disait qu’il n’envisageait jamais la musique autrement que dans sa double dimension de verticalité (amplitude) et d’horizontalité (legato, rubato, tempo…).
Toutefois, Karajan ajoutait qu’il se conformait toujours à ce que la partition, et elle seule, lui inspirait, tâchant... disait-il, de la servir fidèlement, selon la perception qu’il en avait.

C’est ce à quoi nous assistons ici, dans cette version du requiem. Karajan a sans doute voulu cette fragilité, perceptible dans la voix de la soprano… pour son entrée en lice et je dois avouer que l’effet produit entre tout à fait en phase avec la fragilité de la vie et la contingence de la mort qu’évoque fatalement un requiem ! Loin d’être une faiblesse de l’interprétation, cette « faiblesse » là en représente plutôt une force !
Et Karajan n’en reste pas à cette dimension ! Il module les amplitudes tout au long de son interprétation. Il exacerbe les contrastes, il modèle les tessitures, sans excès, là où le texte, en particulier, l’impose.
Lisez, une fois n’est pas coutume, les mots que cette partition illustre. Tout à coup, tout s’éclaire : on comprend mieux les inflexions et les circonvolutions de la musique dès lors que l’on comprend qu’elle se place elle-même au service de l’expression d’un texte consacré !
Karajan, comme à son habitude, reste scrupuleux à cet égard. Il souhaite avant tout « coller » au sens profond que véhiculent les notes sur les portées.
L’amplitude est en effet ici impressionnante, la fluidité et le legato sont subtils et le tempo correspond à l’exégèse qu’en faisait le maître en 1961.
La dimension religieuse, évidente pour ce requiem est donc sans aucun doute une « valeur » que voulait en l’occurrence honorer Karajan.
Le sentiment d’un chant céleste plutôt que d’un cantique funéraire, les demi-teintes plutôt que la noirceur, sont des vertus cardinales, selon lui, qui reflètent davantage l’âme mozartienne, qu’une amère inquiétude face à l’issue d’une vie.

Ecoutez le tuba mirum : la « Tribune des Critiques de Disques », encore elle, l’avait retenu comme le meilleur jamais entendu, fruit de l’alliance entre une splendeur vocale peu commune (entendre le timbre grave et profond de Walter Berry !) et la rigueur d'un orchestre que Karajan cisèle, cette fois encore, tel un orfèvre et dont il tire toute l’essence, la quintessence avec un naturel déconcertant.
On ressent également son humilité face à la géniale partition de l’œuvre… Karajan n’en rajoute pas… il ne force jamais le trait… ce qui libère la musique de tout carcan convenu, de tout académisme et de toute emphase juste caricaturale, par rapport à la finesse de ce requiem.
Bref, cette interprétation permet d’entendre ce qu’on peut espérer de mieux de cette musique : la beauté, l’expressivité et la spiritualité…
Avec ça, allez ne pas vous en émouvoir ! Enfin… chacun jugera en toute liberté…
Et pourra comparer cette version avec d’autres, plus ou moins fameuses.
Pour ma part, je ne me lasse pas d’y revenir régulièrement depuis plus de vingt ans. C’est dire !
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TEMPLE DE LA RENOMMEE #1500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 22 octobre 2008
Paru en 1962 [*], le premier des trois Requiem qu'Herbert Von Karajan enregistra pour DG manque de tension si l'on considère que la fugue du « Kyrie » exigerait un contrepoint plus ferme, que « Dies Irae » et « Confutatis » devraient s'enflammer avec davantage d'ardeur...
Certes, l'ample acoustique tend à brouiller une claire perception des lignes chorales et de la polyphonie orchestrale.

Le plateau vocal réunissait une fine fleur de chanteurs autrichiens, parmi lesquels le timbre si clair et franc de la soprano Wilma Lipp vaut d'être entendu.
Moelleux mais pas engourdi, le Wiener Singverein paraît néanmoins un peu plus froid et sombre qu'en 1976.

Le solide Berliner Philharmoniker se montre parfois moins précis que dans la version postérieurement gravée par le maestro mais son aisance demeure magistrale.
La lenteur générale des tempi suggère la solennité sans empêcher le contraste dramatique : si vous cherchez une interprétation large et majestueuse (romantique ?) du chef d'oeuvre mozartien, cette version est la vôtre.

[*]
version 1976 : Mozart:Requiem In D Minor

version 1986 : Karajan Gold - Mozart : Requiem
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le 21 juillet 2017
Sir John Eliot GARDINER, directeur d'orchestre, et son grand ensemble nous font "vibrer" avec la musique de Mozart comme si l'on y était dans la salle du concert. La subtilité, la force et la finesse...tout à la fois. Ecoutez-le.. faites l'expérience de cette musique...ouverte à tous et toutes. Merci, Amazon.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 8 février 2012
Gardiner dispose pour cet enregistrement de son orchestre jouant sur instruments anciens, The English Baroque Players, du Monteverdi Choir et de quatre bons chanteurs dont Barbara Bonney et Anne Sofie von Otter.

Dès les premières notes de l'Introït, la diminution de l'effectif produit son effet, en bien. Le jeu de la petite harmonie simplifiée voulue par Mozart (ni flûte, ni hautbois) se détache de la masse des cordes chatoyantes, se fait méditatif. On retrouve le même rééquilibrage entre le chœur et l'orchestre qui perd son simple rôle d'accompagnement. Même si le tempo est plus rapide (48' au lieu de 63' chez Böhm !), l'œuvre retrouve une couleur merveilleusement limpide. La prière devient intimiste. Dans son célèbre enregistrement de 1971, Böhm nous offrait la grandeur mystique, Gardiner nous replonge dans les chapelles baroques de l'Autriche. Musicalement, c'est très beau, presque allègre dans le sens où l'interprétation se veut résolument certaine du chemin d'une âme vers un monde paradisiaque. Cette conception de Gardiner est confiante et justifie donc pleinement ce fervent raffinement. Il ne faut pas oublier que le franc-maçon Mozart ne devait guère imaginer un enfer de feu, un au-delà de désespérance promis par une Église toute puissante à l'époque.

Barbara Bonney chante, elle aussi avec simplicité et tendresse, une discrétion et un respect vis-à-vis du Sauveur et de l'âme qui prend son envol. Les mélodies s'entrecroisent sans aucune lourdeur. On est loin des expériences minimalistes et désincarnées de la plupart des concurrents baroqueux.

Le trombone naturel dans le Tuba mirum ne fait pas peur. À l'évocation d'un terrifiant jugement dernier, Gardiner préfère annoncer l'arrivée vers la félicité. Les chanteurs sont excellents, techniquement, et par la retenue et la religiosité bienveillante qu'ils suggèrent.

On aurait pu espérer un Rex tremendae un peu plus lent donc moins cavalier vis-à-vis du Très-Haut. Infime détail, mentionné par le chroniqueur pour montrer à quel point la vision de Gardiner approche une forme de perfection dans les principes musicologiques sur lesquels elle repose.

C'est également vrai pour le Lacrymosa. Mais Gardiner apporte un phrasé scandé et des variations de tons qui rendent la prière intime, secrète et volontaire. Toujours ce sentiment de confiance dans la destinée.

Une interprétation sans doute historique qui doit réconcilier anciens et modernes, même si sa conception spirituelle se situe aux antipodes de celle de Karl Böhm.

Pour lire l'article du Deblocnot' consacré à ce disque dans son intégralité, vous y serez le bienvenu. (voir profil)
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le 4 août 2013
Pour qui veut découvrir la voix de Wilma Lipp dans une version assez ancienne mais de référence pour les connaisseurs, il s'agit ici d'un disque de référence. Direction: Karajan. Quelques modifications sur mon commentaire:
Quelques informations supplémentaires: Soprano: Wilma Lipp, Wiener Singverein, Berliner Philharmoniker, Herbert von Karajan, ADD, 1962 en édition Deutsche Grammophon collection « Musikfest », pochette avec un fond bleu sur une forêt et un Christ en pierre.
Un grand merci à M. Brodzki pour son commentaire: cette version de 1962 est vraiment magnifique. Le choeur du Wiener Singverein et les solistes sont à la hauteur. Les instruments se détachent correctement (notamment l'orgue dans les premiers morceaux). Ce serait non seulement une version à découvrir mais peut-être à recommander comme première approche. L'oeuvre est tellement magnifique au départ qu'il est difficile d'établir un classement dans les différentes versions.
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le 23 juillet 2013
Il faut reconnaître à cette version l'inattendu d'une légereté non entendue ailleurs. Un chant d'Elevation et non de Détresse...Une surprise complète...Puis on entre dans cette sublime partition revisitée...C'est juste magnifique...Chacun choisira
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le 7 février 2009
Cette version est plus rapide que les versions "romantiques" auxquelles on est habitué. Autrement dit, le choeur et l'orchestre sont de dimensions plus raisonnables et les tempi plus rapides, ce qui évite une certaine lourdeur dans les fugues (par exemple le Kyrie). Les solistes sont bons, le choeur est excellent, et la prise de son est bonne. Bref, c'est presque parfait. Il y a seulement deux petites choses qui me gênent dans cette version : le Recordare est trop rapide à mon goût (4mn 30, au lieu de 6mn 30 dans d'autres version, trop lentes). Il est beau ainsi, mais à ce moment du Requiem, on a besoin de souffler et de "planer" un peu, ce qui suppose un tempo un peu moins rapide. Le Lacrimosa va peut-être un poil trop vite, lui aussi, et accélère un peu trop à mon goût lors du crescendo du début. Cela dit, cette version est peut-être la meilleure si on tient compte de tous les critères à la fois.
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le 3 avril 2015
Grosse deception, car je ne peux pas le telecharger sur mon mp3, il me marque "attention format inconnu" et tout bug. Je l'avais acheté pour ça, du coup je suis très déçue.
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le 23 mai 2002
Tout le monde semble considérer la version de Böhm comme le chef d'oeuvre absolu. Je dis : "non". Que ce soit pour Saint Saens ou Mozart, Karajan est le seul qui prenne le temps de la musique. Majesté. C'est, je pense, le mot qui se dégage de son oeuvre. Malheureusement, le parfait n'existe pas, et l'orchestration peche un peu, parfois. Quelques petits bruits surgissent, de-ci de-là. Et puis, les enregistrements ne sont pas parfaits, ce en quoi Bohm reste tout à fait honorable. Bref, à vous de vous faire une idée... Essayez!
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 1 octobre 2004
Le Requiem de Mozart compte évidemment de nombreux enregistrements réussis. Gardiner s'entoure d'un plateau de solistes de premier plan, le Monteverdi Choir est à son apogée et l'english baroque soloists parfait. Tout est donc réuni pour faire de ce disque une des principales références. La direction de Gardiner nous restitue l'oeuvre comme nous pouvons rêver de l'entendre. On ne se lasse pas de l'écouter, c'est bien l'un des enregistrements qu'il faut posséder.
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