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4,4 sur 5 étoiles
7
4,4 sur 5 étoiles
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Il est fort amusant de constater combien les gens aiment s'accrocher désespérément à leurs idoles, de même qu'il est indéniable que ces mêmes individus prennent un malin plaisir à s'identifier aux caricatures qu'ils se font de tel et tel artiste. Prenez le cas de Chet (1929-1988). Ne symbolise-t-il pas le jazzman maudit, l'ange déchu et incompris, le petit blanc qui a été gâté bien trop tôt ? Vivant très mal son succès (celui-ci fut si rapide…), se faisant casser la gueule par six grands gaillards à la sortie d’un club (ce devait être en 1966), il connaîtra une lente descente aux enfers, s'adonnant à toutes sortes de stupéfiants... On connaît la suite : les galères, sans domicile fixe, etc. Et pourtant quel musicien ! Si vous n’êtes pas touché par son jeu à la trompette, c’est que vous avez de sérieux problèmes. Malheureusement, cette session, comparée à d'autres, me paraît assez anecdotique. Certes, on tient le disque le plus populaire du trompettiste (qui, à cette époque, s'était trouvé un nouveau modèle en la personne de Miles...), mais c’est le « all-star » ici présent qui ne fonctionne pas tout à fait bien (de mon point de vue, s’entend…). Le disque apparaît, encore aujourd'hui, comme celui qui se vend le mieux. Faut dire que le trompettiste, l'une des figures tutélaires du jazz west-coast, est un ovni à lui seul. Ses premiers albums sont d'ailleurs fort réussis, notamment ceux qu'il a gravés aux côtés de Gerry Mulligan et Stan Getz. Peu avant la mort de Charlie « Bird » Parker (un de ses premiers employeurs, quand même…), le quartette sans piano de Chet et Gerry fut une véritable révolution.

La musique du trompettiste est très proche du chant intérieur, archi-mélodique. C'est la musique de la nonchalance, du soleil californien, et surtout de cette époque sans souci la violette (que l'on se souvienne de ce remarquable film de Curtis Hanson (avec Kevin Spacey) dans la pure tradition du néo-noir, L.A. Confidential, dans lequel on peut entendre ce quartette de rêve). Bref, l'on ne présente plus cet artiste qui s'est brûlé les ailes, que ce soit avec les femmes ou la drogue... La présente session fut gravée à New-York en deux temps, en décembre 1958 et janvier 1959, pour le compte du label Riverside. Chet ne chante pas. Orrin Keepnews signe les notes de livret qui, faut le reconnaître, sont assez croustillantes (1). L'on pourra quand même s'étonner qu'un musicien de la west-coast (style si différent de celui que l'on trouvait alors à New-York) ait tenu à se mesurer à des musiciens comme Philly Joe Jones, Herbie Mann ou encore Bill Evans. Bon, pourquoi pas. Sauf que là, c'est parfois un peu mou du collier. Même que Bill Evans, sur deux ou trois titres lui vole carrément la vedette (écouter le jeu du pianiste, sa magnifique introduction sur Alone Together, Tis Autumn ou encore son merveilleux solo sur le très réussi Time on My Hands). On peut même oser ce lapsus : le pianiste sauve la session de justesse.

Chet est également entouré de Pepper Adams (au sax baryton), Herbie Mann (à la flûte), tous deux sur cinq pièces, Kenny Burrell (à la guitare, sur deux plages), et une belle rythmique composée de Paul Chambers (contrebasse) et de Connie Kay ou Philly Joe Jones (les deux batteurs se partageant la session selon les thèmes). La session aurait pu se révéler comme l'une des plus plaisantes qui soit, et quelque part, elle l'est, de par les différentes configurations proposées: du sextette (Alone together, How High The Moon, You'd be So Nice To Come Home To, You And The Night And The Music) au quartette avec guitare (It Never Entered My Mind, September Song) en passant par le quartette avec piano (Tis Autumn, Time on My Hands). Malheureusement, l'ensemble est souvent atteint d'asthénie, comme si le trompettiste, en laqueur appliqué, mais fatigué aussi, hésitait encore sur ses sentiments larvaires (que l'on écoute le très moyen If You Could See Me Now, avec ce duo raté entre Chet et Herbie Mann, ou encore It Never Entered My Mind, version molle et archi bancale). Même Philly Jo Jones semble jouer sur une pendulette portative... Cela dit, c'est un bonheur d'entendre un Pepper Adams en pleine forme, le seul qui, avec Bill Evans, paraisse convaincant dans ce projet quasi-inédit pour l’époque. Bref, un bon disque laxatif que l'on écoutera sans passion mais sans déplaisir non plus... Trois étoiles pour signifier qu'il s'agit pour moi d'un disque correct. De là dire qu'il est inoubliable ou indispensable...

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(1) Dans les notes de pochette, l'on apprend beaucoup sur les rapports tendus entre Chet et Orrin Keepnews, le producteur de Riverside... Le producteur assez agacé semble régler ses comptes avec le trompettiste héroïnomane. L'on trouvera aussi une ou deux anecdotes croustillantes, notamment avec Jack Kerouac, le célèbre écrivain de la Beat Generation. Le tout semble alimenter la controverse dans laquelle je suis peut-être tombé... A noter enfin que pour le compte du label Riverside, Chet enregistra quatre albums dont un de jazz vocal…
11 commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La question se pose devant cet album archi connu et archi vendu de Chet Baker.
Certes, il y a le célébrissime "How hight the moon", dont la mélopée appartient sans conteste aux standards du jazz, certes, il y a du beau monde pour accompagner le trompettiste dont surtout un Bill Evans au piano magique dans sa présence lors de ces sessions de 1958-59.
Les plus critiques diront qu'il y a surtout le caractère assez facile d'accès, assez "neutre", des mélodies ci-gravées, dont il faut reconnaître qu'elles ne violentent pas l'oreille du mélomane tant la langeur est parfois poussée à l'extrême.
Mais on peut également considérer cette absence d'aspérités comme une vertu rare et comme la capacité d'adapter le propos musical à une époque et à des lieux où la vie était sans doute assez heureuse, en tous cas jouissive et indolente.
Gageons également que la photo de pochette joue aussi son rôle dans ce succès commercial, succès du sans doute aussi à l'approche très intimiste des quartettes et quintettes présents sur ces plages. Bref le reflet d'une époque....
Pour ma part,je range ce disque dans la discothèque idéale jazz, juste à côté de Miles Davis, dont on sent l'influence ou en tous cas la proximité stylistique.
33 commentaires| 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 octobre 2012
Oui, cet album est un pur joyau. Interpretations parfaites, immense complementarité Chet / Bill Evans.
Attention, pour quelques euros de plus, on preferera acheter "Legendary Sessions de Chet Baker & Bill Evans" qui reprend integralement cet album, mais aussi 5 autres supplémentaires...
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le 3 mars 2013
Ce freddiefreejazz n'a pas tout à fait tort, mais il exagère un peu quand même! Même si ce n'est pas le meilleur disque de Chet, la musique y est très bonne! Si on est amateur de Bill Evans, on ne peut faire l'impasse sur ce disque. Le reste n'est que verbiage...
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le 3 mars 2013
Chet Baker est autant connu pour ses performances vocales que musicales. Ici, le trompettiste ne lâche pas son instrument, et cela seul risque de surprendre, sinon de décevoir, les amateurs de son style langoureux, dont je suis. Pour parodier les titres de deux (bons) commentaires, l'on pourrait dire que c'est l'album "commercial et génial" d'un "enfant gâté" par la drogue plus que par la vie.
Assurément l'un des grands albums jazz de cette riche année 1959, avec "Kind of Blue" de Miles Davis et "Time Out" du quartet de Dave Brubeck.
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le 10 février 2017
album merveilleux pour les fans de Chet
il s'écoute en boucle sans se lasser
le son est agréable
la boîte du CD est arrivé cassé malgré l'emballage
une peu déçue pour un article neuf
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le 4 août 2014
Comme quoi il n'y a pas besoin de vouloir mettre des notes partout, jusqu'à interdire les silences, pour essayer de toucher l'auditeur.
Et dans ce disque, Chet Baker donne à entendre des silences porteurs de sens. Une trompette renversante pour un moment qui dure en fait jusqu'à l'infini ... Ici, ce n'est qu'émotion.
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