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le 20 juin 2009
Iron Maiden, groupe de heavy-metal faisant partie de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal, renouveau du hard rock anglais des années 80) sort, en 1984, un de ses disques les plus essentiels, le grandiose Powerslave. Sous une pochette dessinée par le fidèle Derek Riggs (qui a fait toutes les pochettes jusqu'en 1992, et est revenu par la suite en 2000), le disque aligne 50 minutes fondamentales, riches, pour seulement 8 titres. Mais quels titres !
La pochette a beau être imprégnée d'Egypte antique, avec ce temple dédié à Eddie (emblème du groupe, sarcophagé pour l'album), seule la chanson-titre aborde l'Egypte. Pas un album-concept, donc (il faudra attendre 1988 et le grandiose Seventh Son Of A Seventh Son pour que Maiden fasse un concept-album). L'album a été, pendant toute la période 1984-85, au coeur de la plus phénoménale tournée mondiale que le groupe ait faite, le World Slavery Tour (dont sera issu, en 1985, le double album live Live After Death, un sommet dans le genre). Pas mal de titres de l'album (en gros, la moitié) y furent longuement proposés, et tous devinrent de vrais classiques du groupe.
L'album s'ouvre d'ailleurs par deux de ces classiques : Aces High, qui deale avec l'aviation de guerre (un morceau virevoltant, qui ouvre le disque sur une frénésie totale, ça va à une vitesse !!) et le très sinistre 2 Minutes To Midnight, qui parle de la possibilité d'une guerre atomique, en faisant référence, de par son titre, à la Doomsday Clock (qui nous rapproche ou nous éloigne d'une possibilité de conflit nucléaire, en fonction de la situation politique internationale ; si on arrive à 'minuit', boum !).
La suite du disque est un peu moins extraordinaire, pour tout dire : l'instrumental Losfer Words (Big 'Orra) est incroyable, mais ni Flash Of The Blade ni le plus long (6 minutes) The Duellists ne passionne réellement. Pour voir le coeur de Powerslave, il faut se rendre sur la seconde face du disque, qui ne contient que trois chansons. Mais quelles chansons !
La face B s'ouvre sur une chanson faisant allusion à la série TV Le Prisonnier, Back In The Village (la chanson The Prisoner, présente sur l'album The Number Of The Beast de 1982, faisait aussi allusion à cette série TV culte avec Patrick McGoohan). Une chanson énergique, parfaite pour relancer l'action après la pause relative au changement de face. Mais les deux derniers titres, qui font, ensemble, 21 minutes, vont tout faire péter. Powerslave, un peu plus de 7 minutes, parle de l'Egypte antique, d'un pharaon piégé dans la mort, dans son sarcophage, dans sa pyramide, et ne rêvant que d'en sortir, momifié. Le solo de guitare, qui se trouve en son centre, est déchirant, remarquable, un instant inégalable dans la carrière de Maiden.
Et enfin, ultime morceau, d'une durée de 13,30 minutes (le morceau studio le plus long de Maiden), Rime Of The Ancient Mariner est une adaptation libre d'un poème très connu de Coleridge (des citations de ce poème éponyme se trouvent texto dans la chanson), parlant d'un navigateur qui, après avoir tué un albatros (oiseau maudit), met la malédiction sur tout son bateau et l'équipage. Le bateau n'avance plus, il n'y à plus de vent. La nourriture et l'eau pure disparaissent, s'amenuisent. L'équipage meurt, un à un. Et ils reviennent tous, la nuit, en morts-vivants, en spectres hantant le navigateur. Qui s'en sort, afin de raconter son histoire aux autres, après une longue rédemption.
Bruce Dickinson chante incroyablement bien (il n'a jamais autant mérité son surnom de Red Air Siren, sa voix est incroyable), Steve Harris est un bassiste grandiose, Nicko McBrain tape fort sur sa batterie, mais a un bon feeling, et les deux gratteux, la paire Adrian Smith/Dave Murray, c'est tout simplement excellentissime. Avec un tel groupe, impossible de louper son but : faire tripper l'auditeur, l'embarquer dans un voyage auditif de toute beauté, et d'une force redoutable. Il date de 1984, a donc 25 ans cette année, un quart de siècle. Mais Powerslave ne vieillit pas, ou plutôt, il se bonifie considérablement avec le temps. Un must, un joyau !
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le 26 juillet 2016
Et oui, il est énorme cet album et fait partie de mes préférés. Il faut dire que le groupe enchaîne ses deux meilleurs albums à deux ans intervalle : respectivement "number of the beast" 1982 et "powerslave" en 1984 qui se traduiront d'ailleurs par le meilleur live de maiden: "live after death". Ce" powerslave" atteignit la deuxième place des charts anglais et se plaça également très bien dans beaucoup d'autres pays du monde mais pas en France, bien sûr, qui était réputée pour son exception culturelle et c'est parfois bien dommage. Il faudra se pencher en priorité sur les titres suivants: "aces high", "powerslave" et "rime of the ancient mariner".
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 10 novembre 2000
Le line-up s'est stabilisé depuis l'arrivée de Nicko Mc Brain à la batterie lors du précédent album "Piece Of Mind". En 1984, Maiden est alors un groupe parfaitement rôdé qui remplit les stades à travers le monde. Powerslave permet à Maiden d'atteindre des sommets dans les ventes de disque bien que son style si peu commercial demeure. Cet album à la pochette superbe, où Eddie, la désormais fameuse mascotte du groupe, se retrouve dans la peau d'un Pharaon; est bien plus rentre-dedans que son prédécesseur. On est fixés dès les premiers accords de "Aces High" qui ouvre l'album de façon tonitruante ; suivi par "Two Minutes To Midnight", très direct également et qui deviendra dans les années à venir un des titres les plus joués en concert. Suivent 4 morceaux où Adrian Smith et Dave Murray se livrent des duels guitaristiques de haute volée ("The Duellists"), sublimés par l'omniprésente basse de Steve Harris. Bruce Dickinson nous gratifie une fois de plus d'une extraordinaire performance vocale tout au long de l'album mais aussi et surtout sur les deux derniers morceaux : "Powerslave" et "Rime Of The Ancient Mariner". Ce dernier dépasse les treize minutes, titre épique par excellence inspiré par l'oeuvre de Samuel Taylor Coleridge. Iron Maiden a pris cette habitude de terminer ses albums par de longs morceaux épiques à ambiance depuis "Hallowed Be Thy Name" sur "The Number Of The Beast" et "To Tame A Land" sur "Piece Of Mind", et au vu de leur qualité, il est difficile de s'en plaindre. La tournée qui suivit fut dantesque, le groupe évoluant dans un immense décor égyptien avec un Eddie de plusieurs mètres de haut et crachant du feu par les yeux. Cette gigantesque tournée mondiale allait donner naissance au premier album live du groupe : "Live After Death" en 1985.
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le 20 janvier 2013
Enfin ! Ca y est ! Ils l'ont ce son de pros ! Puissant, clair, contrasté. D'aucuns diront qu'il n'a pas été difficile de faire mieux, mais nous aurions tord de bouder notre plaisir tant cet élément était, à mon sens, déterminant pour le groupe, de même que pour la modernisation des compos qui se devait d'être envisagée. Le groupe, toujours sous le soleil de Nassau et dirigé par Mr Birch, ne va pas se laisser bercer par les flots et le soleil des Bahamas. Le groupe, qui semble non pas être bourré aux Mojitos, mais au Red Bull, accélère méchamment le rythme de leurs titres qui, allié à un son énorme, même s'il demeure assez vintage (en particulier la batterie), ravagent tout sur leur passage. Tout ce que l'on souhaite à la fin de cet album, qui s'écoute sans interruption de A à Z, c'est l'entendre à nouveau. D'une stupéfiante cohérente et d'une redoutable efficacité, le groupe aligne tubes sur tubes, on en prend plein la gueule, mais c'est absolument jouissif, même la pièce magistrale, The Rime of the Ancient Mariner qui conclut le disque est totalement bandante ! Putain que c'est bon !
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Pour l'anecdote, Powerslave est le premier album d'iron Maiden que j'ai écouté alors que j'étais adolescent. Le vinyle était posé sur la platine chez des amis de mes parents. A la pochette, je m'attendais à un disque de funk, ou de Sun Ra, un truc comme ça. Forcément, j'ai pris une bonne claque en lançant le disque. Sûr, on ne ressort pas complètement indemne de la première écoute de ce disque. Aujourd'hui encore, Iron Maiden reste un de mes groupes de Heavy préférés.

Powerslave est la quintessence de l'art musical d'Iron Maiden. L'album met en avant toutes les caractéristiques du groupe, celles qui font qu'on sait à qui on a affaire dès les premières mesures. Aces High l'annonce en ouverture : ce sera une cavalcade de guitares pendant 50 minutes. Adrian Smith et Dave Murray se complètent à la perfection sur cet album. (J'ai une préférence pour le jeu de Smith que je trouve plus précis. Murray, s'il est plus technique, a tendance à avoir des bends en fin de phrase qui sont à la limite de la justesse dans le vibrato. Bon, ok, c'est un détail technique.). A ce titre, Back to the Village est une illustration de ce duo de guitares bluffante sur un riff particulièrement technique et rapide.

L'entrée en matière de Bruce Dickinson à la voix sonne comme une simple question rhétorique : "alors, c'est qui le boss ?" C'est l'album sur lequel il se montre le plus efficace en faisant une vraie démonstration de son étendue vocale dans ses envolées en voix de tête et ses retours subtectoniques en fond de gorge.

La basse de Steve Harris claque et enchaîne au galop les phrasés en double croches ne laissant jamais les guitares s'éloigner seules trop longtemps. Il tient serrées les rênes du groupe. Il est le patron qui assure que la musique de Maiden soit toujours si carrée, si rythmiquement précise. Powerslave est en cela une leçon, un cas d'école.

Comme toujours, on retrouve des compositions complexes qui font la part belle aux ruptures de rythmes et aux changements de tonalité et de tempo. Là encore, le morceau Powerslave et le grandiose Rime of the Ancient Mariner qui ferme l'album sont des démonstrations de ce savoir faire.

Powerslave est définitivement dans mon trio de tête des albums de Maiden, avec Iron Maiden, le premier, et Seventh Son of a Seventh Son. Et c'est très certainement l'album le plus représentatif de la carrière du groupe.
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le 5 octobre 2013
Album de la consécration pour le groupe dans le monde entier au milieu des années 80.
Tout y est: vitesse et ça démarre au quart de tourne, l'inspiration est omniprésente: le groupe déborde d'idées. Le groupe est au meilleur de sa forme et la tournée qui s'en suivra confirmera les espoirs: Maiden explose tout, un Géant du Metal.
Une instrumentale des plus agréables.
Indispensable je vous dis: le picture disc de cette version déchire tout (Aces High / 2 minutes to Midnight)
Terrible...
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le 17 août 2004
Depuis 1980, Iron Maiden sort un album par an ! Et il est impressionnant et jubilatoire de constater que, chez Steve Harris, quantité rime avec qualité !
Faisant suite au quelque peu décevant (mais pas mauvais pour autant) "Piece Of Mind", l'album débute avec la plus belle ouverture jamais enregistrée par le groupe: un "Aces High" proprement hallucinant de maîtrise, où agressivité et puissance mélodique vont de pair ! Ensuite, tout se bouscule: le groupe a privilégié la diversité et la mélodie sur tout le reste, comme en témoignent "Losfer Words (Big 'Orra)", l'un des meilleurs instrumentaux du groupe, le surpuissant "Back In The Village" (la suite de "The Prisoner", qui figurait sur "The Number Of The Beast"), le brillant et intense "Powerslave", avec sa rythmique très influencée par les sonorités Egyptiennes, l'épique et fort réussi "Rime Of The Ancient Mariner", avec ses passages narrés et ses treize minutes au compteur ! Enfin, le groupe parvient une fois de plus à insérer ce qui deviendra un de ses plus grands classiques, le redoutable "2 Minutes To Midnight" ! Les méconnus mais néanmoins superbes "Flash Of The Blade" (très speed metal dans son approche, notamment dans les couplets) et "The Duellists" (avec son long break instrumental) achèvent ce magnifique tableau !
Avec ce disque, artistiquement, Iron Maiden a atteint un sommet, tandis que commercialement, la popularité dont jouit le groupe est à son apogée. La pochette du disque représente Eddie, la mascotte du groupe, impérial et dominant le monde; simple dessin ou... métaphore prémonitoire ?
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le 23 juin 2016
Powerslave est assurément le disque d'Iron Maiden qui m'a le plus marqué . Je me souviens avoir économisé le moindre franc dès que j'en avais l'occasion et être près ( financièrement ) le jour de Sa Sortie ...
Déjà la pochette est somptueuse et bien sûr la première chose que j'ai faite dès que j'eus le vinyle entre les mains était de la décortiquer à la recherche du moindre détail et forcément de la signature habituelle de Derek Riggs .
Les titres , je ne vous en parle même pas , mais tous m'ont scotché et j'ai passé des heures sur mon plumard d'ado à les écouter, les paroles dans une main et un dictionnaire d'anglais dans l'autre ...
Cette période était sûrement la plus inspirée pour la bande de Bruce Dickinson , car les deux albums suivants complètent pour moi une incroyable trilogie jamais égalée depuis , même si la totalité des autres disques est d'un excellent niveau ... Ces trois là , ont un gros quelque chose en plus ....
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 30 juillet 2009
... Et dieu sait qu'en cette année de 1984 des albums cultes il en est sortie un wagon: Judas Priest, Dio, Scorpions, Def Leppard, etc ... . Comparativement à ces derniers, celui qui se sera le plus démarqué est sans conteste le groupe de Steve Harris. Et 25 ans (oui !! 25 ans) après sa parution, "Powerslave" continue d'en imposer.

Au delà du simple jeu de mot, "Powerslave" est bel et bien de ces albums que l'on qualifiera jusqu'à la fin des temps de Pharaonique. Quelle métier ! Quelle science ! Et quelle maturité surtout ! Rendez vous compte !! 5 ans seulement sépare cette oeuvre de leur premier album.
D'albums en albums, la progression du groupe est si fulgurante que rien ne semble pouvoir freiner l'inventivité, la créativité de la locomotive Maiden. A l'instar de la plus part des morceaux de "powerslave", le(s) tempo(s) imposé(s) par la machine Iron Maiden va (vont) souvent vite ... Et même très vite.
Seulement voilà, les "Duellistes" Murray et Smith sont dans une telle symbiose, que jamais la vitesse sur le manche ne prend le pas sur les mélodies. Ajoutez à cela un Dickinson au "fear mamaaan" (?!) vocale, doublé d'un parolier loin des clichés du genre (sexe, filles, bagnoles, alcool) que déjà là la vierge de fer fait toute la différence sur ces contemporains.
A ce stade là, n'importe qui serait tenté de faire l'impasse sur le restant du groupe ... Erreuuuur !!!
Non content d'écrire (ou co écrire) la plus part des morceaux du groupe, Steve "the Boss" Harris impose définitivement son jeu de basse incisif et tranchant, tandis que Nicko Mc Brain, d'une frappe précise quasi chirurgicale, flamboit littéralement sur cet album, redéfinissant par la même occasion le concept même du Drumming à la sauce Metal ... Et sans l'usage de la double grosse caisse (il déteste ça) soit dit en passant.

Avec un tel album, Iron Maiden s'impose définitivement au panthéon des plus grands groupes de Hard et de Heavy Metal qui soit. L'inverse eu été étonnant. 19/20
1515 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 mars 2013
Très très bon album de heavy-metal avec des morceaux d'une puissance incroyable; ceux que je préfère sont Flash Of The Blade ,et le très long " Rime Of The Ancient Mariner " qui termine l'album. Iron Maiden au sommet de son art.
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