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L'écoute du récent premier livre du clavier bien tempéré par Christophe Rousset m'a donné envie de réécouter cette version mythique de Gustav Leonhardt, tant le sentiment d'autorité, de jubilation intellectuelle et de maitrise que dégage la version du claveciniste francais me rappelle irrésistiblement cette version "fondatrice" du maitre batave.

Six ans aprés avoir enregistré le second livre sur son clavecin 'Dulcken' concocté par son ami Martin Skowroneck (un clavecin qui marque un tournant dans la facture de clavecin historique), un second livre particulièrement spontané et frais, il enregistre le premier livre, sur une de ses récentes acquisitions: un 'Taskin' rutilant de David Rubio sur lequel il enregistrera aussi notamment les suites francaises et deux anthologies Duphly et Forqueray pionnières et qu'il utilisera longtemps pour jouer la musique francaise du XVIIIe siècle, jusque tard dans sa carrière.

Dans ce premier livre, Gustav Leonhardt, montre, encore plus que dans ses réussites Bachiennes des années 60 (second livre du clavier mais aussi, art de la fugue, seconde partie du Klavierübung et concertos pour clavier), une maitrise et une précision diaboliques, une fièvre et une expressivité paradoxales, car prenant une forme minérale, comme si l'humanité de ce premier livre venait tout droit d'un ordre inexorable des choses, rejoignant ainsi sa réputation d'ancien testament de la musique pour clavier.

Il y aussi quelque chose de révolutionairement clavecinistique dans cette approche, c'est à dire une orchestration jubilatoire du choc de notes du contrepoint et des rythmes bachiens, un art de la jouissance de ces timbres clairs, généreux et assez nasaux, à mille lieux de la ouate et de l'alanguissement pianistique, mais aussi un sens de la rhétorique inoui, dans ce refus de l'abandon, cette fermeté des phrasés et cette mise en valeur des détails d'écriture au service de l'architecture et du mouvement théatral (un sens de la rhétorique qui l'emporte même sur la pureté de la conduite des voix d'un Helmut Walcha).

Ce premier livre, que beaucoup considèrent comme trop ferme, austère voire assommant, car ne correspondant pas aux normes de souplesse du jeu actuel (alors qu'il en contient la plupart des ingrédients : l'arpège, la syncope, la danse, le battement du rythme qui swinge, le théatre, la tendresse...), et ne correspondant pas aux normes de son de notre temps (matière synthétique "Derlin" au lieu de plumes pour attaquer la corde, la précision préférée au moelleux dans la prise de son conformément à cette grande époque des prises de son Deutsche Harmonia Mundi et bien dans l'état d'esprit du Leonhardt de cette époque plus préoccupé par l'intensité expressive que par l'esthétisme charmeur), reste pour moi une référence au sens premier du terme.

Une autre manière de décrire ce qui éblouie et ce qui peut aussi déranger dans cette approche est d'évoquer les notions de lumière et d'incandescence, car c'est cette lumière particulièrement intense qui éclaire les plus petits motifs et asperités dans quelque chose de tellement éloigné du moindre clair-obscur qui rend cet enregistrement aussi solide qu'un roc et qui peut rebuter certains auditeurs contemporains et l'incandescence qui évoque à la fois le minerai et la roche, mais aussi la chaleur et l'intensité du jeu et peut-être surtout c'est un terme qui rime avec "transcendance", ce qui rejoint la première notion de lumière.

Certes, ceux qui préfèrent le drame iront chez Blandine Verlet, ceux qui cherchent plus de fantaisie iront chez Asperen, ceux qui recherchent plus d'effervescence un peu moins contrôlée mais pas moins jubilatoire iront chez Ton Koopman, ceux qui aiment le liant et la narration intime iront chez Moroney, ceux qui aiment la nuance finement ciselée iront chez Kenneth Weiss, ceux qui aiment explorer une approche archaisante et improvisée iront chez Richard Egarr, ceux qui aiment la couleur et la simplicité iront chez Christine Schornsheim, ceux qui aiment la lumière de l'innocence et la pureté de la conduite des voix iront chez Helmut Walcha... mais cet enregistrement, d'une certaine manière monstrueux restera une référence qui laissera une marque indélébile dans beaucoup d'esprit et dans la discographie.
11 commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Suivre Gustav Leonhardt tout au long de ce recueil de petits chefs-d'oeuvre de Johann Sebastian est un bonheur intense. Exactitude, rigueur, choix des timbres, qualité du toucher et des phrasés, tout concourt à mettre en valeur l'atmosphère ou le caractère de chaque pièce. Sous les doigts du grand claveciniste, cette musique sublime vit et respire avec plénitude et naturel, atteignant l'auditeur en plein coeur.
44 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 juin 2011
Voici une interprétation de ce chef d'oeuvre qu'est Le Clavier Bien Tempéré qui ne laisse pas indifférent.
Qu'est-ce qui nous plaît tant à l'écoute?
Le cadre est clairement défini par Lehonardt: on ne va pas se permettre des escapades hors de propos, on est là pour prendre plaisir à démontrer la richesse du clavecin et de son accord dit "tempéré" dans tous les tons, à démontrer la richesse du contrepoint et la puissance créatrice du compositeur.
Il ne s'agit pas d'une version austère. En effet la vie coule sous les doigts de Lehonardt en douces pulsations continues, pas un seul phrasé n'est raide, toutes les lignes reçoivent un léger modelé; il s'agit plutôt d'une version sérieuse dans le sens didactique, comme était le but recherché par le compositeur.
L'objet de Bach étant presque intimidant, ces disques risqueraient d'intimider.
Et là réside précisément le tour de force: le bonheur de donner le jour sereinement à ces pièces imprègne la trame du discours et permet de s'y immerger en douceur.
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