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Dans ce premier enregistrement de Leonhardt consacré à Froberger, c'est l'émotion qui domine:
- L'émotion de la rencontre presque physique avec la musique de Froberger (on dirait que Leonhardt fait litéralement l'amour avec cette musique) qui donnera naissance à un enregistrement physique
- L'émotion de la rencontre avec un "vrai" clavecin historique (clavecin Ruckers 1640 de Velen) très différent des clavecins métalliques Neupert et Ammer que Leonhardt avait joués dans les années 50 (en 1962, les clavecinistes n'avaient pas encore tous -loin de là- changé leur habitude en matière d'instrument même si Hubbard et Dowd avait commencé la phase finale de la révolution du clavecin historique en 1949)

La prise de son est correcte mais loin d'être parfaite, le jeu peut parfois donner l'impression de flotter un peu (hésitation rhétorique?), phénomène amplifié par la réverbération des lieux, chez ce Leonhardt qui semble à chaque moment en passe d'être submergé par l'émotion. C'est à la fois radicalement respectueux du texte, magistralement éloquent (les sarabandes notamment sont chargées d'une émotion incroyable, les gigues dégagent une énergie remarquable) et en même temps aussi suggestif voire subjectif que certaines des interprétations les plus engagées de Fréderic Chopin. On est finalement assez loin de l'ascèse spirituelle et millimétrée, même si elle est aussi jubilatoire, de sa seconde anthologie Froberger qu'il grava 8 ans plus tard chez Teldec.

Les 3 pièces de Bull qui clôturent ce programme sont comme une sorte de récréation ou plutot un SAS de décompression pour redescendre sur terre.
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Cette anthologie Froberger de Gustav Leonhardt peut à bien des égards être considérée comme une synthèse aboutie de ses expériences précédentes ainsi que des différents aspects de l'oeuvre de Froberger:
- Le choix du clavecin allemand à un clavier Michael Mietke, synthèse entre les factures italiennes et flamandes que Froberger connaissaient bien
- Le programme qui alterne rapidement entre les différents styles de compositions de Froberger avec une mention particulière pour les pièces contrapunctiques qui sonnent merveilleusement bien sur ce clavecin
- La synthèse entre cette fluidité naturellement chantante, caractéristique du style du Leonhardt des années 80, avec cet art de la ponctuation et des retards majestueux pour faire émerger le STYLE: ce fameux STYLE qui était le plus important pour Leonhardt et que l'on pourrait peut-être définir comme le contraire de la vulgarité.
- La prise de son, meilleure que dans les anthologies précédentes, est également une synthèse assez neutre, sorte de juste milieu entre définition et réverbération, couleur et clarté

Bizarrement, cette magnifique anthologie (qui mérite 5 étoiles) n'est pas forcément ma préférée ni de Froberger, ni de Leonhardt probablement pour les impressions suivantes:
- le programme est peut-être plus un florilège qu'un récital avec un début et une fin
- Leonhardt semble donner trop d'attention au style par rapport au contenu de ces oeuvres

Je lui préfère l'anthologie de Blandine Verlet de la même année d'une profondeur, d'une cohérence et d'une concentration extrême (je ne suis pas d'accord avec Mélomaniac sur son caractère fantasque) et celle sans concession au bon son ou au "joli phrasé" que Gustav Leonhardt a enregistrée pour Teldec en 1970 et qui est pour moi d'une intensité et d'une spiritualité incomparables.

Cette anthologie est tout de même indispensable pour tous les admirateurs de Froberger et de Leonhardt. Elle est aussi probablement celle dont Leonhardt, si sensible au STYLE, a été le plus fier.
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...joué sur un clavecin Ruckers de 1640 (également réédité en CD par DHM), Gustav Leonhardt enregistrait en juin 1989 en l'église luthérienne de Haarlem le présent florilège illustrant les deux versants (français et italien) de cet oeuvre imprégné par les « goûts réunis » -un CD relativement bref (57 minutes) mais infiniment admirable.

Leonhardt « ressent la musique de façon si profonde qu'il n'a pas besoin de forcer un théâtre vide pour la transmettre » selon le flûtiste Barthold Kuijken.
Loin de l'imaginaire fantasque et du caractère extraverti dont témoigneront Blandine Verlet (Astrée) ou Christophe Rousset (Harmonia Mundi), le maître néerlandais semble ici s'extraire de ce bas-monde qui inspira tant d'amertume à ce compositeur si attachant, auteur d'une "Lamentation sur ce que j'ay été volé".
Sur un clavecin (Bruce Kennedy 1985, d'après un Mietke 1702-1704) d'une sonorité extrêmement douce et fine, le toucher parvient à une caressante fluidité où l'ornement se coule avec une intimiste poésie.
Sous ces doigts, même les pièces virtuoses (Toccatas) ou se souvenant de la dissonance frescobaldienne ne se départissent pas de pudeur.

Rien de savant ou de rhétorique dans ce récital. Mais l'expression d'une âme sereine qui retrouve dans le subtil pincé des luthistes de Louis XIII le secret d'une exquise sensibilité. Avec au sommet, en conclusion de cette anthologie, le "Tombeau sur la mort de Monsieur Blanrocher" où s'instille toute la mélancolie d'un siècle.
Ennemi de tout tapage, de toute excentricité (sa délicatesse prime ici sur le caprice), Leonhardt nous fait pénétrer par voie dérobée au plus vrai, au mieux senti de l'univers émotionnel de Froberger.
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le 19 octobre 2015
Absolument superbe, le clavecin sonne magistralement, et les doigts de Gustav Leonhardt illustrent et personnalisent avec majesté cette belle musique de Froberger. Un indispensable !
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le 27 juillet 2016
Le vinyl Das Alte Werk suivant son origine indique que le clavecin est un Martin Skowroneck, Bremen en 1961 à partir de modèles italiens.

Sur un un autre vinyl Das Alte Werk que je possede, les toccatas sont bien jouees Martin Skowroneck, Bremen en 1961 mais les autres pieces, les Suite XVIII & Suite no.12 sur clavecin e clavecin serait sur un Martin Skowroneck de 1969 d'apres modeles flamands.

Sur la version CD de Teledec de 1970 on retrouve totues les pieces de clavecin sur Martin Skowroneck, Bremen en 1961 à partir de modèles italiens.
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le 28 octobre 2010
Ce CD permet de connaître un compositeur inconnu de la plupart. Excellente acquisition aux amateurs de musique pour clavecin.
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