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Je tiens Fellini pour le plus grand des cinéastes et, dans son oeuvre foisonnante et toujours renouvelée, j'aime autant le néo-réalisme aux préoccupations morales de la trilogie la Strada-Il Bidone-les Nuits de Cabiria, que la re-création magnifiée de l'enfance qui culmine dans Roma et Amarcord et ces expériences totalement folles et sublimes que sont le Satyricon et Casanova. Comme la Dolce vita, Otto et mezzo est un film charnière : on y retrouve les angoisses morales de la première période et la folie onirique des oeuvres de la maturité. A ce titre, c'est une admirable synthèse et un bon point d'entrée pour les néophytes.
Mastroianni est un cinéaste en panne d'inspiration et déprimé. Il se rend dans une clinique pour se reposer et échapper à sa femme comme à sa maîtresse. Il vieillit. Il a des angoisses (admirable scène d'ouverture avec une crise de panique dans un embouteillage). Il ne sait plus quoi dire et comment le dire. Il commence à rêver, se souvient de son enfance, passe en revue les femmes de sa vie (séquence fameuse du harem avec la chevauchée des walkyries de Wagner), fantasme sur celles qui viendront. Et le film se fait sous nos yeux avec ces interrogations vieilles comme le monde (cette femme est-elle celle qu'il me faut ? pourquoi étais-je si heureux quand j'étais un enfant ? comment vais-je vieillir ? ma vie est vraiment celle qu'elle pourrait être ?), transformées par l'Artiste en un spectacle total, festival de couleurs, de sons, d'émotions.
Ecoutez plutôt que le critique français qui sabote les efforts du malheureux Mastroianni en posant sur son dernier film le jugement suivant « une succession d'actes gratuits qui peuvent même être divertissants dans leur réalisme ambigu ». C'est exactement ça. En beaucoup mieux et avec Nino Rota par dessus le marché.
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le 27 août 2012
Enfin un blu-ray venant restaurer un film ancien digne de ce nom ! Quelle image ! Le noir et blanc Fellinien, baigné de lumière sous le ciel de l'Italie, retrouve toute sa jeunesse ! Des noirs profonds qui contrastent avec des blancs lumineux, des visages au relief saisissant, faisant ressortir les pores de la peau... On se croirait presque, je dis bien presque, au niveau de la haute définition des films actuels. Attention, il s'agit d'un film de 1963, et bien que tout ne soit pas parfait, je pense qu'il ne faut pas s'attendre à mieux en termes de restauration.
Le coffret cartonné est très joli et comporte deux disques : le premier, en format blu-ray, propose le film ainsi que trois documentaires : 1) "Autour de 8" (34 mn), 2) "Au royaume d'un clown !" (14 mn), 3) "Fellini, un charmeur de serpents" (12 mn), ainsi que le commentaire audio de Jean-Max Méjean, biographe officiel de Fellini. Le second, qui est un DVD (on se demande bien pourquoi il n'est pas en blu-ray lui aussi !), propose un documentaire nommé "8 et demi en 6 mémos" (30 mn), ainsi qu'un entretien thématique de 20 mn avec le maestro en personne.
Aucun souci sur cette édition, un modèle du genre, et la meilleure possible actuellement.

Pour les néophytes, "8 et demi " est un des films de Fellini les plus personnels, les plus intimes, mais aussi un film très singulier, lunaire, baroque et surréaliste. Il fait partie de ces films qui avancent avec ou sans leurs spectateurs, renversant tout sur leur passage, sans la moindre concession ni le moindre compromis commercial.
Aucun schéma narratif habituel, une mise en scène apparemment décousue mais en réalité maîtrisée de bout en bout ; une plongée dans les méandres de l'esprit, l'esprit de Guido, un cinéaste dépressif (interprété par Mastroianni), cherchant en vain à retrouver l'inspiration et peinant à sauver ce qu'il reste de son existence relationnelle avec son entourage.
Nous voilà donc transportés dans les tourbillons de l'esprit en quête d'inspiration, un coup dans le réel, un coup dans l'imaginaire ou le rêve, un coup dans le passé ou dans l'avenir.
Il faut donc s'attendre à un voyage dans l'inconnu et l'insolite, et ce pendant les 2h20 d'une succession de scènes oniriques s'enchaînant sans logique apparente au grès des tribulations inconscientes du personnage principal, véritable double de Fellini, qui teinte son œuvre d'une dimension autobiographique et de tous ses fantasmes, telle cette scène incroyable où nous sommes transportés dans le harem de Guido, dans lequel se regroupent toutes les femmes de son entourage réel !

Nombreuses sont les personnes qui restent étrangères à ce film et le trouvent ennuyeux et incompréhensible. Il y a pourtant une trame bien réelle, dans laquelle un auteur tétanisé à l'idée de ne pas trouver l'inspiration finit par se faire dévorer par son imaginaire et ses fantasmes, qui confinent à l'hallucination.
Ainsi se construit la mise en abîme de la création artistique, totalement ironique dans la mesure où le film, qui raconte l'angoisse de la page blanche chez l'artiste, est un miracle de création et de trouvailles cinégéniques. Le cinéma d'auteur dans toute sa splendeur, qui marque le passage entre le Néoréalisme des années 50 et l'avènement des œuvres baroques de l'âge d'or du cinéma transalpin.
La Dolce Vita avait amené la rupture avec le cinéma du réel. Trois ans plus tard, "8 et demi" abolit définitivement les frontières vers un ailleurs cinématographique...
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le 10 décembre 2009
Je n'ai rien à ajouter aux quatre excellents commentaires précédents sinon ceci: depuis les années soixante, Huit et demi est le seul film que j'ai vu au moins dix fois, donc à des époques différentes de ma vie, et à chaque fois avec le même plaisir, la même émotion, la même intensité.
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le 28 octobre 2009
A l'heure où la "civilisation des loisirs" renvoie le cinéma à la niche, où la technologie s'amuse avec filtres à gogo et spécieux effets spéciaux, revient le chiffre magique qui peut conjurer ces maléfices : 8 1/2.
Au diable les parallèles entre La Divine Comédie et 8 1/2(Dante/Guido ; Virgile/Daumier ; Béatrice/Claudia, etc.), au diable les rapprochements avec le Tasse, Sterne, Joyce, Svevo, Gide, ou Proust, au diable les références du genre « catoblépas » ou « potamogétons », au diable les crétineries de Jean-Louis Bory. 8 1/2 est surtout « una bella confusione » : premier titre envisagé, pour dire la confusion mentale. Et il aura fallu du courage à Fellini pour s'en sortir ! Il n'est que de se souvenir de l'article de Moravia dans Le Nouveau Candide (du 6 au 13 juin 1963) : « Le film qui a empêché Fellini de se suicider ». Au plus fort de la tempête qui secouait sa boîte crânienne, réfugié piteusement dans les bas-fonds de l'impuissance, il captura et ordonna un reste de force pour interroger son art de cinéaste : « À quoi bon tenter d'y mettre de l'ordre ? Le véritable sens en tout ne consisterait-il pas à s'insérer, avec toute la vitalité dont on dispose, dans cette sorte de ballet fantastique en ne cherchant qu'à en devenir le rythme ? ».
Fellini avait eu l'idée de 8 1/2 bien avant de réaliser la Dolce Vita. L'histoire de la crise d'une société devait pourtant précéder celle d'une « âme en crise », ce qui paraît logique quand on sait les réticences ou les difficultés qu'il peut y avoir à parler de soi. Difficultés de la conscience, à s'exprimer, à comprendre, à aimer, à vivre... Fellini s'engluait dans la dépression ; 8 1/2 était tout prêt soit à l'y enfoncer, soit à l'en sortir. Le psychanalyste jungien Ernst Bernhard l'aidera à la traverser de part en part - ainsi à se traverser et à traverser le film -, en lui expliquant comment s'abandonner, se laisser aller et se libérer de ce qui doit arriver dans ce qui arrive : « J'avais tellement honte de dire à ma troupe et à Rizzoli que je voulais renoncer à ce film dont l'idée m'avait complètement échappé que j'ai enfin trouvé le sujet : un réalisateur qui ne se souvient plus du sujet de son film. » Guido Anselmi, personnage principal de 8 1/2 et cinéaste, tiens donc ! va goûter aux angoisses de l'autorité impuissante, constamment à fuir, à geindre. Le dégoût sourd au coeur du créateur, encore qu'il ait le doigt sur la gâchette. A lui de décider. Mais il n'a envie de rien choisir. Pour diminuer le mal-être, il suffirait que Fellini-Guido acceptât d'annuler la séparation entre le réel et l'imaginaire, d'effondrer les barrières intellectuelles, de procéder en dilettante à une auto-analyse et de laisser les événements advenir en s'y soumettant. Lâcher la bride à la fantaisie et lâcher prise, c'était bien l'enjeu : « J'ai tourné 8 1/2 sans jamais rien voir de ce que je faisais, parce qu'il y avait une grève de quatre mois de tous les laboratoires de développement », « Et alors, ce n'est plus moi qui dirige le film, c'est lui qui me dirige », « Pour moi, c'est un film libérateur, et j'espère qu'il libèrera aussi les spectateurs ». Quant à ceux qui lui trouveront un air d'avant-garde, Fellini leur répondra : « Je n'ai pas lu Ulysse » ou « L'Année dernière à Marienbad se situait sur un plan de pure abstraction intellectuelle. De ce point de vue, 8 1/2 est l'anti-Marienbad ».
Fellini bazarde les outils qui le gêneraient, comme en témoigne la script-girl Mirella Gamacchio : « Non seulement il ne tient aucun compte du scénario, mais il réinvente les dialogues et les situations au moment de tourner... » 8 1/2 contourne les règles traditionnelles d'écriture et de construction d'un récit cinématographique (narration linéaire, raccords image, temps réel, etc.), empêchant les réflexes pavloviens du spectateur. Il faut négliger les règles industrielles pour parvenir à l'art et qu'arrivent en gare les souvenirs, les rêves, l'envol, la vérité et le mensonge, la culpabilité, la religion, les ecclésiastiques, le spectacle de cabaret, la danse, la plage, le feu, la neige, le vent, la chair, les femmes, les personnages étranges et symboliques, les apparitions, les musiciens, l'enfant, et que ces sortilèges de l'imaginaire ne soient pas interprétés trop avant. Dans sa chronique de La Montagne du 6 août 1963, Alexandre Vialatte écrit : « C'est le portrait de la sarabande que danse le monde dans le grenier de l'homme, dans le cerveau du créateur. » Il est sain que l'illusionniste s'illusionne soi-même (que « le conteur se grise de son conte ») avec - pourquoi pas ? - ce petit papier collé en pense-bête sur la caméra : « Ricordati che e un film comico », qu'on pourrait traduire par : « Souviens-toi qu'il s'agit d'une comédie ». Et pour que celle-ci soit universelle, ne pas oublier de styliser. Toujours styliser. Fellini le revendique expressément. Alors l'angoisse, les ratages et le vieillissement deviennent des stimulants. Alors les sensations et les perceptions l'emportent sur l'intellect. Alors l'espace onirique devient familier et la sensualité peut se déployer en phantasmes sur la piste du grand cirque de la vie.
Entre 1963 et 1964, 8 1/2 reçut le Grand Prix du Festival cinématographique de Moscou et l'Oscar du meilleur film étranger, sept Rubans d'argent, le prix de la critique du cinéma italien et le prix de la critique du cinéma new-yorkais. Quarante-trois ans après, ce film métalinguistique et métanarratif (sur un film à faire qui se fait sans se faire) reste fascinant, et plus moderne que bon nombre d'œuvres actuelles, le seul qui fut créé par un peintre à part entière. Comme l'écrit Aldo Tassone : « L'histoire d'un échec se traduit ainsi en une victoire de l'art. »
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le 30 novembre 2009
8 1/2, ou un des plus grands films jamais réalisés, peut-être le meilleur. L'extraordinaire réalisateur italien Federico Fellini nous offre (avec l'aide de Mastroianni et Nino Rota) une mise en abîme exceptionnelle; une film sur la réalisation d'un film, un film sur ses peurs de réalisateur, sur sa dépression, sur sa vie.

8 1/2, ou un film plein de rêve, plein de magnifique images en noir et blanc, plein de souvenirs, plein de rires, plein d'émotions, plein de vérité, plein de femmes sublimes (Claudia Cardinale, Anouk Aimee, Barbara Steele,...) et de personnages géniaux, plein d'Italie, plein de grands moments musicaux et cinématographiques.

8 1/2, ou un homme entre le numéro 8 (sa femme), le numéro 9 (sa maîtresse), et toutes les autres.

8 1/2, ou la belle histoire d'un homme qui cherche une partie perdue de lui-même, son enfance, sans qui il se sent seulement la 1/2 de lui-même.

8 1/2, ou un de mes films préférés, parfait sous tous ses aspects.

Fellini est un génie, définitivement.
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De Woody Allen ("Stardust Memories") à Truffaut ("La Nuit Américaine"), en passant par Altman ("The Player"), nombre de cinéastes parlent du cinéma dans leurs films. Et le résultat, souvent, est beau, émouvant et parfois même proprement renversant, comme c'est le cas avec des oeuvres magistrales telles que "Le Mépris" de Godard, "Ed Wood" de Tim Burton, ou, plus récemment, l'inépuisable et déjà mythique "Mulholland Drive" du génial David Lynch... Avec "8 1/2", Fellini atteint cette perfection qu'il tutoiera encore souvent par la suite ( "Satyricon", "Roma", "Amarcord"...). Le génie de Fellini éclate à chaque plan avec une évidence presque effrayante. On se croirait au musée, mais ce serait un musée avec de la peinture qui bouge ! Ici, tout est beau et tout est magique : les morts rencontrent les vivants, la nostalgie débouche sur l'euphorie et vice versa... Il y a de la confusion, de la pagaille, du rire, des larmes, des rêves, des mots, de la musique (Nino Rota au sommet de son art !), des bavardages, des silences, des souvenirs, des choses bizarres, des tours de magie, des fantasmes... tout ça et bien plus encore. Presque 40 ans après sa sortie, "8 1/2" en a encore largement une bonne vingtaine d'avance, au regard du cinéma d'aujourd'hui.
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le 5 janvier 2010
Enfin, ce chef-d'oeuvre du 7ème art, enfin en DVD. Et; s'il vous plaît, dans une présentation on ne peut plus parfaite. Film entièrement remastérisé, versions originale sous-titrée ou version française (c'est la première fois, un autre article mentionnant, erronnément,la version français). Pour ma part, j'ai opté pour la V.O. sous titrée (ah, la voix de Mastroianni).
Et quels bonus, présentation par D. Dellouche, 81/2 en 6 mémos par Petigrew.
Bref, la perfection totale, à comparer, au niveau édition DVD avec le "McBeth" d'Orson Welles sorti il y a quelques années.
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le 3 avril 2012
J'ai dû m'y reprendre à plus d'une reprise pour m'entendre avec 8 1/2.
A la première vision j'ai été subjugué par les images noir et blanc superbes, amusé aussi par certaines scènes loufoques "à la Fellini", mais je dois bien avouer que mon esprit avait du mal a trouver la structure d'ensemble et à m'offrir donc le film dans une continuité et une fluidité minimale indispensable. Résultat: à la fois mitigé et séduit... Perturbé.
Quelques semaines plus tard, je l'ai visualisé une seconde fois.
Toujours le choc face à la superbe photographie, l'élégance de la mise en scène et des femmes, du dandysme ironique.
Familiarisé avec l'histoire et les personnages j'ai été très heureux de retrouver tout ce petit monde d'amis, de proches, élégants, frivoles et désespérés, jacassant et babillant sans cesses.
Le film s'amuse à nous promener, nous égarer, nous étourdir dans l'esprit même du réalisateur dépressif en mal d'inspiration et de sens. Nous sommes avec beaucoup de délectation, d'humour voir de truculence, et de finesse, trimbalé dans une superposition de présent, de passé, de fantasmes, et d'un avenir qui peine à se décider.
Fellini parvient ainsi à relativiser et même à nous réjouir du tangage, du mal de mer, de la nausée, produits de la dépression, de la fuite, du mensonge, de l'échec, de la perte de sens.
Dépassant le cadre de l'individu isolé il interroge aussi avec une délectation ironique les valeurs de la société italiennes, du milieu du cinéma et de la création, du machisme etc...
De bien jolies mises en situations qui au final, dépassant la suggestion (très!) efficace du malaise existentiel, nous offre la possibilité de retrouver (comme dans la farandole finale), le détachement amusé (et désabusé peut être aussi) nécessaire à la santé mentale d'une humanité consciente.
Que de grands mots... . Je me suis en tout cas réjoui de la seconde projection, et je me réserve déjà une troisième... J'ai l'esprit lent et le film est riche!

Techniquement les images de ce Blu ray sont vraiment très belles. Toutefois dans les scènes en plein soleil, à l'extérieur, les blancs sont parfois comme brûlés... Au vu de l'excellente qualité générale peut être est-ce une volonté du réalisateur... Le soleil et la lumière nous brûlent parfois les yeux de cette façon lorsque l'on a trop macéré à l'intérieur... C'est la lumière que redécouvre le convalescent au sortir de sa chambre.... A confirmer comme interprétation...
Des noirs parfois un peu bouchés aussi... ?

Le contenant de Gaumont, cartonné: (Fourreau + support du Blu-ray et du DVD) est simple et de très jolie facture. On aimerait une qualité de ce type chez d'autres éditeurs.
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Après ses années comme scénariste/assistant et des premiers films souvent très réussis en tant que réalisateur venu du néo-réalisme, Fellini signe "La Dolce vita"en 1960 qui en fait LE réalisateur italien le plus coté à l'international : un film brillantissime qui conserve encore une trame narrative lisible. Avec son film suivant, ce "Huit et demi" si complexe sorti en 1963, il fait son "nouveau roman", casse les lois du récit linéaire et lâche la bride à sa fantaisie, à son inconscient. Déroutant, fascinant, tourmenté et torturé--il fait de l'ami Mastroianni son double, son "Snaporaz". Film largement autobiographique, onirique, nostalgique et mélancolique, il est servi par une direction artistique d'anthologie (décors, photo, lumière) et une musique géniale (Nino Rota). Les affres de la création, les crises d'angoisse, la confrontation entre le vrai et le faux, l'art et la vie, toute une fantasmagorie très personnelle qui mêle enfance, sexe et mort--celle des parents avant la sienne. Adultère, fantasmes de satrape, brouhaha des conversations, assaut des questions restées sans réponses : tout un chaos cosmopolite et linguistique, une confusion quasi babélienne ("asa nisi masa") où l'élément liquide revient comme en leitmotiv de la volupté : bain de l'enfance, thermes de la ville d'eaux avec les curistes comme emmitouflés dans des toges, domptage des femelles du harem à grand renfort de chambrière. Poids de l'éducation catholique et répression de la chair, machisme latin débridé--rêveries éveillées et cauchemars diurnes. Fellini filme l'impuissance à faire son film et cela fait un film, profond et superbe, dans une stylisation de plus en plus poussée. La chute est sublime, inoubliable : parade funèbre, finale crépusculaire et clownesque avec l'enfant dans la pureté de son costume de petit fifre blanc. Fellini atteint ici des sommets et, certainement, son apogée. La suite de son oeuvre aura parfois des airs de redite ("La Cité des femmes" en 1980, "La Voce della luna" en 1990).
A remarquer : la Saraghina, ogresse interprétée par Eddra Gale (actrice américaine), annonce la pulpeuse Volpina d'"Amarcord" (1972). On revoit ici Annibale Ninchi en père du héros, comme dans "La Dolce vita", et avec la même "incommunicabilité" entre les deux.
Caterina Boratto ("la femme mystérieuse") jouera aussi dans "Juliette des esprits"(1965). On la retrouvera avec émotion dans "Dernier amour" de Risi (1978). Quant à Madeleine Lebeau, elle fut l'épouse de Marcel Dalio avec qui elle eut le plus grand mal à quitter la France de Pétain pour l'Amérique (voir les mémoires de l'acteur "Mes Années folles"). Elle est décédée en mai 2016 à l'âge de 92 ans.
NB : l'Italie produisit un record de 230 longs métrages sur la saison 62-63 et ce "Huit et demi" si exigeant intellectuellement eut la bagatelle de 3 750 000 spectateurs en salle ! La même année, décidément faste, "Le Guépard" (Visconti) en fit 11,6 millions (1ère place sur le podium), "Le Fanfaron" (Risi) 5,9 millions, "Mafioso"(Lattuada) 3,8 millions, "La Marche sur Rome" (Risi) 3,7 millions et même "L'Eclipse", oeuvre belle mais austère d'Antonioni, en recueillit un million et demi (source : "Dictionnaire du cinéma italien" sous la direction de Mathias Sabourdin).
Ces chiffres font aujourd'hui rêver, non?
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le 19 mai 2008
si vous ne voulez pas vous faire voler 30 euros comme moi sachez qu'il n'y pas la moindre trace de français dans ce dvd contrairement aux indications
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