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Voici un disque qu’il sera sans doute nécessaire de réécouter à l’occasion. Comme le dernier disque de Kenny Barron (Book of Intuition) et tous ces disques en trio de facture classique (que l’on songe au Portrait in Black and White d’Eddie Higgins ou encore à quelques galettes de Mulgrew Miller), il ne paie pas de mine : c’est un jazz à la fois léger et plein de panache, très « accessible », et de les réécouter ne saurait faire de mal, surtout à une époque, la nôtre, où les labels fourbissent leurs armes pour sortir le disque le plus insipide qui soit. Prenez donc ce disque du pianiste John Hicks (1941-2006) : « Moanin' (Portrait of Art Blakey) » publié par le label Venus en 2013. Même s’il ne s’agit pas d’un disque essentiel dans la discographie du pianiste, la musique s’écoute naturellement avec pas mal de plaisir. Ce disque dont la pochette est très réussie n'a donc l'air de rien, n'a apparemment aucune prétention, ne cherche pas à révolutionner le genre, mais les trois musiciens ici présents nous offrent une musique très herbacée, très mélodique, simple en apparence, et d’une saveur quasiment sans équivalent. Ils donnent surtout beaucoup de plaisir sonore à l'auditeur et à l'auditrice pour qui le jazz c’est avant tout une affaire de swing, de punch et de passion. Non pas que le propos soit intentionnellement séducteur ici. Il l'est forcément un peu. Mais pour ces musiciens, ce qui compte, c'est la qualité de jeu à trois, ce goût du partage autour d’une bonne bouteille de vin et d’un mets succulent.

Ce trio fait dans la qualité, c’est indéniable, au-delà des prétentions donc (ces musiciens n’avaient rien à « prouver » de toute façon). Et même s'il s'agit d'un répertoire plutôt court (six pièces pour 44 minutes, ce qui au final est très bien), dans l’ensemble, c'est plutôt réussi. Cette session studio fut gravée en 1992, soit deux ans après le décès d'Art Blakey (John Hicks intègra le collectif du batteur en 1965, remplaçant au pied levé Cedar Walton), mais sans que l'on ne sache trop pourquoi, la présente session ne paraîtra qu'en 2006 (soit près de quinze ans après l'enregistrement!). Le jeu très percussif du pianiste avait plu au chef de file des « jazz messengers », tout comme il avait plu à Sonny Simmons et plaira plus tard à Pharoah Sanders. Souvenez-vous aussi, John Hicks s’était fait remarquer aux côtés de Hank Mobley dans Hi-Voltage (Blue Note, 1965). John Hicks a toujours été un percussionniste dans l'âme, se situant entre Wynton Kelly et Tommy Flanagan ! Le pianiste est ici dans la configuration du trio tout acoustique, un format qui l’a toujours passionné. Dans son jeu (compositions obligent), on sentira néanmoins l’influence de Bobby Timmons. Aux côtés du leadeur, Marcus McLaurene est à la contrebasse (une assise solide) et Victor Lewis à la batterie (finesse, brillance, et jeu d'une grande palette sonore). La qualité de l’enregistrement est à ce titre très chouette (1).

Le répertoire se compose de six pièces d'une belle homogénéité. Uniquement des standards qui firent la gloire du batteur légendaire (« No Problem » de Duke Jordan, « Whisper Not » et « Blues March » de Benny Golson, « Moanin’ » de Bobby Timmons, « Nica’s Dream » de Gigi Gryce et enfin « A Night in Tunisia » de Dizzy Gillespie). C'est surtout un beau trio qui vous fera penser aux grands classiques (This Here Is de Bobby Timmons, Kelly Blue de Wynton Kelly et bien sûr Moanin’ d’Art Blakey). La dynamique fonctionne à plein régime (sur le titre éponyme bien sûr mais sur tous les autres aussi). Les morceaux font tous entre 7 et 8 minutes. Alors, bien entendu, malgré le côté très plaisant de l’enregistrement, malgré la grande classe de l’ensemble, malgré aussi l’accompagnement sans faute des musiciens, il y a une chose que je regrette un peu dans cette galette : c’est que le pianiste soit la plupart du temps accompagné… Il y a en effet beaucoup trop peu d’interaction entre les musiciens, surtout sur les trois dernières plages (qui me paraissent moins enthousiasmantes que les trois premières). J'ai ainsi longtemps hésité entre trois et quatre étoiles. Mais comme John Hicks a réalisé de bien meilleures galettes en trio et en solo, je préfère réserver les quatre étoiles à ses grands disques. Les cinq à ses disques exceptionnels. Trois étoiles pour un bon disque me paraît donc fort honorable (2).

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(1) Faut dire que les japonais qui ont supervisé la réalisation (même si l'enregistrement eut lieu à New-York) sont perfectionnistes et friands de belles sonorités. Sur ce plan là, on peut leur faire confiance. Le label Venus est de toute façon un gage de qualité en matière sonore.

(2) Le second disque que John Hicks ait gravé pour le label Venus s’intitule Cry Me A River, lequel m’apparaît beaucoup plus enthousiasmant que le « Moanin’ » que je viens de commenter ci-dessus…
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Le pianiste John Hicks (1941-2006) ne fait pas partie des têtes d'affiche. Comme beaucoup de musiciens il a séjourné un temps dans la pépinière des Jazz Messengers. Art Blakey est décédé en 1990, deux ans plus tard il grave cet hommage à son aîné. Il puise dans le répertoire célèbre du groupe en puisant beaucoup dans l'un des disques les plus célèbres du groupe Moanin'. Cela sonne évidemment différemment puisqu'il n'y a pas de souffleurs. Six standards sont au programme (7 à 8 minutes chacun) dont deux compositions de Benny Golson. Les thèmes sont revisités par le pianiste au touché très percussif qui évoque la syncope blakeysienne. Un disque qui n'engendre pas la mélancolie. Victor Lewis est un solide batteur qui demeure en retrait laissant la vedette au pianiste; il a quand l'occasion de briller sur "Blues March" et "Night in Tunisia". Le bassiste Marcus McLauren assure (bon solo sur Moanin'). L'album est super bien enregistré comme toujours avec Venus. En cherchant sur les pistes tracées par cet album, on peut le trouver à très bon prix.
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