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le 16 août 2010
Un film que j'attends depuis longtemps en DVD, j'avais enregistré ce film lors d'un passage sur ARTE en version allemande sous titrée... la version actuelle est présentée comme l'intégralité du film ce n'est qu'en partie vrai, il manque quelques plan dont celui d'Elisabeth allongée sur son lit de mort après son assassinat. Ce plan vient s'intercaler dans la séquence où Ludwig et Romy Schneider sont dans l'île au moment du discours sur les rois et reines qui sont en vitrine et que l'Histoire oubliera sauf si un fou leur donne plus de réalité en les assassinant. C'est cependant un pur chef d'oeuvre qui fait partie de mon top 10 !
C'est dommage qu'un tel film ne bénéficie pas d'édition de prestige avec les scènes coupées ou écartées, des interwiews, les versions audios d'origine( anglais ou allemand); peut être est ce dû au fait qu'il ne remporta pas un succès comparable à celui du Guépard de Visconti lors de sa sortie en salle?
33 commentaires| 34 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 septembre 2012
Durée du film : 3h47 ! (mais la version initiale du film était de 4h42).
Une évocation du règne de Louis II, ici rebaptisé "Ludwig", dernier monarque de Bavière, surtout connu comme un excentrique dont l'héritage fut étroitement lié à sa passion de l'art, de la musique et de l'architecture. Incarné par un Helmut Berger incandescent totalement habité par le rôle, nous suivons la chute -ou plutôt le crépuscule- du roi dans son propre monde, loin de la vie réelle, le seul dans lequel, manifestement, il se sentait roi...
Une reconstitution historique minutieuse, grâce à des scènes tournées exclusivement sur les lieux réels du récit.
Une éloge de la musique classique à travers une bande-son dédiée à Richard Wagner et Robert Schumann.
Une composition de tableaux raffinés tout en travelling et en zoom chorégraphiés avec maniaquerie, dans lesquels Ludwig est systématiquement décentré, histoire d'insister sur sa place singulière dans le monde.
Un enchevêtrement thématique entre le sens de l'image, de la musique et de la narration absolument incroyable, surtout lorsque l'on perçoit la mise en abîme de certaines scènes, au diapason du thème musical choisi, de la palette chromatique de l'image et du sens de la scène, qui devient l'illustration parfaite de l'esprit du personnage principal.
Un rythme erratique qui donne au film une atmosphère toute particulière, à cheval entre la fresque historique et le "soap opéra" télévisuel. C'est pour moi le côté le plus difficile du film, qui prend une forme finalement très proche de celle de l'opéra, et qui nous oblige à rester assis trop longtemps devant un écran de télévision dans lequel les scènes paraissent statiques, l'admiration côtoyant parfois l'ennui.
Une réflexion profonde sur la destinée de l'homme en tant qu'être humain accompli, cultivé et sensible, mais mêlé de pulsions animales, autant que sur la décadence à travers le raffinement et la fin d'une civilisation arrivée au bout de ses limites intellectuelles.
Un coming out cinématographique flamboyant qui trouve sa cohérence à travers une thématique délayée sur toute une œuvre.

Nous sommes bel et bien au cœur de l'œuvre de Visconti.

Le rayon des anecdotes :
"Le Crépuscule Des Dieux" est à l'origine le titre du dernier des quatre drames musicaux qui constituent "Der Ring des Nibelungen" (L'Anneau du Nibelung) de Richard Wagner.
Le grand Trevor Howard interprète le rôle de Wagner, dont les plus belles œuvres ne furent réalisées que grâce à la générosité de son principal mécène : Louis II de Bavière...
Romy Schneider incarne ici, et pour la dernière fois, le personnage de "Sissi", l'impératrice d'Autriche, mais dans une version totalement remaniée et naturaliste.
Helmut Berger, véritable égérie de Luchino Visconti à l'écran, devient l'incarnation charnelle de la muse, version masculine.
Louis II de Bavière fut ce célèbre commanditaire des châteaux les plus extravagants de l'histoire, le plus somptueux étant sans doute le château de Neuschwanstein, qui inspira celui de "La Belle Au Bois Dormant".
"Ludwig ou le Crépuscule des dieux" est le troisième volet de la "Tétralogie allemande" de Visconti, après Les damnés et Mort à Venise, qui s'inspirait des thématiques mythologiques et décadentes de Wagner et Thomas Mann. Malheureusement, sur les quatre titres prévus, le réalisateur n'en finalisa que trois...
99 commentaires| 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Après avoir salué l'extraordinaire travail de restauration de l'image et de ses couleurs, il faut rapidement se rendre compte qu'Helmut Berger trouva là le rôle de sa vie. Très bien doublé en Français (de toute façon, quelle langue parlait-il dans la vie courante? Allemand, je pense! et, peut-être,l'italien....?)il suffit de voir toutes les expressions de son visage, sa douceur, ses colères, son obstination, pour comprendre qu'il avait parfaitement intégré le rôle de ce monarque qui ne trouvait l'apaisement de son âme que dans les transports de la musique et de l'architecture.
Tout le travail de Visconti est de nous montrer cet acharnement à s'isoler de plus en plus de son peuple et du monde entier, pour assouvir sa soif de jouissance mentale dans les envolées chevaleresques des héros wagnériens, et principalement de Lohengrin, qui descendit du ciel et y retourna, après l'échec de sa rencontre avec Elsa. Et le grand metteur en scène ne se contente pas de nous livrer un éblouissant livre d'images (ah! ces costumes, ces ultimes précisions dans les appartements, les bibelots, les accessoires, les coiffures....) mais de nous expliquer toutes les facettes du drame : les conseillers qui complotent, l'indépendance de Sissi (superbe Romy Schneider), les tendances homosexuelles de Ludwig, et surtout l'amitié très intéressée de Richard Wagner.
Comme pour "Le Guépard" qui vient de ressortir dans une version prestigieuse, il n'y a pas de "version originale". Dans "Le Crépuscule" seule Romy se double elle-même en Français, alors que dans la version "italienne" elle se fait doubler en italien. Donc, il n'y a rien de déshonorant à choisir la version française puisque le doublage est absolument parfait.
11 commentaire| 20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 septembre 2012
je suis passionnée par le destin d'Elisabeth d'Autriche que l'on appelait sissi,le roi de bavière était son cousin germain et très proche d'elle,on l'appelait le roi fou, mais il n'était pas si fou que celà, j'ai adoré ce film racontant son histoire.
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le 7 septembre 2014
Visconti est un maître du cinéma qui nous montre de très belles images. Le spectateur est emporté par la musique et la beauté des scènes. La vérité historique est-elle vraiment respectée? Effectivement, il ne s'agit pas d'un documentaire, mais bien d'une fiction, mais qui se veut l'histoire d'une vie.
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le 30 décembre 2012
Que dire devant ce joyaux de l'art cinématographique.....ce film est une oeuvre d'art.Nous ne sommes plus dans le domaine du cinéma mais dans celui de l'art.La mise en scène,les plans ,les prises de vue,les décors,les textes,l'athmosphère,la plastique,le rôle sur mesure d'Helmut Berger contribuent à faire de ce film unchef d'oeuvre inégalé si ce n'est un autre film de Visconti''Mort à Venise''!Et en plus Visconti respecte la vérité historique et nous rend Louis 2 de Bavière plus vrai que nature.Voir Ludwig et mourir!
11 commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 janvier 2014
Je n'ajouterais rien de plus sur cet extraordinaire film de Luchino Visconti que nous devons tous voir et ... revoir !
Par contre, la fiche technique d'Amazon indique une durée de 177 min alors que sur le verso de la jaquette, il est
mentionné qu'il s'agit bien de la version intégrale d'une durée totale de 227 min remastérisé en haute définition !
Amazon devrait nous donner des informations précises et complètes, cela nous aiderait pour effectuer nos achats !
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le 4 mai 2014
Ce film, quoique long, est excellent et vous tient an haleine de bout en bout. L'interprétation de Helmut Berger est excellente. Et on y voit Romy Schneider dans le rôle d'Élisabeth d'Autriche ... mais sans le kitch de SissI !
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Évocation de la vie du roi Louis II de Bavière, mécène de Wagner, romantique exalté, bâtisseur de châteaux incroyables, amateur d'art... mais victime d'un décalage terrible entre ce qu'il doit paraître et ce qu'il est. Ludwig s'invente des mondes imaginaires, en marge de l'Histoire et du Temps, et se rêve monarque d'un royaume dominé par l'Art et le Beau dans lequel il se réfugie, alors qu'autour de lui l'incompréhension et l'hypocrisie font rage. Histoire en or pour Visconti, que celle de ce tragique anti-héros, mélange d'Emma Bovary et de Don Quichotte, dont la prétendue folie, toujours mise en doute, semble n'être qu'un rempart contre un monde qui lui fait peur...

Ce film d'une beauté crépusculaire est bercé par la lancinante musique orchestrale de "Lohengrin" et de "Tristan et Yseult" de Wagner -héros auquel s'identifiait le souverain. Elle accompagne comme un leitmotiv sa descente aux enfers. Le film révèle Helmut Berger, présence hallucinante et hallucinée, et permet à Romy Schneider, superbe et poignante Elisabeth d'Autriche, de prendre sa revanche sur "Sissi".

Le personnage de Louis II de Bavière apparaît constamment torturé par ses sentiments et ses désirs homosexuels refoulés, son histrionisme envers les domestiques et les acteurs masculins, sa relation ambigüe envers Wagner, sa passion incestueuse pour sa cousine Élisabeth d'Autriche, l'impériale (c'est le cas de le dire) Romy Schneider. Tant l'actrice que le personnage qu'elle incarne souffrirent de la même instabilité affective et des mêmes frustrations que Louis II de Bavière, et toutes deux connurent une fin tragique. Visconti l'avait-il pressenti ???

Histoire de la chute du "plus beau roi d'Europe" et de la fin d'une Bavière indépendante, "Ludwig" est un monument qui reprend le titre de la dernière journée du Ring, "Le Crépuscule des dieux". On y voit le roi errer dans l'immensité de ses palais vides, seul avec sa folie, définitivement seul, alors qu'il était resté très populaire. Un dernière scène onirique achève le rêve wagnérien : c'est un soir d'hiver, le carrosse du roi fuit dans la plaine enneigée, au rythme effréné des chevaux blancs, accompagné de la musique mélancolique de l'une des "Scènes d'enfants" de Schumann (un compositeur qui, lui aussi, a sombré dans la folie...encore une "coïncidence" Viscontienne?) . Puis vient l'épisode final, la mystérieuse noyade dans le lac de Starnberg en compagnie du psychologue qui le suivait. Aujourd'hui, l'endroit est marqué par une grande croix de bois.

Le générique de fin se déroule sur un gros plan du visage du défunt monarque, enfin apaisé.

NB: Le DVD est d'excellente qualité, mais on regrettera l'absence d'une version audio allemande: On a le choix entre VF et VO italienne sous titrée ... Il existe bien un Blu ray allemand avec langue et sous titres allemands, mais, si l'on en croit les critiques et les avis des acheteurs outre Rhin, d'une qualité médiocre (image passable, mais son catastrophique, parfois désynchronisé, avec un souffle important)
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le 6 juin 2016
Que dire sur les films de Visconti, spécialement ses derniers ? De la pure beauté esthétique, de la réflexion sur l'art, la religion, la famille, des parallèles osés et profonds. Grosso modo, oui. Comme mon but ici n'est pas de faire un thèse sur ce film-fleuve, je vais juste lancer quelques idées d'analyse qui me sont venues au fil du film.
On nous dépeint ici la société aristocratique post révolution, prise dans les tourments de la bourgeoisie montante dans toute l'Europe. Là ou le réalisateur l'a fait de sa plus sublime manière, c'est dans Le Guépard. Ici le film se déroule un peu comme un Citizen Kane ou Rashomon. On suit une enquête. On mous montre même à quel point un roi peut ne pas gouverner, subir la pression et devenir un reclus, une épave. Et pourtant Helmut Berger est à la fois magnifique et efféminée au début du film. Et que dire de Romy Schneider. Elle n'a jamais été aussi magnifique ! De toute façon de Turner à Cannoletto, en passant par David, chaque plan est un tableau. Le raffinement des costumes et des lumières est incomparables à ce jour.
Sur le fond, Visconti fait un parallèle entre l'homophilie, et même l'homosexualité et l'artiste marginalisé, le roi obsédé par l'art car il souhaite violemment se transcender par celui-ci, tout en ignorant les affaires de l'Etat et pourtant aimé par son peuple. Il y a ajoute, sur le même thème de l'homosexualité, de l'amour pour soi-même, le thème du miroir narcissique, grâce à de subtils plans qu'il ne fait que saupoudrer avec sa grâce habituelle (je n'en ai compté que trois) et au fait que Ludwig aime Elizabeth parce qu'ils se ressemblent comme elle le dit elle même.
Visconti trouve ici son personnage avec lequel il peut le plus s'identifier. Il en profite donc pour lancer une réflexion sur l'art et termine celle ci par une sur la spiritualité en faisant dire à son personnage principal que le matérialisme ne vaut pas la culture de l'âme. D'ailleurs le film s'ouvre sur les paroles d'un prêtre à l'adresse de Ludwig.
Il pousse, au passage, encore plus loin sa réflexion sur l'art dans Mort à Venise.
Il ne lui manque en définitive qu'une force épique en plus, que le récit, peut être même le sujet, très personnel, n'apporte pas pour être aussi fascinant que Le Guépard.
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