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le 13 juillet 2013
La triste actualité de ce début d’année a amené toutes personnes dont l’amour à l’égard de la musique composée entre 1600 et 1750 s’accompagne d’une reconnaissance éternelle à l’égard de Gustav Leonhardt à tenter de rassembler en quelques choix le legs immense du grand claveciniste, organiste et chef néerlandais. Si les monuments consacrés à Bach et au dix-septième siècle français et germanique reviennent régulièrement dans ces sélections, c’est moins le cas de deux disques enregistrés aux deux extrémités des années 1970 et consacrés à Domenico Scarlatti.
Sans prendre le risque de surestimer le choc que fut la parution du premier de ces disques (disponible aujourd’hui sous label Deutsche Harmonia Mundi), il suffit de consulter un catalogue de la revue Diapason de l’année 1971 pour se rendre compte, à la fois de la rareté des disques entièrement consacrés à Scarlatti joué au clavecin, mais aussi, pour ceux qui furent réédités ensuite en CD, de l’esthétique à laquelle certains interprètes se rattachaient. Dans le meilleur des cas, nous avions droit à de la jolie machine à coudre techniquement bien huilée, mais, de chant, de contrastes mélodiques et rythmiques, peu ou pas.

Ce fut donc certainement un grand choc, il y a plus de quarante ans, que de découvrir cet interprète que nous assimilons aujourd’hui au monde de religion protestante proposer quelques sonates de ce napolitain exilé à la cour d’Espagne, sonates crépitantes, chantantes, dansantes, débridées. Dès la première sonate, en mi majeur K.215, Leonhardt mettait l’auditeur dans l’ambiance, avec la série de ponctuations marquées d’acciacature qui en ouvre le développement. Dans la sonate sœur suivante, K.216, c’est l’extraordinaire précision du jeu qui fait notre admiration, notamment dans un développement quasi statique basé sur le motif initial et dans lequel Leonhardt tend la ligne mélodique comme la corde d’un arc. Nous n’entrerons pas dans le moindre détail de ce disque qui marqua un tournant indiscutable dans la discographie scarlattienne, mais il est impossible de passer sous silence la sonate en ré mineur K.52, où Leonhardt semble scanner l’écriture polyphonique, la scansion de la K.490, l’appel à la danse de la K.491, la virtuosité époustouflante du Presto de la K.492 où piétinements du pied et castagnettes semblent se donner rendez vous, et l’admirable finale de disque que constitue l’Allegro de la sonate K.309.

A cette vision fulgurante, aveuglante comme un ciel andalou de plein midi estival, accentuée par une prise de son très proche de l’instrument, copie par Martin Skowroneck d’un Dulcken de 1745, répondait près de dix ans plus tard un disque Seon, malheureusement disponible dans le seul coffret du Jubilé rassemblé par Sony-BMG. Réalisation moins surprenante dans la mesure où la voie ouverte en 1970 avait fait nombre d’émules en une décennie, mais dont la perfection technique, secondée par une prise de son plus ample et le même instrument, n’a d’égale que la profonde poésie qui s’en dégage.
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Parmi les deux récitals Scarlatti de Gustav Leonhardt, joués sur le même clavecin 'Dulcken 1745' de Martin Skowroneck, celui-ci au tout début des années 70 parue chez Deutsche Harmonia Mundi, l'autre à la fin de cette même décennie 70 parue chez RCA Seon, je trouve que c'est cette première prestation qui garde aujourd'hui le charme le plus singulier et un caractère plus essentiel.

Certes, il est évident que, dans cette facon de s'attarder sur les détails, de mettre en scène chacune des humeurs, de refuser tout à peu près et trait improvisateur pour que, de la discipline, surgisse la beauté "révélée" de la musique Scarlatti, il y a quelque chose d'austère, de définitif voire de statique qui peut paraitre désuet aujourd'hui.

N'empêche l'art de faire sonner la musique de Scarlatti sur un clavecin flamand dont fait preuve ici Gustav Leonhardt reste particulièrement épatant et même, encore aujourd'hui, étonnant. Il transpose litéralement l'idiome ibérique de cette musique, ses couleurs chaudes, sa noblesse fière et sa fulgurance latine, vers les lumières tamisées et les reflets perlés du pays de Vermeer sans leur faire perdre leur caractère initial.

Cette "transposition" respecte l'équilibre entre les influences galante et populaire de la musique de Scarlatti.

Contrairement à d'autres commentateurs, j'aime particulièrement cette prise de son "DHM" à travers laquelle je trouve le plus de variété de couleurs à ce clavecin, notamment un superbe cantabile dans le médium légèrement registré, bien alterné avec des sonates plus vives et rugueuses.

Cette manière de sculpter les phrasés au cordeau, en pleine adéquation avec le caractère propre des pièces, force encore l'admiration, surtout quand on compare avec des pionniers qu'avaient avant lui été Wanda Landowska ou Ralph Kirkpatrick.

En comparaison, le second récital, paru chez Seon huit ans plus tard, qui montrera certes des qualités plus marquées de fluidité et de souplesse, a un peu moins bien vielli, peut-être parce que ces qualités de fluidité et de souplesse sont devenues tellement communes et ont éte tellement raffinées dans les décennies suivantes, qu'on les apprécie moins et peut-être aussi par ce que le son plus mat de l'édition Seon (tout comme les registrations plus uniformes de Leonhardt) met moins bien en valeur la brillance subtile de ce clavecin.

Voilà donc un enregistrement non seulement très important sur le plan historique mais aussi toujours pertinent voire nécéssaire dans la discographie actuelle.

Un enregistrement aussi peut-être surtout à conseiller pour tous les clavecinistes qui jouent Scarlatti sur des instruments franco-flamands comme s'il s'agissait d'instruments latins sans se poser de questions.
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le 28 octobre 2010
Je suis pleinement satisffait de ce CD. Je le recommande aux amateurs de musique baroque pour clavecin.
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