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1975, que la fête commence est annonciateur de changement !

Philippe Noiret (acteur de prédilection du réalisateur) est le personnage d'un Régent débonnaire, intelligent, plein de malice. Il règne à la place d'un petit roi (LouisXV) qui n'a qu'une dizaine d'année (aux environs du premier quart de ce XVIII ème siècle) roi que l'on voit peu dans ce film. Philippe d'Orléans règne sans en avoir envie, dégouté de responsabilités inefficaces quant à agir selon son bon jugement. Il règne entouré d'éminence grise (noire plutôt) en la personne d'un prélat Dubois qui ne pense qu'à maintenir sa position avantageuse et à conserver des privilèges qui paraissent déjà injustes. Il règne dans un monde de luxure extrême, s'y complaisant pour oublier son incapacité à décider.

Philippe Noiret excellent, émouvant même, est accompagné de Jean Rochefort (le prélat arriviste et inhumain)...des scènes pleines d'humour nous montrent à quel point la position ecclésiale n'était alors qu'une position sociale et que ces "pères de l'Eglise" étaient des imposteurs sur le plan religieux...
Avec des scènes voisines d'orgies, la véritable vie de la cour est probablement un peu exagérée, mais dans cet ambiance de "bordel" on découvre tout de même tendresse et affection de partenaires désintéressés.

La vie politique est très peu abordée, si ce n'est au travers des propositions de modernisation de ce Régent peu volontaire, mais Tavernier insiste sur un épisode très proche de l'actualité de l'époque de la réalisation du film... les envies d'autonomies de régions de France excentrées. La république autonome de Bretagne est proposée par un noble (sans le sou) le Marquis de Ponkalec, sécessionniste de la France...
Jean Pierre Marielle nous offre une prestation extrêmement plaisante de ce marquis...proche d'un Don Quichotte et d'un Cyrano...Un Breton enthousiaste et très mauvais conspirateur. Un breton entré dans la légende et même chanté encore actuellement (par Gilles Servat notamment)...mais son histoire est une légende loin de la vérité historique (décrite par Saint Simon).

Si la figure de ce Régent apparait comme celle d'un jouisseur ; en y regardant de plus près, on trouve celle d'un homme simple qui s'interroge sur ses fautes, qui est prêt à réparer, à aider...

La dernière scène du film est aussi une allégorie qui dit que ce monde de futilité sera remplacé par celui de paysans qui prendront leur revanche... (annonciateur de la révolution ? mais aussi d'une volonté de changement de l'époque)

Des bonus très instructifs sont offerts dans cette édition..Interview de Bertrand Tavernier, Philippe Noiret, Jean Rochefort... et également Tavernier tout jeune , à l'époque du film.
44 commentaires| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 22 décembre 2010
Tavernier est un redoutable raconteur d'histoire à la fois par son talent et par sa capacité à faire dire aux faits historiques ce qu'ils n'ont jamais été. Oui le Régent était un viveur libertin et Dubois un cynique affairé de sa propre gloire, mais de là à transformer la Régence royaliste pur jus en une période pré-voire quasi révolutionnaire, il y a loin de la coupe aux lèvres (d'excellents ouvrages consacrés au binôme Phillipe/Dubois et à Louis XV le montrent). Philippe III d'Orléans n'est ni Philippe Egalité ni Louis Philippe. Quant à l'explosion de jouissance, de débauche et d'excès, elle trouve, pour l'essentiel, son origine dans la fin de règne de Louis XIV, devenu confit en religion sur ses vieux jours (et ça a duré).
Toutes choses égales par ailleurs, "Que la fête commence" est un film vigoureux, emporté, jouissif , traversé de personnages picaresques (Marielle en Pontcallec, Dubois en Rochefort) et éclairé par la présence de Philippe Noiret. Cet homme sceptique, profondément mélancolique et superficiellement "épicurien" , perçoit dans la folie du mouvement auquel il participe la fin du monde auquel il appartient (c'est là le côté "croustillant" de la thèse Tavernienne).
"Que la fête commence", c'est en fait une sorte de "Guépard" sexué et enthousiaste. Et puis Tavernier sait y faire. Alors qu'importe si cette fiction dépasse la réalité pour notre plus grand plaisir.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 4 décembre 2009
un grand et beau film qui a marqué notre jeunesse et qui est de ceux qu'on revoit avec plaisir, ceci est incontestable.
Tavernier, on le sait, est subversif et donne une vision politique teintée de marxisme; cela ne l'empêche pas d'avoir du talent.
Enfin, considérer le marquis de Pontcallec comme une sorte de Robin des bois défenseur des pauvres gens est historiquement inexact (mais ceci n'est pas une invention de Tavernier, c'est une tradition populaire bretonne relayée par le Barzaz Breiz de La Villemarqué). Pontcallec et ses amis défendaient surtout leurs privilèges menacés par la modernisation du Royaume voulue par Louis XIV et le Régent.
1720 (année de l'exécution de Pontcallec à Nantes) est l'apogée d'une période de fort développement économique pour la bourgeoisie naissante des grandes villes négociantes; Saint-Malo est à son sommet; Rennes, ravagée par un incendie, se reconstruit luxueusement et à la française...
la petite noblesse terrienne, obscure et inculte, surtout en basse-Bretagne, ne participe pas à cet essor qui reste le fait de la grande bourgeoisie et de la haute noblesse bretonnes, francophones et francisées. La paysannerie encore moins.
Une vérité gênante pour certains.
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le 17 août 2003
« Que la fête commence ! » est une tragédie satyrique à l’humour particulièrement noir. Car la fête, sous forme de débauches et d’orgies, n’est ici qu’une mascarade destinée à mettre en scène un nihilisme existentiel. L’humour du film, libertin, acerbe et anticlérical nous mène de l’alcôve au cercueil. Dieu est mort, la religion n’est qu’une grotesque mascarade, les inégalités sont d’une infecte cruauté, le sexe n’est qu’une plongée vers l’anéantissement et l’amour une perpétuelle interrogation. Philippe interroge le regard d’Emilie, espérant y trouver un remède. Le résultat de cette déchéance est la magnifique scène où, l’esprit corrompu et le corps pourrissant, Philippe d’Orléans est conduit, dans un carrosse qui n’est déjà plus qu’un funeste corbillard, vers son chirurgien, le sinistre Chirac, dont la médecine est la mort.
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le 2 septembre 2009
Très beau film mais très noir de Bertrand Tavernier donc réaliste, décrivant un régime en décrépitude ainsi que les mentalités et les horreurs de cette époque, ni pires ni meilleures que maintenant; cependant, nous pouvons d'avantage y réfléchir. Les acteurs sont tous remarquables. Noiret émouvant, Rochefort étonnamment cynique, Marielle toujours grandiloquent et Christine Pascal qui semble présenter les prémisses de ce qui l'emportera. Très belle copie aux couleurs chatoyantes.

Daniel Geerinck
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le 17 septembre 2009
"Que la fête commence" est un film qui régale le spectateur du début à la fin grâce à ses dialogues exquis et ses situations satiriques critiquant la débauche de la royauté. L'intrigue se passe en 1719. Louis XIV est mort et son petit-fils Louis XV est trop jeune pour assurer de suite sa succession, le pouvoir étant alors donné à Philippe d'Orléans. Ce dernier s'étant allié avec l'Angleterre et s'étant opposé à l'Espagne, le régent impose une politique irrespectueuse. Le film relate l'histoire de plusieurs hommes, celle d'un duc breton qui veut s'allier à l'Espagne pour renverser le pouvoir, celle d'un abbé lié à l'Angleterre qui influence le régent qui lui passe son temps à festoyer en méprisant la misère du peuple du dix-huitième siècle. Bertrand Tavernier livre une grande fresque intelligente reposant sur un scénario riche en rebondissements et en situations comiques pour traiter d'un sujet d'histoire qui pourtant devrait plus choquer qu'il ne prête à sourire. Le fait d'immiscer l'humour et la satire dans ce film permet de critiquer plus facilement des institutions comme l'Eglise et le pouvoir car même si le film donne l'envie de rire, il révèle la véritable nature de ces personnalités qui ne sont pas des modèles à suivre. Les acteurs du film interprêtent tous leur rôle de façon remarquable, Philippe Noiret est désopilant dans la peau du régent, Jean Rochefort joue le rôle de l'abbé brillamment avec hypocrisie et profit et Jean-Pierre Marielle remplit son rôle de révolutionnaire breton avec le talent que l'on lui connaît. Le film montre également que la guillotine n'existait pas encore à cette époque et le spectateur imagine avec effroi la souffrance des hommes condamnés à mort décapités avec une hache qui nécessitait plusieurs coups. Le réalisateur montre la décadence du pouvoir et de ses malversations, le final symbolique indiquant ce qui allait se produire soixante-dix ans plus tard: la Révolution. Bertrand Tavernier signe ici un grand film subversif et cruel.
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le 24 octobre 2015
LA TRANSITION DE LA MONARCHIE A TRAVERS LA REGENCE EST ASSEZ MAL CONNUE ET LE FILM EST TRES BIEN
RENDUE A TRAVERS DE TRES BON ACTEURS MALGRE QUELQUES LIBERTES DANS LE SCENARIO PAR RAPPORT A L'HISTOIRE
FILM TRES AGREABLE A VISIONNER
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le 2 février 2014
C'est un film magistral qui décrit par l'intérieur une période très tourmentée de la monarchie française. Servi par une interprétation absolument exceptionnelle d'acteurs fabuleux ( Noiret, Rochefort, Marielle...), ce film est pour moi, un vrai chef-d'oeuvre.
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le 9 septembre 2014
The best Tavernier ever. Le 18e siecle et l ėloge de l' ombre au siecle des lumiėres. L ombre ėtant ici la tristesse, le requiem orgiaque et la debauche de ceux qui savent bien qu ils ont perdu. Savant sans trop le montrer, ironique, des dialogues vifs sur uun fil au tempo global lent comme une agonie un peu prolongė. Le carosse qui brule de la fin est bel et bien l alumette qui allume le tonneau de poudre de la revolution. Et le merveilleux commentaire de "Jean" restera gravė dans ma mėmoire : Tavernier est un Marxiste , cela ne l empeche pas d 'avoir du gėnie....ca va me faire rire pendant trois semaines au moins. Cela dait 30 ans que ce film me fait rire et que je pense que Karl Marx est un historien de genie. C est un donc un grand.....comment dirait t on ?????? Un paradigme-doxe humoristiqu digne de "l album de la comtesse" que Jean a ėnoncė.
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le 10 septembre 2014
Ce DVD est compris dans une série de DVD consacrée au tandem Noiret-Tavernier.
L'intrigue est connue quelques facettes de la vie de Cour en France, sous la Régence, 4 ans après la mort de Louis XIV alors que Louis XV n'est qu'un enfant : badinages, intrigues, débauches...
Dans ce jeu de quille, une révolte mort-née en Bretagne, sous la conduite d'un marquis de Poncallec, (sans doute plus vrai que nature sous les traits de Marielle) et qui servira d'alibi pour l'assise d'un pouvoir et l'obtention d'une mitre.
A note, les suppléments et en particulier, une interview rétrospective de Rochefort, Noiret et Tavernier en 2001...
On peu saluer également la distribution d'autres rôles qu'il s'agisse de Marina Vlady, G. Pascal, Alfred Adam...
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