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500 PREMIERS RÉVISEURSle 29 novembre 2010
A l'origine, il y a un fait divers réel, l'une de ces histoires de fou qui ont lieu de temps en temps, nous fascinent et constituent, il faut le dire, une formidable matières filmique : en 1997, un certain Philippe Berre se fit passer pour un entrepreneur chargé de reprendre les travaux de l'A28, énorme chantier arrêté qui faisait vivre toute une population.

L'histoire a été légèrement modifiée, au bénéfice du film : "Philippe Miller" est pris dans l'engrenage du mensonge presque malgré lui, suite à une méprise sur l'une de ses arnaques d'escroc à la petite semaine dans le domaine du petit outillage. Il est alors pris pour un chef de chantier d'une grande multinationale de travaux publics. Accueilli comme un véritable messie dans ce nord aveuglé par la misère et la souffrance, le faux entrepreneur est bientôt dépassé par sa propre imposture...

Probablement le meilleur film français de l'an dernier, magistralement ficelé, avec un casting redoutable (Cluzet, entre égarement, prise de confiance et désespoir, est tout bonnement hallucinant. Devos est, comme toujours, parfaite), une réalisation impeccable et un scénario sans faille. L'efficacité du film se double d'une réflexion parabolique sur le rapport entre désespoir et chimère ainsi que sur la positivité d'une imposture finalement assumée (l'escroc finit par se sentir utile et aimé, il crée du lien social) et bénéfique (le tronçon d'autoroute fut jugé aux normes, construit plus rapidement, et la police l'empruntera même pour venir arrêter l'imposteur !").

L'un de ces films qui redonne foi dans le cinéma français. Et ce n'est pas rien.
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Excellent film. Magnifiquement interprété par François Cluzet (qui à mon sens aurait dû avoir le César pour ce rôle).

Cette histoire superbement portée à l'écran illustre trois thèmes fondamentaux :

- la foi : c'est d'abord parce que les habitants de la petite ville où il débarque par hasard voient en lui leur "sauveur" et croient qu'il va redémarrer le chantier arrêté brutalement quelques années auparavant, qu'il se lance dans ce projet inimaginable. Le regard des autres, et en particulier celui du maire avec qui il a une aventure, le porte. La ferveur pudique et touchante de toute la ville qui croit en lui l'incite à continuer. Magistral démonstration de la force des croyances.

- l'identité (qui suis-je ?) : dans un premier temps dépassé par l'ampleur et la vitesse à laquelle les choses se mettent en place et s'enchainent, l'escroc finit par y croire à son tour. Cela se brouille dans son esprit. Le petit escroc ordinaire, solitaire et taciturne se transforme en chef de chantier - Robin des Bois. Les villageaois lui ont donné une mission et il se met à l'incarner.

- la liberté : qui suis-je au fond ? Suis-je un être autonome et déterminé ? Ou suis-je surtout et avant tout ce que les autres me renvoient ? Ce qu'ils croient que je suis ? Qu'est-ce qui me pousse à agir ? Une volonté propre et libre, indépendante et stable ? Ou ce que les autres et les circonstances me poussentà faire ?

Xavier Giannoli est un grand réalisateur. Le film est formidablement bien construit. La qualité et la couleur des images, les angles de vue, le rythme, l'atmosphère font naître chez le spectateur un flot d'émotions et de questionnement très puissants. Du grand cinéma ! Sans prétention à première vue, mais terriblement efficace.
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le 14 septembre 2014
Le scénario ( basé sur un fait réel) nous montre un petit escroc ( joué à merveille par Cluzet) qui est pris au piège d'un projet qui devient pour lui un rêve à atteindre.
On sort de ce film totalement ébahi de l'exploit réel assuré par le héros.
Il nous donne l'exemple de ce qui peut être fait lorsque la motivation devenue obsessionnelle s'impose à un citoyen "lambda".
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Et c'est parti d'une histoire vrai !

Incroyable cette histoire à peine romancée d'un petit escroc au grand cœur qui ne reste pas de glace face aux turpitudes d'une France en détresse dans une région touchée de plein fouet par le chômage. Le personnage central, interprété avec conviction par un François Cluzet décidément en pleine forme, est à l'antipode des escrocs aux cols blancs, ces patrons peu scrupuleux prêts à tout externaliser, prêts à sacrifier des centaines d'emplois pour le seul objectif de s'en mettre plein les poches. Ces patrons bling bling largement visibles dans les médias.

La démarche ici est diamétralement opposer, s'il commence avec une moralité douteuse, au fur et à mesure et au contact des gens, s'opère une mutation pour finalement prendre fait et cause pour les laissés pour compte. Un film finalement passionnant.

Notons au passage une prestation superbe de Emmanuelle Devos épatant en femme de maire, et l'étonnant Gérard Depardieu qui n'hésite pas une seconde à revêtir le rôle du vrai minable. beau film, bien tourné
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Tout d'abord Enorme dans le sens où il s'agit là d'une histoire inspirée de faits réels mais pas n'importe quels faits: un imposteur se fait passer pour un délégué d'une très grosse entreprise de travaux publics (mais il ne pensait certainement pas que les évènements prendraient une telle ampleur au final) et envisage de terminer les travaux pour un tronçon d'autoroute, et tout cela n'est qu'une escroquerie!! Si c'est pas énorme çà!!!!!!!
Voilà une histoire tout à fait incroyable qui nous permet de voir comment petit à petit les éléments d'un puzzle vont s'associer et faire prendre conscience à ce petit escroc qu'il peut réaliser un projet colossal (et cela sans débourser un sous!). On voit aussi évoluer ce personnage assez mystérieux et sombre au milieu de cette population qui reprend espoir et voit en lui un messie.De nouvelles facettes de sa personnalité se dégagent au fur et à mesure des évènements et on découvre un escroc qui a sens moral puisqu'il ne veut pas négliger toute son équipe (car il faut bien le rappeler tout cela n'a pas un but lucratif!). Et plus çà va, plus il se prend au jeu. Et le spectateur aussi car ce film est totalement captivant, on en perd pas une miette et on a envie de savoir comment tout cela va se terminer.
Enorme aussi (et c'est en cela que le film est prenant) par le jeu des acteurs qui sont complètement portés par cette histoire avec François Cluzet et Emmanuelle Devos en tête mais aussi toute la "petite" troupe qui incarne avec beaucoup de sincérité les habitants et artisans de la commune.
Au final, un film magnifique, du très bon cinéma français.
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Très bonne surprise que ce film, puissant, touchant et provocateur sur les des réalités sociales complexes de la France d'aujourd'hui.

La trame du film : comment un magouilleur à la petite semaine va changer sa vie et celle de tout un village en bâtissant un tronçon d'autoroute avec une société fantôme et en jouant sur des factures payés à 90 jours (une histoire vraie).

Le scénario nous montre également comment l'esprit d'entreprise et l'accomplissement d'un projet peuvent redonner l'espoir aux plus désabusés. Mais quelles qu'en soit les bonnes intentions, un mensonge reste un mensonge et une manipulation une manipulation même si ils finissent tous les deux par échapper à leur instigateur pour le rendre meilleur. En jouant avec une grande maîtrise sur plusieurs registres, avec des seconds rôles intéressants, le film montre aussi que les choix de chacun ont souvent des conséquences insoupçonnées sur les autres. Le héros qui ment d'abord pour lui - pour gagner sa vie malhonnêtement - finit par mentir pour les autres et pour préserver leur avenir, de manière désiçntéressée.

François Cluzet et Emmanuelle Devos sont fantastiques dans les rôles principaux.
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TRES BONNE RECONSTITUTION D UNE HISTOIRE VRAIE PAR XAVIER GIANNOLI...CET HOMME PERDU DANS SES REVES ET FANTASMES DECIDANT UN JOUR DE RELANCER SUR UN COUP DE TETE UN CHANTIER ARRETE D UNE AUTOROUTE C EST FRANCOIS CLUZET QUI MET TOUT SON TALENT POUR NOUS EMOUVOIR ..ET NOUS CONVAINCRE...ET ON Y CROIT PRESQUE A CE DEFI IMPOSSIBLE....GERARD DEPARDIEU POUR UNE FOIS JOUE LES SECONDS ROLES...AVEC BRIO...ET EMMANUELLE DEVOS AMENE SA DOUCE PRESENCE...
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le 29 avril 2010
Impressionnant récit de la folle aventure d'un escroc qui parvint à se faire passer pour le représentant d'un géant du BTP pour relancer de manière artificielle le chantier d'une autoroute, abandonné parce qu'il dérangeait des scarabées ! La réalisation est très convaincante et François Cluzet qui hérite du rôle de ce Don Quichotte du bitume s'en sort bien. Bien que ses silences inquiets soient un tantinet énervants, surtout au début, il parvient peu à peu à rendre crédible l'évolution psychologique qui traverse son esprit à mesure que la folle équipée prend de l'ampleur.
La morale est toutefois un peu simpliste, faisant de ce gredin transcendé par la conjoncture, une sorte de Robin des Bois, voire de Messie social. Le plus fascinant est évidemment la crédulité générale, de la population, des entrepreneurs et des élus, qui permet de rendre possible cette vaine extravagance...
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"A l'origine" de Xavier Giannoli ("Quand j'étais chanteur") a été présenté jeudi à Cannes. L'histoire vraie d'un petit escroc sans envergure (François Cluzet) qui, sur un incroyable quiproquo, va se retrouver chef de chantier sur la construction d'un tronçon d'autoroute et devenir un héros local.

C’est plus qu’un fait divers dont un escroc serait l’anti-héros. C’est une histoire d’hommes et de femmes. De mélancolie mélangée à la crise qui s’immisce partout. C’est plus précisément l’histoire d’un escroc foncièrement banal, un individu lambda qui vit seul, sur les routes, happé par son passé récent d’homme divorcé qui a fait de la taule, qui a maille à partir avec un vieux pote du genre très gros truand et qui, au hasard de ses dérives, repère et détecte des entreprises de travaux publics, de location de véhicules, de matériaux de construction. Il découvre ainsi un chantier d’autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées. Voilà l’origine des faits. Notre « héros » se fait passer pour un chef de chantier, vole une fourgonnette et se dote d’une raison sociale avec en-tête d’une grande société de BTP. Pour les habitants de la région - la terre du Nord - et de la jeune femme, maire du coin, c’est une aubaine. Celui qui se fait appeler à présent Philippe Miller, devient le sauveur…

Souffle d’un western, pulpe d’un mélo et densité d’un thriller : voilà réunis tous les ingrédients qui, bien touillés, font du bon cinéma. Pour Xavier Giannoli, c’est le quatrième film après « Les Corps impatients », « Une aventure » et « Quand j’étais chanteur ». Mais dans « A l’origine », on retrouve le thème de la recherche d’identité et de reconnaissance d’un être fracturé. L’imposture lui offre une conduite précaire et une posture sociale qui se craquèle très vite comme l’autoroute jamais achevée. Au passage, Philippe Miller fait renaître l’espérance autour de lui. Les ouvriers le fêtent. La maire (campée avec justesse par Emmanuelle Devos) se laisse aller à la même ivresse et croit trouver l’amour. Le jeune couple que forment Vincent Rottiers (déjà confirmé par « Je suis heureux que ma mère soit vivante ») et Soko, une nouvelle venue impressionnante, est également réussi.

Et François Cluzet ? Il impose un personnage fait de peur, d’enthousiasme, d’égoïsme, de silence. Le film possède un peu le souffle d’un western, teinté de mélo, et suffisamment dense pour qu'on lise en filigrane une forme de thriller. L’image large est nerveuse, drôle, lyrique. Comme le chantier, espace cinégénique absolu, déchiré par la nuit et la pluie.
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le 10 février 2010
Un fait divers qu'ils disent, un film ample et romanesque qu'ils ajoutent. Le fait divers est l'escroquerie suprême d'un escroc professionnel de chantiers de construction. Le fait le plus surprenant est que son chef d'aeuvre d'escroc est de réaliser une portion d'autoroute sur un chantier gelé pendant deux ans. Il redémarre le chantier à sa seule initiative dans une petite ville du Pas de Calais dévastée par la crise et les délocalisations. Tout le monde y croit, sans la moindre vérification. Il est le patron d'un chantier fictif réel pendant quatre-vingt dix jours. Il n'y gagnera rien, sauf de la prison mais il est le roi pendant trois mois et il change la face du monde. Le film est extrêmement amer sur la société elle-même qui crée ses propres problèmes, son chômage, sa souffrance. La société dans sa donne de gouvernance actuelle est masochiste. Cependant les ouvriers, les petits entrepreneurs croient au travail, à l'effort, y compris extrême et de nuit, qu'ils soient jeunes et naïfs ou qu'ils soient vieux et aguerris. La force de l'avenir est dans ces forces vives qui veulent travailler à tout prix, y compris pour rien d'une certaine façon, voire à perte. Le film par ailleurs montre comment dans une communauté de cette taille et isolée aucune question n'est jamais posée, même pas par les gendarmes. Ils croient de façon aveugle. C'est le plus surprenant que ceux qui sont là pour douter par principe ne doute pas devant l'espoir. On peut imaginer ensuite les émois d'âme et d'esprit qu'ils vivent quand ils découvrent qu'ils se sont fait avoir. Le film a encore une autre dimension intéressante mais très triste. C'est l'aspect casanier de cette population. Ils veulent continuer à vivre là où ils sont nés, pour la plupart. Ils ne veulent pas se déplacer. On dira que ce sont ceux-là justement qui sont restés que l'on retrouve ici deux ans après la crise de l'arrêt du chantier de l'autoroute et la délocalisation de l'usine textile. C'est un fait tout à fait nouveau pour l'espèce humaine. Le développement produit chez une bonne partie des hommes et des femmes une envie de ne plus bouger, de ne plus migrer. Or l'espèce humaine est une espèce migrante, sans être migratoire. On voit mal comment elle peut devenir à ce point ancrée chacun dans son coin, et avec en plus des hostilités ouvertes contre ceux qui viendraient de l'extérieur sans être introduits. La mairesse de la ville ne compte pas car elle a épousé le maire de la ville. Elle peut alors, à sa mort devenir la mairesse du fait du nom qu'elle porte. Cet aspect est absolument désespérant. La société moderne est une société en constante restructuration, avec ou sans crise. Les populations doivent donc garder une certaine mobilité. Comment alors allier la mobilité et le maintien du confort acquis ? Nous devrions tous vivre dans des caravanes, bien sûr tirées par deux chevaux pour être écologiques.

Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Université Paris 8 Saint Denis, Université Paris 12 Créteil, CEGID Boulogne Billancourt
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