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le 12 mars 2006
Je me souviendrai toujours du choc ressenti à la première lecture de "la stratégie Ender". Un bouquin impossible à lâcher, qui m'a valu nombre de nuits très courtes, que j'ai lu et relu en français, puis dans sa langue originale. Depuis, je me suis naturellement intéressé aux diverses suites apportées à cette saga. A chaque fois, la déception a crû au fil des tomes, et malheureusement, cela semble être systématique chez M. Card, que ce soit pour "Ender" ou pour "Alvin". Si "Ender's shadow" retrouvait un peu de la dynamique de son modèle, le "cycle de l'Ombre" n'échappe pas à la règle, et ce dernier volume réussit encore une fois à tomber toujours plus bas que les précédents.
Comme dans les précédents, Orson Scott Card ne se prive pas de nous distiller sa conception du monde, qui ressemble étrangement à celle de Mr Rumsfeld, autant que son futur censément "lointain", où l'on colonise l'espace en vol supra-luminique, ressemble de façon frappante à ce début de XXIe siècle : nos protagonistes embarquent dans de vulgaires hélicoptères pour contrer le califat islamique et instaurer la fameuse Hégémonie, financée en sous-main par -devinez qui ? les Etats-Unis d'Amérique, bien sûr ! La différence étant qu'on ne s'en cache même plus... Après, difficile de classer ce roman dans la "science-fiction", genre auquel il appartient pourtant. Je l'apparenterais davantage à un thriller contemporain axé sur des thèmes d'actualité, dont les éléments futuristes apparaissent dès lors comme autant de pièces rapportées. Je passe sur le mormonisme en sous-main, toujours de rigueur, mais qui se fait plus discret en comparaison.
Restent les personnages, qui faisaient tout l'intérêt de la série. Dans l'ensemble, les dialogues tombent à plat, l'humour est au ras des pâquerettes, les prodiges intellectuels ne sonnent pas très intelligents, et la quête des héros n'arrive guère à me passionner. Notre petit Bean a bien grandi, un peu trop même, mais il tire toujours autant de ficelles dans le dos d'Ender Wiggin, au point qu'on finit par se demander comment on a pu croire une seule seconde au génie de ce dernier. Idem pour son frère aîné Peter, le pervers manipulateur légendaire qui dans le cycle "Shadow" se fait manipuler par tout le monde, à commencer par ses parents. Décidément, une relecture du tome fondateur s'impose, autrement on croirait l'avoir rêvé...
Orson Scott Card est bien entendu libre de mener ses sagas comme il l'entend, et d'y incorporer ses convictions personnelles - quel auteur ne le ferait pas ? Je ne peux néanmoins que m'attrister de le voir démolir ainsi les fondations de sa propre légende.
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