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le 2 mars 2016
Roman le plus connu de George Orwell, devenu un classique de la SF dystopique, 1984 est un livre à lire au moins une fois dans sa vie.

Je l'avais lu adolescente en Français, étudié le film en cours d'Anglais, j'ai voulu le relire en VO. Si vous suivez mes "C'est lundi, que lisez-vous ?", vous savez que j'ai pris du temps pour le relire. En effet, même si le niveau d'Anglais m'est accessible, ce livre demande une certaine concentration en VO, et chez moi c'est souvent bruyant avec les enfants !

Pour les quelques personnes qui ne connaissent pas l'intrigue, 1984 est l'histoire de Winston Smith, anti-héros, dont le rôle sert finalement à dépeindre les rouages d'une société totalitaire. Je parle d'anti-héros parce que son personnage est assez lâche, et quand il agit c'est de façon plutôt stupide. On ne peut pas dire que l'on s'attache vraiment à lui, mais il représente parfaitement le résultat de la dictature dans laquelle il évolue.

L'histoire se présente en trois parties, la première expose la société gérée par le Parti et le symbole que représente Big Brother. La seconde est consacrée à l'histoire d'amour et la rébellion de Winston. La dernière est le résultat de cette-dernière.

Si je dis qu'il faut lire ce livre au moins une fois, c'est pour la façon très juste avec laquelle l'auteur décortique le fonctionnement d'une société totalitaire. De l'embrigadement des jeunes, à la manipulation de l'information, en passant par la surveillance constante, 1984 est à la fois un rappel historique et actuel (cf la Corée du Nord ou même la Chine) et un avertissement pour le futur.
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le 23 juin 2003
In a society that has eliminated many imbalances, surplus goods, and even class struggle, there are bound to be deviates; Winston Smith is one of those. He starts out, due to his inability to doublethink, with thoughtcrime. This is in a society that believes a thought is as real as the deed. Eventually he graduates through a series of misdemeanors to illicit sex and even plans to overthrow the very government that took him in as an orphan.
If he gets caught, he will be sent to the "Ministry of Love" where they have a record of 100% cures for this sort of insanity. They will even forgive his past indiscretions.
Be sure to watch the three different movies made from this book.
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le 26 mai 2007
Indirectly, Orwell's 1984 novel highlights the fact our modern democracies carry within themselves the germs for dictatorship: cheap nationalism, powerful medias, poverty despite booming economies, people leagued the ones against the others and enhanced feeling of unsecurity. The novel also opens our eyes on how to prevent the advent of dictatorships. Particularly by encouraging people to become educated and respectful of the past. At a time when conspicuous consumption and materialism have taken such an importance, let's quote G. Orwell: "Nothing was your own except the few cubic centimetres inside your skull". In '1984' the seek for knowledge is feared by the Party and unofficial sources of information are forbidden. I felt fortunate reading such a great piece of literature which builds our political awareness. Some rulers behave badly in our world today. Lucky we are to know when they are malicious... "A hierarchical society is only possible on the basis of poverty and ignorance". Good to know!
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le 7 mai 2012
C'est terrible de relire 1984 au XXIème siècle, avec en tête la situation mondiale depuis que ce livre a été publié en 1947. On plonge dans l'atmosphère plombée d'une société coupée en deux, les pauvres abandonnés et manipulés sans espoir et la classe supérieure étroitement contrôlée par une police omniprésente. Toutes les exactions d'un régime totalitaire décrites dans ce texte ont une illustration dans le monde actuel. C'est un grand livre, qui aide à comprendre ce dont sera toujours capable, en pire, l'humanité.
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le 30 novembre 2002
Ce roman decrit un monde totalitaire, manipulateur et inalterable.
Au travers d'une histoire d'amour, Orwell decrit les rouages des mecanismes de controle de la pensee et de surveillance mis en place.
On peut penser qu'il ne s'agit que d'un roman de science fiction, ou se rappeler que le principe de base d'un tel systeme est precisement l'ignorance ou l'indifference que porte la population a ces mecanismes.
Pour se rappeler qu'ou que l'on soit ....
Big brother is watching you.
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"Actuel" est l'un des seuls mots qui me vienne à l'esprit quand je pense à ce livre, que je viens de relire, en anglais, après l'avoir lu il y a environ une dizaine d'années en français.

Je me souvenais de la chambre 101, ainsi que du perfide O'Brien, mais je dois dire que j'avais oublié les fines analyses d'Orwell.

Ce livre est un sommet d'analyse politique et idéologique de notre monde contemporain ; certes il est de 1948, mais les considérations sur le pouvoir et le cynisme, le Newspeak, l'abrutissement des masses par le Telescreen, la tentative de modifier le passé, voire de supprimer toute différence entre passé, présent et futur, le désir de contrôler la perception de la réalité, la destruction de tout lien social fort (famille, amour, amitié) pour ne laisser place qu'à l'adoration idéologique béate, et sur le Doublethink, soit la capacité des élites, dans le roman mais aussi dans le monde réel, à intégrer deux idées totalement contradictoires dans leur petite tête et à vivre avec, pour rester au pouvoir bien sûr, sont d'une acuité et actualité terrifiantes.

La lecture de ce livre en anglais n'est franchement pas difficile ; ce n'est pas très technique, et un petit dictionnaire à côté de vous suffira amplement. Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, l'ouvrage se compose du roman en lui-même, et d'un faux appendice traitant du Newspeak, novlangue en français.

Ce livre ne traite pas du stalinisme ; il traite de nos sociétés, hélas... du monde dit "libre", "liberté" étant devenu un mot orwellien...

Bonne lecture !
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le 5 juillet 2010
Eric Arthur Blair était l'un des plus grands auteurs anglais, que vous connaissez probablement sous le pseudonyme de George Orwell. Il écrivit pas mal de livres, mais la plupart des gens considèrent que « 1984 » et la « Ferme des animaux » furent les plus influents parmi ceux-ci. Dans ces deux derniers récits, il exprima, plutôt par l'usage de la métaphore que tout à fait explicitement, sa perception de la société communiste soviétique.

Je vais donc vous délivrer mon commentaire à propos de ce second livre, « 1984 ».

George Orwell écrivit « 1984 » vers la fin de sa vie, alors qu'il mourrait peu à peu de la tuberculose, et ce détail a certainement influencé le thème de ce livre, et plus encore son style si noir décrivant une inévitable fatalité frappant le Monde. L'histoire prend place à Londres, en 1984, date à laquelle son auteur pense que la sinistre menace qu'il présage pour la société des humains se sera produite. En fait, en écrivant ce livre, George Orwell voulait nous avertir du danger que représentait pour la civilisation occidentale une société collectiviste et despotique telle que l'Union soviétique, si rien de significatif n'était entrepris pour en stopper l'expansion avant cette date fatidique.
Pour ce faire, George Orwell décrivit un Etat totalitaire où la vérité n'existe plus au sens où nous l'entendons ordinairement, mais telle que « Big Brother » nous la dicte ; une vérité construite de toutes pièces, ne répondant plus à la rationalité, et que d'aucun appellerait aujourd'hui le « politiquement correcte », ou encore la « pensée unique »... Dans un tel Etat, liberté veut dire obéissance totale et aveugle au « Parti », et amour relève d'un concept étranger à la société si ce mot ne s'applique pas à l'amour pour ce même « Parti ».

Le récit nous est narré selon la perspective de Winston Smith, un fonctionnaire du Ministère de la Vérité, dont la tache quotidienne consiste à altérer la vérité des faits passés dans les archives, chaque fois que « Big Brother » décide qu'il doit en être ainsi. Le slogan du Parti ne dit-il pas « Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent contrôle le passé ». Et ce slogan est d'ailleurs appliqué au quotidien par le réajustement des faits du passé de manière à ce que ceux-ci justifient ceux du présent, tels que voulus par le Parti. Du point de vue de Winston Smith, pas mal de choses que nous trouverions effrayantes paraissent à ce dernier somme toute ordinaires. Tel est le cas, par exemple, de l'omniprésence de « Big Brother », toujours en train d'observer tout le monde, et aussi de la « Police de la Pensée », laquelle punit les pensées traitresses à propos du « Parti ».
Le lecteur ne peut que ressentir l'inévitable triste fatalité qui se répète tout au long du récit, et qui semble devoir frapper toute entreprise positive, fut-elle des plus modestes, dans des phrases telles que « Le crime par la pensée n'est pas une chose que l'on peut cacher éternellement. Vous pouvez parvenir à tricher pendant quelques temps, des années durant, même ; mais tôt ou tard, ils vous auront... ».
Winston Smith commence peu à peu à réaliser que quelque chose ne va tout de même pas, dans cette société, et qu'il faut que cela change (aujourd'hui, on l'accuserait d'être un anarchiste, pour oser s'élever ainsi contre le despotisme, ironiquement). Le lecteur accompagne donc Winston Smith dans son entreprise de subversion, et devient ainsi le témoin de ce vers quoi celle ci va le mener. Soyez prévenu que « 1984 » est marqué par la fatalité, par ce à quoi on ne peut échapper, quoique l'on fasse ; mais il est tout à la fois ce genre de livre que nous avons tous besoin de lire, un jour ou l'autre.

Pourquoi devrions-nous tous le lire, me rétorquerez-vous peut-être ?

Pour deux raisons, répondrai-je.

Premièrement, George Orwell formule plusieurs observations dans « 1884 » qui ne relèvent pas uniquement de son caractère fictif, mais qui s'appliquent aujourd'hui à des faits qui ont considérablement réduit notre liberté, toujours au nom du bien être de la collectivité.
Deuxièmement - et ce deuxième point est lié au premier - « 1984 » est un livre qui possède la particularité peu commune d'être de plus en plus dans l'air du temps à mesure qu'il prend de l'âge, tant les descriptions que l'on y trouve ressemblent de plus en plus à des faits et à certaines évolutions de notre société. L'une des principales raisons pour lesquelles George Orwell écrivit « 1984 », pourrait bien avoir été de tenter de nous avertir de ce que nous risquions de devenir, de nous prévenir des dangers du communisme, avéré ou déguisé sous d'autres formes d'idéologies. Mais bien des années après la chute de l'Union Soviétique et de la disparation progressive du communisme en général, nous pouvons aussi interpréter la dystopie « 1984 » (dystopie signifie anti-utopie) comme un avertissement à propos du pouvoir excessif des media, et des dérives des gouvernements entreprenant d'outrepasser leur rôle de service auprès de la Nation. Aldous Huxley l'avait fait avant George Orwell, en écrivant « Le Meilleur des Mondes », puis Ray Bardbury avait écrit « Fahrenheit 451 », peu après la parution de « 1984 », puis, beaucoup plus récemment, Dominique Raymond Poirier l'a également fait en écrivant « Grandoria ».
L'innovation technologique devrait servir l'humain qui en est à l'origine, pour faire s'améliorer son existence, normalement, mais elle est également utilisée contre lui, au contraire. Je pense que ce dernier point présente la plus importante des leçons qu'a voulu nous donner George Orwell.
« 1984 » est bien plus qu'un classique ; il est une petite Bible des temps modernes qui existe pour nous rappeler ou se situent les limites de l'inacceptable dans une société - tellement d'entre nous semblent être absolument incapables de les cerner, en 2010. C'est pourquoi je pense que ce livre peut profiter à tout le monde, et que je vous recommande hautement de l'acheter.

Comment donner moins de cinq étoiles à l'un des plus grands best seller de tous les temps.
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le 6 juin 2013
Excellente histoire, sans doute le meilleur écrit d'anticipation sur notre société moderne. Sur le fond les prévisions de George Orwell se révèlent absolument exactes concernant les notions d'asservissement et de surveillance des peuples par des moyens sournois de contrôle des modes de communications, et de limitation du langage. Le détournement de la signification de certains mots au profits d'autres plus politiquement corrects et étymologiquement de sens opposés (le newspeak dans la version anglaise ou novlang dans la version française) est une notion que l'on retrouve couramment dans notre société (on parle de plan de sauvegarde de l'emploi et non plus de plan de licenciement par exemple). Bien que mon anglais ne soit pas parfait, j'ai opté pour la version originale. Le format électronique du livre s'est avéré finalement bien pratique et a pas mal aidé grâce aux outils incorporés au logiciel de lecture tels que le dictionnaire (utile pour comprendre certains passages).
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le 13 février 2014
"Big brother is watching you !" Qui n'a jamais entendu cette phrase ?
A l'heure d'internet, de la vidéosurveillance, de la géolocalisation, des appareils connectés et des scandales sur les agences de renseignement américaines, cette phrase sonne plus vraie que jamais.
Ce livre suit un homme ordinaire dans une société où le contrôle est omniprésent. Entre délation, manipulation, routine, règles trop strictes, il est dur de vivre et encore plus dur de trouver le bonheur. Cependant lorsque l'on a jamais rien connu d'autre que la répression et que les livres d'histoires sont trafiqués comment dénouer le vrai du faux, comment savoir si on peut mener une vie plus agréable ?

Le sujet est passionnant et ouvre de nombreuses perspectives de réflexion. Néanmoins le style d'écriture est un poil trop lent à mon goût en particulier vers la fin ce qui lui vaut son étoile en moins.
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le 30 avril 2005
In a society that has eliminated many imbalances, surplus goods, and even class struggle, there are bound to be deviates; Winston Smith is one of those. He starts out, due to his inability to doublethink, with thoughtcrime. This is in a society that believes a thought is as real as the deed. Eventually he graduates through a series of misdemeanors to illicit sex and even plans to overthrow the very government that took him in as an orphan.
If he gets caught, he will be sent to the "Ministry of Love" where they have a record of 100% cures for this sort of insanity. They will even forgive his past indiscretions.
Be sure to watch the three different movies made from this book:
1984 (1954) Peter Cushing is Winston Smith
1984 (1956) Edmond O'Brien is Winston Smith
Nineteen Eighty-Four (1984) John Hurt is Winston smith
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