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le 20 janvier 2012
D'abord des remarques sur les œuvres, à destination des néophytes : c'est de la musique du XXème siècle, ce qui suppose que l'acheteur connaisse et aime la musique atonale, les dissonances, les atmosphères tendues, et ne cherche pas de ligne mélodique... Si on ne connaît pas les noms des compositeurs joués sur ce disque, et qu'on ne jure que par Mozart ou Haydn, la rencontre risque d'être surprenante et un peu violente... En revanche, si on est déjà accoutumé à ce répertoire, alors voilà un disque magnifique, magistral, avec des œuvres d'une grande intensité et d'un intérêt constant, qui fait entendre à la fois une musique profonde et superbe, et une formation au sommet de son art, le quatuor Lasalle, dont la discographie est malheureusement beaucoup trop réduite. On a ici un très beau quatuor à cordes de Lutoslawski de 1964 (d'à peu près 25 minutes), en deux mouvements, un de Penderecki de 1960, très court (moins de 7 minutes), en un seul mouvement, très dense, très vivant, spectaculaire, un Prélude pour quatuor à cordes de Toshiro Mayuzumi de 1961 (11 minutes), en un seul mouvement, et enfin un quatuor de John Cage, de 1950, en 4 mouvements (près 22 minutes). Les 4 œuvres, composées donc dans une période d'une quinzaine d'années, donnent un excellent panorama de ce qui s'est fait de bien à cette époque, dans des styles divers, le quatuor de Cage se démarquant davantage par le parti pris de jouer sans vibrato et de faire sonner les instruments comme des violes, mais il est sans doute le moins dense, le moins tendu, et donc peut-être le moins captivant, Cage ayant horreur des effets dramatiques. Le disque ne contient néanmoins aucune faiblesse et a le mérite de vous plonger dans un état d'esprit raffiné et une attention très grande au son, au silence, et aux timbres des cordes...
Pour ce qui est de l'interprétation, les Lasalle sont d'une perfection qui laisse muet, tant ils savent donner aux partitions toute leur densité, avec une précision à la loupe, le moindre détail faisant sens. Ils donnent à chaque son tout son poids, et sont manifestement en osmose avec ces musiques, comme avec celles de Ligeti, Webern ou Berg, qu'on trouve sur d'autres enregistrements... En plus, et pour une pareille musique ça n'est pas un détail, les prises de son, pourtant d'une quarantaine d'années, sont exemplaires, d'un équilibre frisant la perfection, surtout pour les quatuors de Lutoslawski, Penderecki et Mayuzumi (décembre 1967)... Bref, un disque phare pour ce répertoire...
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Suite de la réédition des disques DG du quatuor Lasalle (Walter Levin, premier violon)Late String Quartets : maintenant que Brilliant s'attaque au plus difficile, peut-on imaginer que l'éditeur pousse l'audace jusqu'à nous rendre le couplage du quatuor de Michael Gielen « Un vieux souvenir » et du 3e d'Artur Schnabel (si, ça existe)? Le label « populaire » est en tout cas en train de devenir un label « pointu ». Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai.

Evidemment, si vous êtes de ceux qui pensent que la musique contemporaine est « froide » ou « cérébrale », ce n'est probablement pas ce disque qui va vous convenir, ni vous réconcilier avec elle. Mais si vous lui reprochez surtout que tout s'y ressemble, il y a là de quoi corriger cette impression.

Ces enregistrements (1967-72) ont beau être en stéréo, ils nous viennent d'un temps qui est déjà de l'histoire. Lorsqu'ils ont été réalisés, John Cage et Witold Lutoslawski étaient encore de ce monde, Penderecki n'était pas encore devenu néoconservateur.

J'ai presque envie de parler des interprètes avant de dire un mot des oeuvres : le degré de virtuosité collective atteint par les Lasalle dans le furioso du second mouvement du Quatuor de Lutoslawski (1964) est proprement sidérant. Ecouter cette pièce par les Lasalle est une expérience sonore qui justifie à elle-seule qu'on s'intéresse à ce disque.

Le quatuor de Penderecki (1960) concentre un maximum d'effet en un minimum de temps (moins de sept minutes). Les martèlements du début sont extraordinaires, lorsque joués ainsi.

Toshirô Mayuzumi (1929-1997) compose en 1961 ce Prélude pour quatuor contemplatif, qui se souvient de la sonorité du koto, et s'anime progressivement. Une belle pièce.

Le Cage (1950), où ce dernier demande aux interprètes de jouer sans vibrato, fait sonner le quatuor, comme le dit la notice, à la manière d'un consort de violes. Musique essentiellement paisible, jusqu'à la provocation. Difficile de ne pas voir l'humour d'un titre comme celui du 3ème mouvement, « nearly stationary ». Le bref « Quodlibet » final a un parfum élizabéthain prononcé. Si vous vous demandiez pourquoi Cage trouvait Hovhaness sympathique, vous tenez ici la réponse.

Notice en anglais, courte mais substantielle pour une réédition vraiment remarquable.
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le 5 septembre 2013
Witold Lutoslawski est né en 1913 à Varsovie, Russie (Pologne). En 1915, devant l'avance de l'armée allemande, son père, d'origine noble, se réfugia à Moscou, où il continua son combat politique en faveur de l'indépendance de la Pologne au sein du « Polish National Democratic Party » mais, en 1918, après la Révolution d'Octobre et la signature d'un cessez-le-feu entre les nouvelles autorités soviétiques et l'Allemagne, il fut arrêté et exécuté. La famille s'établit alors dans la Pologne nouvellement indépendante. Un concert de Karol Szymanowski (1882-1937) l'impressionna vivement et, en 1926, il devint étudiant à temps partiel du Conservatoire de Varsovie que Szymanowski dirigeait. En 1932, il rejoignit la classe de composition de Witold Maliszewski (1873-1939), élève de Nikolai Rimsky-Korsakov (1844-1908), dont il sortit diplômé en 1937. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut prisonnier des Allemands avant de s'échapper, et, en 1945, il fut élu président et secrétaire de l'Union des Compositeurs polonais, mais, en 1948, étant opposé à l'idée de « Réalisme socialiste », il démissionna de toutes ses fonctions. Toutefois, en 1954, son Concerto pour orchestre, commandité par le chef d'orchestre Witold Rowicki, le fit reconnaître comme un compositeur majeur, et lui valut deux prix d'Etat l'année suivante. Sa renommée internationale crut encore en 1966, lorsque Pierre Boulez (né en 1925) créa le second mouvement de sa seconde symphonie, alors inachevée, et que Mstislav Rostropovich créa son Concerto pour violoncelle à Londres en 1970. Dans les années 1970 et 1980, Lutoslawski soutint activement le mouvement Solidarnosc, rompit tout lien avec le gouvernement polonais, et n'accepta que ses oeuvres ne soient jouées au Festival d'Automne de Varsovie qu'en 1988, après un accord entre le gouvernement et l'opposition. Il est mort en 1994 à Varsovie.

Parmi les oeuvres majeures de Lutoslawski, on peut noter une Sonate pour piano, la Variation « Sacher » pour violoncelle seul, des « Variations sur un thème de Paganini » pour deux pianos, une Partita pour violon et piano, « Grave » pour violoncelle et piano, un Trio pour vent, un Quatuor à cordes, les « Préludes et fugue » pour treize instruments à cordes, une Partita pour orchestre de chambre et violon, « Paroles tissées » pour ténor et vingt instruments, une « Musique funèbre » pour orchestre à cordes, un Concerto pour piano, un Concerto pour violoncelle, un Double Concerto pour hautbois et harpe, le Concerto pour orchestre, un « Livre » pour orchestre, quatre Symphonies, « Chantefleurs et Chantefables », sur des poèmes de Robert Desnos, pour soprano et orchestre, « Trois Poèmes d'Henri Michaux » pour choeurs et orchestre, ou bien encore les « Chants de Noël polonais ».

Krzysztof Penderecki est né à Debica, près de Cracovie (Pologne), en 1933. À 18 ans, il entreprend des études de composition avec Franciszek Skolyszewski au Conservatoire de Cracovie. En 1954, il suit l'enseignement d'Artur Malawski (1904-1957) à l'Ecole Supérieure de Musique de Cracovie, puis de Stanislas Wiechowicz, après la mort de Malawski. Il achève ses études musicales en 1958 et, en 1959, la création de « Strophes » au festival « L'Automne de Varsovie » et, surtout, du « Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima » l'année suivante, lui donne confèrent très rapidement une notoriété internationale. La même année, il commence à enseigner à l'École supérieure de musique de Cracovie, et en devient le recteur 1972. De 1973 à 1978, il fut professeur invité à la Yale University de New Haven. Krzysztof Penderecki fut initialement, tout comme György Ligeti (1923-2006), très mal compris ; souvent, à cette époque, classé à tort parmi les compositeurs de l'école néo-avantgardiste alors très à la mode, en particulier en Allemagne et en France, Penderecki se révéla rapidement être en réalité, non pas l'un des derniers représentants d'un académisme devenu sclérosé et de plus en plus stérile, mais, à l'instar de Ligeti, un formidable innovateur, un créateur authentique, ces deux compositeurs étant à la source, à la fois de la révolution musicale qui se produisit aux Etats-Unis vers la fin des années 1960 avec La Monte Young (nés en 1935), Terry Riley (né en 1935), Steve Reich (né en 1936) ou Philip Glass (né en 1937), puis de celle qui se produisit dans les pays bordants la Baltique dans le courant des années 1970 avec Henryk Górecki (né en 1933), Alfred Schnittke (1934-1998), Arvo Pärt (né en 1935), Peteris Vasks (né en 1946) ou Erkki-Sven Tüür (né en 1959), et qui aboutirent au renouvellement complet du langage musical que nous avons connu à partir des années 1980 avec Gérard Grisey (1946-1998), Jean-Louis Florentz (1947-2004), Philippe Hersant (né en 1948), Marc-André Dalbavie (né en 1961), Thierry Escaich (né en 1965), Éric Tanguy (né en 1968), ou bien encore Karol Beffa (né en 1973), pour ne citer que les plus connus.

Parmi les oeuvres majeures que Penderecki a écrit à ce jour, on peut citer, outre « Strophes » et « Thrène », deux Sonates pour violon (1953 ; 1999), trois Quatuors à cordes (1960 ; 1968 ; 2008), « Drei Stücke im alten stil » (1963), une Sonate pour violoncelle et orchestre (1964), la « Passion selon Saint-Luc » (1965), « De natura sonoris », N° 1 (1966) et N° 2 (1971), le « Dies Irae » (1967), le Capriccio pour violon et orchestre (1967), quatre Opéras, « Les Diables de Loudun » (1969), « Le Paradis Perdu (1978), « Le Masque Noir » (1986) et « Ubu Rex » (1991), deux Concertos pour violoncelle et orchestre (1972 ; 1982), deux Concertos pour violon, N°1 (1977, révision 1987) et N°2 « Metamorphosen » (1995), sept Symphonies numérotées de 1 à 8, la sixième étant à ce jour non écrite (1973, 1980, 1988-1995, 1989, 1992, 1996, 2005), « Le Rêve de Jacob » (1974), le « Magnificat » (1974), le Requiem polonais (1980-1984, révisions 1993 et 2006), un Concerto pour alto et orchestre de chambre (1983), « Per Slava » pour violoncelle seul, dédié à Mstislav Rostropovich (1986), un Trio à cordes (1991), un Concerto pour flûte et orchestre de chambre (1992), un Quatuor pour clarinettes (1993), un Sextuor (2000), un Concerto Grosso N° 1 pour trois violoncelles et orchestre (2001) et un Concerto Grosso N° 2 pour cinq clarinettes et orchestre (2004), un Concerto pour piano « Resurrection » (2002, révision 2007) ou bien encore un Concerto pour cor (2008).
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