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Ridley Scott et Russell Crowe ont souhaité faire un film différent, en tentant d'imaginer comment Robin Longstrade est devenu Robin des Bois.

Oubliez l'homme aux collants verts et au chapeau vert.
Oubliez la rivalité avec l'odieux Sheriff de Notthingham.
Oubliez le hors-la-loi qui vole l'or aux riches pour le restituer aux pauvres.
Oubliez en fait tout ce qui a fait de ce personnage une icône populaire.

Que nous propose t-on à la place ?
Un ancien soldat usé par la guerre, qui accepte de se faire passer pour le fils d'un baron anglais et l'époux d'une lady emancipée.
Un complot visant à diviser les anglais pour faciliter l'invasion des français.
Un faux baron donc qui tente de réconcilier des barons révoltés et un roi déloyal, en incitant ce dernier à promettre une charte des droits.

Dans l'absolu, je n'ai rien contre une tentative de démythification. Je dirais même que c'est un procédé qui a été utilisé avec beaucoup d'intelligence par Christopher Nolan pour Batman Begins.
Mais ici, c'est loin d'être convaincant. Non seulement Robin n'est plus présenté comme ce personnage charismatique et généreux qui a fait rêver petits et grands, mais il faut bien avouer que le film est loin d'être palpitant.

Grosso modo, le scénario semble se trouver à la croisée entre Robin des bois, Gladiator et surtout Braveheart... le tout saupoudré de quelques poncifs du cinéma hollywoodien (héros traumatisé, jeune lady qui se prend Mulan),
mais au final il faut reconnaitre qu'on a là une histoire sans originalité, sans enjeu personnel (pour les personnages principaux) et surtout, et - c'est surtout là que le bât blesse - une histoire cousue de fil blanc, sans rebondissement, sans risque pour les "héros".

A mon sens, quand on regarde un film d'aventure, on espère ressentir un certain souffle épique. Mais ici, franchement, je n'ai pas tremblé une seule minute pour Robin ou pour Marianne.

Ceux qui attendaient une réalisation au top avec des prises de vue ou des mouvements de caméra audacieux risquent également d'être déçus.
Il faut vraiment avoir lu l'affiche du film pour savoir que c'est le réalisateur de Gladiator ou de Kingdom of Heaven qui est aux commandes.
On est ici à des années lumières du niveau de Gladiator, du Dernier samouraï d'Edward Zwick, voir même du Robin des Bois de Kevin Reynolds.

Non, franchement, rien ne permet de sauver ce film au niveau artistique. Trop propre et parfois même pompeux, jusqu'à friser la caricature, ce Robin des Bois aura peut-être été un succès au box-office... mais cela ne sera probablement pas un film qui marquera le genre.
A mon avis, mieux vaut encore regarder les anciennes versions, y compris celle de Disney. Là au moins, on a droit à un film divertissant.
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La filmographie regroupant les aventures de Robin des bois a tellement été truffée de références de légende qu'il est difficile de faire œuvre neuve dans ce registre. En mettant l'accent sur l'archer qu'il fut dans les armées de Richard et le retour de croisade, en apportant des éléments sur son enfance et la référence à un père tué pour ses idées, le scénario de ce film est assez bien construit. Loin de l'univers coloré d'un Robin en collant à la manière des super-héros, celui interprété par Russell Crowe met l'accent sur le caractère d'un homme timide, prudent mais courageux dans l'action.

J'ai aimé la manière dont Ridley Scott a construit ses images, avec de bon mouvements de caméra, même si dans les combats il abuse un peu trop de la caméra numérique (l'effet avait été vu dans Gladiator). Les décors sont soignés et les costumes de même. J'ai cité "Gladiator" et il est vrai qu'il y a beaucoup de similarités de traitement. Beaucoup de similarité dans les inexactitudes historiques mais cela n'effraie pas le cinéaste qui est là avant tout pour raconter une histoire (avec un petit "h"), même si cette dernière doit tordre celle avec un grand H. Le traitement de la photographie est aussi très bon et j'ai bien aimé le fait de rendre ce moyen âge avec des couleurs froides un peu ternes. Par contre, les scènes finales avec les péniches de débarquement m'ont laissé de glace. Pour le coup, cela tourne au ridicule d'avoir voulu faire un clin d'oeil pas vraiment discret au "soldat Ryan" (des plans presque identiques !)

Au final, un bon spectacle si on se laisse prendre à la magie des images, un salmigondis si on est attaché à un semblant de véracité historique sur cette époque. Comme toujours avec Scott, cela ne laisse pas indifférent.
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Malgré des liberté sidérales prises avec l'Histoire et son grand H, ce nouveau « Robin des Bois » est porté par le formidable souffle épique, digne d'un grand film d'aventure. Il parvient ainsi à conquérir le spectateur difficile que je suis pourtant, dès qu'il s'agit de Moyen Âge.

Russel Crowe et Cate Blanchett apportent beaucoup au film, grâce à leur présence et leur talent capable de donner de l'épaisseur à des personnages pourtant peu servis par le scénario.

Entre « Le retour de Martin Guerre » et « Imperator », le film se positionne comme un « Robin Hood' Begin », retraçant l'histoire de Robin avant qu'il ne devienne le Robin des Bois que tout le monde connait. Le savoir-faire, désormais plus formaté de Ridley Scott, reste néanmoins toujours aussi efficace.
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Cette version de Robin des bois est intéressante car différente de celle que nous avons l'habitude de voir. Habituellement plus romancée, l'histoire de Robin des bois trouve ici un autre déroulement.
Si ce film reste bien filmé et intéressant au niveau des "libertés" prises avec l'histoire traditionnelle qui nous vient des ballades populaires qui florissaient au début du XIVe siècle, ce sont ces mêmes libertés et le caractère trop académique qui déservent le film.

Le personnage de Robin est intéressant car courageux, libre et solitaire. Il veut faire sa route seul et ne veut pas copiner avec les autres même si on perçoit qu'il a bon coeur. Il se retrouve devenu le faux fils du Seigneur de Loxley et selon le film, c'est ainsi qu'il va devenir Robin de bois. Le soucis c'est que ce n'est pas comme cela que cela doit se passer (Richard ne doit pas mourir, Robin est bien le seigneur de Loxley, Marianne n'est pas son épouse etc.) et du coup, j'ai perçu ce film comme un film agréable à regarder, plein d'action mais comme un genre de "faux" film sur Robin des bois.

J'aurai préféré que Scott s'en tienne à l'histoire originelle tout en proposant un traitement plus réaliste et brutal, en dépeignant un Robin différent. Là, c'est l'altération de l'histoire qui tient lieu d'originalité mais cela ne tient pas vu que ce n'est pas crédible au niveau de l'histoire en général. Du coup, Scott propose un traitement de l'image très traditionnel: les scènes de combats et de brutalité guerrière se retrouvent dans des tas de films. Rien d'original.

Le pire est quand même la dernière partie de l'histoire qui est hollywoodienne à souhait et donc indigeste pour moi. C'est cliché comme c'est pas permis! Le summum est atteint par Guenièvre en soldat qui ne meurt pas même en restant sous l'eau (waouhh quelle femme)et par Robin qui devient l'homme poisson! Cette fin m'a gâché le film - que je trouvait regardable jusque là. C'est un peu pathétique de tomber dans autant de travers d'un seul coup.

Dommage car cela aurait pu être beaucoup mieux.
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le 1 mai 2016
Le film en lui-même est excellent, les deux étoiles sont pour l'enregistrement sur le support qui est à mon sens très mauvais .
1) le chargement de lancement est très/trop long, 5 bonnes minutes entre le moment où le disque est avalé par le lecteur et le lancement du film, même "Avatar" n'est pas aussi long.....certes mon lecteur n'est pas récent mais c'est un haut de gamme et je l'ai mis à jour......bref mon Pana fonctionne très bien .
2) pendant les 5 minute de chargement il vous demande dans quelle langue je veux voir le film, je choisi le "Français", logiquement quand le choix des langues est demandé pendant le lancement (cela évite de renter dans le menu) les sous-titrages ne sont pas activés mais il peut y en avoir sur certains mots anglais ou étrangers qui apparaissent dans le film ou un langage autre que la langue choisie.......cela étant, sur la version française il ne devrait pas y avoir de sous-titrage puisque TOUS les acteurs sont doublés en français.......et bin pas du tout, dans certaines scène des actrices/acteurs ont des rôles de personnage Français et au moment où ils parlent il y a des sous-titrages en "ANGLAIS" ? (dans un film vue en version française je ne vois pas trop à quoi ça sert ?) .
3) pendant le visionnage j'ai dû mettre le film sur pause (pause pipi) quelques minutes pour ne rien louper du film, alors normalement il faut minimum 5 mn (peut-être même plus) de pause pour qu'il se mette en veille.....pour cet enregistrement-là quelques secondes suffisent et quand il est veille il y reste (fonction "play" inopérante), obligé d'appuyer sur "stop" pour relancer le film pas où il c'est arrêté mais au "tout début" et là encore j'ai dû attendre qu'il charge je ne sais quoi . Au bout de 3 mn d'attente, j'en ai eu marre j'ai sorti le disque pour éteindre mon lecteur malheureusement cette bêtise de BR m'avait bloqué le lecteur, impossible de l'éteindre, j'ai dû débrancher mon Pana pour faire un réset et le refaire fonctionné correctement (faut le voir pour le croire ?).....ZERO/20........cela dit, pendant le chargement initial il y a des avertissements qui apparaissent et il me semble avoir vue écrit que ce BR était destiner au marcher Belge (ou un truc dans le genre).......serais-ce lié ?......y en a-t-il d'autres qui ont eus ce type de disfonction ?..........en attendant je le renvoi à amazon pour remboursement et j'espère qu'ils vont faire une enquête pour savoir si tout lot de BRD est contaminé par ce disfonctionnement .
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Dans la lignée de ses grandes fresques historiques (Gladiator,Kingdom of Heaven,1492 - Christophe Colomb), Ridley Scott s’attaque à une nouvelle légende médiévale. Le traitement est beaucoup plus orienté vers l’histoire que les deux versions précédentes les plus célèbres, celles avec Errol Flynn ou Kevin Costner, et tente assez adroitement de faire émerger Robin dans les campagnes françaises de Richard Cœur de Lion après les croisades, le ramener en Angleterre puis de créer un lien avec la famille noble Loxley et enfin de le faire émerger comme chef de guerre. L’intrigue elle-même se présente donc plus comme une « origins story » qu’autre chose. Tant pour le personnage de Robin Longstride qui va découvrir ses origines et les réconcilier avec son présent, que pour celui de Robin des Bois qui n’est nommé comme tel qu’à la toute fin du film, au moment où enfin il devient le hors-la-loi de la légende et se réfugie dans la forêt de Sherwood.

Pour en revenir avec l’histoire, c’est une idée intéressante d’avoir chercher à y ancrer la légende (Robin des Bois est un personnage complètement fictif). Parmi les éléments historiquement justes, on notera en particulier la mort de Richard Cœur de Lion au siège de Châlus, la révolte des barons, la Magna Carta imposée au roi Jean, la forte rivalité avec Philippe Auguste. Cela dit, de grandes libertés ont tout de même été prises : la Magna Carta fut bien signée par Jean mais seulement en 1215, seize ans après l’époque du film, le débarquement sur les côtes anglaises fut mené non par le roi Philippe mais son fils Louis VIII et fut même un succès. De plus, les allusions à la seconde guerre mondiale ne sont pas toujours du meilleur goût (les villageois enfermés dans une maison et gazés, les barges de débarquement qui font furieusement penser au D-Day, les pluies de flèches sur les boucliers dont le son évoque des mitrailleuses), mais le clin d’œil reste amusant. Plus discutable est la dimension nationaliste, complètement anachronique. Et, évidemment, les Français sont encore une fois les grands méchants, fourbes, traîtres, comploteurs. Le plan du drapeau de la couronne de France coulant à la fin n’est pas d’un goût qui pourrait beaucoup nous plaire…

Mais à part ces éléments finalement périphériques, ce Robin des Bois se regarde avec beaucoup de plaisir, et ne mérite pas la réputation de navet qui l’a entaché à sa sortie. Il est certain que ce Director’s cut correspond à quelque chose de bien plus cohérent que la version sabrée en salles. Ridley Scott est un habitué des versions longues (le dernier en date : Cartel) qui étoffent beaucoup leur intrigue de base (Gladiator et ses développements politiques), voire rendent le film meilleur de façon flagrante (Kingdom of Heaven). Celui de Robin des Bois rentre clairement dans cette dernière catégorie. Le montage augmenté d’une douzaine de minutes devient bien équilibré, bien rythmé, beaucoup mieux balancé que la version sortie en salle, qui m’avait laissé une impression de film bancal et inachevé. Attention : on n’est pas non plus au niveau de Kingdom of Heaven où la version longue s’avérait être un film complètement différent de la version cinéma, mais le director’s cut de Robin des Bois améliore tout de même significativement le produit. Si, comme ce fut mon cas, vous n’aviez pas aimé le film au cinéma, je vous invite pourtant sans hésitation à lui donner une seconde chance dans cette version.

Côté intrigue, on regrettera juste que le shériff de Nottingham soit un peu sous-employé ; son personnage ne sert tellement à rien qu’on en vient même à se demander pourquoi il figurait dans le scenario. Peut-être que Scott s’est réfréné de remettre dans le director’s cut d’autres passages où son utilité était plus flagrante ; Matthew MacFayden s’en sort honorablement, étant donné qu’il n’avait pas grand-chose à en tirer. En revanche, Mark Strong fait un méchant génial, Oscar Isaac apporte une ambiguïté géniale au personnage du roi Jean. William Hurt en impose, comme d’habitude, et Danny Huston trouve un rôle en costumes inhabituel en Richard, mais qui lui sied très bien. Excellent idée, aussi, d’avoir pris Max von Sydow qui apporte une humanité extrêmement touchante au vieux Loxley. Quant aux personnages principaux, on restera en particulier sous le charme de la Marianne version Cate Blanchett, qui en impose. Russel Crowe, lui, refait du Gladiator, en un peu moins amer et un peu plus gros. Il conserve une présence forte à l’écran, mais sa prestation n’offre pas de nouveauté ni de surprise par rapport à ce qu’on connaît de lui.

En conclusion, on vous recommande ce director’s cut de Robin des Bois, qui permet de redécouvrir un film peut-être injustement mal aimé dans la filmographie de Ridley Scott.
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le 2 décembre 2010
après plus de 65 commentaires, il semble assez vain d'intervenir, mais la répétition des reproches avancés par les critiques me laisse oser une synthèse d'avis
*** je tiens à dire, que ces commentaires véhéments et impressionnants ont tout d'abord différé mon achat de 2 mois. Puis je me suis laissé tenter, et toute la famille, grands parents compris ont beaucoup apprécié. L'image bluray est très nette, bien sur la luminosité n'est pas toujours top, mais désolé, en Angleterre, il ne fait pas toujours beau...la version director's cut est instructive. La bande son réussie. alors pourquoi tant de haines?
-Ridley Scott s'est risqué à engager des têtes familières notamment issues de gladiator, y compris parmi les figurants, alors, parce qu'ils jouent un peu la même manière, cela devient outrageant?!
-les médiévistes français sont offusqués par des anachronismes: (les anglais n'appellent pas Richard, cœur de lion, mais les français....), je surajouterais que le baiser final aurait été improbable car étant une marque d'égalité entre hommes lors d'un pacte, et alors, ne fallait il pas un peu de sauce contemporaine pour rendre la légende compréhensible pour les spectateurs non spécialistes? la tentative d'instaurer un bilinguisme dans le film est moins gauche qu'il n'y semble, car les nobles anglais parlaient français et pas l'inverse. j'ai aussi lu Guillaume le maréchal, ou le meilleur chevalier du monde, et le livre est équilibré et pertinent dans sa description de l'époque. Mais un film grand public peut il transcrire autant de précisions et détails, alors même que longstride est archer entouré de gallois? De plus, l'illustre G.Duby avoue a maintes reprises de son vivant être un fervent admirateur de Paris et de la dynastie capétienne. Or voilà où le bas blesse, le nationalisme appliqué est inversé dans le film, l'anglais (hormis Jean sans terre) est décrit dans l'incarnation en Robin, comme franc courageux et endurant, le français (le roi Philippe) comme manipulateur et fourbe. L'invasion française échouée de la fin du film est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase, surtout quand Cate Blanchett nous rejoue Elisabeth 1ere, tome 1 et 2 en rejoignant son époux dans le combat, c'est vrai que cela fait beaucoup; l'héroïsme échevelé est à son combe, le "goth"=le barbare (alors qu'en France fleurit l'art gothique...) doit être bouté hors de la terre d'Angleterre, et pour bien nous énerver, les anglais nous font une leçon d'histoire du droit, avec la Charte des Barons de 1215, pour nous prouver par A+B, qu'ils sont bien à l'origine et non nous des droits fondamentaux du citoyen (ben woui, c'est bien vrai, je ne vous parle même pas de Hobbes beaucoup plus tard...)
-Robin des bois collectiviste qui donne au pauvre en prenant aux riches, voici une icône qu'il ne fallait pas toucher!Ridley Scott matérialise les rapports humains, et si Longstride rencontre des compagnons d'infortune, il garde un destin qu'il veut solitaire. Il rend un service à un noble chevalier agonisant et le voici adopté par le père du défunt (opportunisme comportemental d'ailleurs retrouvé dans le film Chevalier). Et voici robin, catalyseur entre les gouvernants opprimés et le peuple en attente de protection. Ici, plus d'élan lyrique louant la rébellion du peuple, tout juste, le réalisateur nous donne les mobiles qui poussent les individus à voler, tuer ou abandonner leur toit; la misère est le ferment des révoltes, mais fondamentalement, les individus du récit recherchent à pouvoir se poser un jour quelque part, home, sweet home, alors finit les joies collectivistes sans fin, la glorification d'une troupe de joyeux lurons fiers à bras justiciers de l'opprimé: ici comme dans un pré-western, chacun se résout à devenir hors-la loi pour défendre ses biens, ses intérêts et son chez soi (le moine , son hydromel, Petitjean sa copine, les autres le village qui les a accueilli...); donc c'est la misère qui réunit les miséreux et Russel Crowe leur dit bien que sans cause, ils ne sont rien, que des va-nu-pieds...Bien sur que cela sent très fortement la politique, cela explique peut être autant d'avis tranchés & révoltés...les historiens marxistes crieront en effet au "révisionnisme"
En conclusion, je conseille aux historiens amateurs révoltés de lire le très bon article de wikipedia sur robin des bois, qui rappelle la mixité temporelle des inspirations, cette version s'appuyant plutôt sur les pièces jouées durant le règne de la grande Elisabeth dans la deuxième moitié du 16éme siècle. Le film est un grand spectacle qui a l'étoffe des grands films, même si le rythme du récit souffre de certaines langueurs; La musique est réussie, mais elle n'arrive pas à alléger cette grande fresque lyrique aux accents nationalistes. Russel Crowe joue du Russel Crowe, avis aux amateurs...
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Balayons de suite les poncifs sur les goûts et les couleurs. Si certains ont aimé ce film, tant mieux, ils ont sûrement raison. De leur point de vue.

Pour ce qui me concerne, le compte n'y est pas.

Que ce Robin soit en quelque sorte une revisite du mythe, un "Robin" avant le Robin que tout le monde connaît : très bien. Richard Cœur de Lion est déjà mort : d'accord, on fera sans l'attente de son retour.

Passons sur les approximations historiques nombreuses, sur le message benêt de l'union qui fait la force, des fiers Anglais qui doivent sauver leur civilisation face aux vilains Français. C'est un peu la loi du genre.

Ce qui me gêne davantage, c'est tout le reste. Que de moyens déployés pour une histoire aussi creuse et mal ficelée.

Que de péripéties ridicules (le sommet étant l'intervention de Marianne/Mulan avec sa bande de chenapans tout d'un coup transformés en guerriers, mais la fin de Godfroy n'est pas mal non plus !), de références grossières : on s'attend vraiment à voir surgir les GI d' "Il faut sauver le Soldat Ryan" des barges Françaises.

Scott n'a pas le talent nécessaire à une relecture intéressante à l'instar de celle d'un Franck Miller pour les héros de la Marvel.
Son Robin a subi un traumatisme d'enfance avec la mort de son père qui, en plus d'être le précurseur de Hobbes, était sans doute le tailleur de pierres des "Piliers de la terre" dont les décors semblent avoir été repris (scène du reniement de Jean Sans Terre).

Tout ça explique qu'il ait renoncé à la jupette et au collant, les psychanalystes ayant déjà chargé la barque. Même le tir à l'arc ne lui fait plus bander et c'est d'une main paresseuse qu'il daigne décocher quelques traits, inventant au passage un missile sol-air téléguidé.

Sinon, formellement, Ridley Scott sait tenir une caméra, on le sait. Malheureusement, lui aussi.
On peut considérer qu'il a inventé une nouvelle façon de filmer les combats avec "Gladiator" et il nous la ressert constamment : plans hachés, filmés au plus près et à hauteur de hanche, ralentis, accélérations...
Note technique : 4/5.
Note artistique : 1/5. Son film patine ! : glissons.
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Une version de plus de Robin des Bois, ce que j'y ai le plus apprécié c'est son côté plus réaliste.
Les autres films concernant Robin Hood, même si certains sont excellents, sont plus romanesque plus Hollywoodiens...
Celui ci est surement plus proche des conditions de vie de cette époque..

Après Gladiator Ridley Scott nous présente sa vison de Robin des Bois avec Russel Crowe qui incarne ce rôle à la perfection..

La version longue de 2h30mn est un plus, je dirais même que c'est LA version à voir, oubliez vite la version commercialisé au cinéma
Acteurs : Russel Crowe, Kate Blanchett, William Hurt,

Pour la qualité vidéo .... tout simplement idéale, conforme à ce que l'on peut attendre d'un film sur ce support, l'audio en Français Dolby Digital 5.1, dommage un HD aurait apporté un peu plus de "volume
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le 11 mai 2014
En voulant moderniser l'histoire, on en est arrivé à produire un film vraiment ridicule.
On assiste, par exemple, à un roi Richard Coeur de Lion qui se fait occire par un cuisinier Français (et involontairement !) ...
Robin des Bois n'est plus en lutte contre les Normands qui se sont emparés de l'ile mais par de perfides et sournois Français (comme tout bon Français qui se respecte dans le cinéma américain) qui visent à s'emparer de l'Angleterre.
Et ce ne sont que des exemples parmi d'autres ...
Comme je regrette les Robin des Bois "ancienne formule"
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