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4,5 sur 5 étoiles
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le 28 juin 2015
Un pur moment de comédie, vif et enlevé, plein de situations cocasses et rocambolesques, servie par de très bons acteurs. Beaucoup de fraîcheur...
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L'engagement d'Hollywood dans la propagande anti-nazie n'a pas été immédiat, c'est le moins que l'on puisse dire.
Dans les années 30, les intérêts financiers priment d'autant plus que les grands studios ne croient pas à l'inéluctable. C'est ainsi que la MGM achète des War Bonds allemands (son patron Irving Thalberg aurait déclaré : "Hitler et l'hitlérisme passeront, mais les Juifs, eux, resteront"), ou que Zukor de la Paramount affirme qu'Hollywood ne devrait pas "se préoccuper d''autre chose que de divertir".

Mais dès le début des hostilités en Europe, le ton change et Hollywood se lance dans l'entreprise de dénonciation.
Les œuvres ainsi orientées ne sont pas toutes d'intérêt égal et si Hitchcock présente "Correspondant 17" en 1940 et "Life Boat" en 1943, il faut attendre le formidable "Casablanca" de Curtiz en 1942, pour atteindre le parfait équilibre entre forme et fond.

Du côté de l'humour, dont le maniement s'avère délicat en la matière, on peut relever plusieurs tentatives.
En 1942, le génie Tex Avery propose l'époustouflant "Blitz Wolf" et un an plus tard, Walt Disney produira un étonnant "Der Fuehrer's Face"" (qu'on ne reverra en vidéo qu'en 2004 -On the Front Lines [Import USA Zone 1], pour cause d'apparition traumatique de Donald en uniforme nazi ).

Mais s'il ne fallait retenir que deux exemples des ravages bénéfiques de l'humour, il faudrait bien sûr citer "Le Dictateur" de Chaplin en 1940...et To Be Or Not To Be" d'Ernst Lubitsch en 1943.

Nous sommes à Varsovie en 1939. La censure vient de frapper pour interdire aux comédiens du Théâtre Polski, la représentation de leur pièce intitulée "Gestapo". Les acteurs reviennent alors à un répertoire plus classique : Hamlet et son fameux "To Be Or Not To Be".
L'entrée des allemands dans Varsovie et le parachutage d'un jeune polonais pilote de bombardier chargé de récupérer une importante liste détenue par les nazis, va faire basculer leur destin.
Pour cela, ils vont utiliser toute leur science (parfois relative) du jeu et du déguisement.

Le film mêle astucieusement la comédie de mœurs (le parachuté est amoureux de la belle actrice principale au mari jaloux) et la dénonciation de la barbarie qui s'approche.

Cette comédie est un bijou d'orfèvre. Par un effet de miroir, Lubitsch montre que c'est bien le régime nazi qui joue, une pièce macabre, d'une théâtralité absurde et criminelle, avec l'infatué "Colonel -Concentration Camp-Ehrhardt" ou l'opportuniste Professor Siletsky qui ne connait pour "bon côté", que le "côté gagnant". Tout ce qui est vrai paraît faux, à l'inverse, tous les acteurs sont vrais, héros ordinaires, humains avec leurs forces et faiblesses.
Etre ou ne pas Etre ?

Il y a dans cette comédie, des moments exceptionnels : le gimmick qui accompagne chaque prestation de Joseph Tura, le formidable "Heil Myself" lancé par le faux Hitler, le jugement d'un officier nazi sur le jeu de Tura ("Il a fait à Shakespeare ce que nous faisons à la Pologne") ou l'œil rêveur de Maria Tura quand le pilote qui la courtise lui affirme qu'il peut "lâcher trois tonnes de dynamites en deux minutes"...

A voir et revoir.

Le Blu-ray offre une très belle image, avec juste quelques passages plus déteriorés. Ce n'est pas une restauration ultime, mais ça reste très satisfaisant. Au niveau son, le français est épouvantable, la VOST est bien claire par contre.
Les bonus sont intéressants :
- un entretien avec une historienne d'UCLA et un journaliste de Positif,
- des images d'archives de Ciné Club,
- un entretien avec Joe Dante,
- un regard sur le film de Jean Douchet.
Le coffret cartonné contient aussi un petit livret de 20 pages, en français, avec une présentation du film par Jacqueline Nacache (prof d'études cinématographiques) et un extrait d'un texte de Werner Südendorf, directeur des collections de la cinémathèque allemande de Berlin.
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le 7 mars 2003
Sur un thème assez original que Truffaut revisitera à sa manière avec Le Dernier Métro, ce grand classique allie dans une brillante alchimie humour, action et émotion. Quand les deux personnages principaux, deux acteurs imbus d'eux-mêmes, deux cabotins qui jouent la comédie à chaque instant de leur vie, n'interprètent plus la guerre sur une scène, mais la "jouent pour de vrai", le spectateur se laisse mener avec délectation par une intrigue rebondissante, des dialogues vifs et enlevés, et une palette très riche de personnages interprétés avec esprit.
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le 29 décembre 2009
Difficile d'être original pour parler d'un tel film sur lequel tout a déjà été dit ; toutefois fan de Lubitsch et adorant en particulier celui là, je me lance, simplement parce que j'ai envie d'écrire quelques lignes dessus.

Avec To be or not to be Lubitsch atteint sans doute l'apogée de ce qu'on nomme la Lubitsch'touch , ce mélange inégalé de burlesque , de virtuosité scénaristique , de mise en scène brillante , ce soin apporté aux dialogues aux décors mais aussi de satire , du communisme (le formidable Ninotchka ) , sociale (Le Ciel peut attendre) , ou comme ici de Hitler.
L'action se déroule à Varsovie au moment de l'invasion par les troupes nazies et Lubitsch en profite pour régler ses comptes avec Hitler et ses rêves de domination du monde , d'ailleurs ce film de 1942 fit partie des films de propagande produits par Hollywood en ces années là, comme un film auquel on le compare souvent : le dictateur de Chaplin. Lubitsch, né en 1892 à Berlin viendra à Hollywood en 1922 et sera déchu de sa nationalité allemande par les nazis en 1935 ; ici il nous montre les officiers du III eme Reich pas très finauds, constamment dupés par des résistants polonais , membres d'une troupe de théâtre et habiles dans les déguisement et les jeux de rôles . D'ailleurs le film est aussi un hommage au théâtre et à ses acteurs , entre le play boy cabotin, les seconds rôles qui rêvent de la lumière , et la vedette féminine courtisée par un admirateur , ce qui permet à Lubitsch de caser le triangle amoureux cher à tout vaudeville qui se respecte.

Coté distribution on retrouve dans son dernier rôle la superbe Carole Lombard qui se tuera dans un accident d'avion avant la sortie du film (d'ailleurs la production lui retirera une réplique prémonitoire qu'elle avait dans le film où elle disait à son amant aviateur , " on ne sait pas ce qui peut arriver à un avion "..) , ce fut le dernier rôle de celle-ci à 34 ans, promise à une grande carrière , et femme du séducteur Clark Gable.
Dans le rôle de son mari et acteur vedette de la troupe, plus préoccupé de sa renommée et de sa qualité de cocu que du sort de son pays , Jack Benny(1894-1947) . A noter qu'un acteur anglais, grand fan , Alfred Hawthorn Hill , lui piqua son nom et connu le succès sous le nom de... Benny Hill.
Le 3eme membre du triangle, le jeune pilote est joué par Robert Stack, futur Eliot Ness de la série les incorruptibles.
Un film qui a été éreinté a sa sortie par la critique et pas connu non plus de succès en salle , sans doute le public alors que la guerre se déclarait n'avait il pas le recul nécessaire pour en rire ; en tout cas , prés de 70 ans après il reste un chef d'oeuvre à voir et à revoir et n'a absolument pas vieilli.
Mel Brooks a fait un remake de ce film en 1983 , et le dernier Tarantino ,que je n'ai pas vu , serait truffé de clins d'oeil à To be or not to be.

Décédé à L.A. en 1947 Lubitsch laisse à la postérité une vingtaine de films (américains et parlants, y ajouter ceux de sa période allemande); sont à voir en priorité :Ninotchka; the shop around the corner, le ciel peut attendre, La Folle ingénue ;la huitieme femme de barbe bleue

Retrouvez ce commentaire et bien d'autres sur ledeblocnot.blogspot.com
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le 8 août 2012
"To be or not to be" vaut particulièrement pour son riche scénario à rebondissements, et son mélange savant de théâtre, de réalité,... et de cinéma.
70 ans plus tard, les ingrédients et la recette sont toujours savoureux.
C'est prodigieusement bien articulé. On a donc une réelle satisfaction à le visionner à plusieurs reprises.
L'aspect subversif, critique loufoque du nazisme, nous touche peut être moins aujourd'hui. Mais difficile d'imaginer un équivalent actuel aussi fin et léger, sur les conflits et dictatures en cours de nos jours. Cela démontre, à contrario, l'étonnante vision et prise de risque à l'époque (le nazisme jouissait encore aux USA d'une certaine considération pour une certaine frange de la population: cf notamment H. Ford etc...).
Le film a donc parfois choqué : ex: robe de soirée pour camps de concentration...

Techniquement, la restauration du film est très propre, mais la définition en est vraiment quelconque/médiocre. On est loin d'un rendu HD. Je ne sais à quoi cela est dû. Il existe en tout cas des films des années 40 de qualité technique époustouflante. Ce n'est pas le cas ici. Mais ce n'est pas non plus désagréable.

Côté son, versions originale et allemande, très correctes. Par contre version française de qualité "gramophone" authentique. Difficile à suivre, et fait perdre la compréhension de certaines phrases.
Je pensais que Studiocanal un éditeur "français", si cela veut encore dire quelque chose... . Apparemment pas...

( Mes notations très subjectives:
***** : chef d'oeuvre, film incontournable et/ou particulièrement inventif et créatif;
**** : grand film ;
*** Bon film ;
** film de qualité inégale;
* : film de peu d'intérêt. )
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le 1 octobre 2009
J'avais vu ce film il y a trente ans et son humour m'avait paru décapant. C'est curieux qu'un personnage aussi diabolique que le führer soit toujours présenté au cinéma comme un grand comique (ici, le dictateur et plus récemment inglorius bastards) ! j'ai été déçu de le revoir si longtemps après.
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Ce film est sans doute l'un de ceux que j'ai vu le plus, et que je revois périodiquement avec grand plaisir.
Traiter d'un sujet tragique avec humour (l'extermination de la Pologne par les nazis), au point d'en faire un film désopilant, est un exploit qui doit tout au talent de Lubitsch.
Les petits sentiments (égo, jalousie...) cohabitent et se confrontent avec l'engagement patriotique.
La scène finale du "jump" (je n'en dis pas plus) me fait toujours autant rigoler.
Et c'est surtout un grand film à la gloire de la Résistance du peuple polonais.
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le 22 mai 2013
Lubitsch est le cinéaste de l'intelligence. Ses plus grands films "To be or not to be" (autre nom : Jeux dangereux), "The shop around the corner" et "Ninotchka" sans parler du "Ciel peut attendre" sont des monuments absolus de comédie et d'intelligence. Par la mise en scène si subtile et intelligente qui le caractérise, "La Lubitsch Touch" (immédiatement reconnaissable par tous - néophytes ou professionnels), il est capable à la fois de mettre en valeur son propre style, sa propre personnalité, de captiver par le rire et l'émotion des millions (si ce n'est des milliards - ses films sont immortels) de spectateurs, de faire réfléchir - ce qui aboutit à une philosophie de la vie. En un mot, un cinéaste de l'intelligence et pour l'intelligence. Les situations les plus graves, les plus tragiques tournent au comiques, les plus comiques tournent au tragique - n'oublions jamais que comédie et tragédie sont toujours très proches dans la vie, sont quasiment deux synonymes. C'est très difficile de mêler les deux avec brio, c'est sans doute d'ailleurs le genre le plus difficile.

Le film proposé ici en est l'illustration la plus parfaite. Je vous conseille cette édition proposée par Studio Canal car vous aurez droit à un bonus de Jean Douchet qui commente brièvement le film.

A voir et à revoir sans aucune modération.
Merci Lubitsch !
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le 24 mars 2004
C'est sur fond de polémique que Lubitsch présenta Jeux dangereux, aujourd'hui légitimement considéré comme un chef d'œuvre de la comédie satirique. Car peut-on réaliser un vaudeville se déroulant au cours de l'occupation de la Pologne par les troupes du Reich?
Déjà en 1942, la question: "peut-on rire de tout?" déchaînait les passions et, si une réplique cinglante comme: "Il massacrait Shakespeare, comme nous, la Pologne !" fait, de nos jours, figure de parangon de l'humour noir, il faut savoir qu'à l'époque, elle provoqua l'indignation d'une grande partie de la presse et ce, bien que le juge d'instruction Pierre Marcelle ne naquit que dix ans plus tard! Nonobstant cet opprobre désolant, Jeux dangereux prouve à lui seul que l'on peut, sans complaisance, se gausser du régime nazi -Attention, je ne parle pas ici de l'Holocauste et je rappelle pour les plus indigents que la conférence de Wannsee n'eut lieu que le 20 Janvier 1942- tout en condamnant son absurdité, sa brutalité, et ceci sans jamais tomber dans les bourbeux geignements que l'on a coutume d'endurer de nos jours lorsqu'il est question de cette sombre période de l'histoire.
Ainsi, des tentatives de corruption d'enfants par les jouets afin de leur faire dénoncer leurs parents aux répliques inénarrables comme le "Heil moi même!" d'Hitler, la première partie du film, qui met en scène une troupe de théâtre parodiant le régime nazi, est tout simplement hilarante. Puis, c'est aux péripéties vaudevillesques d'un triangle amoureux en pleine tragédie polonaise auquel nous assistons avec bonheur. Scènes de ménage, quiproquos burlesques, galéjades ou rebondissements, chaque séquence est exploitée avec élégance et talent, démontrant une fois de plus la maestria de l'auteur. Enfin, Jeux dangereux demeure également une belle satire de l'Acteur et de son orgueil ainsi qu'une love story intense et feutrée qu'illustre les multiples rôles périlleux que va devoir revêtir ce comédien vieillissant, tant pour sauver des vies humaines que pour reconquérir sa femme.
Réalisée deux ans après Le Dictateur de Chaplin, l'œuvre de Lubitsch se révèle une vitupération de la schlague au moins aussi forte que son aîné et nous permet de contempler une dernière fois la sculpturale Carole Lombard, morte dans un accident d'avion à cinq jours de l'avant-première.
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Film américain sorti en 1942 aux USA et en 1947 en France, "Jeux dangereux" ("To be or not to be") est une comédie passionnante qui raconte l'histoire d'une troupe de comédiens polonais confrontée à la Gestapo allemande durant la deuxième guerre mondiale. Ces comédiens vont entrer en résistance et tenter de fuir la Pologne pour rejoindre l'Angleterre et sauver leur peau.
Le metteur en scène d'origine allemande, Ernst Lubitsch, allemand expatrié, a construit son film avec finesse et subtilité pour nous offrir un spectacle remarquable qui tourne en ridicule le régime nazi en place à l'époque, un clin d'oeil au "Dictateur" de Chaplin, réalisé deux ans avant...
Les personnages n'hésitent pas à prendre des risques pour lutter contre l'ennemi mêlant l'humour et l'intelligence avec dextérité dans les retournements de situation qui se succèdent à un rythme soutenu.
On assiste tout au long de ce film à une véritable satire de la répression allemande qui passe par plusieurs modes d'expression, allant du burlesque au tragique mais toujours accompagnés de répliques pertinentes: du vrai théâtre dans le cinéma !
L' interprétation extraordinaire de Jack Benny et Carole Lombard qui brillent par leur prestation scénique, contribue au succès du film.
Il faut dire que le scénario de Lubitsch est sans faille, une pure merveille conçue avec une grande maîtrise.
Il a su allier fort habilement le divertissement fait de situations comiques, cocasses et absurdes avec la gravité du propos, présent en toile de fond, celui de l'idéologie hitlérienne. En 1942, en plein conflit mondial, il fallait oser...
Sans nul doute, du très grand art et un film à citer en exemple pour les scénaristes en herbe !
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