Cliquez ici undrgrnd Cliquez ici cliquez_ici. NYPLesPlusAttendus Cloud Drive Photos nav_BTS17CE En savoir plus Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici cliquez_ici

Commentaires client

3,9 sur 5 étoiles
13
3,9 sur 5 étoiles
Format: DVD|Modifier
Prix:15,84 €+ Livraison gratuite avec Amazon Prime


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 14 janvier 2017
Qu'il est regrettable de quitter Melville sur un tel échec, même si ce revers était largement prévisible... Car celui qui voulut réconcilier l'auteur et son public, abandonne ouvertement la partie, condamné qu'il était à reproduire des histoires de gendarmes et de voleurs qui finissaient par tourner à vide. Déjà, dans "Le cercle rouge", la psychologie semblait de plus en plus aléatoire, avec une réalisation de plus en plus abstraite. Mais dans "Un flic", tous ces petits défauts deviennent trop criants, et le charme est rompu.
Comme à son habitude, Melville fait précéder son film d'une citation : "Les seuls sentiments que l'homme ait jamais été capable d'inspirer au policier sont l'ambiguïté et la dérision...", qu'il attribue à Vidocq... Certes, l'ambiguïté, la dérision et la solitude sont au rendez vous ; mais aussi une froideur extrême teintée d'une certaine légèreté professionnelle. A l'image des maquettes du train et de l'hélicoptère, dont les effets visuels sont d'une maladresse ahurissante. On se demande comment, même fatigué, Melville le perfectionniste a pu les laisser passer sans s'éclater la rétine. Si on lui pardonnait volontiers des traits d'irréalité lorsqu'il se situait dans une ascendance métaphysique, ici l'abstrait devient abscons, hermétique... Les péripéties apparaissent complètement détachées de toute réalité et la mécanique se grippe.
En ce sens, le film devient un ballet de spectres, un objet inanimé, un cadavre prêt pour l'embaumement. Les mots n'ont plus grand sens et les gestes sont ceux d'automates. Des vitres s'abaissent lentement dans leurs glissières, des valises s'ouvrent et se ferment, des êtres somnambules hantent les rues glaciales et déshumanisées d'une station balnéaire filmée hors saison... Ce n'est plus la jungle de l'asphalte, mais la paix d'un cimetière sans âme.
Plongé dans un récit totalement irrationnel, le personnage de l’inspecteur Coleman joué par Alain Delon en devient improbable, imprévisible, passant d'une décontraction extrême (qui le ferait sans nul doute destituer sur le champ) à une sorte de double vue tout bonnement miraculeuse... Il est une sorte de compromis entre Jeff Costello et l'inspecteur Blot, qui n'aurait ni la densité du premier, ni le charme et l'humour du second. Peut-être aurait-il fallu choisir un acteur à l'expressivité plus empreinte d'humanité, comme Bruno Cremer, Lino Ventura ou Georges Wilson... histoire de faire contrepoids à l'attitude impassible des autres comédiens.
Seul, l'épilogue rappelle les grandes heures melvilliennes, celles de l'aube, du désespoir et du refus de la déchéance physique. Notamment lorsque le flic abat le chef de la bande, que sans doute il admire en secret... et par ce geste, le délivre des quinze années de prison qui l'attendent. Toutefois, au-delà de l'affrontement flic-truands et de sa mythologie éculée, se dessinent encore et toujours les règles de la tragédie grecque.
En outre, le casting international n'étant guère propice à une cohésion et à une réelle entente entre les acteurs, l'atmosphère générale s'en ressent cruellement... Nous pressentons alors ce qu'un Melville affûté (celui que nous aimons) aurait pu construire avec cette histoire : La quête d'une paix illusoire, la détresse de l'homme en proie aux démons, le blues désespéré... avec enfin, la mort souhaitée par chacun, comme ultime refuge. De tout cela, nous n'avons ici (mais peut-être était-ce après tout, le propos) que le simulacre et la dérision.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 janvier 2014
Après un film aussi extraordinaire que "Le Cercle Rouge", il était difficile de faire mieux. Le début d'"Un Flic" est cependant de la même veine: atmosphère silencieuse, esthétique très travaillée et on retrouve la Plymouth Fury III de Corey dans "Le Cercle Rouge". Il y a d'ailleurs dans "Un Flic" un certain nombre de clins d'œil aux autres films de Jean-Pierre Melville ; comme si inconsciemment il savait qu'il signait là son dernier film et jetait un bref regard en arrière sur l'ensemble de son œuvre. On retrouve ainsi le train de nuit du "Cercle Rouge", mais avec une certain étonnement devant la grossièreté des maquettes de train et d'hélicoptère (dignes d'une série Z). De même, devant certains décors peints on a l'impression d'un bâclage de la réalisation. "Un Flic" est certes un bon film mais qui n'atteint pas le niveau des précédents Melville. À noter que le bonus du DVD contient les intéressants témoignages de Florence Moncorgé (fille de Jean Gabin) et de Jean-François Delon (frère d'Alain Delon) qui ont tous les deux travaillé sur le tournage d'"un Flic" et nous livrent deux visions différentes de la personnalité de Jean-Pierre Melville.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Après avoir réalisé plusieurs chef d'oeuvres, Jean-Pierre Melville met en scène en 1972 UN FLIC qui deviendra son ultime film. Force est de constater que ce film est loin de valoir ses prédécesseurs. Bien sur, on retrouve les couleurs froides typiques du cinéaste, ses comédiens favoris, sa mise en scène très particulière, son économie de dialogue et quelques scènes d'anthologie. Mais le scénario semble partir à vau-l'eau et les personnages sont moins bien dessinés dans ses oeuvres antérieures. Au final, un film intéressant, à voir, mais que l'on ne saurait recommander à qui veut voir pour la première fois un film de Melville. En bonus, un documentaire sur le tournage du film.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 octobre 2007
UN FLIC est le dernier film tourné par Jean Pierre Melville. On y retrouve son acteur fétiche, Alain Delon (vu dans LE SAMOURAÏ et LE CERCLE ROUGE), et ses thèmes de prédilection : le polar, le film d'Hommes, le hold-up acrobatique.

La première séquence du film est un modèle de mise en scène. Saint Jean de Monts, le long de la côte, des lignes de fuites tracées par les immeubles qui se perdent dans le brouillard et la pluie, une image grise et bleutée à vous glacer le sang, et au centre de ce désert urbain, le seul point lumineux : une banque. Trois hommes en trench-coat et borsalinos sortent par intervalle régulier d'une grosse bagnole américaine, noire, et rentrent dans l'agence bancaire. Pas un mot n'est prononcé. C'est du Melville pur jus, esthétiquement sublime, dramatiquement redoutable.

UN FLIC, malgré ce départ tonitruant, n'est sans doute pas le meilleur film de Melville. Le metteur en scène pousse sa logique de réalisation jusqu'au bout, étirant chaque scène en longueur, ne filmant que des visages de cire, impassibles, réduisant les dialogues au minimum. Il nous refait le coup du long hold-up spectaculaire, filmé en temps réel, muet, sans musique (et avec de superbes maquettes de trains !). Bref, cela ressemble au CERCLE ROUGE, en moins passionnant, car le scénario est moins touffu, sans réel rebondissement. Delon (excellent) joue cette fois le flic, et Catherine Deneuve fait trois apparitions.

Ce qui intéresse Melville, ce sont les figures de style, les impers, les grosse bagnoles, de styliser au maximum cette mythologie du polar, à travers une tragédie, donc les éléments se mettent en place lentement. Les relations entre le gangster (Richard Crenna) la femme (Deneuve) et le flic (Delon) ne sont pas traitées sur un plan psychologique. Ce sont des figures, des éléments de la mécanique, des rouages. La fin du film, tragique comme il se doit, est superbe de simplicité, de froideur. Sur un plan purement stylistique le film est une brillante réussite. Mais le spectacle est si froid, si lent, si dépourvu d'humanité, qu'il n'arrive sans doute pas au niveau des grandes réalisations du maître, comme LE DEUXIEME SOUFFLE, LE DOULOS ou LE SAMOURAÏ.
11 commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 novembre 2010
Par une fin d'après-midi de tempête, une conduite intérieure américaine avance lentement dans les rues désertes de Saint-Jean-de-Monts pour finir par s'arrêter devant une agence de la Banque Nationale de Paris. Trois hommes en sortent, après quoi le chauffeur redémarre et va se garer quelques mètres plus loin, prêt à toute éventualité. Ses complices sont entrés dans la banque et paraissent dès lors attendre la fermeture avec quelque impatience, masquent enfin leur visage, sortent des armes de gros calibre, quand un membre du groupe s'adresse soudainement au personnel et aux rares clients encore présents en ces termes : « C'est un hold-up ! Personne ne bouge ! » Durant le transfert de l'argent des coffres dans des sacs prévus à cet effet, un guichetier parvient cependant à échapper à la vigilance des malfaiteurs, déclenche l'alarme puis tire sur l'un d'eux, au moment où ils s'apprêtaient à fuir avec le butin. Les trois hommes réussissent pour autant à monter à bord de la voiture et quittent le quartier désert sans être plus inquiétés. Ils arrivent ainsi à la gare de Saint-Jean-de-Monts ; malgré les difficultés que le blessé éprouve à se tenir debout, les trois acteurs du braquage se présentent au guichet et demandent « trois premières pour Paris », pendant que le chauffeur opère le choix de changer de voiture. De fait, il s'agit d'une manoeuvre de diversion, car aussitôt après avoir pris leur réservation, ils regagnent le nouveau véhicule, modèle Mercedes, et partent à destination de Paris. Quelques kilomètres plus loin, la Mercedes stoppe dans un champ qui borde la route nationale. Les quatre individus décident d'y enterrer l'argent volé. Des heures après ce forfait, la nuit est déjà tombée sur la capitale française. Le commissaire Edouard Coleman paraît pris par diverses enquêtes de routine et se tient entre autres informé à propos d'une mystérieuse affaire de drogue auprès d'un travesti qui lui sert d'indicateur. Aussi apprend-il que « la marchandise » sera remise à un certain Mathieu la valise, à Bordeaux plus précisément, dans le train de nuit Paris-Bayonne. Le lendemain matin, la une des quotidiens titre : « Hold-up sanglant à St-Jean-de-Monts ». Très tôt, Coleman est amené à établir une correspondance de faits entre l'attaque à main armée de la B.N.P. et l'affaire du Paris-Bayonne...

« Un Flic » est du reste une oeuvre cinématographique dans laquelle Jean-Pierre Melville semble s'être appliqué à construire le personnage du commissaire Coleman, magistralement interprété par Alain Delon, avec le souci d'un réalisme mettant en exergue le caractère intraitable et extrêmement rigoureux du type d'enquêteur investi de l'autorité judiciaire. Melville, à cet égard, confère à sa réalisation tous les attributs de son personnage éponyme, qui sont autant de qualités touchant à l'esthétique de l'épurement, à la visée didactique de l'intrigue et à l'esprit méthodique qui découvre notamment en chacun des personnages la volonté d'asseoir sa démarche sur un objet très clairement défini et posé a priori : la survivance au mépris de la légalité, dans un cas, ou bien le respect du devoir impérieux de justice lorsque la situation l'exige, dans un autre. Jacques Morice, chroniqueur littéraire au magazine « Télérama », souligne très justement à ce propos que : « Ce qui est affiné et exacerbé, ce sont les codes du polar, ses gestes, ses mythes. Ce qui subsiste après la mort. La liturgie est languide [...] On glisse dans un monde désaffecté, peu loquace mais très sonore. Tout se passe comme si Delon (beau comme un saint), Deneuve et les autres, statufiés dans leur mutisme, adressaient au spectateur les derniers signes d'une vie possible à l'écran. »
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
C’est l’avant-veille de Noël ; l’Atlantique déverse son spleen sur les berges délavées de Saint-Jean-de-Monts, des volets claquent sur les façades maussades d’un front de mer anonyme... Sur cette mythique scène d’ouverture, un carton s’interpose : Robert Dorfman vient nous présenter « Un Flic » - histoire banale d’un hold-up, illustration stylisée de la devise d’Eugène-François Vidocq (légendaire forçat devenu flic) énoncée en exergue : « les seuls sentiments que l'homme ait jamais été capable d'inspirer au policier sont l'ambiguïté et la dérision… ». Le flic, ici, c’est le Commissaire Coleman, incarné par Alain Delon. Il est à la recherche d’un gang dirigé par un certain « Simon » (Richard Crenna) avec, pour principal atout dans cette quête, la femme de ce dernier, « Cathy » (Catherine Deneuve), dont il est l’amant… Dans ce polar glaçant où tout baigne dans une lumière bleue-grise quasi-crépusculaire, les regards supplantent les dialogues et les personnages qui – au détour d’un plan – se sont mus en ombres, semblent être traversés par une tension jamais exprimée : celle de la mort, déjà domestiquée, de leur être et de leurs sentiments. Réalisé en 1972, Un Flic est un film « rempli de vide », un film endeuillé : il est la dernière œuvre de son auteur, Jean-Pierre Melville, qui décèdera l’année suivante.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 janvier 2016
Article reçu très rapidement et en très bon état.
Le film montre bien le front de mer de la ville de Saint Jean
Bon achat
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 avril 2013
UN EXCELLENTISSIME FILM DE MELVILLE TOUT EN BLEU AVEC UNE BROCHETTE DE TRES BONS ACTEURS LA SCENE DU HOLD UP QUAND SONNE L ALARME EST A TOMBER

J ADORE LA PERIODE DES DERNIERS FILMS COULEUR DE MELVILLE COMME LE SAMOURAI OU LE CERCLE ROUGE
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 octobre 2013
Le dernier Melville. Melville, un des maître du polar, nous livre une histoire peu commune. Celle d'une femme (Catherine Deneuve) partagée entre ces deux hommes (un flic et un truand). Course poursuite, imbroglios, pour finir par un duel ou plutôt le suicide de l'un des amants.
Un bon film policier où les sentiments ne sont pas absents.
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 décembre 2011
Dernier film de Melville, on aurait pu s'en passer.

Scénario quasi inexistant
Séquence trop longue filmer avec un train et un hélicoptère en jouet (beaucoup trop grossier)
Delon vraiment pas terrible

A éviter

Je vous conseil plutôt de regarder "Le Doulos"
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles


Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)